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Le chef du gouvernement tunisien est certainement l’homme politique le plus aimé par le peuple des déçus de la révolution. Et ils ne sont pas peu. En un peu plus d’une année à La Kasbah, le jeune homme, fraichement embarqué dans la politique, aura finalement su trouver «le point G» d’une population qui voyait naître une nouvelle classe de privilégiés et d’intouchables, après avoir vu mettre en prison la famille qui cristallisait toute la corruption, dans presque tous les domaines et jusqu’à la toucher dans le panier de la ménagère malgré les hausses successives des salaires.

L’idée de Chahed et de ses Conseillers était donc de s’attaquer à ceux-là et de le faire savoir par l’image, en se cachant derrière le secret de l’investigation, pour ne rien laisser voir des détails. Parfois pourtant, «le diable est dans les détails». Le poids des mots et le choc des images l’emporteront.

Cela est surtout valable pour la campagne contre la corruption que le chef du gouvernement mène depuis quelques mois et qui l’a habillé de la cape de «Superman» et lui a confectionné l’image du populairement indétrônable. Une campagne qui ne manque pourtant pas de points faibles.

Le premier est certainement le manque de transparence, préférant envelopper certaines affaires du sceau du complot contre l’Etat, alors que les affaires de corruption, de malversation, de prévarication, de falsification de certains de ces «hommes d’affaires» et «hommes à affaires» ou «رجال االعمايل», comme les appelait Hammadi Jbali, auraient certainement donné plus d’éclat à sa cape de Superman.

Le second point faible est que cette campagne souffre encore de sélectivité. Beaucoup de ses contradicteurs, dont des personnes haut placées, lui reprochent toujours de ne pas encore balayer devant sa porte. Les mêmes lui reprochent aussi le fait que sa campagne reste encore limitée dans l’espace-temps. Certains se rappellent toujours de la liste du fameux rapport de Feu Abdelfattah Amor, même s’il y a «à boire et à manger» dans ce rapport et dans cette liste. Beaucoup de ceux qui étaient en lien avec des personnes, depuis 2011 en prison, restent toujours des intouchables. Certains ont repris leurs petites affaires et d’autres touchent toujours les dividendes de leurs anciennes affaires. D’autres encore évoquent la question de l’évasion fiscale et affirment que beaucoup de «gros dossiers» dorment toujours dans les tiroirs, comme autant de «cadavres dans le placard» dans les états de faits du chef du gouvernement. Des faiblesses et des reproches qui Chahed ferait bien de prendre en compte…

La technique du «poids des mots et le choc des images» est aussi valable pour les visites, inopinées et médiatiquement orchestrées. On s’arrêtera sur la dernière qui a rebondi sur l’actualité de la hausse des prix. Les images qui en ont été données en pâture au large public d’une population qui voyait son pouvoir d’achat fondre devant la voracité des intermédiaires du marché de gros, des propriétaires de chambres frigorifiques et celle aussi des petits commerce. Des images choisies d’un chef de gouvernement qui se fâche, qui sermonne et qui prend aux riches pour redistribuer aux pauvres. Mais des images aussi d’un chef de gouvernement qui fait le travail des équipes de contrôle et qui ne pratique pas la politique du «Name and Shame».

Des images enfin, qui renforcent les craintes de ceux qui commencent à croire qu’il prépare la succession aux prochaines présidentielles, alors qu’il avait été désigné, par les accords de Carthage, en tant que «chargé de mission» qui se devait de se consacrer plus à l’action qu’au «mondovision». On ne parlera pas de ses visites inopinées dans certaines régions, qui s’étaient transformées en distributions de terrains et de logements. Non pas que les populations de ces régions ne le méritaient pas, mais dans le show fait de ces visites et les images triées sur le volet qui en ont été diffusées et qui confirmaient les craintes de ceux qui pensent que la mission du chargé de mission se transforme en préparatifs pour la succession.

Entretemps beaucoup des décisions qui devaient être prises prennent du temps malgré l’urgence de la crise. On pourrait à ce sujet citer la «loi d’urgence économique», la restauration de l’autorité de l’Etat, le retour au travail pour accélérer la croissance, l’arrêt de toute perturbation de l’activité économique, des entreprises et des projets qui peuvent apporter le développement revendiqué par plusieurs régions, l’amélioration du financement de l’économie, le renforcement des équilibres budgétaires et le développement des ressources humaines.

Cela suppose un recadrage des forces, économiques et sociales, en place. Cela suppose aussi une meilleure gestion du rôle de ces forces, de leurs demandes et de leurs revendications par rapport à l’intérêt supérieur de la Nation, de ses capacités et des obligations. Et tout cela n’a pas encore été fait.

