Tags Posts tagged with "Corruption,"

Corruption,

par -

Entre le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib et la majorité parlementaire, c’est un peu “je t’aime, moi non plus”… ou un truc de ce genre. Tout ça pour signifier, et c’est le moins qu’on puisse en dire, que les quiproquos autour de la nouvelle loi fondamentale sur l’Instance constitutionnelle de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption – laquelle, rappelons-le, a été votée par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) il y a deux jours – sont loin de se dissiper. A en croire l’un des principaux intéressés, Tabib “himself“, le compte n’y est pas du tout et avec ce nouveau dispositif, il ne faut pas espérer en finir définitivement avec la corruption. Il l’a clairement dit ce vendredi 21 juillet 2017 sur Express FM, créant tout de même un trouble chez les citoyens qui suivent, comme ils peuvent, cette affaire qui prend des allures de serpent de mer, ou de casse-tête, c’est selon. En effet il y a quelques jours, on avait cru que tous les protagonistes de cette affaire avaient aplani les écueils et difficultés sur le chemin tortueux de l’Instance de la bonne gouvernance. La TAP, l’agence officielle de son Etat, avait même ébruité cette concorde retrouvée. Tabib a même été gratifié hier jeudi 20 juillet, par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, d’un beau chèque 3 millions de dinars pour corser son budget, histoire d’avoir les coudées plus franches dans sa croisade contre la corruption. Il faut croire que tout ça ne suffira pas à faire le bonheur du président de l’INLUCC…

 On s’attendait à une loi avant-gardiste et conforme à la Constitution, a lâché Tabib ce matin. «On espérait avoir une instance constitutionnelle plus forte que l’instance actuelle, qui est encadrée par un décret-loi de novembre 2011 et qui a, en définitive plus de prérogatives et d’indépendance que celle qui sera mise en place !», s’indigne le chevalier blanc de la lutte contre la corruption. Il a ajouté : «On a constaté que la loi votée est décevante et en-dessous de nos espérances, et cela pour différentes raisons, notamment le fait que les attributions et prérogatives accordées à l’instance ainsi qu’au Conseil de l’instance et à son président sont très restreintes, pour ne pas dire inexistantes. Ainsi, la loi a gommé toutes les prérogatives relatives à l’enquête et aux actions à mener par l’instance, comme notamment la recherche, la saisie, la perquisition ou la convocation et l’audition de témoins».

Pour Tabib, la messe est dite : «Nous aurons donc une instance avec des prérogatives déficientes, pour faire court une sorte de brigade sécuritaire sous la tutelle du ministère public. Pire, il y a des brigades qui disposent de plus de pouvoirs que la nouvelle instance. L’instance sera composée de 9 membres (magistrats, avocats et experts-comptables), qui seront secondés par une cohorte de fonctionnaires. Ces derniers auront plus de prérogatives que les membres de l’instance, ils prêteront serment devant la justice et seront sous le contrôle direct du ministère public. De ce fait ni le président, ni le Conseil de l’instance n’auront un droit de regard sur leurs actions !».

Le ver est dans le fruit…

Pour illustrer son propos sur la paralysie du nouvel organisme, Tabib a déclaré que si l’instance a par exemple des soupçons sur une structure, elle devra au préalable avoir l’aval du ministère public pour perquisitionner afin de recueillir des éléments de preuve, ce qui ne peut se faire que par les agents assermentés rattachés à l’instance et en l’absence de ses membres. Le président de l’INLUCC a achevé sa démonstration en se demandant si ça sert à quelque chose de mettre en place une instance qui ne peut même pas, de son propre chef, mener elle-même ses propres enquêtes en mobilisant directement au besoin les unités sécuritaires.

Tabib, connu pour sa véhémence, que d’ailleurs exige ce type de fonction, a déjà fait des sorties musclées de ce type. Toutes, assure-t-il, dans le seul objectif de débarrasser le pays de la gangrène de la corruption. Même Chahed n’a pas été épargné par ses diatribes, mais manifestement il ne lui en a pas tenu rigueur, l’essentiel, pour l’occupant du palais de la Kasbah, étant de nettoyer le pays, peu importent les voies et moyens, du moins selon ses déclarations, réitérées hier dans l’hémicycle du Bardo. Certains pourront se gausser des offensives passionnées de Tabib, en disant qu’il agit de la sorte chaque fois qu’il n’arrive pas à ses fins, pour l’intérêt général, précisons-le. Mais quoi qu’on pense des postures du président de l’INLUCC, les autorités ont intérêt à l’écouter. On ne peut pas imaginer un seul instant qu’il est possible d’obtenir des résultats tangibles dans un combat aussi important, lequel a d’ailleurs motivé la venue du chef du gouvernement hier à l’ARP, en partant en ordre dispersé. Cette musique que vient de jouer Tabib augure des jours difficiles pour le chantier titanesque de la lutte contre la corruption. Les acteurs de cette affaire feraient mieux, sans tarder, de mettre fin à cette cacophonie, cette dissonance, qu’ont appelée de leurs voeux toutes ces mafias et réseaux tapis dans l’ombre, lesquelles ont porté des coups très sévères à l’économie du pays…

par -

L’intervention de la députée Leila Chettaoui a suscité lors de la séance de dialogue tenue jeudi 21 juillet 2017 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sur la stratégie de lutte contre la corruption des tensions au sein de certains députés du mouvement Ennahdha, ce qui a nécessité la levée de la séance par le 2ème vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Faoufia Ben Fedha, pour une durée de 5 minutes.

