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La brigade des recherches judiciaires de la Garde Nationale à Siliana a ouvert une enquête pourtant sur une suspicion de corruption dans 4 bureaux de poste de la région, rapporte Mosaïque Fm, citant une source sécuritaire.

Une équipe au service de l’Office National des Postes a observé des échanges de transactions financières entre les 4 bureaux par le biais des comptes postales des clients. L’affaire a été transférée au pôle judiciaire et financier, indique la même source.

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Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a signé samedi 14 octobre 2018 l’interdiction de voyager pour plus de cinquante hauts responsables. Ils sont accusés d’avoir trempé dans des affaires de corruption, un fléau endémique dont Buhari a le plus grand mal à se débarrasser alors qu’il en avait fait un de ses grands engagements durant sa campagne électorale de 2015. Un phénomène dont il est victime personnellement, du reste. Alors il met le paquet.

Désormais les autorités passent à la loupe toutes les transactions financières des individus sous le coup d’enquêtes pour corruption, comme le stipule un décret paraphé récemment par le chef de l’Etat.
La présidence nigériane explique cette interdiction massive de voyager, une première, par la nécessité d’empêcher les suspects, vu leurs positions, d’orienter les enquêtes et procès en cours.
Le porte-parole du président Buhari a indiqué dans un communiqué que les dossiers en question ont trait à des avoirs d’une valeur d’au moins 1,3 million de dollars, une broutille par rapport aux milliards de dollars dont les caisses de l’Etat ne verront jamais la couleur.

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Le député d’Al Harak Imed Daïmi croyait avoir rondement mené son affaire en convoquant la presse pour déballer des dossiers explosifs sur le chevalier blanc et pourfendeur de la corruption devant l’Eternel, Chawki Tabib. C’était sans compter sur la réplique, cinglante, de ce dernier, dans la même journée que le show de Daïmi, le jeudi 11 octobre 2018. Et l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) n’y est pas allée avec le dos de la cuillère dans son communiqué.

D’abord une précision : le dossier brandi par l’élu a déjà été classé, au motif d’absence de preuves de faits de corruption. L’instance a ensuite fait part de sa consternation, pointant de fausses données exhibées par Daïmi devant les journalistes. L’INLUCC ajoute que toutes les plaintes déposées par le député ont été instruites «avec professionnalisme et objectivité».
«Certains dossiers ont été présentés à la justice, à part celui évoqué par la conférence de presse, qui est le seul à être classé. Il est relatif à un marché public paraphé par l’Office tunisien du commerce pour le compte de la Transtu» indique le communiqué.

Pour rappel, Daïmi a accusé Tabib, lors de sa conférence, de couvrir des transactions frauduleuses entre la Setcar et la Transtu autour d’un contrat d’achat de 494 bus, pour 180 Millions de dinars. Le député a affirmé qu’il a saisi l’INLUCC dès décembre 2017 et que les données indiquant des faits de corruption ont été présentées à l’Instance en mars 2018, mais que cette dernière n’a jamais répondu et n’a fait aucun effort pour prendre connaissance des documents qui étayent les soupçons de fraude. «Nous avons perçu un traitement suspect de cette affaire de la part de l’INLUCC, alors nous avons soumis un rapport détaillé au pôle judiciaire financier, le 21 juin 2018 et l’affaire a été déférée au ministère public. Cela signifie qu’on a bel et bien affaire à de la corruption“, selon le député. Il a enfoncé le clou en déclarant que le 18 juillet 2018, le ministre du Transport, Radhouane Ayara, a demandé que ce marché soit annulé et qu’on dédommage les parties lésées “suite aux graves infractions dans cette affaire“. L’élu affirme que le ministre a fait l’objet par la suite de pressions…

Autre son de cloche chez l’instance, qui dit s’être penchée sur cette affaire et en avait conclu qu’il s’agissait d’un simple litige civil et que rien n’y étaye une suspicion de corruption. L’affaire en conséquence a été classée le 22 juin 2018 et le député avait été informé par l’instance, affirme l’INLUCC.
Elle dit également qu’elle a été stupéfaite par l’organisation de cette conférence de presse 4 mois après le classement de l’affaire et juste après que l’élu d’Al Harak a reçu une convocation, datée du 9 octobre 2018, pour être auditionné par l’instance. L’INLUCC indique que Daïmi devra de toute façon répondre de deux plaintes contre lui déposées par la société qu’il accuse, et là on parle de suspicions de corruption et d’abus de pouvoir en tant qu’élu de la nation. Du très lourd…

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Kamel Ayadi carbure bien, et il a l'oreille de Youssef Chahed !

Le Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF) a organisé, ce mercredi 3 octobre 2018 à Tunis, sa conférence annuelle, un événement qui coïncide avec la célébration de son 25ème anniversaire. Cette conférence a porté sur “l’apport des institutions de contrôle, d’inspection et d’audit à l’amélioration de la performance publique”.

La rencontre a permis également un échange entre les parties prenantes du système de contrôle, d’inspection et d’audit en Tunisie (Cour des comptes, corps de contrôle et inspections départementales), avec l’implication des gestionnaires exerçant aussi bien dans les ministères, établissements publics administratifs et collectivités locales que dans les entreprises publiques. L’objectif est de promouvoir la synergie et la complémentarité entre les corps de contrôle, d’inspection et d’audit pour harmoniser et fusionner les démarches et les approches dans le cadre d’une vision globale et cohérente du système. Il s’agit aussi de mettre l’accent sur les nouveautés en matière de coordination assurée par le HCCAF et les nouvelles pratiques initiées à travers la mise en oeuvre du suivi de proximité.

Le président du Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF), Kamel Ayadi, a déclaré que depuis sa création en 1993, la commission, et en dépit de l’insuffisance de son cadre juridique et de ses ressources humaines, a pris sur elle d’assumer les missions qui lui sont assignées, à savoir la coordination entre les programmes d’intervention des commissions de contrôle à postériori et le suivi des rapports de contrôle. A ce propos, le comité a réussi à mener autour de 4 mille opération de suivi à fin 2017 dont 1500 dans le cadre du pré-suivi et plus de 2 mille en termes de suivi à postériori touchant 44 mille cas entre carences et dysfonctionnent confondus. De même, plus de 15 mille recommandations ont été formulées et présentées dans l’objectif d’engager les réformes nécessaires dont la moyenne de réalisation est estimée à 85% des cas abordés.

