Tags Posts tagged with "Corruption,"

Corruption,

par -

La ministre des Affaires de la jeunesse et du Sport, Majdouline Cherni, a assuré que son département a adressé une correspondance à la Fédération tunisienne de football l’invitant à lui remettre un rapport administratif, financier et technique détaillé sur la participation de la sélection tunisienne à la coupe du monde en Russie 2018.
Une commission spécialisée se chargera de l’examen du rapport avant de prendre les mesures requises en cas de mauvaise gestion financière et administrative avérée“, a ajouté la ministre lors d’une séance de dialogue au Parlement tenue ce vendredi en présence de 43 députés.
Elle souligné que les données et les informations relatives au ministère et aux différentes structures qui en relèvent doit être sollicitées auprès des sources officielles et que les informations relayées via les réseaux sociaux risquent d’induire en erreur l’opinion publique.

Selon Cherni, les fonds alloués à la préparation des éliminatoires de la coupe du monde en Russie 2018 sont de l’ordre de 4,2 millions de dinars dont une contribution du ministère à hauteur de 573 mille dinars.
S’agissant du sélectionneur national, la ministre a indiqué que sur la base du contrat d’objectifs établi, Nabil Maaloul toucherait un salaire mensuel de 40 mille dinars en brut.

Pour ce qui est de la situation générale dans le domaine du sport de la jeunesse, Majdouline Cherni a fait état de difficultés qui persistent depuis plusieurs années, expliquant que son département a donné la priorité absolue à la lutte contre la corruption en prenant un ensemble de mesures préventives et de sanctions.
Le ministère a, notamment, procédé à la dissolution de 5 bureaux fédéraux pour corruption, au renvoi de plusieurs dossiers devant la cour de discipline financière et judiciaire et à une inspection approfondie au sein de la FTF depuis 2016 dont on attend toujours le rapport final“, a précisé Majdoline Cherni.
La Fédération tunisienne de volley-ball fait, également, selon la ministre, l’objet d’une inspection et d’un rapport et “des mesures seront prises si une mauvaise gestion financière et administrative en son sein était confirmée“.

Sur un autre plan, Cherni a indiqué que 41 sportifs d’élite ont bénéficié de contrats à objectifs et que le ministère “traite cette question en toute transparence du fait qu’il s’agit de l’argent public“.
Concernant le déplacement en Russie, organisé par le département au profit 24 jeunes des différentes régions du pays, et de la polémique qui s’en est suivie, Cherni a expliqué qu’un contrat a été conclu avec une société spécialisée laquelle avait présenté la meilleure offre avant de faillir à ses engagements, précisant qu’une enquête a été ouverte et que des sanctions seront prises.

par -

Le système d’achat public en ligne et les achats en ligne sont les leviers de toute économie numérisée“, a affirmé la directrice des marchés publics pour la région MENA au sein de la Banque mondiale (BM), Yolanda Tayler.
Intervenant, mercredi 20 juin 2018 à la clôture de la conférence mondiale sur ” l’avenir des marchés publics à l’ère de la numérisation “, organisée du 18 au 20 juin 2018 à Tunis, la responsable a estimé que le système d’achat en ligne “est un outil très puissant qui permet de garantir la transparence et l’intégrité des appels d’offres et partant de lutter contre la corruption”.
Il faut planifier pour développer le système d’achat en ligne“, a-t-elle encore précisé.

Selon une note de la BM, les marchés publics représentent entre 15 et 20% du PIB dans la plupart des pays et encore plus dans les pays en développement. Ils sont perçus comme un puissant catalyseur de création d’emplois, de promotion et de développement des PME. De nos jours, le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC), la numérisation devient un outil puissant utilisé dans tous les secteurs en raison des avantages qu’elle procure, notamment en termes de modernisation, d’innovation, d’efficacité, de gains financiers, etc.
Parmi les différents avantages qu’elle offre, on peut citer l’augmentation de l’efficacité, l’amélioration de la concurrence par un meilleur accès aux opportunités de contrats pour les entreprises, la promotion de la transparence à travers un partage facile de l’information avec les décideurs, gestionnaires et autres parties intéressées dans le pays.