Leila Chettaoui (Bloc Al Horra) a critiqué dans son intervention l’appui apporté par l’Etat à la compagnie de transport aérien Syphax Airlines, sous forme de crédits alors que l’activité de cette compagnie est arrêtée depuis deux ans, considérant que Syphax constitue un des aspects de la corruption, alors qu’elle a été créée au titre du renforcement du développement régional.
Chettaoui s’est étonnée de l’intervention de l’Etat pour sauver une société en cessation d’activités, depuis plus de deux ans, accablée par des dettes estimées à plus de 200 millions de dinars (MD).
Elle a critiqué le silence du ministère du Transport et la non application de la loi sur la compagnie étant donné que la législation internationale de l’aviation civile prévoit le retrait du permis de navigation d’une compagnie lorsque son activité est arrêtée depuis six mois, demandant au ministre d’appliquer la loi pour protéger l’ETAT et les finances publiques.
Elle a affirmé que depuis sa création en 2011, Syphax Airlines fait l’objet de soupçon de corruption surtout qu’elle a obtenu l’autorisation de la part d’un ancien ministre du Transport qui ensuite a été nommé directeur général de la société.
Chettaoui a appelé le ministère public à enquêter sur ces soupçons de corruption qui entourent cette compagnie, affirmant que” la chancelière allemande Angela Merkel a demandé au chef du gouvernement, Youssef Chahed, de faire pression sur la société pour qu’elle rende les avions allemands détenus illégalement”.

Dans sa réponse à ces accusations, le député Mohamed Frikha (mouvement Ennahdha), qui est propriétaire de la compagnie Syphax, a réfuté les déclarations de sa collègue, s’estimant ” ciblé personnellement ” et affirmant qu’il “s’agit là de mensonges “.
Il a même considéré les déclarations de Chettaoui comme s’inscrivant dans le cadre “d’agendas politiques” et a fait savoir qu’il s’était déjà rendu en Allemagne pour trouver des solutions avec la société allemande concernant ses avions.

La chambre civile du tribunal de Sfax 2 a approuvé le 12 juillet 2017 le plan an de sauvetage au profit du transporteur aérien civil ” Syphax Airlines “. La société qui fait face, depuis quelques années, à de grandes difficultés financières ayant causé la suspension depuis juillet 2015 de ses activités a été confiée par le ministère du Transport à un administrateur judiciaire en la personne de Nizar Barkia, qui a pour tâche d’entreprendre un plan permettant de redresser la situation financière de la société.

par -

Lors de son audition, ce jeudi 20 juillet 2017, sur ses actions en rapport avec la campagne contre la corruption, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a apporté des éclaircissements très attendus. Il a déclaré que la guerre contre la corruption ne va pas s’arrêter et ne va épargner aucune personne impliquée, quelle que soit son appartenance politique. Il a évoqué la possibilité de mettre en place de nouvelles mesures pour y faire face : “Personne n’est au-dessus de la guerre contre la corruption. Personne n’y échappera… Notre slogan dans la lutte contre la corruption est “personne ne doit bénéficier d’immunité”. … C’est notre vison pour la démocratie et pour la deuxième République“, a-t-il dit.

Youssef Chahed n’a toutefois pas caché que la corruption n’a cessé de se propager, n’épargnant aucune sphère ; il explique cela par la confiance rompue entre l’Etat et le citoyen à cause d’une inégalité des traitements dans l’application de la loi.

Il a souligné la nécessité de sortir du populisme et de la diabolisation des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises et appelé à ne pas les mettre tous dans le même couffin, à cause d’une minorité corrompue. “Nous avons besoin de nos hommes d’affaires…“, a-t-il indiqué…

Youssef Chahed a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à appliquer la loi. “Personne n’échappera à la loi, quelle que soit son appartenance politique ou sociale. Personne n’est au-dessus de la loi… C’est une des bases de la démocratie“, a-t-il ajouté.

Il n’y a pas, selon lui, de solution médiane dans la guerre contre la corruption : “Ou bien l’Etat ou bien les corrompus… Le gouvernement a choisi l’État et a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, et ne va pas reculer devant les menaces“, a-t-il martelé.

Youssef Chahed a sous un autre angle démenti le fait que cette campagne vise les hommes d’affaires et les gens fortunés, mais plutôt toutes les personne corrompues.