C’est tout cela qui finit par déformer l’image que ses conseillers lui confectionnent et lui font miroiter, comme dans le miroir de la sorcière dans «Blanche neige et les sept nains». Au rôle de réformateur, Youssef Chahed semble préférer celui de sapeur-pompier, mais se trompe manifestement sur le foyer de feu à éteindre

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Le rapport 2016 de l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC) dévoilé hier à Tunis et les déclarations de son président, Chawki Tabib, surtout en ce qui concerne la réticence d’un bon nombre de ministères à dénoncer les cas de corruption, continuent de soulever un tollé. Le président de la commission des finances à l’ARP, Mongi Rahoui, n’a pas hésité, à l’instar de Tabib, à exprimer son étonnement face à un tel comportement de la part de ministères, surtout de souveraineté, comme c’est le cas pour le ministère des Affaires étrangères ou encore de l’Intérieur. Dans une interview accordée ce vendredi 24 novembre 2017 à Africanmanager, il a dit qu’il comprend bien la stupéfaction du président de ladite instance. “Il est vraiment étonnant qu’un grand ministère comme celui des Affaires étrangères ou encore de l’Intérieur ne déposent aucun dossier de corruption auprès de l’instance tout au long de l’année, surtout qu’il s’agit de ministères de souveraineté“, s’est interrogé Rahoui.

Il a par ailleurs tenu à préciser qu’il ne comprend pas la réaction de ces ministères, surtout qu’on bon paquet avait déjà conclu des accords avec cette instance et s’est engagé, en vertu de ces conventions, à multiplier les efforts de lutte contre la corruption, quels que soient les coupables au sein des ministères, ou en aidant cette instance ou celles relevant des autres ministères à dénoncer la corruption.

En vertu de ces accords, les ministères s’engagent aussi, selon ses dires, à garantir plus de transparence et à appuyer la lutte contre la corruption au sein des administrations tunisiennes. “Aucune administration n’échappe à la corruption“, a affirmé le président de la commission des Finances.

Comment des ministères de souveraineté comme celui de l’Intérieur ou encore des Affaires étrangères ne soumettent aucun dossier de corruption à l’instance alors qu’ils se sont engagés à garantir la transparence, que ce soit dans les tâches quotdidiennes ou lors de la conclusion d’un marché public”, a ajouté le député de l’ARP, appelant le gouvernement à mettre en place tout un processus, voire une politique qui engage toutes les parties – ministères, entreprises publiques et administrations – en matière de lutte contre la corruption.

Il est à noter à ce propos que le député Ghazi Chaouachi a posé la question, aujourd’hui, au ministre des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, sur l’absence de son ministère de la liste de ceux qui ont déposé des dossiers de corruption auprès de l’instance de Chawki Tabib, mais ce dernier ne lui a pas répondu.

Le président de l’Instance de lutte contre la corruption a exprimé son étonnement devant le nombre important de ministères qui n’ont déposé aucun dossier de corruption, auprès de l’instance, tout au long de l’année 2016.

Lors d’une rencontre qui a eu lieu hier à Tunis sur le rapport 2016 de l’INLUCC, Chawki Tabib a dressé une liste des ministères qui n’ont déposé aucun dossier de corruption. Il s’agit des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur, du Transport, des Domaines de l’État et des Affaires foncières et de l’Industrie. “Ce n’est pas normal qu’un ministère ne dépose aucun dossier de corruption durant toute une année“, a indiqué Tabib, qualifiant les efforts de certains ministères en la matière de très minimes et en deçà des attentes.

Le président de l’instance de lutte contre la corruption a tenu par ailleurs à remercier les ministères qui ont déposé des dossiers de corruption, citant les ministères des Affaires sociales (21 dossiers de corruption), de l’Agriculture (13), de la Santé (3), des Finances (8), de l’Éducation (8), de l’Emploi (5).

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Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a été entendu, jeudi 23 novembre 2017, par un juge d’instruction auprès du tribunal de Tunis, Selon Shems fm.

Kaddour s’est expliqué dans une affaire de corruption financière et administrative relative au secteur de l’énergie.

L’avocat de Kaddour a demandé le report de l’affaire eu égard aux responsabilités ministérielles de ce dernier, a ajouté la même source.

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Le président de l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a déclaré lors d’un point de presse tenu ce jeudi 23 novembre 2017 à Tunis que la corruption n’a cessé de prospérer en Tunisie. Selon ses déclarations, le fléau a touché en grande partie les entreprises et les établissements publics et n’a épargné presque aucune société ou administration publique, citant les cas de la STEG, la Sonede, la CNSS, la Télévision et la Radio nationales, Bourguiba School, Tunisair ainsi que des fonds et des facultés.

Des dossiers relatifs aux recrutements et aux marchés publics dans plusieurs administrations et structures publiques ont été également évoqués, tels que ceux de la Compagnie Tunisienne de Forage, la Société nationale de cellulose et de papier et la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales relevant du ministère de l’Intérieur.

Selon le rapport de 2016, l’instance a reçu, en 2016, près de 3433 dossiers de corruption contre 1500 dossiers en 2011. 1671 dossiers (48,7%) sont en cours d’examen, 1048 (30,5%) en phase de suivi, 94 autres ont été transmis à la justice, 108 autres dossiers ont été transmis à des structures administratives spécialisées et 47 à l’Instance Vérité et Dignité. Ajoutons à cela les 5308 dossiers hérités de la Commission nationale d’enquête sur les affaires de corruption.

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Le président de l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a fait savoir lors d’un point de presse tenu ce jeudi 23 novembre 2017 à Tunis que la corruption persiste en Tunisie avec les mêmes stratégies, les mêmes tactiques et les mêmes méthodes que celles pratiquées sous le régime de Ben Ali. Pire, les mêmes personnes impliquées sous l’ère Ben Ali sont à la manoeuvre actuellement. “Ce sont les mêmes pratiques qui se répètent et avec les mêmes personnes comme si rien n’avait changé depuis la Révolution“, a asséné Tabib.