A rappeler que la conférence mondiale sur ” l’avenir des marchés publics à l’ère de la numérisation, opportunités d’efficacité, de transparence et pour la participation des PME ” est organisée à l’initiative du gouvernement tunisien, en collaboration avec le Département Passation des marchés, Pratique Globale Gouvernance de la région MENA, relevant du Groupe de la Banque mondiale.
Cette manifestation qui a pour objectif d’offrir une plate-forme d’échange Sud/Sud réunit des représentants de pays dotés de systèmes avancés de passation de marchés en ligne favorisant une participation active des PME aux marchés publics et des représentants des pays des régions Moyen-Orient, Afrique du Nord (MENA) et Afrique subsaharienne.

par -

Le ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a assuré, lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour examiner le projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, que la corruption est la seule chose qui peut menacer la démocratie. Il explique cela par la crise de confiance qui persiste entre le citoyen et l’État : “Cette confiance ne sera rétablie que lorsque le citoyen se sentira protégé par l’État et lorsqu’il sentira que personne ne peut acheter son droit“, a-t-il dit.

Il a ajouté que la mise en place de cette loi est une révolution réelle dans la législation tunisienne pour lutter contre la corruption. “On va continuer dans cette guerre contre la corruption et nous voulons à travers cette loi protéger l’administration tunisienne de la mauvaise gestion qui vient généralement d’une minorité voulant faire fortune sur le dos du citoyen“, a-t-il précisé.

par -

Le député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Ibrahim Nassif a indiqué, lors de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP et portant sur le projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, que le fléau de la corruption coûte annuellement à l’Etat 2 Milliards de dinars.

Il a par ailleurs appelé à accélérer l’adoption du projet de loi permettant de combattre la corruption et de rétablir par conséquent la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État.

par -

Imed Daïmi, député du Harak Tounés el-Irada, a lancé, ce mardi 19 juin 2018, de graves accusations contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Dans son intervention lors de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour l’examen du projet de loi n°2017-89 relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt, l’élu a fortement critiqué l’action du gouvernement en matière de lutte contre la corruption. “Le gouvernement de Chahed n’est pas sérieux en matière de lutte contre la corruption“, a-t-il déclaré.

Il a dans le même contexte indiqué qu’il avait envoyé plusieurs correspondances à Chahed pour l’alerter sur des cas de corruption et de conflits d’intérêt, mais en vain. “Bien qu’on ait fourni tous les documents accusant certains cadres de corruption, Youssef Chahed n’a pas bougé et n’a pris aucune décision“, a-t-il assuré.

On est allé plus loin en contactant Youssef Chahed pour lui dire que l’un de ses ministres n’a pas déclaré 12 biens, mais encore une fois il ne réagit pas“, a affirmé Daïmi, déplorant l’absence de volonté politique, d’une administration forte et d’un système informatique efficace.

par -

Trois conventions de coopération dans le domaine de la lutte contre la corruption dans les secteurs financier et bancaire ont été signées, mardi 12 juin 2018, entre la Banque Centrale de Tunisie, la Commission tunisienne des analyses financières (ATAF), L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), d’une part, et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Le président de l’INLUCC, Chawki Tebib, a précisé dans une déclaration à la presse que la convention conclue avec l’ATAF est axée sur l’échange d’informations, alors que celle établie avec la BCT et l’APTBEF mise sur le renforcement de la coopération et la formation.

Ces conventions constituent un pas en avant vers l’appui des efforts nationaux déployés en matière de lutte contre la corruption “, a-t-il noté, admettant l’existence d’un problème de coordination entre les différentes parties prenantes dans le domaine de lutte contre la corruption.
Il a, à cet égard, souligné l’importance de conjuguer des efforts afin de faire face à la corruption dans le secteur financier et bancaire, rappelant que l’INLUCC a reçu des dossiers de corruption et de mauvaise gestion dans ces deux activités.
L’INLUCC a déjà, soumis aux services judiciaires, durant l’année dernière, 5 dossiers de suspicion de corruption financière dans des banques tunisiennes, 7 autres dossiers dans le secteur de l’or et des métaux précieux (contrebande, commercialisation de métaux contrefaits …) et 9 dossiers portant sur des sociétés de commerce international non actives, ainsi que 3 dossiers portant sur le blanchiment d’argent “, a fait savoir Tebib.

