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Le procureur de la République au tribunal de première instance à Jendouba a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire suite à 11 plaintes déposées par le gouverneur de la région sur des suspicions de corruption autour d’un nombre d’entrepreneurs et de cadres de l’administration.
Les dossiers de suspicion de corruption concernent certains projets publics dont les travaux d’infrastructure de base à l’hôpital régional de Jendouba et d’une bibliothèque publique à Oued Mliz, la gestion d’équipements et de moyens de transport relevant du conseil régional ainsi que de marchés publics.
Ces dossiers ont été examinés auparavant par l’inspection générale de l’administration relevant du ministère de l’Intérieur, qui a évoqué dans son rapport des cas de suspicion.

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Le ministre de la Santé, Abderaouf Cherif, s’est engagé, lundi 7 janvier 2019, à régler à 95% le problème de la pénurie de médicaments avant fin février prochain.
S’exprimant lors d’une séance plénière tenue à l’ARP, le ministre a indiqué, en réponse à une question posée par le député Imed Daimi sur la pénurie de médicaments et la corruption dans le secteur, que deux prêts ont été accordés à la Pharmacie centrale afin de régler son déficit budgétaire.
Ce déficit était un vrai obstacle devant la procuration de médicaments, a-t-il expliqué, ajoutant que la Pharmacie centrale dispose actuellement d’un stock stratégique qui couvre les 4 prochains mois.
Selon lui, le problème lié à la pénurie de médicaments ne se posera plus en 2019, appelant les citoyens à ne plus se procurer des médicaments en quantités importantes, citant, à cet égard, ceux traitant les maladies chroniques.

Pour ce qui est de la corruption, Cherif a indiqué que plusieurs dossiers ont été remis à la justice, soulignant qu’il n’est pas en mesure de donner plus de précisions sur le sujet en raison de la confidentialité de l’enquête.
Réagissant à une question posée par le député Noamne Ich sur l’existence de suspicion de corruption dans le secteur de l’industrialisation de médicaments en Tunisie, il a fait savoir que la fabrication de tout médicament est soumise à l’autorisation préalable du ministère.
Néanmoins, il a fait observer que des dépassements liés à la fabrication de médicaments ont été enregistrés, ajoutant qu’un programme de lutte contre ce type de dépassement sera lancé d’ici 4 mois.

Pour ce qui est de la pénurie des médecins spécialistes dans les régions intérieures et sa répercussion sur les prestations sanitaires, le ministre a indiqué que 320 spécialistes ont quitté le secteur public en 2018.
Et d’ajouter que 200 autres ont formulé une demande de démission et qu’il est parvenu à convaincre 90% d’entre eux de revenir sur leur décision.
Il a fait savoir que son département a entamé l’organisation de sessions de formation à l’intention de médecins spécialistes pour travailler dans les régions et que 120 médecins seront issus de la nouvelle promotion.

Concernant le rapport de la cour des comptes qualifié d'”alarmant” par le député Yassine Ayari, le ministre a estimé que le contenu de ce rapport manque de précision et qu’il a été élaboré au moment où un agent de santé a falsifié certains documents en rapport avec les traitements du cancer pour recevoir des sommes d’argent énormes de la CNAM, ce qui a eu un impact négatif sur le rapport.
Le ministère, a-t-il dit, a pris des mesures afin de rendre plus transparentes et rigoureuses les opérations et les procédures administratives de la CNAM.

S’agissant de la dégradation de la qualité des prestations de l’Office National de la Famille et de la Population, Cherif a assuré que cet établissement reprendra son activité ordinaire malgré les difficultés existantes, d’autant que les pilules de contraception sont désormais disponibles en quantités suffisantes.

En réponse à l’intervention du député Mohamed Hamdi sur le projet de construction de l’hôpital régional de Makther (gouvernorat de Siliana) qui traîne depuis des années, le ministre a fait savoir qu’un terrain a déjà été consacré à ce projet et que le démarrage des travaux est prévu au cours de cette année.

TAP

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Des soupçons de corruption à grande échelle dans le secteur de l’orfèvrerie impliquant des commerçants des agents de la sécurité et de la douane sont révélés par l’Instance Nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) dans son rapport de 2017 publié, jeudi.

L’instance a dévoilé, après vérification des plaintes déposées, l’implication d’une bande dans le trafic de bijoux falsifiés et la falsification du poinçon avec la participation d’agents de sécurité dans le gouvernorat de Mahdia.

Elle a fait savoir que d’autres bandes assurent l’approvisionnement du marché avec des quantités d’or non conforme aux normes et la falsification de poinçon avec la complicité des agents de sécurité. Un troisième groupe de personnes sont en outre soupçonnées de s’adonner au commerce de l’or sans autorisation.

L’instance a également, souligné que l’implication de hauts responsables du ministère des Finances dans des pratiques illicites avec les grands fabricants et commerçants du secteur a contribué à la propagation de la corruption dans le secteur des métaux précieux, lequel secteur souffre de fraude, de commerce parallèle, de contrefaçon et de contrebande ainsi que de la falsification des registres de l’or à la casse.