En effet, selon ses déclarations, la corruption a touché en grande partie les entreprises et les établissements publics et n’a épargné presque aucune société, citant les cas de la STEG, la SONEDE, la CNSS, la télévision, la radio, Bourguiba School, Tunisair ainsi que des fonds et des facultés. Des dossiers de soupçons relatifs aux recrutements et aux marchés publics dans plusieurs administrations et structures publiques ont été également évoqués, telles que la Compagnie Tunisienne de Forage, la Société nationale de cellulose et de papier et la caisse des prêts et de soutien des collectivités locales relevant du ministère de l’Intérieur.

Toujours, selon le rapport de l’instance, elle a reçu, en 2016, près de 3433 dossiers de corruption contre 1500 en 2011. 1671 dossiers (48,7%) sont en cours d’examen, 1048 (30,5%) en phase de suivi, 94 autres ont été transmis à la justice, 108 autres dossiers ont été acheminés vers des structures administratives spécialisées et 47 vers l’Instance Vérité et Dignité. Ajoutons à cela les 5308 dossiers hérités de la Commission nationale d’enquête sur les affaires de corruption.

Les plaintes déposées auprès de l’Instance ont été faites contre des personnes morales (1293 dossiers), suivies des entreprises (21%), les municipalités, les gouvernorats, les délégations et les banques (entre 10 et 11%), les centres de services (Poste, eau, électricité, hôpitaux), les offices et les agences à hauteur de 6%. En revanche, le nombre des plaintes déposées contre Ben Ali et sa famille représentent 0,5% du total des dossiers parvenus à l’Instance, soit 17.

La corruption a en effet touché les domaines financier, économique et administratif. Le fléau dans les entreprises pèse 45% dans le total des dossiers alors que ceux en rapport avec des personnes ont été estimés à 37,7%. Les plaintes anonymes déposées, en 2016, auprès de l’instance représentent 22% du nombre global des plaintes.

La corruption financière et les crimes économiques se taillent la part du lion dans le volume total des dossiers reçus par l’instance. Les entreprises gouvernementales et semi-gouvernementales occupent la première place avec 805 dossiers de corruption, soit 45% du total réceptionné.
Toujours selon le rapport de l’INLUCC, plus de 1/3 des plaintes viennent de quatre gouvernorats principalement, à savoir Tunis, Nabeul, Sfax et Kasserine alors que le 2/3 des dossiers se répartissent entre le reste des gouvernorats et l’étranger dont la part est très faible avec le signalement de seulement 4 cas de corruption. Les gouvernorats les moins concernés par la dénonciation d’actes de corruption sont, selon le rapport, Tataouine, Tozeur, Kébili et Médenine.

Chawki Tabib a dans un autre contexte reproché à certaines parties de ne pas être suffisamment coopératives en matière de dénonciation de la corruption. Il a dressé une liste de ministères qui n’ont déposé aucun dossier de corruption. Il s’agit des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur, du Transport, des Domaines de l’État et des Affaires foncières et de l’Industrie. “Ce n’est pas normal qu’un ministère ne dépose aucun dossier de corruption durant toute une année“, a indiqué Tabib, qualifiant les efforts de certains ministères en la matière de très minimes et en deçà des attentes.
En effet selon le rapport de l’INLUCC, la contribution des ministères en matière de dénonciation de la corruption a été la plus faible, représentant ainsi 0,3% du total des dossiers alors que les personnes morales représentent 66,2%, les ouvriers 3,4%, les groupes d’habitants 3,2%, les sociétés 2,8%, les sociétés et les syndicats (2%). Quant aux personnes anonymes, elles représentent 22,1% du total.

Le président de l’Instance de lutte contre la corruption a tenu par ailleurs à remercier les ministères qui ont déposé des dossiers de corruption, citant les ministères des Affaires sociales (21 dossiers de corruption), de l’Agriculture (13), de la Santé (3), des Finances (8), de l’Éducation (8), de l’Emploi (5).
Il a à cet effet indiqué que la guerre contre la corruption ne peut réussir qu’avec la collaboration de toutes les parties, notamment le gouvernement, l’Assemblée, les ministères, les associations et la société civile.

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Le président de l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a exprimé son étonnement devant le nombre important de ministères qui n’ont déposé aucun dossier de corruption, auprès de l’instance, tout au long de l’année 2016.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis sur le rapport 2016 de l’INLUCC, Chawki Tabib a dressé une liste des ministères qui n’ont déposé aucun dossier de corruption. Il s’agit des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur, du Transport, des Domaines de l’État et des Affaires foncières et de l’Industrie. “Ce n’est pas normal qu’un ministère ne dépose aucun dossier de corruption durant toute une année“, a indiqué Tabib, qualifiant les efforts de certains ministères en la matière de très minimes et en deçà des attentes.

Le président de l’instance de lutte contre la corruption a tenu par ailleurs à remercier les ministères qui ont déposé des dossiers de corruption, citant les ministères des Affaires sociales (21 dossiers de corruption), de l’Agriculture (13), de la Santé (3), des Finances (8), de l’Éducation (8), de l’Emploi (5).