Il a indiqué que la guerre contre la corruption dans laquelle s’est lancé le gouvernement depuis plus d’un mois n’est pas une campagne provisoire, mais une politique d’État et une vison basées sur des reformes profondes. C’est aussi, selon lui, une politique engagée pour rétablir la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État. “Les Tunisiens n’ont pas confiance en l’Etat parce qu’ils sentent qu’ils ne sont pas égaux devant la loi“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs démenti les informations et les accusations lancées par certaines personnes selon lesquelles la campagne contre la corruption est sélective et calculée, estimant à ce propos que certaines parties voulaient à travers ces accusations protéger les corrompus.

Le chef du gouvernement a en outre indiqué que si certains hommes d’affaires sont en prison c’est parce qu’ils ont commis des crimes et que des sommes colossales en devises ont été saisies chez eux.

Chahed a annoncé qu’un budget supplémentaire de 3 Millions de dinars a été alloué au titre de l’année 2017 à l’Instance de lutte contre la corruption, présidée par Chawki Tabib, faisant savoir que les ministères ont entamé la signature des conventions sectorielles relatives à la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Cette stratégie est basée, selon lui, sur l’accélération de la mise en place des lois sur le combat contre la corruption selon les normes internationales, la réforme administrative et la transparence, l’application vigoureuse de la loi et les conditions pour que le pouvoir judiciaire puisse accomplir les missions qui lui sont confiées. “Un État fort est celui qui garantit le développement, le progrès et la croissance“, a-t-il ajouté.

par -

Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué que les différentes descentes effectuées dans plusieurs entrepôts et maisons de barons de la contrebande, dans le cadre de la campagne contre la corruption, ont permis de faire échouer plusieurs opérations frauduleuses et de saisir 700 millions de dinars en devises.

Il a par ailleurs ajouté que ces affaires ont permis d’identifier les barons de la contrebande qui ont fait l’objet de décisions administratives et de placement en résidence surveillée.

par -

Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tenu à préciser que la guerre contre la corruption ne va pas s’arrêter et ne va épargner aucune personne impliquée, quelle que soit son appartenance politique. Il a évoqué la possibilité de mettre en place de nouvelles mesures pour lutter contre la corruption.

Personne n’est au-dessous de la guerre contre la corruption. Personne n’y échappera… C’est notre slogan… C’est notre vison pour la démocratie et pour la deuxième République“, a-t-il dit.

Youssef Chahed n’a toutefois pas caché que la corruption n’a cessé de se propager, n’épargnant aucune sphère ; il explique cela par la confiance rompue entre l’Etat et le citoyen à cause d’une inégalité des traitements d l’application de la loi.

par -

Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peule (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé qu’un budget supplémentaire de 3 Millions de dinars a été alloué au titre de l’année 2017 à l’Instance de lutte contre la corruption, présidée par Chawki Tabib.

Il a par ailleurs annoncé que les ministères ont entamé la signature des conventions sectorielles relatives à la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Cette stratégie est basée, selon lui, sur l’accélération de la mise en place des lois sur le combat contre la corruption selon les normes internationales, la réforme administrative et la transparence, l’application vigoureuse de la loi et les conditions pour que le pouvoir judiciaire puisse accomplir les missions qui lui sont confiées.

Un État fort est celui qui garantit le développement, le progrès et la croissance“, a-t-il ajouté.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné, lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la nécessité de sortir du populisme et de la diabolisation des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises.

Il a appelé à ne pas mettre tous les hommes d’affaires dans le même couffin, à cause d’une minorité corrompue. “Nous avons besoin de nos hommes d’affaires…“, a-t-il indiqué…

Yousseg Chahed a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à appliquer la loi. “Personne n’échappera à la loi, quelle que soit son appartenance politique ou sociale. Personne n’est au-dessous de la loi… C’est une des bases de la démocratie“, a-t-il ajouté.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré lors de son audition, ce jeudi 20 juillet 2017 à l’ARP, qu’il n’y a pas de solution médiane dans la guerre contre la corruption : “Ou bien l’Etat ou bien les corrompus”, a-t-il martelé

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement a choisi l’État et a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, et ne va pas reculer devant les menaces.

Youssef Chahed a sous un autre angle démenti le fait que cette campagne vise les hommes d’affaires et les gens qui ont une fortune, mais plutôt toutes les personne corrompues.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a souligné, lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) la nécessité de sortir du populisme et de la diabolisation des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises.

Il a en outre appelé à ne pas mettre tous les hommes d’affaires dans le même couffin alors qu’il s’agit d’une minorité corrompue, “Nous avons besoin de nos hommes d’affaires..”, a-t-il dit

Yousseg Chahed a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à appliquer la loi. “Personne ne sera échappée à la loi quelle que soit son appartenance, personne n’est au dessous de la loi…c’est une des bases de la démocratie”, a-t-il ajouté.

par -

Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’ARP, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué que la guerre contre la corruption dans laquelle s’est lancé le gouvernement depuis plus d’un mois n’est pas une campagne provisoire, mais plutôt une politique d’État et une vison basée sur des reformes profondes.