Également, le suivi de près de 1300 dossiers a été effectué suite à la mise en oeuvre par les structures de fonctionnement des réformes exigées. La commission est parvenue à acquérir les capacités nécessaires pour présenter les propositions adéquates en vue de moderniser les dispositifs de la gestion publique.

Il a ajouté que les pouvoirs publics ont donné, surtout durant ces dernières années, un grand intérêt aux résultats et aux recommandations du Haut comité du contrôle administratif et financier. De plus, les rapports annuels dudit comité se discutent et sont examinés lors de la tenue des conseils ministériels et du coup, un ensemble de réformes et meures portant sur l’amélioration de la bonne gouvernance et de la gestion dans les ministères et des entreprises publiques s’annoncent.

Dans une déclaration faite aux médias, Kamel Ayadi a fait remarquer que le comité a entamé un ouvert un nouveau créneau : le suivi et la prévention contre la corruption et la mauvaise gestion et pas uniquement de l’investigation et ce, dans l’objectif d’éviter l’accumulation des dossiers de corruption qui coutent cher à la communauté, selon ses dires.

Dans un Post sur sa page des réseaux sociaux, la députée de Nidaa Tounes Fatma Mseddi a parlé de corruption dans le secteur de la douane, qu’elle accuse de faire du chantage et du racket aux hommes d’affaires. Elle a surtout parlé de tout ça en citant les noms, tant des racketteurs que des rackettés. Elle parle ainsi de Wahid Saïdi, de Maker Guesmi qu’elle accuse de faire du chantage à certains hommes d’affaires en les menaçant d’inclure leurs noms dans la liste des interdits de voyage. Elle cite aussi Firas Jedidi qui aurait été racketté de 240 mille DT et donne en preuve un Screenshot d’une discussion téléphonique.

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67% des Tunisiens ont déclaré qu’en Tunisie la corruption a augmenté. De plus, le nombre des Tunisiens qui ont affirmé que le niveau de la corruption a “fortement augmenté” est passé de 42% en 2015 à 55% en 2018. C’est ce qui ressort de l’Afro-baromètre politique révélé ce lundi 1er octobre 2018 à Tunis par la société “One to One”.

Les problèmes majeurs auxquels font face les Tunisiens sont la gestion de l’économie nationale (58%), le chômage (37%), la corruption (22%), le crime et la sécurité (21%), l’enseignement (13%), la pauvreté (12%), la santé (9%), l’instabilité (5%), l’infrastructure et les routes (4%), la démocratie et les droits de l’Homme (3%).

De plus, 64% des personnes interrogées estiment que le rendement du gouvernement en matière de lutte contre la corruption est “très mauvais” ou “plus ou moins mauvais“. 67% des interrogés pensent aussi que les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption sont insuffisants.

Le même sondage conclut que les fonctionnaires de l’Etat (secteur public et administration) et les membres de l’ARP sont les plus corrompus. En effet, 3 sur 10 estiment que la “plupart” ou “tous” les fonctionnaires de l’Etat (secteur public et administration) ainsi que les députés sont les plus impliqués dans la corruption.

En revanche, la perception de la corruption en relation avec les hommes d’affaires a baissé de 19 points par rapport à 2015, passant ainsi de 45% à seulement 28% en 2018.

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6 Tunisiens sondés sur 10 (59%) environ sont «d’accord» ou «tout à fait d’accord» pour dire que les citoyens ordinaires peuvent contribuer efficacement à la lutte contre la corruption. Une proportion à peu près égale (61%), cependant, affirment que les gens risquent des représailles lorsqu’ils signalent des actes de corruption. C’est ce qui ressort de l’Afro-baromètre politique révélé ce lundi 1er octobre 2018 à Tunis par la société “One to One“.

Quatre répondants sur 10 (41%) seulement affirment qu’il est «quelque peu probable» ou «très probable» que les autorités réagissent lorsque des actes de corruption leur sont signalés. Une proportion égale (42%) affirme que c’est «pas très probable» ou «pas du tout probable».

Deux tiers (67%) des Tunisiens affirment que le niveau de corruption a augmenté durant l’année précédente. La proportion des citoyens qui affirment que le niveau de corruption a «beaucoup augmenté» s’est accrue de 42% en 2015 à 55%. La corruption est le troisième problème le plus important auquel les citoyens voudraient que le gouvernement s’attaque, après le chômage et la gestion de l’économie.

De plus, 64% des personnes interrogées estiment que le rendement du gouvernement en matière de lutte contre la corruption est “très mauvais” ou “plus ou moins mauvais“.  Les appréciations des citoyens quant aux efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption sont demeurées critiques depuis 2013 (67%).

Le même sondage a conclu que les fonctionnaires de l’Etat (secteur public et administration) et les membres de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sont les plus corrompus. En effet, 3 sur 10 estiment que la “plupart” ou “tous” les fonctionnaires de l’État (31%) ainsi que les parlementaires (30%) sont les plus impliqués dans la corruption.

En revanche, la perception de la corruption en relation avec les hommes d’affaires a baissé de 19 points par rapport à 2015, passant ainsi de 45% à seulement 28% en 2018. Les juges et magistrats sont considérés comme les moins corrompus.

Parmi les répondants qui ont eu affaire à des services publics durant l’année précédente, presque 2 sur 10 affirment avoir versé des pots-de-vin au moins une fois afin d’éviter des problèmes avec la police (17%) ou obtenir l’assistance de la police (15%) (Figure 6). Un sur 10 affirme avoir versé des pots-de-vin au moins une fois afin d’obtenir des pièces d’identité (12%), des soins médicaux (11%), des services ménagers (10%), ou des services dans les écoles publiques (8%).

Une grande majorité de Tunisiens affirment qu’aussi bien les riches que les personnes ordinaires pourraient verser des pots-de-vin ou faire usage de leurs connaissances personnelles pour éviter de payer des taxes, éviter d’aller devant les tribunaux ou pour enregistrer des terrains qui ne sont pas leurs. Les riches sont considérés comme les plus susceptibles de verser des pots-de-vin.