Il a toutefois indiqué que la guerre contre la corruption ne peut réussir qu’avec la collaboration de toutes les parties, notamment le gouvernement, l’Assemblée, les ministères et la société civile.

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Selon le rapport de l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC), dévoilé ce jeudi 23 novembre 2017 à Tunis, l’instance a reçu, en 2016, près de 3433 dossiers de corruption contre 1500 dossiers en 2011. 1671 dossiers (48,7%) sont en cours d’examen, 1048 (30,5%) en phase de suivi, 94 autres ont été soumis à la justice, 108 autres ont été transférés à des structures administratives spécialisées et 47 à l’Instance Vérité et Dignité.

La corruption a touché différents domaines : financier, économique et administratif. Le fléau dans les entreprises pèse 45% dans le total des dossiers alors que ceux en rapport avec des personnes ont été estimés à 37,7%.

Les plaintes anonymes déposées, en 2016, auprès de l’instance représentent 22% du nombre global des plaintes.

La corruption financière et les crimes économiques se taillent la part du lion dans le volume total des dossiers reçus par l’instance. Les entreprises gouvernementales et semi-gouvernementales occupent la première place avec 805 dossiers de corruption, soit 45% du total réceptionné.

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Nous n’allons pas cesser de frapper, et fort. Hier, on a déclaré la guerre contre les corrompus, aujourd’hui c’est au autour des barons de la contrebande. Nous allons prendre cette question très au sérieux. Nous n’allons pas leur permettre d’abuser du pouvoir d’achat du citoyen. La guerre contre la spéculation et le monopole va encore s’accélérer durant la prochaine période“, a averti le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lors de son intervention, ce mardi 21 novembre 2017, au cours de la plénière qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sur le projet de la loi de finances 2018.

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement va appliquer la loi en toute sérénité et sanctionner sévèrement les corrompus et les barons de la contrebande, faisant savoir à cet effet que le contrôle économique deviendra désormais un travail du quotidien. “Je suis en train de suivre personnellement le dossier, de jour en jour et je suis déterminé à sanctionner sévèrement toute personne voulant faire une fortune au détriment du pouvoir d’achat du Tunisien” a assuré Chahed, avant d’ajouter : “Oui… Nous allons affronter, avec tous les moyens dont nous disposons, toute personne ne respectant pas la loi et légitimant la spéculation et le monopole“, a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a dans le même contexte indiqué que le gouvernement va honorer ses engagements et respecter l’accord de Carthage : “Le gouvernement ne va pas cesser sa guerre contre la contrebande qui devient, aujourd’hui, une politique d’État impliquant tous les ministères et bénéficiant du soutien absolu du président de la République“, selon ses dires.

Il a tenu à préciser que la campagne de lutte contre la corruption menée par le gouvernement depuis plusieurs mois n’est ni conjoncturelle ni sélective ou encore un moyen pour régler des comptes politiques, mais plutôt une guerre à long terme et n’épargnera aucun individu, qui qu’il soit. “Notre guerre contre la corruption n’a jamais été sélective (…). Je voulais assurer que cette campagne menée par le gouvernement contre les corrompus ne cible ni les politiciens ni les hommes d’affaires ou autres, mais plutôt les corrompus et toute personne voulant affaiblir l’État et son peuple“, a expliqué Chahed.

La guerre contre la corruption est désormais une politique d’État pour protéger la démocratie tunisienne de ce fléau qui ne cesse de se propager partout dans le pays et c’est pour cela que nous n’allons pas permettre de l’exploiter dans le contexte politique“, a précisé le chef du gouvernement. “Toutes les arrestations qui ont eu lieu et devraient avoir lieu s’inscrivent dans le cadre de cette démarche“, a-t-il dit.

Youssef Chahed a tenu à remercier les députés de l’ARP pour avoir approuvé, dans un temps très court, un ensemble de projets de loi renforçant les capacités du gouvernement de mener cette campagne anti-corruption, rappelant le projet de loi sur la déclaration du patrimoine et la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, déposé depuis des semaines à l’ARP. “Une fois approuvée, cette loi va nous permettre de poser la question ‘D’où vient votre fortune’ à toute personne usant de son poste pour se constituer un capital illégal au détriment de l’intérêt du Tunisien et de la nation“, a ajouté Chahed.

Nous rappelons à ce propos qu’une campagne de lutte contre la spéculation et le monopole a été entamée depuis quelques jours en Tunisie. Nous rappelons aussi qu’à la faveur d’une visite inopinée effectué le 17 novembre dernier au marché de gros de Bir Kassaa à Tunis, le chef du gouvernement a ordonné l’intensification des contrôles sur les entrepôts afin de casser la spéculation et le monopole. En effet, durant cette seule journée, des centaines de tonnes de pommes de terre stockées illégalement dans le but de manipuler les prix sur le marché ont été saisies.

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Lors de son intervention dans l’émission « Le rendez-vous » diffusée dans la soirée du lundi 20 novembre 2017 sur la chaine Hannibal tv, Imed Ben Halima s’est exprimé sur la corruption qui ronge l’administration douanière.