C’est aussi, selon lui, une politique engagée pour rétablir la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État. “Les Tunisiens n’ont pas confiance en l’Etat parce qu’ils sentent qu’ils ne sont pas égaux devant la loi“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs démenti les informations et les accusations lancées par certaines personnes et selon lesquelles la campagne de lutte contre la corruption est sélective et calculée, estimant à ce propos que certaines parties voulaient à travers ces accusations protéger les corrompus.

Le chef du gouvernement a en outre indiqué que si certains hommes d’affaires sont en prison c’est parce qu’ils ont commis des crimes et que des sommes colossales en devises ont été saisies chez eux.

par -

Des représentants de groupes parlementaires se sont réunis mardi au Parlement avec le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib et le ministre des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Mehdi Ben Gharbia. Ils sont parvenus à un compromis sur certains points qui font le plus débat dans le projet de loi relatif à l’Instance de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.
Dans une déclaration, mercredi, à l’agence TAP, le député du Front populaire Ahmed Seddik a indiqué que l’initiateur du projet de loi, en l’occurrence le gouvernement, présentera au cours de la séance plénière aujourd’hui deux nouvelles versions des articles 19 et 29 dudit projet de loi. L’article 19 concerne la police judiciaire et l’article 29 porte sur la suspension des investigations suite à la saisine d’une juridiction d’instruction en cas de présomption de corruption.
L’article 32 dudit projet de loi, reste toutefois un point litigieux. Il concerne l’accès à l’information et le secret professionnel.
L’Assemblée des représentants du peuple examine aujourd’hui en plénière le projet de loi organique N°2017-38 relatif à l’Instance de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
l’INLUCC a, mercredi dernier, appelé à un engagement de tous afin d’élaborer une loi organique pour la mise en place une instance indépendante de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption qui bénéficierait de prérogatives efficaces pour pouvoir assurer un vrai équilibre entre les pouvoirs.

par -

Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a annoncé que la dernière opération anti corruption a rapporté à l’Etat 1500 millions de dinars et ce, après un travail d’un mois.
Lors de son passage ce mercredi 19 juillet 2017 sur Mosaïque Fm, il a estimé nécessaire d’investir dans la lutte contre la corruption, laquelle a une répercussion positive sur le pays, notamment les caisses de l’État.

Chawki Tabib est revenu en outre sur l’adoption de la loi commune aux instances constitutionnelles à l’ARP, soulignant que les amendements opérés au projet initial de cette loi l’ont vidée de son contenu et ont impacté négativement sa portée.

Concernant la rencontre de la veille à l’Assemblée des représentants du peuple, le président de l’INLUCC a déclaré qu’un consensus a été établi afin de changer quelques points du projet de loi, à savoir le pouvoir d’émettre les principes d’orientation, précisant que l’instance ne sera pas confrontée à une opposition relative aux demandes de données qui concernent la sécurité et la défense.

L’instance doit, selon lui, avoir plus de prérogatives et d’indépendance afin de pouvoir exercer pleinement son rôle, soulignant que ladite instance a prouvé qu’il est difficile de résoudre les affaires en empruntant les voies traditionnelles.

Par ailleurs, Tabib a indiqué qu’il a appelé le chef du gouvernement à organiser un congrès sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption en septembre.

ll convient de rappeler qu’une série d’arrestations d’hommes d’affaires soupçonnés d’implication dans des affaires de corruption a démarré à la fin du mois de mai dernier. Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi ont les premiers à être assignés à résidence, puis il y a eu l’arrestation du contrebandier originaire de Kasserine, Ali griouii et celle des frères Adel et Fethi Jenayah, des contrebandiers de cuivre de la région de Sousse. Quelques jours après, la Commission de confiscation a annoncé la saisie des biens de huit hommes d’affaires et contrebandiers, arrêtés ou assignés à résidence au cours de cette semaine pour implication dans des affaires de “corruption” et ”atteinte à la sûreté de l’Etat”.

Les opérations de confiscation consistant à geler les comptes et à mettre la main sur les biens ont concerné Mongi Ben Rbah, Kamel Ben Ghoulem Fraj, Chafik Jarraya, Yassine Chennoufi, Nejib Ben Ismail, Ali griouii, Mondher Jenayah et Hlel Ben Massaoud Bchir.

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait par ailleurs souligné, dans une déclaration récente aux médias, que “le gouvernement va mener la bataille contre la corruption jusqu’au bout et assume à cet égard toutes ses responsabilités”. Cette déclaration intervient suite à la campagne d’arrestations de plusieurs hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption.