One to One for Research and Polling est un institut de sondage indépendant basé à Tunis et opérant dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ; il est le partenaire
dans la région de plusieurs réseaux de recherche tels que l’Afrobaromètre, le Baromètre Arabe, l’Indicateur arabe et d’universités de renom telle que l’université de Princeton, l’université
du Michigan ou l’université de Harvard.

L’Afrobaromètre est un projet de recherche panafricain indépendant et non partisan qui mesure les attitudes des citoyens sur la démocratie et la gouvernance, l’économie, la société civile et d’autres sujets.

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Marchés publics : La transparence fait du chemin, dit-on

Plus de 10 500 fournisseurs ont été enregistrés, depuis le début du mois de septembre 2018, sur la plateforme de système d’achat public en ligne (TUNEPS), a indiqué vendredi la présidente de TUNEPS, Sonia Ben Salem ajoutant que l’enregistrement des fournisseurs étrangers par les acheteurs publics est actuellement en cours.

“On a déjà atteint les 50% des acheteurs publics concernés pour l’année 2018, parallèlement à l’organisation de sessions de formation afin de leur assister lors de la passation sur TUNEPS”, a-t-elle ajouté dans une déclaration à l’Agence TAP, en marge d’une journée de sensibilisation sur “le passage obligatoire par TUNEPS pour l’exécution de tout marché public”.

A noter que tous les acheteurs publics (ministères, entreprises publiques, établissement public à caractère non administratif) procèdent obligatoirement, depuis le 1er septembre 2018, à la passation de leurs marchés publics par TUNEPS, en vertu du décret publié, au Journal Officiel de Tunisie (JORT) datant du 31 juillet 2018

Mme Ben Salem a annoncé, dans ce cadre, qu’à partir de septembre 2019, les établissements publics et les collectivités locales seront obligés d’utiliser TUNEPS, ajoutant que certaines collectivités locales ainsi que des établissements publics utilisent déjà TUNEPS, malgré le fait que le passage par ladite plateforme soit actuellement optionnel pour eux.

“On a laissé un délai d’une année aux collectivités locales et établissements publics afin de leur permettre d’accéder à ce système. Certains d’entre eux ont déjà commencé l’utilisation de cette application”, a-t-elle encore expliqué.

Ben Salem a rappelé qu’avant le projet TUNEPS, les procédures de passation des marchés publics étaient, avant 2014, des procédures matérielles et en vertu du décret de 31 juillet 2018, TUNEPS est devenu obligatoire pour la passation des marchés publics pour tous les acheteurs publics. Aujourd’hui les ministères, les entreprises publiques et les établissements publics sont obligés, en vertu du décret, de procéder à la passation de leurs marchés publics sur TUNEPS.

Elle a rappelé, par ailleurs, que TUNEPS a remporté, en octobre 2015, le prix de l’OGP (Open Government Partnership) au Mexique et a remporté le trophée de l’innovation en juin 2014, dans le salon de l’achat public en Tunisie.

Pour sa part, le directeur du bureau de la BERD en Tunisie, Antoine Salle de Chou, a rappelé que la coopération avec la Haute instance de la Commande Publique (HAICOP) a démarré, en 2014, ajoutant que des accords-cadres seront lancés afin de permettre de déterminer les modalités de passation des marchés.

“Durant toute cette période, on a préparé un environnement juridique transparent et favorable afin d’assurer l’efficience de ce système et des améliorations ont été introduites”, a-t-il avancé.
Et d’ajouter que TUNEPS est équipé, aujourd’hui, juridiquement et techniquement afin d’être l’outil unique de participation aux appels d’offres publics.

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RDC : Kabila part mais sa mainmise sur l'économie reste

L’élection présidentielle de décembre en République démocratique du Congo devrait apporter de nouveaux espoirs, après que l’autocrate Joseph Kabila ait finalement accepté de se retirer en août. Mais avec les principaux candidats de l’opposition prescrits et un fidèle de Kabila sur la même ligne et destiné à lui succéder, l’histoire ne risque-t-elle pas de se répéter ? Un nouveau rapport du consultant A2 Global Risk (A2GlobalRisk.com) en matière de risques politiques et de sécurité, donne des conseils aux entreprises sur les risques auxquels elles sont susceptibles d’être confrontées après le retrait de Kabila.

Télécharger le rapport : http://bit.ly/2R2kqs7

Bien que la République démocratique du Congo (RDC) soit riche en ressources naturelles, notamment en or, en cuivre et en cobalt, une faible partie de cette richesse revient à ses citoyens ordinaires ; 63 % de la population survit avec moins de 1,9 dollar par jour. Par ailleurs de récentes enquêtes ont plutôt laissé entendre que d’énormes sommes d’argent auraient pu finir dans les coffres du président Joseph Kabila, de sa famille et de ses amis.

L’analyse des dossiers publics laisse entendre que des fonds publics se sont retrouvés dans un réseau d’entités complexe, contrôlé par Kabila, sa famille et ses alliés. Une évaluation des intérêts détenus par le cercle de Kabila dans des pays tels que la Namibie l’indique également.

Une élection présidentielle devrait permettre un nouveau départ après 17 ans de présidence de Kabila. Cependant, Olivier Milland, analyste principal chez A2 Global Risk et analyste de l’Afrique subsaharienne, auteur du rapport Risques commerciaux et République démocratique du Congo : que se passera-t-il lorsque Kabila se retirera ?, est moins optimiste.

« Les signaux montrent qu’il n’y aura guère de changement réel. C’est l’homme de paille qui va changer, mais les affaires vont probablement continuer comme avant ».

Les indicateurs laissent à penser que le risque d’investissement restera élevé au lendemain des élections, estime A2 Global. On peut citer par exemple :

  • Il est peu probable que les élections de décembre soient libres et équitables, ce qui accroît le potentiel de troubles civils et de violence
  • Kabila a tout fait en sorte pour qu’un fidèle partisan lui succède, réduisant ainsi le risque de poursuites éventuelles après son retrait
  • En attendant, le cercle immédiat de parents et d’amis de Kabila domine une communauté d’affaires opaque, susceptible de garder la main mise sur une grande partie des richesses de la RDC à moyen terme.

« Compte tenu des intérêts particuliers de tous ceux qui ont l’intention de maintenir le statu quo, cela place les entreprises étrangères dans une position difficile pour pouvoir pénétrer sur le marché ».