Ben Halima a affirmé que plusieurs hauts cadres douaniers possèdent des biens d’origine douteuse. « Je détiens des données bien détaillées relevant que les rémunérations de certains douaniers ne leur permettent pas d’avoir une fortune aussi rapidement. Je cite à titre d’exemple un haut cadre douanier dont la richesse équivaut à 3.5 million de dinars. Je m’interroge alors : d’où vient cette fortune pour un simple fonctionnaire ?

A vrai dire, ce qui est étonnant, c’est de ne plus savoir qui gouverne actuellement dans l’administration générale des douanes.

Je tiens à rappeler que l’ancien directeur général des douanes disposait d’une liste de tous les douaniers corrompus et qui collaborent avec un contrebandier connu dans le secteur des moteurs. Ils avaient été limogés mais par la suite ils ont repris leurs activités avec le nouveau DG des douanes“.

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une simple conférence de presse, ni pour une quelconque visite sur terrain du chef du gouvernement, et encore moins à un de ses déplacements à l’étranger. Nous faisons plutôt partie de ceux qui ont toujours critiqué Youssef Chahed et maintes fois dénoncé les travers, les erreurs et les malfaçons redondantes de la politique de communication du chef du gouvernement, et son attaché de presse nous le rend «bien». Et pourtant !

Comme beaucoup de Tunisiens et contrairement à beaucoup de ces politiciens qui pensent déjà au prochain, nous croyons en la nécessité impérieuse, après 3 présidents de la République, 7 chefs de gouvernement, 10 gouvernements, 286 ministres, 195 secrétaires d’État et 218 conseillers, d’un minimum de stabilité politique. Le pays en a fortement besoin, pour terminer ses réformes

Non que Youssef Chahed soit le meilleur, mais parce qu’à force de chaises musicales, on finit par avoir le tournis et perdre l’équilibre. Non que l’actuel chef de gouvernement, avec des conseillers qui font jaser et un gouvernement encore loin d’appliquer le dicton «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut» et encore loin, lui-même, de pouvoir se construire l’espace politique et social qui lui donnerait les coudées franches dans son action à la tête du gouvernement, soit sans défauts. Mais parce qu’à force de changer de gouvernement, on finit simplement par changer de bord en épuisant un peuple, qui commence déjà à trouver le temps long pour voir arriver le changement voulu par la révolution.

Qui plus est, si ce jeune chef de gouvernement, qui a fait l’objet d’un consensus de la part des signataires du Pacte de Carthage, commence à réaliser ce dont ses parrains l’ont chargé.

Force est en effet de remarquer que le secteur touristique se relève malgré les douloureux coups de bélier du terrorisme. Touristes, européens et de toutes nationalités, reviennent. TO et grandes marques internationales de l’hôtellerie reprennent la route de la destination Tunisie. Les chiffres et les intentions d’investir le prouvent.

  • Youssef connaitra-t-il le sort de Joseph ?

Touchons du bois, mais la Tunisie n’a plus connu, depuis le Bardo, de nouvelles attaques terroristes et le nombre de projets d’attentats, avortés par les efforts des différentes forces de l’ordre, le prouve. Le pays connait, malgré tout, une certaine stabilité sécuritaire, malgré l’explosion des chiffres de la criminalité que le nouveau ministre de l’Intérieur réfute.

Les devises étrangères rentrent dans les caisses, malgré le peu de satisfaction des bailleurs de fonds des conditions de déroulement des réformes pour lesquelles ils ont accordé les crédits à la Tunisie. Tous les ratios financiers du pays ne sont pas encore au beau-fixe, loin s’en faut, mais l’économie tient encore la route et les investisseurs étrangers n’arrivent toujours pas à bouder la destination Tunisie.

La masse salariale a augmenté comme jamais durant les dix dernières années et il n’arrive toujours pas à maîtriser les prix, mais il fait de la croissance, même si certains experts estiment que 1,9 % réalisé sur les 9 mois de 2017 reste une croissance anémique (Cf Walid Ben Salah).

Après les 1,9 % du premier trimestre 2017, il en est déjà à 2,1 %. Au regard de ces chiffres, c’est manifestement une nouvelle trajectoire qui se dessine, comme nous l’écrivions. Et elle devra certainement être vigoureusement soutenue sans coup férir, c’est-à-dire par moins de troubles sociaux, davantage d’efforts et de travail, une stabilité politique et fiscale qui draine les investissements, qu’ils soient domestiques et étrangers, et surtout un retour massif au travail. Dans un récent article, Pierre le Jeune d’Allegeershecque, qui est analyste chez le cabinet conseil en intelligence économique «Alaco» basé à Londres, estime que «il y a des indications que la tendance économique [Ndlr : de la Tunisie)] tourne. La Banque mondiale s’attend à une reprise de la croissance cette année alors que la situation politique et sécuritaire se stabilise et que les investissements étrangers commencent à revenir», rapporte le «Financial Times».

  • Youssef et la guerre contre la corruption, en guise de chemise !

Force est aussi de constater que l’homme est enfin entré en guerre contre le phénomène endémique que tout un pays dénonce, celui de la corruption, de la prévarication et les trafics de tous genres. Sa guerre n’est pas encore totale et «oublie» encore quelques autres facettes de ce fléau, mais il avance même si c’est dans les contraintes, politiques et partisanes.