Dan son rapport, l’INLUCC revient sur l’implication du chef du bureau de la garantie de Tunis, dans des opérations suspectes, au cours de la période allant de la fin des années 90 jusqu’à mois d’août 2015.

Elle a également accusé certains commerçants à Tunis et à Sfax d’être impliqués dans un trafic de l’or d’origine inconnue, de détenir de poinçons falsifiés, de vendre des bijoux en or cassé et de contrebande de l’or vers la Libye.

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Depuis le lancement de la campagne contre la corruption par le gouvernement et l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), le bilan de cette chasse aux corrompus est que la Tunisie, montrée du doigt il n’y a pas si longtemps pour son laisser-faire en la matière, recueille maintenant les fruits de ses efforts.

D’ailleurs, une dizaine de hauts responsables ont déjà été condamnés. Des instructions ont été lancées contre d’autres cadres, actuels ou passés, de droite comme de gauche, des chefs d’entreprises… Ces succès sont liés à une nouvelle détermination et le temps nous édifiera sur les victoires dans ce combat…

C’est dans ce contexte que l’INLUCC a présenté ce jeudi 27 décembre 2018 son rapport selon lequel 245 dossiers ont été transmis à la justice. Le gouvernorat de Tunis se classe au premier rang des régions ayant dénoncé le plus la corruption (14,97%), suivi de Sfax avec 5,87%, Nabeul 5,09% et Sousse 4,32%, lit-on dans ledit document.

Le rapport montre aussi que 229 demandes de protection ont été faites par des personnes, dont cinq ont été renvoyées devant la justice pour abus contre des dénonciateurs des dossiers de corruption.

Par ailleurs, les dossiers reçus par l’INLUCC sont répartis comme suit : 5,77% concernent le ministère de l’Intérieur, 4,91% pour le département de l’Agriculture, 4,68% pour le ministère des Finances, 3,32% pour celui de la Santé, 3,3% pour la Justice et 3,13% pour le ministère de l’Education.

Sur un autre volet, dans son rapport l’INLUCC a critiqué l’absence de coopération de la part de certains ministères, tels que celui des Affaires religieuses, du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et de la Justice qui demeure.

On rappelle que selon l’Indice de perception de la corruption de l’année 2017, la Tunisie a obtenu 42 points sur 100 et se place au 74e rang sur un total de 180 pays, enregistrant un point de plus par rapport au classement de l’année dernière.

La Tunisie devance tout de même les autres pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Libye et Mauritanie), mais se classe derrière, à l’échelle arabe, les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite et le Sultanat d’Oman.

D’après l’INLUCC, le classement de la Tunisie, qui reste en deçà des attentes, reflète l’existence de lacunes au niveau du système national de lutte contre la corruption, en particulier la non-application des lois exécutoires tant au niveau de la prévention de la corruption qu’au niveau de la répression des pratiques frauduleuses.

La Tunisie aurait pu avoir meilleur classement si elle avait axé ses efforts sur la lutte contre la corruption et la mise en place d’un plan d’action national pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption pour 2017/2018, notamment dans les secteurs de la douane, la santé, la sûreté et les collectivités locales…

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À l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, le Secrétaire général de l’ONU a appelé à la mobilisation pour l’intégrité.

« La corruption touche tous les pays, riches et pauvres, du Nord et du Sud », a affirmé António Guterres, dans une déclaration, ajoutant qu’« elle sape l’état de droit et favorise les crimes tels que la traite d’êtres humains et le trafic d’armes et de drogue ».

Le chef de l’ONU a également déploré que la corruption prive la société d’écoles, d’hôpitaux et d’autres services essentiels, décourage les investissements étrangers, dépossède les nations de leurs ressources naturelles, et porte atteinte aux valeurs de l’Organisation des Nations Unies.

La corruption coûte au moins à 2.600 milliards de dollars

« La fraude fiscale, le blanchiment d’argent et autres flux financiers illicites détournent des ressources indispensables au développement durable », a ajouté le chef de l’ONU.

D’après le Forum économique mondial, le coût de la corruption s’élève au moins à 2.600 milliards de dollars, soit 5 % du produit intérieur brut mondial.

Selon la Banque mondiale, les entreprises et les particuliers versent plus de 1.000 milliards de dollars de pots-de-vin chaque année.

« La corruption engendre la corruption et favorise l’impunité, qui ronge la société » a explique le Secrétaire général.

Des outils pour lutter contre la corruption

« La Convention des Nations Unies contre la corruption est l’un des principaux instruments dont nous disposons pour lutter contre ce fléau », a déclaré António Guterres, soulignant que le mécanisme d’évaluation par les pairs créé en application de la Convention, permettait de poser les fondements de la confiance et d’appliquer le principe de responsabilité.

Le chef de l’ONU a aussi mis en exergue l’objectif de développement durable(ODD) no 16 et les cibles qui y sont associées, en tant que cadre d’action pour contrer la corruption.

« Nous pouvons informer les citoyens et leur donner les moyens d’agir, favoriser la transparence et renforcer la coopération internationale au service du recouvrement des avoirs volés », a appelé M. Guterres, qui estime que la lutte contre la corruption est une priorité « pour les millions de personnes qui se sont rendues aux urnes cette année partout dans le monde ».