« D’une part, elles pourraient faire face à une concurrence déloyale venant des sociétés ayant des liens avec Kabila et, d’autre part, elles doivent veiller à ce que les transactions ne violent pas la multitude des réglementations nationales et extraterritoriales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux. »

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Les cellules de bonne gouvernance mis en place au sein des ministères manquent d’encadrement, ce qui entrave l’ancrage de systèmes de gouvernance efficaces pour la lutte contre la corruption, par exemlpe, dans les marchés publics“, a déclaré, jeudi, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher.
S’exprimant lors d’une journée d’étude sur le lancement de la 2ème phase du suivi de proximité, organisée par le Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF), Mouakher a qualifié de “catastrophique” la situation de la gestion au sein des entreprises publiques en raison de la baisse du rendement et des perturbations qui ont suivi la révolution de 2011.
Il est allé jusqu’à évoquer un risque d”effondrement total“, soulignant la nécessité d’élaborer une stratégie pour des réformes à long terme.

Les opérations de suivi de proximité dans le secteur de l’environnement se poursuivent pour une durée de 6 mois, a rappelé l’expert en finances publiques Abdessalem Chaâbane, qui intervenait à cette occasion.
Il a relevé que les dossiers concernés par le suivi de proximité dans ce secteur sont relatifs aux déchets dangereux, à l’évaluation du traitement des eaux usées.
L’expert a indiqué que les dysfonctionnements relatifs à la gestion concernent en particulier la gouvernance des marchés publics (élaboration, conclusion des contrats et exécution), notamment au cours des phases d’identification des besoins, et de sélection des offres.

Pour mémoire, le 24ème rapport annuel du HCCAF, au titre des années 2016-2017, avait évoqué 4039 dépassements au sein des structures publiques, dont 10 parmi les plus fréquents.
Il s’agit de dépassements concernent la gestion des congés de maladie, les heures supplémentaires, les situations de mise à disposition, la non maitrise de l’identification des besoins en matière de marchés publics, la faiblesse du suivi et du contrôle dans l’exécution des marchés publics, le non respect des mesures de la concurrence loyale, la non tenue des états et dossiers administratifs actualisés du parc des voitures et véhicules, le non respect des règlements de privatisation des voitures et véhicules et le manque de tenue du registre et des fiches de suivi de la maintenance des voitures et véhicules.
Le Haut comité de contrôle administratif et financier (HCCAF) reçoit, chaque année, une centaine de rapports de contrôle réalisés par les inspections ministérielles (19), les structures de contrôle public (3), la Cour des comptes et les structures d’audit des entreprises. Les dépassements détectés font l’objet d’une étude réalisée par le HCCAF et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a annoncé ce 20 septembre 2018 avoir exclu pour une période minimum de 48 mois GEO SCIENCES International SARL, un cabinet de conseil qui a son siège à Yaoundé, au Cameroun.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a en effet révélé que GEO SCIENCES s’était livrée à de nombreuses pratiques frauduleuses dans le cadre d’un appel d’offres pour des services de conseil au Projet d’appui au développement de l’agroforesterie en République démocratique du Congo. Le cabinet de conseil a répondu à un appel d’offres pour des services d’études techniques, biophysiques et cartographiques. Dans son offre, ladite société a fait de fausses déclarations concernant ses expériences dans la conduite d’études similaires et la rémunération de ses experts. De plus, GEO SCIENCES a omis de divulguer un conflit d’intérêts potentiel.

Pendant la période d’exclusion, ce cabinet de conseil ne sera pas éligible à l’adjudication de marchés financés par la Banque africaine de développement. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, cette sanction d’exclusion prononcée à l’encontre de GEO SCIENCES International peut également être appliquée par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.

Le Projet d’appui au développement de l’agroforesterie a été financé sur les ressources du Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (FFBC) hébergé au sein de la Banque africaine de développement.

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Fifa: trois anciens cadres du foot nord-américain suspendus à vie pour corruption

Trois anciens responsables du football d’Amérique du Nord et d’Amérique centrale ont été suspendus à vie pour corruption par la justice interne de la Fifa, a annoncé mercredi l’instance.
La commission d’éthique de la fédération internationale a suspendu à vie l’Américain Aaron Davidson, ex-président de la Ligue de football d’Amérique du Nord (NASL) et ex-président de la compagnie de marketing sportif Traffic Sports, impliqué dans le vaste scandale de corruption jugé récemment par la justice américaine.
La justice interne de la Fifa a également écarté à vie Costas Takkas, ex-conseiller de Jeffrey Weeb, ancien président de la Concacaf (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes), lui-même suspendu à vie pour les mêmes faits de corruption.
Troisième homme suspendu à vie de toute activité liée au football, le Colombien Miguel Trujillo, ancien agent Fifa et propriétaire de sociétés de consulting.
Chacun des trois hommes devra également régler une amende d’un million de francs suisses (884.000 euros).
Six semaines d’audience fin 2017 dans un tribunal de Brooklyn (Etats-Unis) avaient exposé les millions de dollars de pots-de-vin versés par des sociétés de marketing sportif aux responsables du football d’Amérique latine, en échange des droits de retransmission télé et de promotion de tournois du continent, dont la Copa America et la Copa Libertadores.
Parmi les 42 personnes inculpées par la justice américaine dans l’affaire de corruption à la Fifa figuraient surtout des Sud-Américains, mais aussi quelques Américains comme Chuck Blazer, témoin-clé du FBI décédé en juillet 2017.
Beaucoup ont plaidé coupable. D’autres ont réussi à éviter leur extradition aux Etats-Unis, comme le Trinidadien Jack Warner, ancien vice-président de la Fifa, ou Marco Polo del Nero, toujours en liberté au Brésil, même s’il a été exclu à vie de toute activité dans le football.
Fin août, le Paraguayen Juan Angel Napout, ex-président de la confédération de football d’Amérique du Sud, la Conmebol, a écopé d’une peine de neuf ans de prison.
Peu avant, l’ex-patron de la Confédération brésilienne José Maria Marin avait lui été condamné en août à quatre ans de prison.