C’est, peut-être, tout cela qui lui vaudra d’être remercié, d’ici la fin de l’année disent certains, ou avant la fin de sa mission disent d’autres. Ce qui est sûr, c’est que toute l’arrière scène politique tunisienne bruisse depuis peu d’informations prêtant au chef de l’Etat l’intention d’infliger à Youssef Chahed le même sort que son prédécesseur, Habib Essid.

Si cela se vérifiait, Béji Caïed Essebssi aura rendu le pire service à la Tunisie dont il s’était érigé protecteur, en l’introduisant de nouveau dans la tourmente de l’instabilité politique !

Mais peut-être que les «faux-frères» politiques de Youssef prendront-il sa guerre contre la corruption en prétexte tacite pour lui faire subir le même sort que Joseph et l’incident de la chemise avec la femme de Putiphar !

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La députée et membre de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées Fatma Msedi a appelé à un audit au sein de la télévision tunisienne.

Dans son intervention, ce mercredi 15 novembre 2017, lors de la réunion de ladite commission, elle a indiqué que rien ne semble avoir changé dans les rouages administratifs de cet établissement public et ce, en dépit des dossiers de corruption qui ont été révélés. 

Elle a par ailleurs appelé à donner plus d’importance à la télévision tunisienne en tant que moyen de communication entre le gouvernement et le peuple, appelant ainsi à donner plus de fonds et pouvoirs aux radios régionales pour qu’elles puissent exercer convenablement.

Député du parti Afek Tounes, pour la région de Kalaa Kébira dans le gouvernorat de Sousse, Hafedh Zouari n’est pas réputé pour avoir sa langue dans sa poche. Opérateur influent, dans les domaines du transport, des concessions et du montage des véhicules dans sa région, l’homme d’affaires qui avait maintes fois fait entendre haute sa voix sur les questions économiques de sa région s’adresse cette fois-ci, dans un Post sur sa page officielle, directement au chef du gouvernement tunisien. Dans ce Post en langue arabe traduit par nos soins, Zouari parle du port de Rades, de la corruption dans ce port et pointe du doigt des «ministres et conseillers» du gouvernement Youssef Chahed.

«Dans votre discours lors de l’ouverture de la Conférence sur l’investissement de Tunis, un programme en dix points a été présenté sous forme de futurs projets de promotion des investissements. Dans le septième point, vous avez exprimé votre intention de construire deux nouveaux quais au port de Rades, le 8 et le 9, avec un coût d’environ 300 millions de dinars, que je considère comme un gaspillage d’argent public et une mauvaise gestion.
Nous vous connaissions militant contre la corruption et nous vous avions soutenu dans cette approche. Mais votre dernière décision est malheureusement de nature à encourager les corrompus que je ne saurais nommer. Je me contente de dire qu’ils sont les seuls à tirer profit de ces deux nouveaux Quais.
Votre décision est intervenue dans une conjoncture où il vous fallait plutôt combattre la corruption rampante et poursuivre les corrompus au port de Rades, à travers l’amélioration de la qualité des services pour les opérateurs économiques. Les conteneurs sont déchargés au port de Rades à raison de cinq conteneurs par heure, alors que la moyenne mondiale n’est pas inférieure à 25 conteneurs par heure. C’est la corruption qui est derrière cette grande différence de temps. Malheureusement, ceux qui sont derrière la construction de ces quais 8 et 9 sont certains ministres et conseillers dans votre gouvernement et ont des intérêts indirects à ce sujet. En conclusion, j’espère Monsieur le chef du gouvernement que votre conseil ministériel prévu pour mardi prochain ne poussera pas plus vers ce programme inutile et que vos efforts seront axés sur la recherche de solutions plus utiles, et une meilleure efficacité dans l’intérêt du pays».

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Une source gouvernementale bien informée a confié ce lundi 13 novembre 2017 à Africanmanager que le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire a porté plainte contre treize promoteurs pour des affaires de corruption.

Notre interlocuteur a, en outre, précisé que ledit département collabore davantage avec l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption afin de combattre tout type de dépassement, ajoutant dans le même contexte que le nombre de dossiers de corruption qui seront traités par la justice tunisienne a atteint 29 en 2017 contre 9 en 2016.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, carbure jusqu’à la dernière minute avant de s’envoler, ce samedi 11 novembre 2017, pour le Caire, pour les besoins de la 16e session de la haute Commission mixte tuniso-égyptienne. Ce matin, il a réuni au palais Edhiyefa, à Carthage, son “conseil de guerre” contre la corruption : les ministres de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur. Il a demandé à ces messieurs de mobiliser des moyens exceptionnels pour faire tomber les réseaux de corruption et toutes les personnes qui ont trempé dans ces affaires, quels que soient leurs rangs, statuts ou responsabilités, rapporte Shems FM

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Le roi Salmane et le prince héritier “savent exactement ce qu’ils font”, avait tweeté lundi dernier le président américain, Donald Trump, en apprenant la purge massive orchestrée par le jeune successeur de son père à la tête du royaume saoudien, Mohammed ben Salmane, à peine 32 ans. “Certains de ceux qu’ils traitent durement “saignent” leur pays depuis des années!“, avait argué Trump. Il semble que la musique ait quelque peu changé depuis…