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Le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières, Hedi Mekni, a affirmé, lundi, que son département est déterminé à combattre la corruption, sous toutes ces formes.
Cette lutte contre la corruption sera menée indépendamment de toute prise de position politique“, a-t-il ajouté en réaction aux interventions de députés formulées, dimanche soir, lors de la plénière consacrée à la discussion du projet du budget du ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières pour l’exercice 2019.

S’agissant du recensement des biens publics, le ministre a fait savoir que le ministère travaille sur un projet de mise en place d’une cartographie numérique de ces biens qui permettra de passer du recensement bureautique au recensement sur terrain.

Concernant les terres domaniales agricoles, Mekni a souligné l’engagement de son département à veiller au respect des conditions contractuelles et à procéder à l’évaluation des rendements des exploitations, afin de pouvoir récupérer et redéployer les terres mal exploitées.

A une question sur les biens de mainmorte (Ahbass), il a précisé que la situation de ces biens sera bientôt réglée, dès la promulgation du décret relatif à leur cession. Lequel décret est déjà prêt, a-t-il dit.
Le ministre a, par ailleurs, indiqué que la loi sera appliquée en ce qui concerne les atteintes aux biens domaniaux, affirmant que “le ministère appliquera toutes les décisions d’évacuation“.

La situation des propriétés des étrangers en Tunisie sera également réglée, à travers la récupération et le redéploiement de ces propriétés, a-t-il encore annoncé.

Au sujet des voitures administratives, une nouvelle vision sera, selon lui, mise en place, à travers le contrôle des parcs et des parkings des ministères et des entreprises publiques.

Mekni a, en outre, fait savoir que le projet du code des biens publics en cours de finalisation, mettra un terme aux dispositions du décret beylical de 1918.

S’agissant de la rédaction des contrats, il a souligné que la Direction de la propriété foncière rédige à peine 0,5% de l’ensemble des contrats, précisant que cette direction n’est pas en concurrence avec les autres professions, en allusion aux avocats en charge de cette tâche.
Aux interrogations des députés sur la dissolution de l’ancien RCD, le ministre a indiqué que ce dossier sera traité et résolu fin 2019.

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La famille de l’ex secrétaire d’Etat aux mines, Hachem Hmidi, démis puis poursuivi en justice pour des faits qualifiés de corruption par le juge d’instruction qui émis à son encontre un mandat de dépôt l’écrouant le 10 octobre 2018 à la prison de Mornaguia, vient de rompre le silence dans un post sur Facebook .

Sans vouloir évoquer « les tenants et les aboutissants de l’arrestation de son fils qui a soulevé nombre d’interrogations », elle s’est attardée sur « la virulente campagne orchestrée par de nombreux médias écrits, audiovisuels et électroniques, articulée dans le cadre d’un plan délibérément ordonnancé ». Ceci alors que les actes d’instruction ont démontré que les accusations retenues contre le prévenu ne reposent sur aucun fondement, « une faille qu’on s’est employé à combler au travers d’une offensive médiatique destinée à obtenir l’adhésion de l’opinion publique à une affaire dont les architectes savaient d’avance qu’elle ne suscitera pas l’enthousiasme général », explique la famille.

La fièvre de la surenchère s’est calmée au fil des jours jusqu’à la parution dans la presse écrite d’un article à la Une où il est question de « pots-de-vin et de chantage », des accusations abandonnées, au demeurant, par la justice. Un article relayé par une émission télévisée théâtralisée, de mauvaise facture, truffée de qualificatifs négatifs pour le prévenu, souligne la famille Hmidi qui y voit un moyen pour faire pression sur la justice à l’approche de l’examen de l’affaire par la chambre de mises en accusation.

La famille trouve enfin « étrange » que l’instance de régulation audiovisuelle, la HAICA « se mure dans le silence à l’instar, d’ailleurs, des structures d’encadrement de la profession de journalisme, de même que le ministère public qui fait montre d’une indifférence absolue ».

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Le projet de loi de finances pour l’exercice 2019 (PLF) prévoit 11 mesures pour lutter contre l’évasion fiscale, dont notamment l’obligation d’accompagner la déclaration de patente et les déclarations annuelles par des numéros de comptes bancaires et fiscaux, a annoncé le Chef du gouvernent, Youssef Chahed.

S’exprimant samedi au palais du Bardo, pour présenter la Déclaration du gouvernement, le Chef du gouvernement a ajouté que l’impact des mesures programmées reste limité, si le défi de rationalisation des transactions en espèces ne sera pas relevé. L’accent sera mis sur la mise à la disposition des services fiscaux d’une base de données relative aux comptes bancaires et postaux.

Le PLF 2019 prévoit aussi la garantie d’un mécanisme de traçabilité de certains produits via la mise en place d’un cadre juridique spécifique notamment en ce qui concerne les médicaments, les produits subventionnés, le tabac et les boissons.