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Les biens mal acquis. C’est sans doute ce qui symbolisait le plus la fin de règne des Ben Ali/Trabelsi et le sujet qui cristallisait le plus les passions. On a beaucoup fantasmé sur ces sommes que certains disaient astronomiques et qui pouvaient régler une partie des problèmes post-révolutionnaires. Les illusions ont vécu, et on a maintenant une idée plus nette sur les avoirs planqués ici ou là. Certes ils sont importants mais on est loin des montants imaginaires capables de changer le destin de la Tunisie en un clin d’oeil. Il s’agit maintenant de les récupérer, jusqu’au dernier dinar, dollar ou euro, car le moindre sou vaut son pesant d’or pour un pays qui collectionne les déficits et dont la survie dépend beaucoup, beaucoup trop, du coup de main de l’étranger. “Le problème de recouvrement des avoirs tunisiens mal acquis et des fonds tunisiens gelés à l’étranger n’est aucunement d’ordre juridique“, a estimé lundi 17 septembre 2018 le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chaouki Tabib. “La Tunisie et les autorités tunisiennes sont responsables du non-recouvrement de cet argent“, a-t-il asséné à l’ouverture du 22e atelier de travail du programme global sur l’anti-corruption, les crimes financiers et le recouvrement organisés par l’INTERPOL en collaboration avec l’INLUCC et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

La Tunisie n’a pas pris au sérieux le dossier du recouvrement des avoirs mal acquis“, a affirmé Tabib, faisant état, à ce propos, du manque de coordination avec les pays en question pour récupérer cet argent.

Bien qu’il y ait des pays qui ont fait part de leur volonté d’aider la Tunisie à ce sujet, en l’occurrence la Suisse qui avait gelé volontairement les avoirs mal acquis sous l’ancien régime, la Tunisie a commis des erreurs procédurales et juridiques pour restituer cet argent, en raison de l’absence totale de coordination, a-t-il souligné.

Selon lui, “une grande partie de cet argent s’est évaporée, alors qu’une autre a été recouvrée par les corrompus“.
“Nous devons nous rattraper pour recouvrer ce qui reste de cet argent“, a-t-il lancé.

Par ailleurs, Chaouki Tabib a mis l’accent sur l’importance de cette manifestation qui, a-t-il dit, se tient pour la première fois en Tunisie et dans la région de l’Afrique du nord, faisant remarquer que cette nouvelle session se veut une tribune pour développer les compétences tunisiennes en matière d’investigation dans les crimes financiers et de recouvrement des avoirs tunisiens mal acquis.
Nous sommes heureux que ce soit l’INLUCC qui abrite cet atelier et que des investigateurs tunisiens y participent en présence de juges, de représentants des différents bureaux de l’INTERPOL, de la douane tunisienne et de la police judiciaire“, a indiqué Tabib.

Selon lui, cette session intervient en concomitance avec l’entrée en vigueur de la loi sur la déclaration de patrimoine et le conflit d’intérêt.

Ainsi, “’INLUCC devrait conduire des investigations sur plus 250 mille dossiers de déclaration de patrimoine” a-t-il ajouté, faisant état à ce propos du manque de moyens pour mener à bien le processus d’investigation.

Pour lui, la Tunisie a besoin de nouveaux moyens d’investigation comme ceux dont dispose l’INTERPOL pour traiter correctement tous les dossiers.

L’atelier se déroulera du 17 au 21 septembre à Tunis en présence d’investigateurs de Tunisie et des représentants de l’INTERPOL en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en Libye, en Jordanie et en Egypte.

TAP

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La démocratie en Tunisie est menacée et le retour à la case départ est très possible“, a lancé vendredi le président de l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib. Selon lui, les lobbys de corruption en Tunisie sont très forts en termes d’argent, ce qui leur permet de menacer le système démocratique.

Tabib s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Démocratie (JID) en Tunisie organisée par la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES).
Tabib a estimé que les lobbys de corruption ont tiré profit de la faiblesse de l’Etat dans certains secteurs notamment sécuritaire et judiciaire. “Cette faiblesse leur a également permis d’investir certains établissements de l’Etat, voire acheter ou se cacher derrière certains médias et partis politiques“, a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : “les lobbys de corruption sont conscients que la corruption ne peut pas exister dans un environnement démocratique, des médias et une magistrature libres et transparents“. Selon lui, le système de corruption a favorisé, en outre, l’existence de députés, de magistrats et de responsables au sein des institutions de l’Etat corrompus et bénéficiant de promotions.

Pour le président de la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle, Nouri Lajmi, le paysage médiatique tunisien souffre de plusieurs lacunes qui freinent la mise en place d’un système démocratique dont notamment l’absence de l’autorégulation et de l’autocritique.
Lajmi a, par ailleurs, appelé les journalistes et les propriétaires des médias à fournir plus d’efforts. “Ils doivent être conscients de leur responsabilité vis-à-vis de la société tunisienne surtout en cette période de mise en place du système démocratique“, a-t-il martelé.

Malgré les acquis de la Révolution tunisienne, le processus démocratique a encore besoin d’être consolidé pour éviter le retour à la dictature dont notamment la mise en place de la Cour constitutionnelle, le développement économique, la stabilité sociale et la lutte contre la corruption, a souligné, pour sa part, le ministre des Affaires locales et de l’environnement Riadh Mouakher.
Nous avons besoin de mesures préventives et de réformes structurelles pour empêcher la propagation de la corruption“, a-t-il ajouté, relevant que la Tunisie a franchi un grand pas dans ce sens à travers l’adoption des lois nécessaires dont notamment la loi de l’accès à l’information, la loi sur la protection des lanceurs d’alerte ainsi que le développement des systèmes informatiques pour les procédures administratives.

Le citoyen a fait preuve de sa détermination à construire une démocratie en Tunisie et ceci s’est traduit par l’adoption de la Constitution de la deuxième République qui comporte tous les principes relatifs à la démocratie et qui stipule, outre le principe de la décentralisation, la création des instances indépendantes et constitutionnelles pour renforcer la démocratie dont notamment l’Instance électorale (ISIE), la Haute Instance Indépendante de la Communication Audiovisuelles (HAICA)“.