De son côté, le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi, a souligné l’importance de ces conventions pour contrecarrer le système de corruption dans le secteur bancaire, rappelant les efforts déployés par la BCT, ainsi que les professionnels du secteur, dans ce domaine.
Pour lui l’ensemble de ces conventions sont de nature à améliorer l’échange d’informations et de données nécessaires pour atteindre l’efficience optimale, dans la lutte contre les pratiques financières illégales.

Quant au président de l’APTBEF, Ahmed Karam, il a estimé que la lutte contre la corruption figure parmi les priorités du secteur bancaire tunisien, faisant savoir que l’Association a déjà entamé la mise en place des systèmes de gouvernance et de gestion vigilante dans les établissements bancaires, à même de faire face à la propagation de la corruption. Il a également souligné l’importance de la formation et de renforcement de la sensibilisation quant à la gravité de ce phénomène.

par -

Nous croyons savoir que l’avocat Nizar Ayed disposerait d’un important dossier de corruption qui impliquerait le frère d’un ministre en exercice et certains fonctionnaires. L’avocat se proposerait, selon nos informations, de saisir les instances et juridictions engagées dans la lutte anti-corruption. Selon nos sources, le dossier serait relatif au plan de l’aménagement territoriale de la ville de l’Ariana.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’était engagé, avec véhémence, à traquer partout la corruption, à pourfendre et débusquer corrupteurs et corrompus dans tous les cercles, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. La promesse a-t-elle été tenue ? Pour le moment nous sommes contraints de dire non, puisqu’il manque dans le panier les politiques, or il est inconcevable que des faits de cette gravité soient perpétrés dans cette «petite» Tunisie (du point de vue géographique et démographique) sans que ces décideurs, sans qui rien ne se fait, parfois pour le plus grand malheur de leurs administrés, ne soient au courant ou même mouillés. Donc, à cet instant précis, nous ne pouvons en conclure autre chose qu’une tromperie sur la marchandise. Mais à en croire les bruits, persistants, lâchés par le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiene Sliti, si la machine cale et n’a jusqu’ici broyé aucun politicien, ce n’est pas la faute de Chahed mais bien celle du Parlement, lequel s’obstinerait à retarder l’action du couperet de la justice. Sliti avait émis une salve d’accusations le 2 mai 2018, en affirmant, sur Mosaïque Fm, que l’ARP refuse de lever l’immunité de certains élus dont les noms sont cités dans des affaires de corruption. Le bureau de l’ARP avait balayé ces accusations d’un revers de la main, en arguant que la requête de la justice ne contenait pas assez d’éléments de preuve. Le même Sliti est revenu ce week-end, avec les mêmes accusations, mais cette fois avec des faits précis gravissimes et un nom (décidément l’attaque frontale et nominative de Chahed contre Hafedh Caïd Essebsi fait école !), et pas n’importe lequel : Sofiene Toubel, le chef du groupe parlementaire de Nidaa Tounes.

Nous parlons, tout de même, du chef de file des députés du parti sorti majoritaire des dernières élections générales, en 2014. Ce n’est pas rien ! Certes les citoyens en ont soupé des problèmes de la classe politique, de leurs tiraillements puériles et mortifères pour la stabilité du pays, de leurs bisbilles indignes de leur statut d’élite (il en faut bien une, une élite, et pour le moment c’est eux qu’on a sous la main), de leurs errements, erreurs et approximations, mais ce qu’a dit et redit Sliti mérite bien qu’on s’arrête, et qu’on mette de côté pendant un moment les dépenses de l’Aïd, la Coupe du Monde, les soirées estivales dans les cafés, etc. Là on nous parle d’une corruption au sommet du pouvoir législatif, le pourvoir suprême en fait dans ce régime que la Tunisie a eu la bonne idée de se choisir. Si ça ce n’est important qu’est-ce qui l’est ?!