Chahed a, par ailleurs, fait savoir que les services administratifs relatifs à la légalisation de la signature et l’enregistrement auprès des recettes des finances des contrats de vente des biens fonciers, des fonds de commerce et des véhicules doivent comporter un document mentionnant le paiement bancaire ou postal pour les montants supérieurs à 10 mille dinars.

Dorénavant, personne ne pourra acheter des biens fonciers dont les prix s’élèvent à des milliards en payant en espèces, car l’administration refusera l’enregistrement du contrat ou la légalisation de la signature si la personne concernée ne justifie pas le payement par les moyens bancaires et postaux” a-t-il encore indiqué. Chahed a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la lutte contre l’évasion fiscale, l’économie et le commerce parallèle dans la guerre du pays contre la corruption.

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L’ex-ministre des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Kourchid, a annoncé ce lundi qu’il portera plainte contre le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, rapporte Mosaïque fm.

Cette décision intervient suite aux déclarations faites par Rached Ghannouchi lors de l’assemblée annuelle du bloc Ennahdha à l’ARP, selon lesquelles son mouvement a opposé son véto, pour faits de corruption, contre des membres du gouvernement qui ont été remplacés lors du dernier remaniement ministériel.

On rappelle que l’ex-ministre de la Justice Ghazi Jribi a également décidé de porter plainte contre Ghannouchi, pour les mêmes raisons.

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L’envoyé de l’ONU en Iraq, Jan Kubis, a présenté mardi aux membres du Conseil de sécurité les derniers développement politiques dans le pays avant de quitter ses fonctions.

Devant le Conseil de sécurité, M. Kubis est revenu sur la formation du nouveau gouvernement en Iraq, un processus qui n’a pas été sans controverse. Les différences ont toutefois porté sur des questions d’ordre politique et non sectaire, a dit le Représentant spécial du Secrétaire général. Il a salué la passation de pouvoir « pacifique et exemplaire » entre Haider al-Abadi et Adel Abdul Mahdi au poste de Premier ministre.

Le programme du nouveau gouvernement, qui prend en compte les recommandations formulées par l’ONU, répond aux besoins du peuple iraquien, a dit M. Kubis, qui est également le chef de la Mission des Nations Unies en Iraq (MANUI). Le principal objectif du nouveau cabinet ministériel iraquien est de sortir du contexte de crise pour passer au stade d’un développement durable.

La lutte contre la corruption, l’amélioration du quotidien des Iraquiens – avec notamment la création d’emplois pour les jeunes – la reconstruction des zones libérées et le retour des personnes déplacées sont les priorités clés du gouvernement.

Deux ans après la défaite de Daech, plus de 1,9 millions d’Iraquiens sont toujours déplacés. Le retour des civils dans les zones libérées est retardé par le déminage nécessaire.

Garantir une sécurité durable en Iraq reste le principal défi du nouveau gouvernement. Pour sa part, la MANUI poursuit son plaidoyer pour la justice et la reddition des comptes pour les crimes reconnus comme tels par la communauté internationale.

C’était la dernière intervention de Jan Kubis devant le Conseil de sécurité en qualité de Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq. Après trois ans et neuf mois à la tête de la MANUI, le Slovaque cède sa place à la Néerlandaise Jeanine Hennis-Plasschaert.

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L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a appelé toutes les personnes concernées (fonctionnaires, hommes d’affaires, journalistes, sécuritaires…) à déclarer leurs biens et intérêts auprès des unités relevant de l’instance.

L’opération de déclaration des biens a démarré le 16 octobre 2018, au siège de l’INLUCC, et tout manquement fera l’objet de poursuites judiciaires.

L’article 50 de la loi relative à la déclaration sur les acquis et intérêts et à la lutte contre l’enrichissement illégal stipule que les personnes assujetties à l’obligation d’autorisation doivent régler leur situation dans les deux mois à compter de la date de publication du décret gouvernemental n° 818 du 11 octobre 2018 au Journal officiel de la République tunisienne et portant sur la formulation de spécimen de déclaration sur les biens et intérêts, le minimum d’acquis, les prêts et cadeaux à déclarer.

Dans une déclaration faite ce lundi 12 novembre 2018 à l’agence TAP, le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, a indiqué que la mise en place de la Loi relative à la déclaration des biens et des intérêts, la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêt dans le secteur public permettra de promouvoir l’image de la Tunisie à l’extérieur, notamment en matière de transparence et de bonne gouvernance, et d’améliorer ses opportunités d’accès aux financements.

Et d’affirmer que “cette loi aurait des répercussions positives sur le renforcement du contrôle et de gestion des fonds publics” et “permettra de retirer la Tunisie des différents classements négatifs“.

Sur un autre volet, il a souligné que la Tunisie perdra, chaque année, environ 4 points de croissance à cause de la propagation de la corruption.

Pour rappel, la Loi n° 2018-46 du 1er août 2018, portant déclaration des biens et des intérêts, de la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêt dans le secteur public a été publié en août 2018, alors que le décret gouvernemental, fixant le modèle de déclaration des biens et des intérêts ainsi que le montant minimal des biens, des prêts et des dons à déclarer a été publié le 11 octobre 2018.