par -

La députée de Machrou Tounes Leila Chettaoui, dont les propos fracassants avaient secoué Nidaa Tounes, entrainant son départ, a évoqué, sur Cap FM ce mardi 18 juillet 2017, l’épineux dossier de la compagnie aérienne Syphax Airlines. Elle a affirmé que c’est une “affaire d’Etat” et que “parmi tous les dossiers de corruption, celui de Syphax est sans doute le plus urgent à traiter” car “il porte atteinte à l’Etat», selon ses dires. La députée a ajouté que «Mohamed Frikha a acheté cet avion qui appartenait à Sakher El Materi avec l’argent de l’Etat»…

par -

Les succès du chef du gouvernement, Youssef Chahed, notamment contre la corruption, qui en ont fait en un clin d’oeil le personnage phare de la scène politique, seraient de moins en moins digestes pour les ténors de son parti, Nidaa Tounes, surtout Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif et Sofiane Toubel, chef du groupe parlementaire, enfin ce qui en reste (le groupe a perdu une trentaine d’élus depuis 2014). A en croire Jeune Afrique, mais c’était un secret de polichinelle, la croisade du chef du gouvernement contre la corruption pourrait mouiller et éliminer de fait certains cadres du parti, ce qui dégagerait un boulevard pour Chahed à la prochaine présidentielle. Et pourquoi pas un brillant destin à la Macron…

Des sources proches du bureau politique de Nidaa Tounes ont confié au magazine africain que certains des détracteurs du locataire du palais de la Kasbah, comme ultime tentative pour atomiser la popularité sans précédent de Chahed sous la 2ème République, se seraient résolus à orchestrer une campagne dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’idée, machiavélique, serait de pointer l’action de Chahed en tant qu’expert international au sein du ministère américain de l’Agriculture, jusqu’en 2015, pour introduire les produits de la très controversée firme Monsanto, décriée dans beaucoup de pays, notamment européens, pour ses OGM (organismes génétiquement modifiés) dont les effets sur l’homme inspirent les craintes…

par -

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examinera, à partir de lundi 17 juillet, en plénière, quatre projets de loi. Il s’agit du :
-Projet de loi N°56/2017 portant approbation de la convention et ses annexes régissant le permis de recherche d’hydrocarbures dit permis “Nefzaoua”
-Projet de loi N°57/2017 portant approbation de la convention et ses annexes régissant le permis de prospection d’hydrocarbures dit permis “Douiret”
-Projet de loi organique N°38/2017 relatif à l’instance de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption
-Projet de loi N°60/2016 relatif à l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Les députés devront également examiner, la semaine prochaine, une proposition d’amendement du Règlement intérieur de l’Assemblée des Représentants du Peuple et procéder à l’élection des membres de l’instance d’accès à l’information.

Par ailleurs, le bureau de l’ARP a programmé, le jeudi 20 juillet 2017, une séance d’audition du chef du gouvernement sur la situation générale dans le pays et la stratégie de lutte contre la corruption.

par -

Né à Tunis au début des cinq glorieuses de Hédi Nouira, Youssef Chahed a poursuivi des études d’ingénieur agronome à l’INAT (Institut National Agronomique de Tunis). Major de sa promotion, il intègre l’INAT en France où il obtient en 1999 un DEA en 2003 et un doctorat en agroéconomie. Il sera aussi professeur en agroéconomie à l’INSA français et professeur visiteur dans de nombreuses universités dans le monde (Tokyo, Sao Paolo, …). De 2003 à 2015, il est expert International auprès, notamment de l’U.S.D.A et la Commission Européenne. Polyglotte, il parle couramment l’arabe, le français, l’anglais et l’italien, ce qui a été fortement apprécié lors de ses passages sur les TV étrangères. Grand et baraqué avec un visage angélique, il est presque le gendre idéal.

Cité par Jeune Afrique, l’homme d’affaires Khaled Abdeljaoued affirme que «Youssef Chahed était pragmatique (…). Et avait une vraie sensibilité sociale. Idéologiquement parlant, son ancrage au sein du Pôle n’avait rien d’aberrant. Les allégations d’ultralibéralisme distillées à son encontre par certains milieux de la pseudo-mouvance révolutionnaire, sont tout simplement absurdes».

JA cite aussi «une de ses camarades, qui a milité à ses côtés à Al-Joumhouri en 2012-2013 » et qui «se souvient d’une personnalité pragmatique et assez consensuelle : « Youssef Chahed était libéral sur les questions de société, mais pas en économie. Ce n’était pas un doctrinaire, mais il avait à cœur de défendre la singularité tunisienne, qu’il estimait menacée par Ennahdha et ses alliés du Congrès pour la République (CPR)».

Issu d’une famille aisée, nous dit-on. «Ndhif» ou propre, comme disent les Tunisien, moralement et matériellement, affirment ses proches. De son père, on sait peu de choses, sauf qu’il a été étudiant à Sciences-Po à Paris. Sa mère est Prof universitaire et sa grand-mère n’est autre que la grande militante Radhia Haddad. Marié à une jeune fille de la région de Msaken au Sahel tunisien, de la famille Zahouani, matériellement nantie aussi, nous dit-on. Tout cela, fait à première vue de lui un homme au-dessus de toute tentative de corruption et l’homme idéal pour lutter contre.

JA l’appelait «l’équilibriste». Bien avant Chahed, le magazine d’information avait aussi utilisé ce qualificatif usité pour diverses autres personnalités. On aurait aussi pu l’appeler en grec le protagoniste qui est cet acteur qui devait jouer le premier rôle pour lequel le public est souvent censé éprouver de l’empathie ou encore le Christ, tant il est à chaque fois et inlassablement crucifié par ses opposants et ses alliés.