Le programme de la célébration se déroulera sur 4 jours où des séances thématiques de débats, des dialogues et des réflexions auront lieu en collaboration avec des associations nationales partenaires sur des sujets qui concernent les fondements démocratiques, a indiqué Ahmed Boulaares, chargé des médias à la Fondation internationale pour les systèmes électoraux. Selon lui, plus de trente manifestations auront lieu dans 16 gouvernorats en Tunisie durant les deux prochaines semaines.
Ont assisté à la séance inaugurale, le ministre des Affaires locales et de l’environnement, Riadh Mouakher, les présidents de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Election (ISIE), Tlili Mansri, de la HAICA, Nouri Lajmi et de l’INLUCC, Chawki Tabib, en plus des représentants de la société civile, de la sphère médiatique et des institutions nationales.

TAP

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé lundi les Etats à faire davantage pour lutter contre la corruption dans le cadre des efforts pour maintenir la paix et la sécurité internationale, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à cette question.

« Nous devons tous faire davantage pour lutter contre la corruption, renforcer la gouvernance et mettre en place des institutions fiables qui garantissent la probité et le progrès pour tous », a déclaré M. Guterres devant les membres du Conseil.

Il a rappelé que, selon des chiffres du Forum économique mondial, le coût de la corruption est d’au moins 2.600 milliards de dollars, soit 5% du produit intérieur brut mondial. Et selon la Banque mondiale, les entreprises et les particuliers paient plus de mille milliards de dollars en pots de vin chaque année.

« La corruption est liée à de nombreuses formes d’instabilité et de violence, telles que le trafic illicite d’armes, de drogues et de personnes. Les liens entre corruption, terrorisme et extrémisme violent ont été maintes fois reconnus par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale », a noté M. Guterres.

Des enquêtes menées par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont révélé que la corruption de fonctionnaires était particulièrement forte dans les zones touchées par les conflits.

Le Secrétaire général a appelé les Etats membres à être aux avant-postes de la lutte contre la corruption. « Il est particulièrement important de renforcer les capacités des commissions nationales de lutte contre la corruption et les efforts en matière de poursuites judiciaires. Les gouvernements peuvent également renforcer les efforts de lutte contre la corruption en veillant à l’indépendance du système judiciaire, à une société civile dynamique, à la liberté des médias et à une protection efficace des lanceurs d’alerte », a-t-il souligné.

Selon lui, la communauté internationale peut compléter ces efforts « en luttant plus efficacement contre le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale et les flux financiers illicites ».

Le chef de l’ONU a rappelé qu’il avait appelé à des efforts accrus en matière de prévention des conflits. « Dans cet esprit, la lutte contre la corruption et la résolution des problèmes de gouvernance, qui sont à la base de nombreux conflits, doivent faire partie des approches préventives. C’est l’occasion de créer une base solide de confiance et de responsabilité et d’accroître la résilience de la société face aux crises », a-t-il dit. « Dans les opérations de paix, notre engagement devrait être conçu et mis en œuvre avec une perspective anti-corruption plus claire afin de renforcer une culture de responsabilité et de respect de l’Etat de droit ».

S’agissant de la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui compte désormais 186 Etats parties après quinze ans d’existence, le Secrétaire général a encouragé tous les États membres à afficher « une plus grande détermination pour assurer sa mise en œuvre ».

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La dernière fois qu’on a entendu le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui, évoquer les grands chantiers sur les rails, c’était pour tenter de couper court à des bruits sur l’assèchement de ses finances. C’était en juin 2018. Le ministre jurait presque qu’il avait ce qu’il faut pour aller au bout de ses projets. Un mois avant, en mai 2018, on a vu vent de gros problèmes pour faire avancer le Réseau Ferroviaire Rapide (RFR), dont les habitants d’une capitale engorgée attendent beaucoup, dont l’économie du pays attend beaucoup. On a appris qu’il manquait 3 milliards de dinars pour boucler le financement du projet, ce qui n’est pas peu. Avant cela, en novembre 2017, il y a eu le passage mouvementé du ministre à l’ARP, pour s’expliquer sur des affaires de corruption, entre autres ratés, face à des députés féroces et survoltés. Mémorable aussi le coup de sang du ministre, en août 2017, ulcéré par l’insouciance, ou plutôt le “Jem’enfoutisme” des ouvriers du chantier de l’autoroute Gabes-Sfax alors qu’ils étaient en retard sur les délais. Etc. Bref, presque à chaque fois que Arfaoui monte au front, c’est pour s’exprimer sur des problèmes, des choses qui ne tournent pas rond dans son département et qui forcément suscitent l’intérêt de l’opinion publique, car les projets du ministre (routes, ponts, échangeurs…) tout le monde les attend, l’économie du pays les attend. Là il nous dit, pour une fois, que tout baigne, ou presque, que l’état d’avancement de la majorité des méga projets d’infrastructure en Tunisie est dans les délais et sera accéléré afin d’assurer leur entrée en exploitation vers la fin de 2018 ou début 2019. Faut-il le croire ?

Petit exercice de vérité

Actuellement, 5000 chantiers d’infrastructure, répartis sur tout le territoire, sont en cours de réalisation, avec un coût d’investissement de l’ordre de 8 Milliards de Dinars, a confié Arfaoui à la TAP. Il a rappelé, par ailleurs, que parmi ces méga projets figurent l’autoroute Gafsa-Jelma et Gafsa-Sidi Bouzid- Kasserine, dans une seconde étape, puis le projet de la sortie de la ville de Tunis et le pont de Bizerte…
Mais il y aussi les trains qui ne sont pas arrivés à l’heure : le ministre a reconnu qu’il n’a pas à ce jour les financements pour monter certains projets dont les routes transversales reliant les régions de l’ouest aux ports. Seule éclaircie dans ce sombre tableau : le pactole pour financer la route faisant la jonction entre Kasserine et Sfax est acquis. Voilà, les mêmes travers qu’avec le RFR : ça cloche au niveau du nerf de la guerre, l’argent. La Tunisie aurait-elle les yeux plus gros que le ventre, en lançant des projets de cette dimension sans avoir au préalable bétonné leur financement ? Les bailleurs auraient-ils fait faux bond après s’être engagés à décaisser ? Est-ce la faute aux sempiternelles lourdeurs administratives, qui font que même investir, aider sont la croix et la bannière ? Mystère. Ce qui est sûr c’est qu’il y a un gros problème sous le ciel tunisien, avec tous ces projets annoncés en grande pompe dont le pays attend beaucoup mais qui restent pour le moment dans les cartons, ou au mieux sont stoppés en plein élan…