Un vieux serpent de mer

La députée Samia Abbou a été la première à mettre les pieds dans le plat en demandant publiquement, le 2 mars 2017, que la lumière soit faite sur les signes de extérieurs de richesse plus que suspects chez certains de ses collègues. Si des noms tels que Toubel et d’autres acolytes ont été lâchés sur la place publique, c’est parce que la justice a travaillé depuis les allégations de Abbou. Cependant, pour le moment, les condamnations s’arrêtent aux portes des politiciens. On le sait, le temps de la justice n’est pas celui des médias ou de l’opinion publique, et que les juges doivent justement y aller avec des gants pour que les droits de tous, en premier la présomption d’innocence, soient respectés, mais tout de même aucun politique pris entre les filets depuis le démarrage de la campagne de Chahed, c’est un peu difficile à admettre pour les citoyens, eux qui sont laminés par la justice en une fraction de seconde –  j’exagère un peu – s’ils ont le malheur d’être coincés pour parfois une broutille. Bon, le chef du gouvernement a quelques belles prises à son actif dans les milieux d’affaires, notamment Chafik Jarraya, le symbole de toute une époque, celle de la collusion mafieuse entre les businessmen et le pouvoir, mais rien, jusqu’ici, ne nous prouve qu’on est sorti de cette sombre ère. Il est où l’ancien ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli, cité dans les mêmes dossiers explosifs que Jarraya et que Chahed avait donné l’instruction de ramener dare-dare ? Il court toujours…

Il faudra finir le boulot !

C’est la traque des pourris de la République, pour avoir in fine une République vertueuse, qui avait donné au locataire du palais de la Kasbah son premier galon d’homme d’Etat, et fait monter en flèche sa popularité. Il en est d’ailleurs resté quelque chose, de cette popularité, dans les sondages d’opinions, mais elle s’est sérieusement érodée depuis. Chahed a été lui aussi, comme tous les autres, pris dans cette crise de confiance entre les électeurs et leurs représentants, et il y a laissé beaucoup de plumes, d’après les enquêtes récentes. Certes les résultats économiques qui tardent, l’inflation, le climat politique et social délétère expliquent en grande partie cette désaffection vis-à-vis des dirigeants, mais il y a aussi le sentiment, à tort ou à raison, que les politiques sont une catégorie à part sur laquelle ne s’abattra jamais le glaive de la justice, en tout cas tant qu’ils sont au pouvoir. A Chahed de prouver le contraire en mettant la même énergie dans ce combat que dans sa croisade contre les hommes d’affaires véreux. La première étape serait de monter au front, comme il l’a fait pour le fils du chef de l’Etat, pour obliger le bureau du Parlement à lâcher les siens afin qu’ils soient jugés, comme le citoyen lambda…

Dans cette affaire il y a un très gros enjeu : La restauration de la crédibilité des politiques. Ce n’est pas pour rien que le penseur français Montesquieu (1689-1755) a théorisé la nécessaire séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, pour que la démocratie soit assise sur de bonnes bases. L’indépendance de ces trois piliers, surtout celle de la justice, est ce qui entretient le rapport de confiance entre les citoyens et les institutions. La justice doit être l’endroit où le droit est dit et appliqué de manière indistincte, que vous soyez “puissant ou misérable“, or c’est justement, d’après Sliti, ce que l’ARP empêche aux juges de faire. Chahed devra résoudre ce problème. Il est au moins aussi important pour l’avenir de la démocratie que les autres grands dossiers. Et pour son avenir politique personnel aussi, si toutefois il a des envies de passer du palais de la Kasbah à celui de Carthage. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y pense jamais, et pas seulement en se rasant le matin, comme l’avait confessé Nicolas Sarkozy quand il était le tout-puissant ministre de l’Intérieur…

par -

Un nouveau réseau “Moukafaha” (Lutte) contre la corruption dans les régions vient d’être lancé à l’initiative de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Ce réseau a été créé en vue de coordonner les efforts avec la société civile, au niveau régional, dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.
Il vise à consolider l’action de l’Instance et de ses bureaux régionaux, à faire connaitre ses activités et ses missions et à mettre en place une coordination entre les organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption dans les régions intérieures, selon l’INLUCC.
Cette initiative a, également, pour objectif de faciliter la communication entre les citoyens dans les régions et l’Instance et d’intégrer des activités sur la bonne gouvernance dans ses programmes.
Par ailleurs, l’INLUCC appelle les associations qui désirent intégrer le réseau “Moukafaha” à présenter leurs dossiers avant le 1er juillet 2018. Le dossier fourni doit comporter une copie du JORT dans lequel a été publiée la décision de formation de l’association, son statut, son domaine d’activité et la composition de son comité directeur.

par -

Dans un entretien exclusif accordé jeudi 7 juin 2018 au journal Hakaek On Line, le porte-parole du Tribunal de Première Instance de Tunis, Sofiene Sliti, a affirmé que le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes à l’ARP, Sofiene Toubel, avait refusé de s’expliquer devant le pôle judiciaire financier concernant une affaire de corruption dans laquelle il est accusé. Sliti a ajouté que Toubel a fortement brandi son immunité parlementaire.