  • Chahed gagne ses galons d’Elliot Ness

Nous, on l’appellera désormais l’incorruptible ou cet Eliot Ness de la seconde République, pour ne pas dire ce «Don Quichotte» de la guerre contre la corruption qu’il mène tambour battant depuis le mois de mai 2017.

Au crépuscule du 24 mai, il se décidait enfin à lancer sa campagne, dont on dira, en juillet, que les Américains sont contents. «Ou c’est l’Etat, ou c’est la corruption. Moi, j’ai choisi l’Etat», avait-il alors dit d’un ton grave. Un choix qui l’élèvera en quelques minutes au rang de véritable homme d’Etat et propulsera sa popularité au firmament. Entendre alors une personnalité politique, comme le tonitruant Mohamed Abbou, approuver un chef de gouvernement que sa femme vouait quelques jours auparavant aux gémonies, était inattendu. Depuis, d’ailleurs, Abbou ne sortira plus en public pour s’attaquer au GUN (Gouvernement d’Union Nationale).

La veille, Chahed avait déjà ordonné l’arrestation et le placement en résidence surveillée de Chafik Jarraya, considéré comme le plus gros poisson de sa prise qui se déploiera en plusieurs vagues, suivies par la confiscation des biens de la quinzaine de personnalités économiques du pays.

Il a beaucoup hésité ou a-t-il pris son temps pour réfléchir, car il mesurait le risque qu’il prendrait en déclenchant cette guerre. Il aurait même confié à l’un de ses proches qu’il remettrait sa démission si la plus importante proie de sa campagne anti-corruption et prévarication venait à être remise en liberté.

  • L’Elliot Ness leur fout la trouille !

Quelques couacs ont certes émaillé cette campagne d’arrestations, comme lorsqu’un juge refuse de nommer un administrateur judiciaire sur les biens d’un des interpellés ou lorsqu’un autre relâche un autre inculpé avant qu’il ne soit remis en détention préventive. Mais la campagne anti-corruption de Chahed se poursuit globalement sans accros et ce dernier jure ses grands dieux, à partir de Washington, qu’elle se poursuivra et n’épargnera personne. Et c’est peut-être là le hic !

Tout le monde, sauf leurs avocats, avaient applaudi aux interpellations. Tous sans exception. Ceux qui n’avaient pas applaudi dans leurs communiqués, s’étaient tus. L’heure et la circonstance étaient en effet graves, d’autant qu’ils n’y avaient que certains médias, proches de Chahed lui-même, qui distillaient les informations, dans un silence assourdissant du Parquet. De manière non-officielle, certains milieux d’affaires avaient évoqué leurs craintes que les vagues d’interpellations ne fassent écrouler un édifice économique, encore fragile après la révolution.

La torpeur frappera tout le monde, lorsque les interpellations touchent la Douane, charnière vitale pour tous les grands et petits trafics. Côté public, c’est la satisfaction, presque la joie de voir enfin tomber les noms que tout le monde connaissait mais que personne ne dénonçait, tant la chaîne de bénéfice de cette activité illégale touchait de monde.

La fulgurance de la campagne et son étendue, bien que certains parlent encore de «petits poissons» et de «seconds couteaux», fait peur et fout même la trouille, tant dans les milieux d’affaires que dans les milieux politiques. Certains avancent, en constatant les liens, parfois évidents, entre un des partis au pouvoir et certaines interpellations, que Chahed aurait commencé par «balayer devant sa porte» pour se donner les moyens de balayer ailleurs. Suivez son regard. Il pourrait lorgner du côté de Montplaisir !

  • Et si Ness se muait en Don Quichotte ?

Par hypocrisie ou par réelle sympathie, le public en demande encore et pousse Chahed à aller plus loin. Mais le peut-il ? Le doit-il ? Jusqu’où ira-t-il ? Et où s’arrêtera-t-il ? Il aurait, selon certains médias, bien préparé «son coup», mais Chahed savait-il déjà où il devait s’arrêter avant de commencer ? Le conçoit-il et l’a-t-il déjà imaginé ? Autant de questions qui se posent, dans un silence de La Kasbah, que l’on pourrait comprendre.

Force est ainsi de constater que Youssef Chahed et sa campagne anti-corruption font peur. Pas seulement à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher et qui s’y prépareraient. Mais aussi et surtout à tous ceux qui ont cru trouver en Chahed le Zorro des temps modernes et l’Eliot Ness de la 2ème République. C’est surtout ceux-là qui se demandent si Chahed va continuer à résister aux pressions, et il doit en avoir un tas, ou finira-t-il pas céder aux sirènes d’un pouvoir auquel manifestement il se préparerait.

Ecrivain, journaliste et homme politique français, Léon Daudet disait déjà en 1924 que « (…) on se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d’une machine administrative asservie aux intérêts les plus immédiats et aux passions les plus viles. C’est la lie qui remonte automatiquement dans la bouteille et qui, une fois remontée, fait la loi, fait les lois».