Tabib a fait remarquer que l’affluence des employés sur cette opération de déclaration des biens est beaucoup plus importante dans les régions, par rapport à la capitale. Il a, ainsi, noté que l’Instance multipliera les campagnes de sensibilisation au sein des ministères, des gouvernorats et des administrations, afin de faire participer le maximum de personnes concernées.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en a fait le thème phare de son action, avec même quelques grosses prises dont l’emblématique Chafik Jarraya, symbole de toute une époque. Mais voilà, il semble que la Tunisie fasse du surplace en la matière, le fléau s’est même émietté, propagé à grande échelle, presque hors de contrôle. Classée 53ème sur 84 pays, par l’Indice mondial de l’environnement du commerce illicite qui mesure la vulnérabilité des Etats, face à ce type de commerce, la Tunisie gagnerait à affuter sa lutte contre les pratiques de corruption généralisées, notamment au niveau de la douane, des autorités et du système judiciaire pour combattre ce fléau.
“La guerre contre la corruption de la Tunisie introduit des mesures utiles permettant de réduire le commerce illicite, mais tant que la corruption persistera au sein des douanes, toute tentative visant à renforcer la surveillance et le contrôle des frontières n’aura qu’un effet limité. Une automatisation accrue des procédures douanières peut être efficace pour atténuer les opportunités de corruption“, selon un rapport de l’Alliance transnationale de lutte contre le commerce illicite (TRACIT) , intitulé “Recommandations pour combattre le commerce illicite, inspirées de l’indice mondial de l’environnement du commerce illicite”.

Présenté jeudi 25 octobre 2018 lors d’une conférence de presse organisée à Tunis par la Chambre Tuniso-américaine de commerce (Amcham Tunisia), le rapport préconise de “renforcer la coopération inter-institutions au niveau national, allouer les ressources financières et humaines nécessaires et appliquer d’une manière plus agressive les réglementations contre le commerce illicite, en particulier dans les domaines des violations des droits de propriété intellectuelle et des importations sur le marché parallèle“.
La Tunisie se doit également de renforcer les contrôles sur le blanchiment d’argent, en adoptant un régime global et complet de lutte contre le blanchiment d’argent qui permet de localiser, geler, saisir et confisquer les avoirs liés aux flux financiers illicites. A cet égard travailler avec le GAFI pour renforcer l’efficacité de son régime LBC/FT (Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme), notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux , doit constituer une priorité politique de haut niveau.

Le rapport de la TRACIT recommande également de rationaliser les politiques fiscales et les subventions pour éviter qu’elles n’incitent au commerce illicite, à la contrebande, à la falsification et au vol ainsi que de garantir le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI).
La Tunisie fait face à la nécessité de prendre des mesures proactives pour protéger le pays des marchandises illicites transitant par les zones de libre échange. A ce titre, garantir la transparence, le suivi et le contrôle douanier dans les Parcs d’activité économiques de Bizerte et Zarzis est une mesure importante pour réduire les vulnérabilités dues à la contrebande et améliorer l’intégrité des chaines d’approvisionnement.
Les auteurs du rapport estiment également nécessaire, pour la Tunisie, d’améliorer la sensibilisation et l’éducation du public sur la menace du commerce illicite et de consolider sa coopération avec les pays voisins pour lutter contre le commerce transfrontalier.

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Le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui et le président de l’instance nationale de lutte contre la corruption Chawki Tabib ont présidé mardi une cérémonie de signature d’un accord de partenariat, rapporte le département des affaires étrangères dans un communiqué.

L’accord tend à “contribuer à l’instauration des principes de bonne gouvernance, la consolidation des valeurs d’honnêteté et des règles de transparence au sein des structures relevant du ministère”. Il vise également “à mettre au point un programme commun de formation en matière de bonne gouvernance, des règles de prévention contre les dangers de la corruption, la coopération dans l’élaboration et l’exécution des programme de sensibilisation aux risques de corruption, la coopération dans les domaines de recherche, de publication et de formation ainsi que la préparation d’études et d’une base de données sur la bonne gouvernance et l’honnêteté”.

“La méthodologie d’action se base sur le choix d’une des administrations ou structure du ministère en tant que modèle d’application des meilleurs modes de gestion, selon les règles de la transparence et de l’honnêteté et la formation d’une équipe commune de travail chargée d’exécution de programme d’action”, ajoute le communiqué.

Le ministre des affaires étrangères a mis l’accent à cette occasion sur l’importance du rôle de l’instance nationale de lutte contre la corruption dans l’édification du projet démocratique et l’instauration des valeurs de bonne gouvernance et lutte contre la corruption. Il a réaffirmé l’engagement de son département dans la lutte contre la corruption et la mise en place de la bonne gouvernance. Il a souligné également sa disposition à mettre tous ses moyens et expériences pour aider l’instance nationale à mener à bien ses missions, à développer ses relations avec les différentes parties prenantes internationales et à tirer profit des différents mécanismes de coopération existants.

De son côté, Chaouki Tabib a mis en valeur l’accord conclu pour “sa contribution à consolider la coopération entre l’instance nationale et les différentes parties internationales dans le champ de leur compétence et le rôle essentiel des services du ministère des affaires étrangères dans ce domaine”, indique-t-on de même source.