Ce que le ministre ne dit pas

Ce que Arfaoui se garde de dire, ou qu’il évoque très peu, ce sont ces lenteurs dans l’exécution des chantiers qui pourrissent la vie des automobilistes, sans parler des points de croissance cramés, car, rappelons-le, les infrastructures sont la condition sine qua non de tout développement. Ceux qui ont fait un tour du côté des échangeurs de Séjoumi (à l’ouest de la capitale). ou qui ont le malheur d’habiter dans les parages en savent un rayon sur l’art de plomber l’avancement des chantiers. Difficile de garder son self-control devant ces ouvriers indolents, qui bougent à la vitesse de l’escargot, s’ils ne sont pas complètement à l’arrêt, pour cause de pause-café ou simplement pour papoter en petits comités, alors que des pans entiers du chantier sont complètement désertés. Et cela fait des mois que cela dure ! Une éternité. Quand est-ce ce cirque va finir ? Nul ne le sait. Le ministre se garde bien de donner des indications sur le sujet. Comme il se garde d’émettre la moindre critique en direction des entreprises en charge de la réalisation de ces projets-fleuve. Il est vrai que les syndicats ont la grève facile, et cherchent le moindre prétexte pour débrayer et en profiter pour poser sur la table des revendications matérielles. Alors Arfaoui ne moufte pas, il ne bouge pas une oreille, mais il n’est pas le seul, tout le gouvernement se couche sur ces affaires. Son patron, Youssef Chahed, procède bien à quelques remontées de bretelles, à l’occasion, surtout pour donner du grain à moudre aux médias, mais ça dure le temps d’une visite. Dès son départ tout retombe comme un soufflet…

Tout le monde se rappelle de la séquence calamiteuse de cet accident provoqué par les ouvriers de chantier à Mellassine, un quartier populaire de Tunis niché près de la banlieue nord-ouest. Manifestement faute d’avoir les plans de la Sonede ou simplement par négligence – on attend toujours les conclusions définitives de l’enquête -, une pelleteuse avait perforé une conduite principale d’eau, provoquant le désarroi des populations dans plusieurs quartiers de la capitale. On retiendra la sortie d’anthologie du ministre, qui craignant sans doute le retour de flammes des syndicats, s’était borné à dire que ce genre d’incident pouvait arriver. Nous n’avions pas fait de commentaire à l’époque face à cette réplique stupéfiante. Et nous n’allons pas en faire non plus présentement, les faits parlant d’eux-mêmes. Mais puisque Arfaoui est étiqueté indépendant, puisqu’il ne fait pas partie des ministres de Nidaa Tounes qui guettent les coups de fil de Hafedh Caïd Essebsi pour savoir quand le chef – Youssef Chahed – va tomber et quel maroquin ils vont avoir dans le prochain gouvernement, on peut espérer que son travail ne sera pas pollué par le débat politique nauséabond du moment et qu’il continuera à faire tout ce qu’il peut dans son département, jusqu’au bout, pour l’intérêt de la nation.

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 Le Secrétaire général du Courant démocrate, Ghazi Chaouachi, a estimé que Youssef Chahed “manque de maturité politique” et que “la supposée guerre qu’il mène contre la corruption est factice”.
“C’est une guerre entre des corrompus menée à des fins électorales et politiciennes et qui n’a aucun rapport avec l’intérêt du peuple”, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse, mercredi, aux locaux du parti à Tunis.

La guerre contre la corruption pourtant considérée comme une des priorités de l’actuel gouvernement, a-t-il relevé, “a été déviée de ses objectifs par Youssef Chahed qui s’en sert, désormais, comme moyen de règlement de comptes, pour polir son image et cacher les réelles difficultés sociales, économiques et politiques du pays”.

Pour lui, la lutte contre la corruption requiert une réelle volonté politique, l’élaboration d’une stratégie nationale, la mise en place d’une justice indépendante et d’instances publiques de contrôle outre un dispositif juridique en harmonie avec la Constitution et les conventions internationales en vigueur.
Il est impossible de sortir des crises socioéconomique et politique actuelles, de réaliser le développement et de faire réussir l’expérience démocratique sans une lutte contre la corruption, sans la réforme de l’administration et sans l’instauration d’une gouvernance dans tous les domaines, a-t-il dit.

D’après Ghazi Chaouachi, le limogeage du ministre de l’Energie, du secrétaire d’Etat des Mines et de plusieurs responsables et la fusion du ministère de l’Energie et de l’Industrie sont des “décisions hâtives”. Le chef du gouvernement a voulu “marquer des points contre ses adversaires dans sa guerre sélective contre la corruption”.

Il a, par ailleurs, passé en revue ce qu’il a qualifié de soupçons de corruption contre le secrétaire d’Etat des Mines depuis qu’il a occupé la fonction de délégué de Tinja (gouvernorat de Bizerte) sous le gouvernement de Mehdi Jemaa et jusqu’à sa nomination à la tête du gouvernorat de Kebili.
Il est poursuivi, a-t-il ajouté, dans une affaire de corruption intentée devant le Tribunal de première instance de Kebili pour son implication dans des affaires liées au transport du phosphate à Redayef.
Il a aussi parlé de soupçons de corruption contre le ministre de l’Energie, Khaled Gaddour, limogé, depuis qu’il occupait le poste de Directeur général au sein de ce ministère du fait de son implication dans une affaire en rapport avec la vente d’actions confisqués à Slim Chiboub, gendre de l’ancien président Ben Ali.

Selon Chaouachi, ces actions ont été transférées au profit de la compagnie étrangère “Anadarko” représentée en Tunisie par Slaheddine Caïd Essebsi, frère du président de la République. L’opération de transfert a été effectuée après accord de Khaled Gaddour alors directeur général des Mines et l’approbation de Béji Caïd Essebsi alors chef du gouvernement en 2011.

Ghazi Chaouachi estime que lors de cette transaction les règles garantissant une concurrence loyale n’ont pas été respectées et aucun appel d’offre n’a été lancé.
Selon lui, Chahed était au courant de ce dossier, ce qui, à son avis, met en doute la crédibilité des révocations au nom de la guerre contre la corruption.