Et si Youssef Chahed décidait contre vents et marées d’y aller à fond. Le laissera-t-on faire ? Et s’il ne le faisait pas et se révélait n’être qu’un Don Quichotte, aux louables intentions et aux piètres résultats, qu’adviendrait-il des espoirs de millions de personnes et de leur mode de vie qui irait vers le pire, vers une société, politique et économique, qui serait menée à la baguette par la contrebande ?

  • «Ceux qui jouent avec des chats, doivent s’attendre à être griffés». (M. De Cervantès. Don Quichotte)

Sans vouloir défendre ou enfoncer qui que ce soit, cela n’étant pas notre rôle, reste enfin à évoquer les griffures que reçoit déjà le chef du gouvernement tunisien. Même si elles donnent parfois l’image d’affaires un peu tirées par les cheveux, elles n’en écornent pas moins l’image «Eliot Ness» qui colle à Chahed et la presse commence déjà à y bêcher. En premier lieu, cette affaire du contrat du ministre de l’Environnement Riadh Mouakhar qui a dû aller s’expliquer devant la justice. Le 21 juin dernier, il déclarait sur une radio privée que «je démissionnerais si les choses devenaient sérieuses». Elles ne le sont manifestement pas.

Ensuite, toutes ces rumeurs d’affaires concernant le ministre en charge des relations avec la société civile, Mehdi Ben Gharbia, par ailleurs ancien homme d’affaires dans le domaine du fret des marchandises notamment. Le vendredi 23 juin 2017, il affirme que «les informations relayées à son sujet sont infondées» et évoque des « campagnes douteuses » qui cherchent à induire en erreur l’opinion publique. Le même jour, le porte-parole du gouvernement a affirmé, au cours d’un point de presse que «toutes les investigations entreprises pour vérifier les informations relayées sur une éventuelle implication de Mehdi Ben Gharbia le disculpent et prouvent qu’il n’est concerné par aucune affaire».

Enfin, cette affaire de plainte d’une entreprise contre l’ancien secrétaire d’Etat à l’Agriculture et la pêche qu’était alors l’actuel chef de gouvernement. Outre le fait que dans tout ministère, le secrétaire d’Etat n’est pas l’ordonnateur, «il s’agit d’une manœuvre politicienne contre la campagne mains propres» selon des «proches du pouvoir» cités par le quotidien français Le Figaro dans son édition du 15 juillet 2017. Un proverbe chinois dit que «il ne faut pas employer ceux qu’on soupçonne, ni soupçonner ceux qu’on emploie».

 

par -

La ministre de la Santé, Samira Merai, a déclaré que le combat contre la corruption est un des axes majeurs de l’action de son département, dans la droite ligne des orientations du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Elle a indiqué que les services d’inspection ont redoublé d’ardeur et que plusieurs directeurs d’hôpitaux, des médecins et pharmaciens ont été écartés pour soupçons de corruption.

Mme Merai, lors de son audition au Parlement par la commission de la santé hier jeudi 13 juillet 2017, a également donné la mesure de l’endettement des hôpitaux public et de la pharmacie centrale.

par -

Après avoir encensé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et disqualifié tous les autres depuis 2012, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a donné son avis sur la version de la loi fondamentale sur les dispositions communes entre les instances constitutionnelles indépendantes, récemment approuvée. Il a affirmé que les changements et les révisions essentielles apportées à la version originale de la loi fondamentale l’ont vidée de son contenu, lui ont fait perdre son utilité et l’ont dévié des objectifs.

Dans un communiqué publié ce jeudi 13 juillet 2017 par l’Instance et dont une copie est parvenue à Africanmanager, Tabib a mis en garde contre l’existence de certaines dispositions, lesquelles, sont, selon lui, contradictoires avec les principes de la Constitution.

Outre ces dispositions problématiques, Tabib a alerté sur l’impact de cette loi fondamentale sur les projets de loi relatifs à chaque instance constitutionnelle, notamment le texte organisant l’Instance de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, en vertu du fait que cet organe devrait avoir un degré élevé d’autonomie, conformément à l’esprit de la Constitution. Il appelle aussi à le doter de pouvoirs larges afin que son action soit efficace, appelant à ne pas revenir sur ce qui a été inclus dans ce domaine en termes de compétences et les mécanismes du décret 120 de l’année 2011, portant création de l’INLUCC.

Il a également appelé les députés à la vigilance face aux restrictions et lacunes causées par les dispositions de la loi fondamentale relative aux dispositions communes des organes constitutionnels indépendants, en attendant de statuer dans les plus brefs délais sur le projet de loi fondamentale relatif à l’INLUCC.

Chawki Chahed a par ailleurs appelé tous les acteurs de la société civile, des médias et toutes les forces vives à se mobiliser dans cette conjoncture sensible pour obtenir la promulgation de la loi fondamentale établissant un organisme indépendant pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption avec un mandat, des tâches bien définies et de vraies armes pour créer un réel équilibre entre les autorités.