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Le Président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Dr Akinwumi A. Adesina, a le plaisir d’annoncer les nominations ci-après au sein de la haute direction.

Directeur, Integrité et lutte contre la corruption

M. Alan Bacarese est nommé Directeur de l’intégrité et de la lutte contre la corruption au Cabinet du Président, à compter du 1er janvier 2019.

De nationalité britannique, Alan a, à son actif, 30 ans d’expérience en qualité de procureur principal, conseiller juridique spécial en criminalité en col blanc, expert et consultant de réputation mondiale en lutte contre la corruption. Il est une autorité de premier plan dans la lutte contre la corruption transnationale, le blanchiment d’argent, la coopération internationale et le recouvrement des avoirs.

Alan est coauteur du principal texte juridique du Royaume-Uni sur la corruption (Corruption and Misuse of Public Office, 3rd Edition, Oxford University Press), qui est devenu le texte juridique de référence cité par les tribunaux et dans les jugements du monde entier.

Jusqu’à sa nomination, Alan était Directeur de la lutte contre la corruption et du recouvrement des avoirs à Stream House AG, un cabinet de conseil international spécialisé dans la lutte contre la corruption, où il a été nommé depuis décembre 2014. À ce titre, il a dirigé les travaux de lutte contre la corruption et de recouvrement des avoirs au sein du cabinet-conseil et a fourni des services de consultation internationale sur la gouvernance et la responsabilité, la lutte contre la corruption, le recouvrement des avoirs, le blanchiment d’argent et les systèmes de publication de l’information financière à la fois pour les secteurs public et privé.  Il a conçu et évalué un large éventail de programmes de gouvernance et de responsabilisation, de politiques de lutte contre la corruption et d’initiatives de renforcement des capacités en Asie, en Afrique et en Europe de l’Est. Il a également dirigé d’importants travaux de consultation sur les risques, y compris l’analyse des informations provenant de sources librement accessibles pour des sociétés privées de gestion des risques.

Alan a débuté sa carrière en 1988 comme procureur principal au sein des services de poursuites judiciaires de la Couronne (CPS) du Royaume-Uni. En 2001, il est devenu conseiller principal en matière de politique à la Direction des politiques de la CPS, avant d’occuper le poste de chef des consultations et affaires juridiques au Centre international pour le recouvrement des avoirs, Bâle (Suisse), de mai 2007 à juillet 2011. Par la suite, il est devenu Conseiller juridique spécial chez Peters & Peters Solicitors LLP, à Londres, d’août 2011 à janvier 2014.

Il assume actuellement, et ce depuis 2015, la fonction de membre externe du Comité des sanctions de la Banque interaméricaine de développement. Il a également été conseiller technique du Bureau de lutte contre la corruption au Malawi dans le cadre d’un projet DFID du Royaume-Uni, où il a fourni des conseils sur des enquêtes et des poursuites judiciaires complexes portant sur des cas de corruption à caractère public.

Alan est titulaire d’une licence de droit (LLB Hons) de Leeds Polytechnic/Metropolitan University (1984-87), d’un diplôme d’aptitude à la profession d’avocat (équivalent master) de l’Inns of Court School of Law, Londres (1987-88) et d’un certificat d’avocat près les juridictions supérieures de Nottingham University (2004).

Evoquant sa nomination, le Président Adesina a déclaré : « Alan apporte des références de classe mondiale à son poste de directeur de l’intégrité et de la lutte contre la corruption. Je me réjouis de l’accueillir au sein de l’équipe de direction de la Banque et d’appuyer les réformes indispensables qu’il contribuera à mettre en œuvre à la Banque, afin que notre institution continue de promouvoir le développement économique durable et le progrès social sur le continent et dans nos pays membres régionaux ».

Directrice des ressources humaines

Mme Frauke Harnischfeger est nommée Directrice des ressources humaines au sein de la Vice-présidence des ressources humaines et des services institutionnels, à compter du 1er janvier 2019.

De nationalité allemande, Frauke a, à son actif, plus de 25 ans d’expérience internationale en leadership dans le domaine des ressources humaines au sein d’organisations menant des activités à l’échelle mondiale dans différents secteurs. Elle est une innovatrice dévouée qui a démontré sa capacité à initier et à concevoir des changements propres à conduire l’organisation vers le succès. Elle a également fait ses preuves dans la mise en œuvre de solutions de gestion des ressources humaines dans des contextes complexes où elle a formé des équipes hautement performantes.

Jusqu’à sa nomination, Frauke était directrice des ressources humaines à Institute of International Education à Washington D.C. (États-Unis), une organisation indépendante à but non lucratif et leader mondial de l’éducation internationale qui compte plus de 700 employés dans 19 bureaux. À ce poste, elle a aidé à transformer et à moderniser le service des ressources humaines pour en faire une unité organisationnelle hautement performante. Son leadership a permis une amélioration exceptionnelle des résultats de l’enquête institutionnel concernant l’orientation organisationnelle, le processus d’habilitation, la coordination et l’intégration, et la vision de l’organisation.