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C’est un secret de polichinelle de dire que le courant ne passait pas entre Youssef Chahed et Khaled Kaddour. Leur pomme de discorde serait notamment les projets ou certains projets en énergies nouvelles. Des publications étrangères, comme Africa intelligence, en ont plus d’une fois fait état. Kaddour est pourtant membre d’un gouvernement choisi par Youssef Chahed lui-même.

L’affaire semble être compliquée, avec surtout un volet juridique qui prêterait à plus d’une interprétation, un volet politique inattendu et un volet financier qui ne semble pas avoir été pris en compte. En effet, en renvoyant Khaled Kaddour et en fusionnant son ministère avec celui de Slim Fériani, Youssef Chahed semble avoir confondu rapidité, en matière de lutte contre la corruption, si tel est le seul objectif de l’opération, et précipitation

  • Mettre le feu dans un baril presque vide

Une remarque à faire au début de cette tentative de décryptage des effets de cette affaire et de mise en lumière de ce qui pourrait être appelé le «Dark-Side» de la même affaire. Il s’agit de la taille même du gisement (8,1 millions de barils), qui ne représenterait même pas 90 jours de la consommation tunisienne, cette dernière étant de 90.000, soit deux fois et demi la production nationale qui est de 40.000 barils/jour. Est-ce qu’un tel gisement nécessiterait obligatoirement une prise de participation de l’Etap et le déclenchement d’une tel emballement ? Au plus haut du cours actuel du brut, toute l’affaire ne rapporterait pas plus de 67,6 MDT, si le gisement livrait toutes ses promesses. De quoi juste couvrir les crédits, et il en a encore besoin, et dégager un petit bénéfice. Fethi Nouri, économiste connu et observateur attentif de la scène pétrolière, proposait d’ailleurs que les journalistes titrent leurs papiers «Incendie dans un baril vide» !

Interrogé sous le sceau de l’anonymat, un banquier offshore nous a indiqué avoir étudié le dossier avec le département des investissements pétroliers de la banque et y avoir immédiatement renoncé, «à cause de la petite taille du projet». C’est certainement cette petite taille qui explique sa vente par la française Elf-Aquitaine à l’autrichienne OMV

  • Mettre en danger financier les actifs de 7 banques

Il est ensuite manifeste à nos simples yeux d’observateur du peu de vraies informations dites sur cette affaire et des flots d’inexactitudes et même d’intox que le gouvernement et son porte-parole étaient allés trop vite dans la dénonciation de ce qui pourrait être, ou non, une affaire de corruption. Il nous semble en effet qu’ils n’ont pas tenu compte des éléments suivants :

  • La SFI (Société Financière Internationale), organisme international de financement de projets, filiale de la Banque Mondiale, n’est pas seulement financier, il est même dans le capital de Topic des Toumi. On imagine mal que la SFI ait mis de l’argent sans le nécessaire Due-diligence qui lui aurait donné accès à tous les documents et qu’elle n’en ait pas fait tous les contrôles.
  • Un Pool de pas moins de sept banques, dont deux publiques et pas des moindres que sont la BH Bank et la STB, ainsi que la QNB Tunis et la Baraka Bank, la Biat et l’ATB ont participé au financement du projet.

Plus de 200 MDT y ont été injectés par ces banques. Et on imagine encore une fois très mal que ces sept banques aient accepté d’y placer leur argent et celui du public si toutes les autorisations ne figuraient pas dans le dossier et que ces autorisations aient été dûment vérifiées par leurs avocats.

Qui plus est, le même projet de Halk El Menzel, avait été présenté aux investisseurs étrangers lors du Forum des investisseurs 2020. Le ponter ainsi du doigt comme étant un projet bâti sur des documents non mis à jours ou même périmés, donnerait une très mauvaise image de l’administration tunisienne aux investisseurs qui pourraient être intéressés par des projets que présentera le gouvernement.

Toutes ces institutions financières attendaient le «First Oil», ou l’entrée en exploitation pour commencer à être remboursées. Dès 2014, la STB par exemple avait déclassé les 25,572 MDT d’engagement qu’elle avait avec Topic et les a transformés en actifs et espérait devenir la 1ère banque du pays à posséder une partie d’un gisement pétrolier. Avec les déclarations du porte-parole du gouvernement sur la non-régularité du permis d’exploitation, l’affaire des Toumi est désormais compromise, tout comme tous les crédits fournis par les banques tunisiennes de la place. Youssef Chahed a-t-il été bien conseillé dans cette affaire du renvoi de Kaddour et de tout son ministère ? Qui va donc payer les pots cassés des banquiers ? Ceux qui ont investi dans cette entreprise, désormais déclarée disposant d’un gisement aux papiers périmés, seront-ils aussi inquiétés ?

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 La ministre des affaires de la jeunesse et du sport, Majdouline Cherni a souligné mercredi le souci de son département de traiter avec sérieux et fermeté le dossier de la corruption qui, estime-t-elle, figure parmi les priorités nationales urgentes, et ce, en activant les mécanismes de contrôle et de sanction.
Selon la ministre, les services chargés de l’inspection relevant du ministère ont réalisé 24 missions d’inspection et déféré 14 cas du suspicion de corruption devant la justice.

Cherni intervenait à la clôture des travaux d’une journée d’étude sur “la gouvernance dans le domaine du sport”, organisée par l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) en partenariat avec l’Académie tunisienne de droit du sport (ATDS).

Un accord de partenariat a été signé, en marge de la journée, entre le ministère des affaires de la jeunesse et du sport et l’INLUCC.

A cette occasion, la ministre qui a donné un exposé exhaustif sur la stratégie du ministère en matière de lutte contre la corruption, a mis l’accent sur la nécessité de réviser les textes réglementaires, législatifs et juridiques ayant trait à la question ainsi que les mécanismes de leur mise en œuvre de manière à les adapter aux standards internationaux.

Cherni a souligné à cet égard l’importance d’activer les instruments de contrôle financier au sein des associations sportives tout en déterminant les responsabilités au niveau des structures sportives et en invitant les responsables à déclarer leurs biens ainsi que tout financement étranger.
Ont pris part à cette journée d’étude, le secrétaire d’Etat au sport, Imed Jabri, le président de l’INLUCC, Chawki Tbib, et le président de l’ATDS, Moati Dakhli, outre une pléiade de chercheurs et d’académiciens.

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