Cette vague d’arrestations sans précédent, plus de 200 personnes, entre princes, ministres et hommes d’affaires, au nom du combat contre la corruption, commence à angoisser sérieusement Washington, d’après l’AFP. En effet que deviendrait la région, déjà instable, avec une Arabie saoudite troublée, agitée socialement et politiquement, et un Iran, l’ennemi juré des Américains, qui guette le moindre faux pas ? Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a déclaré ce vendredi que cette opération nourrit “quelques inquiétudes“.
J’ai parlé au ministre des Affaires étrangères Adel al-Jubeir pour avoir des clarifications, et je pense, sur la base de cette conversation, que l’intention est bonne“, a-t-il ajouté dans l’avion qui l’amenait ver Danang, au Vietnam.
Personnellement, je pense que cela soulève quelques inquiétudes tant que l’on n’a pas plus de clarté sur ce qui va arriver à ces individus“, a-t-il conclu, tout de même. Les USA commencent à prendre la mesure des dangers que recèle la main de fer du futur souverain, qui fait feu de tout bois en ce moment…

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Le Secrétaire Général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Nouredine Taboubi et le Président de l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC) ont convenu, jeudi, de signer vers la fin de ce mois, un accord de partenariat.
Cet accord aura pour objectif de renforcer le partenariat entre les deux organisations en matière de lutte contre la corruption, peut-on lire dans un communiqué publié par l’UGTT.
Taboubi a souligné, à cette occasion, sa détermination à soutenir les efforts déployés dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a appelé mercredi à durcir les sanctions prévues par la loi 2017-89 relative à la déclaration de patrimoine et la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts dans le secteur privé.
S’exprimant, ce matin, lors d’une audition organisée par la commission parlementaire de la législation générale, Tabib a estimé que des amendes de l’ordre de 300 dinars, voire même les retenues sur salaire à hauteur des deux tiers, sont insignifiantes par rapport aux gains obtenus par les agents corrompus au sein de l’administration.

Le président de l’INLUCC propose de remplacer les sanctions financières par des sanctions physiques. Il s’est, également, accordé avec nombre de députés pour élargir la liste des cadres et agents du secteur public concernés par la déclaration de patrimoine.
Il a, dans ce sens, appelé à ce que certaines fonctions publiques y soient inscrites, à l’instar des Omda et à ce que les dirigeants des partis et des associations bénéficiant d’un financement public y figurent aussi.

Selon Tabib, un délai de six mois pour l’entrée en vigueur de la loi 2017-89, à compter de la date de promulgation du décret-loi fixant un modèle de déclaration de patrimoine, est “inadmissible et relativement long“.
Le présent projet de loi est le troisième en matière de lutte contre la corruption n’ayant pas été soumis au conseil de l’INLUCC pour consultation, comme le dispose la loi“, a-t-il fait remarquer.
Et d’ajouter que le fait d’associer l’instance aux travaux de certaines commissions parlementaires ou à certains conseils ministériels restreints ne constitue pas en soi une consultation.
Néanmoins, Tabib qualifie de pas positif, le fait que le gouvernement soumette ledit projet de loi au Parlement pour un examen en urgence, après l’avoir laissé en suspens depuis 2012.

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Le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a reçu mardi le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, qui lui a remis le rapport annuel de l’instance au titre de 2016.
Dans une déclaration aux médias, Chawki Tabib a expliqué que le rapport dresse le bilan des activités annuelles de l’instance et évoque le cadre institutionnel et juridique relatif à la lutte contre la corruption. Le document comporte, aussi, 125 recommandations.
Selon Chawki Tabib, le rapport contient, également, un résumé des dossiers transférés à la Justice. Il a indiqué que 94 dossiers de corruption relatifs aux achats, aux recrutements et aux appels d’offre dans le secteur public ont été transférés à la Justice. Le document énumère, par ailleurs, les crimes liés à la corruption et comporte des données sur les cas signalés, a-t-il ajouté.

Le président de l’INLUCC a indiqué, d’autre part, avoir invité le président du Parlement à prendre part au colloque international qui sera consacré à l’aspect législatif et institutionnel de la lutte contre la corruption et qui se tiendra en marge du 2ème congrès national sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption les 08 et 09 décembre prochain. Une rencontre qui sera axée sur l’évaluation de l’application de la stratégie nationale anticorruption.

Chawki Tabib a également préconisé la tenue d’une séance plénière pour discuter des relations des membres de l’instance avec les députés, conformément à la loi.
Il a annoncé que l’INLUCC donnera une conférence de presse dans les jours à venir pour présenter le rapport qui a été déjà remis au président de la République, Béji Caïd Essebssi et au chef du gouvernement, Youssef Chahed.

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Le premier président de la Cour des Comptes, Néjib Ketari, a affirmé, lors d’une rencontre organisée ce jeudi 19 octobre 2017 à Tunis, que le mécanisme de la confiscation a de nouveau instauré la corruption à cause des défaillances et des lacunes au niveau de la loi régissant ce dossier. Il est d’avis que le problème de la confiscation réside principalement dans ses mécanismes, ses outils de travail et ses textes d’application.

Ketari a, dans le même cadre, indiqué que les résultats de la confiscation sont en deçà des prévisions, soulignant que l’État avait auparavant utilisé les recettes provenant de la confiscation pour couvrir le déficit budgétaire, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Selon lui, 2/3 des recettes provenant de la confiscation sont affectés au remboursement des dettes, appelant ainsi à revoir les mécanismes et les textes de loi réglementant le dossier y afférent.