Il a, en outre, indiqué que vu la propagation de la corruption administrative et financière, la Tunisie a besoin d’un organisme en charge de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, doté de compétences claires, s’appuyant sur des mécanismes solides, des ressources humaines, logistiques et matérielles lui permettant d’agir rapidement et la capacité réelle de lutter efficacement contre la corruption dans les secteurs public et privé, sans pressions, entraves ou restrictions.

Chawki Tabib a, à ce propos, rappelé que parmi les priorités de son instance figure le maintien des acquis constitutionnels et grâce auxquels elle pourrait redonner de la crédibilité aux institutions de l’État dans la lutte contre la corruption.

Il a mis l’accent sur la nécessité de ne pas revenir sur les acquis avec la promulgation d’autres textes organisant les organes constitutionnels indépendants et a appelé l’Assemblée des représentants du peuple à approuver dans les prochains jours les textes décisifs, dans le cadre de l’activation de la partie VI de la Constitution.

par -

Le juge Sergio Moro a condamné mercredi 12 juillet l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, âgé de 71 ans, à neuf ans et six mois de prison pour blanchiment d’argent et corruption. Une immense défaite pour l’icône de la gauche, qui nourrissait de sérieuses ambitions pour l’élection présidentielle de 2018, rapporte Lemonde.fr.

C’est la première fois de l’histoire du Brésil qu’un ancien chef d’Etat est condamné pour corruption. Sur décision du juge Moro, l’ancien syndicaliste, au pouvoir de 2003 à 2010, reste néanmoins libre en attendant la décision du tribunal fédéral régional de Porto Alegre en appel. « Comme l’emprisonnement d’un ex-président de la République représente un certain traumatisme (…) il est plus prudent d’attendre le jugement de la cour d’appel », rapporte la même source citant le magistrat dans sa décision de 218 pages.

Lula a confirmé par l’intermédiaire de ses avocats son intention de faire appel contre un procès qu’il a qualifié de « farce » par le passé. « Nous prouverons son innocence devant toutes les cours impartiales, y compris aux Nations unies », ont indiqué ses avocats à l’AFP.

par -

Le dossier de la corruption ne cesse de faire couler beaucoup d’encre, notamment après la campagne de lutte contre le fléau décrétée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la fin du mois de mai dernier. Ce mercredi 12 juillet 2017, c’est au tour du centre de l’Islam et de la Démocratie d’ouvrir le débat sur le sujet.

Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a déclaré, lors d’une rencontre à Tunis, que les gouvernements qui se sont succédé après la Révolution, à l’exception de ceux de 2011 et 2012, ont échoué dans ce combat et ont causé au pays un gros retard en la matière. “Ce sont ces gouvernements là qui devraient assumer la responsabilité parce qu’ils n’ont pas fait preuve de volonté pour lutter contre la corruption“, a-t-il assuré.

Il a dans le même contexte indiqué que la lutte contre la corruption est un dossier national très important et que les choses ont commencé à bouger avec la mise en place du gouvernement d’Union nationale, lequel a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, après la lutte contre le terrorisme.

C’est maintenant que la lutte contre la corruption est mise sur les rails et nous espérons que les choses commencent vraiment à bouger. C’est à partir de l’année 2016 qu’on a commencé à sentir le changement et une volonté politique de lutter contre la corruption“, a-t-il dit.

Chawki Tabib a par ailleurs tenu à préciser que la stratégie de lutte contre la corruption est une décision émanant de l’ancienne Assemblée Nationale Constituante (ANC) en 2012, mais elle avait été gelée pour pendant 4 ans, jusqu’à son approbation à travers un document signé par le gouvernement en décembre 2016.

“Ils m’ont accusé…”

Il a sous un autre angle indiqué que certains ministres l’ont sévèrement critiqué pour avoir lâché des informations sur les affaires en cours, allant jusqu’à l’accuser de faire fuir les investisseurs avec ses déclarations, surtout quand il parle d'”État mafieux”.

Le président de l’INCUCC a par ailleurs indiqué qu’en examinant de près les dossiers parvenus à l’instance, il a été surpris et même choqué par les dépassements qui ont eu lieu. “Certains éléments dans les dossiers de corruption m’ont poussé à agir et à parler, enfreignant le devoir de réserve“, a-t-il dit

Tabib a critiqué les déclarations de certains députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qui ont reproché à l’instance de ne pas travailler énergiquement. Il a fait remarquer que certains députés ignorent la loi réglementant l’instance en question.

“Chahed conduit une bicyclette sur une autoroute…”

À une interrogation sur la pertinence de la campagne de lutte contre la corruption récemment lancée par Youssef Chahed, Tabib a tenu à préciser qu’il s’agit d’un pas en avant. “L’image qui nous vient présentement est que Youssef Chahed a pris une bicyclette sur une autoroute où il est interdit de reculer, et même de s’arrêter“, a-t-il dit.

Il convient de rappeler à ce propos qu’une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, à la fin du mois de mai dernier, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence. Parmi eux figurent Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Les États-Unis et le Togo seront co-organisateurs du Forum de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique – Africa Growth...

Reseaux Sociaux