Réformatrice pragmatique et courageuse, elle a contribué à la refonte des processus opérationnels des ressources humaines et a mené une refonte structurelle de l’organisation, tout en redéployant plus de 400 membres du personnel à travers le monde.  Elle a créé une culture de l’apprentissage au sein de l’organisation grâce à des programmes de formation ciblant tous les niveaux du personnel, a aidé à renforcer une réserve de leadership appelée à tirer le changement et la croissance. Elle a également révisé les processus de recrutement afin de réduire le taux de vacance de postes et a contribué à mettre en place un cadre de mobilité interne qui a permis de réduire considérablement le taux de rotation des effectifs.

Entre 2008 et 2012, Frauke a occupé le poste de Vice-présidente des ressources humaines à CHF International, à Washington D.C. (États-Unis), une organisation de développement international sans but lucratif dotée de plus de 2000 employés et menant des activités dans 25 pays à travers le monde. Avant de rejoindre CHF International, elle a été Directrice principale par intérim chargée de la gestion globale des ressources humaines de Women International, Washington D.C. (États-Unis), de 2007 à juin 2008. De 2003 à 2006, elle a été Vice-présidente, perfectionnement des cadres (transport de voyageurs) de la Deutsche Bahn AG, Francfort et Berlin (Allemagne). Entre 2000 et 2003, elle a travaillé pour la Société financière internationale, Washington D.C. (États-Unis), en tant que Gestionnaire de comptes RH.

Frauke Harnischfeger est titulaire d’un Master en sciences sociales délivré en 1991 par l’Université de Tubingen (Allemagne) et d’un diplôme de latin, grec et hébreu obtenu en 1986 au Collège théologique d’Ehingen (Allemagne).

Evoquant sa nomination, le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina souligne que « Frauke apporte un solide éventail de compétences et d’aptitudes à la Vice-présidence des services généraux et des ressources humaines. Elle sera un atout formidable pour l’équipe de direction au moment où nous continuons à nous employer à faire de la Banque africaine de développement une institution mondiale de choix. »

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La brigade des recherches judiciaires de la Garde Nationale à Siliana a ouvert une enquête pourtant sur une suspicion de corruption dans 4 bureaux de poste de la région, rapporte Mosaïque Fm, citant une source sécuritaire.

Une équipe au service de l’Office National des Postes a observé des échanges de transactions financières entre les 4 bureaux par le biais des comptes postales des clients. L’affaire a été transférée au pôle judiciaire et financier, indique la même source.

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Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a signé samedi 14 octobre 2018 l’interdiction de voyager pour plus de cinquante hauts responsables. Ils sont accusés d’avoir trempé dans des affaires de corruption, un fléau endémique dont Buhari a le plus grand mal à se débarrasser alors qu’il en avait fait un de ses grands engagements durant sa campagne électorale de 2015. Un phénomène dont il est victime personnellement, du reste. Alors il met le paquet.

Désormais les autorités passent à la loupe toutes les transactions financières des individus sous le coup d’enquêtes pour corruption, comme le stipule un décret paraphé récemment par le chef de l’Etat.
La présidence nigériane explique cette interdiction massive de voyager, une première, par la nécessité d’empêcher les suspects, vu leurs positions, d’orienter les enquêtes et procès en cours.
Le porte-parole du président Buhari a indiqué dans un communiqué que les dossiers en question ont trait à des avoirs d’une valeur d’au moins 1,3 million de dollars, une broutille par rapport aux milliards de dollars dont les caisses de l’Etat ne verront jamais la couleur.

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Le député d’Al Harak Imed Daïmi croyait avoir rondement mené son affaire en convoquant la presse pour déballer des dossiers explosifs sur le chevalier blanc et pourfendeur de la corruption devant l’Eternel, Chawki Tabib. C’était sans compter sur la réplique, cinglante, de ce dernier, dans la même journée que le show de Daïmi, le jeudi 11 octobre 2018. Et l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) n’y est pas allée avec le dos de la cuillère dans son communiqué.

D’abord une précision : le dossier brandi par l’élu a déjà été classé, au motif d’absence de preuves de faits de corruption. L’instance a ensuite fait part de sa consternation, pointant de fausses données exhibées par Daïmi devant les journalistes. L’INLUCC ajoute que toutes les plaintes déposées par le député ont été instruites «avec professionnalisme et objectivité».
«Certains dossiers ont été présentés à la justice, à part celui évoqué par la conférence de presse, qui est le seul à être classé. Il est relatif à un marché public paraphé par l’Office tunisien du commerce pour le compte de la Transtu» indique le communiqué.