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Le dossier de la confiscation est devenu un vrai casse-tête, non seulement pour les citoyens, qui en attendaient beaucoup, mais également pour les différents parties et acteurs en charge du dossier. Aujourd’hui et après un travail qui a duré près de 7 ans, nos experts sortent de leur silence pour tirer tirer la sonnette d’alarme sur ce processus qui n’a rien apporté au pays, à part des pertes. Les résultats qui en découlent semblent être très en deçà des attentes. Les experts en la matière pointent du doigt la réglementation en vigueur et la complexité des procédures administratives.

5 gros dossiers de corruption en justice !

Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a indiqué qu’il faut avoir le courage de dire que la Tunisie a échoué en matière de gestion des biens confisqués. Il a souligné que la confiscation devient aujourd’hui un fardeau pour la trésorerie de l’État : “Des centaines de millions sont mobilisés chaque année par l’État au profit de ces entreprises, mais en vain”, a-t-il affirmé.

Il a en outre indiqué que ces sociétés qui avaient auparavant participé à hauteur de 15 à 20% du PIB accablent aujourd’hui l’État avec des dépenses colossales. “Il est très important aujourd’hui de revoir le cadre législatif et juridique de la confiscation et ouvrir de nouveau le débat”, a-t-il dit.

Le président de l’INLUCC a, dans le même ordre d’idées, expliqué que son instance a organisé cette rencontre en tant que force de proposition en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, notamment en la présence des responsables, des experts et des parties prenantes pour en sortir par la suite avec des propositions et des recommandations.

Sur un tout autre sujet, le vol de médicaments, Tabib a déclaré qu’il engendre pour l’État des pertes annuelles de 100 Millions de dinars, soulignant que son instance a été pionnière en la matière et que les dossiers de la corruption dans les établissements de santé et du vol de médicaments avaient été parmi les premiers traités par son instance. Ces dossiers, a-t-il dit, ont été relevés aussi bien dans les établissements publics que ceux appartenant à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Chawki Tabib a en outre indiqué que son instance a, après s’être assurée des faits, passé à la justice 5 dossiers de corruption portant sur des dépassements et des vols de médicaments. Ce sont, selon lui, de gros dossiers…

La confiscation a montré ses limites

De son côté, le président de la commission chargée de la confiscation des biens au profit de l’État, Mounir Ferchichi, a indiqué que le mécanisme de la confiscation a montré ses limites et qu’il est temps aujourd’hui de le revoir pour dépasser l’ensemble des obstacles handicapant le processus. Il a souligné toutefois que la Tunisie n’est pas la seule à s’être confrontée à des difficultés et des défaillances dans ce domaine, même de grandes nations s’y sont cassé les dents, selon ses dires.

Mounir Ferchichi a tenu, en outre, à préciser que l’expérience de la Tunisie en matière de confiscation est ancienne et ne date pas d’aujourd’hui, mais que la demande pour réformer ce mécanisme est devenue très urgente afin de ne pas tomber dans les mêmes erreurs.

Le président de la commission de la confiscation a, dans le même cadre, assuré que le mécanisme de confiscation souffre aujourd’hui de plusieurs lacunes, défaillances, difficultés internes et objectives qui nécessitent un débat entre les différentes parties et structures en charge de cette affaire. Selon ses déclarations, l’État juridique des biens à confisquer ainsi que les problèmes de la même nature constatés au sein des sociétés retardent l’avancement du processus de confiscation. “Les sociétés concernées par la confiscation ne travaillent pas dans le cadre de la loi, et c’est pour cela que nous demandons la réforme du cadre juridique“, a-t-il dit.

Quant à lui, le premier président de la Cour des Comptes, Néjib Ketari, a affirmé que le mécanisme de la confiscation a de nouveau instauré la corruption à cause des défaillances et des lacunes existants au niveau de la loi régissant le dossier de la confiscation, avant d’estimer que le problème de la confiscation réside principalement dans ses mécanismes, ses outils de travail et ses textes d’application.

Des résultats en deçà des prévisions

Ketari a, dans le même cadre, indiqué que les résultats de la confiscation sont en deçà des prévisions, soulignant que l’État avait auparavant utilisé les recettes provenant de la confiscation pour couvrir le déficit budgétaire, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Selon lui, 2/3 des recettes provenant de la confiscation sont exploités pour rembourser les dettes, appelant ainsi à revoir les mécanismes et les textes de loi réglementant le dossier y afférent.

Un point de vue partagé par Anis Attia, le nouveau responsable du secrétariat permanent de la commission de gestion des biens confisqués, qui a fait savoir que la commission s’est trouvée durant la dernière période devant plusieurs difficultés en matière de gestion des biens confisqués et ce, en dépit des efforts fournis par la commission en question pour exécuter les tâches qui lui sont confiées, a-t-il expliqué.

Il a appelé à mettre en place de nouveaux mécanismes et outils de travail pour accélérer le processus de la confiscation et récupérer, entre autres, les biens et l’argent spoliés.

Anis Attia a par ailleurs appelé à mette en place les textes juridiques adéquats pour faire évoluer le cadre juridique de la confiscation afin qu’elle soit un moyen de lutte contre la corruption et pas le contraire…

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