Pour rappel, Daïmi a accusé Tabib, lors de sa conférence, de couvrir des transactions frauduleuses entre la Setcar et la Transtu autour d’un contrat d’achat de 494 bus, pour 180 Millions de dinars. Le député a affirmé qu’il a saisi l’INLUCC dès décembre 2017 et que les données indiquant des faits de corruption ont été présentées à l’Instance en mars 2018, mais que cette dernière n’a jamais répondu et n’a fait aucun effort pour prendre connaissance des documents qui étayent les soupçons de fraude. «Nous avons perçu un traitement suspect de cette affaire de la part de l’INLUCC, alors nous avons soumis un rapport détaillé au pôle judiciaire financier, le 21 juin 2018 et l’affaire a été déférée au ministère public. Cela signifie qu’on a bel et bien affaire à de la corruption“, selon le député. Il a enfoncé le clou en déclarant que le 18 juillet 2018, le ministre du Transport, Radhouane Ayara, a demandé que ce marché soit annulé et qu’on dédommage les parties lésées “suite aux graves infractions dans cette affaire“. L’élu affirme que le ministre a fait l’objet par la suite de pressions…

Autre son de cloche chez l’instance, qui dit s’être penchée sur cette affaire et en avait conclu qu’il s’agissait d’un simple litige civil et que rien n’y étaye une suspicion de corruption. L’affaire en conséquence a été classée le 22 juin 2018 et le député avait été informé par l’instance, affirme l’INLUCC.
Elle dit également qu’elle a été stupéfaite par l’organisation de cette conférence de presse 4 mois après le classement de l’affaire et juste après que l’élu d’Al Harak a reçu une convocation, datée du 9 octobre 2018, pour être auditionné par l’instance. L’INLUCC indique que Daïmi devra de toute façon répondre de deux plaintes contre lui déposées par la société qu’il accuse, et là on parle de suspicions de corruption et d’abus de pouvoir en tant qu’élu de la nation. Du très lourd…

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Kamel Ayadi carbure bien, et il a l'oreille de Youssef Chahed !

Le Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF) a organisé, ce mercredi 3 octobre 2018 à Tunis, sa conférence annuelle, un événement qui coïncide avec la célébration de son 25ème anniversaire. Cette conférence a porté sur “l’apport des institutions de contrôle, d’inspection et d’audit à l’amélioration de la performance publique”.

La rencontre a permis également un échange entre les parties prenantes du système de contrôle, d’inspection et d’audit en Tunisie (Cour des comptes, corps de contrôle et inspections départementales), avec l’implication des gestionnaires exerçant aussi bien dans les ministères, établissements publics administratifs et collectivités locales que dans les entreprises publiques. L’objectif est de promouvoir la synergie et la complémentarité entre les corps de contrôle, d’inspection et d’audit pour harmoniser et fusionner les démarches et les approches dans le cadre d’une vision globale et cohérente du système. Il s’agit aussi de mettre l’accent sur les nouveautés en matière de coordination assurée par le HCCAF et les nouvelles pratiques initiées à travers la mise en oeuvre du suivi de proximité.

Le président du Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF), Kamel Ayadi, a déclaré que depuis sa création en 1993, la commission, et en dépit de l’insuffisance de son cadre juridique et de ses ressources humaines, a pris sur elle d’assumer les missions qui lui sont assignées, à savoir la coordination entre les programmes d’intervention des commissions de contrôle à postériori et le suivi des rapports de contrôle. A ce propos, le comité a réussi à mener autour de 4 mille opération de suivi à fin 2017 dont 1500 dans le cadre du pré-suivi et plus de 2 mille en termes de suivi à postériori touchant 44 mille cas entre carences et dysfonctionnent confondus. De même, plus de 15 mille recommandations ont été formulées et présentées dans l’objectif d’engager les réformes nécessaires dont la moyenne de réalisation est estimée à 85% des cas abordés.

Également, le suivi de près de 1300 dossiers a été effectué suite à la mise en oeuvre par les structures de fonctionnement des réformes exigées. La commission est parvenue à acquérir les capacités nécessaires pour présenter les propositions adéquates en vue de moderniser les dispositifs de la gestion publique.

Il a ajouté que les pouvoirs publics ont donné, surtout durant ces dernières années, un grand intérêt aux résultats et aux recommandations du Haut comité du contrôle administratif et financier. De plus, les rapports annuels dudit comité se discutent et sont examinés lors de la tenue des conseils ministériels et du coup, un ensemble de réformes et meures portant sur l’amélioration de la bonne gouvernance et de la gestion dans les ministères et des entreprises publiques s’annoncent.

Dans une déclaration faite aux médias, Kamel Ayadi a fait remarquer que le comité a entamé un ouvert un nouveau créneau : le suivi et la prévention contre la corruption et la mauvaise gestion et pas uniquement de l’investigation et ce, dans l’objectif d’éviter l’accumulation des dossiers de corruption qui coutent cher à la communauté, selon ses dires.

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Dans un Post sur sa page des réseaux sociaux, la députée de Nidaa Tounes Fatma Mseddi a parlé de corruption dans le secteur de la douane, qu’elle accuse de faire du chantage et du racket aux hommes d’affaires. Elle a surtout parlé de tout ça en citant les noms, tant des racketteurs que des rackettés. Elle parle ainsi de Wahid Saïdi, de Maker Guesmi qu’elle accuse de faire du chantage à certains hommes d’affaires en les menaçant d’inclure leurs noms dans la liste des interdits de voyage. Elle cite aussi Firas Jedidi qui aurait été racketté de 240 mille DT et donne en preuve un Screenshot d’une discussion téléphonique.

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