Sliti a également rajouté que depuis novembre 2017, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait pour sa part refusé de lever l’immunité du parlementaire.

On rappelle qu’une campagne a été lancée sur les réseaux sociaux, en 2017, à la suite de la polémique suscitée par l’intervention de Toubel en faveur du fils du député Youssef Jouini. Une intervention qui avait pour but de le désigner pour un poste de délégué.

On note également que l’ancien député et ancien leader de Nidaa Tounes, Lazhar Akermi, avait annoncé sur Shems fm que Chafik Jarraya avait offert un appartement à Toubel, soulignant qu’il possède des preuves à ce sujet, sauf que jusque-là aucune enquête n’a été ouverte.

par -

L’économiste Edwin Le Héron, professeur à Sciences-Po Bordeaux, a enseigné pendant plusieurs années à l’université de Sfax. Il connait donc le pays et n’a pas la langue dans la poche, lorsqu’il en parle. Il pense, à juste titre, que l’économie tunisienne est une économie de rente, tant pour  l’Etat que pour ses entrepreneurs. Il dit ainsi, dans une interview au journal français «Libération», que «les businessmen ont bien plus intérêt à négocier l’importation de voitures Renault qu’à essayer d’imaginer la production de ces voitures, par exemple. Or cette logique d’importation va souvent de pair avec une logique de corruption. C’est un cercle vicieux. Les rentes de situation s’obtiennent en payant le pouvoir politique. Les réseaux ne sont certes plus liés aux proches de Ben Ali, mais ils n’ont pas vraiment changé. Le gâteau n’est pas extensible. On se partage toujours les mêmes mannes : le tourisme, la téléphonie, le phosphate, etc. L’Etat lui-même capte une partie de cette rente, ce qui entretient un système peu productif. Il protège ce modèle prédateur qui le fait vivre».

L’économiste français assure, ce qui n’est pas faux non plus, que «l’économie tunisienne ne produit que des petits boulots précaires dans l’agriculture, les call-centers, etc. Ce qui provoque une frustration énorme pour tous ces jeunes qui ont fait des études. De plus, une fois éduqués, les gens ne supportent pas la prédation économique d’une partie de l’élite, et cela crée une forte tension sociale».

par -

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, 63 ans, a été emporté par la motion de censure déposée par les parlementaires socialistes, suite à sa condamnation et celle de quelques cadres du Parti populaire (PP) pour corruption, rapporte l’AFP. 350 députés ont voté ce vendredi 1er juin en faveur de l’éviction de l’homme qui était au pouvoir depuis 2011 et dont la capacité à triompher des situations difficiles étonne. Mais avec une condamnation aussi infamante, un come-back est très peu probable…

Le chef de file des socialistes, Pedro Sanchez, qui avait porté la motion de censure, a été désigné à la place de Rajoy après cette phénoménale accélération des événements qui a désarçonné toute l’Espagne, et l’Europe aussi. Cet ancien professeur d’économie de 46 revient de loin, puisqu’il a perdu les des deux dernières élections et avait même été éjecté de son parti, avant de renaitre de ses cendres. “Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays“, a dit Sanchez ce vendredi au matin, avant la disgrâce de Rajoy au Parlement et le vote de confiance en faveur du socialiste.

Le hasard lui donne l’occasion de pouvoir jouer un rôle central“, indique Fernando Vallespín, politologue à l’Université autonome de Madrid, il a osé “un pari risqué“. Une “attaque en désespoir de cause“, ajoute-t-il, car le Parti socialiste avait perdu beaucoup de plumes et était “tenu à l’écart de la première ligne du débat politique” où campaient le PP, les libéraux de Ciudadanos et les radicaux de gauche de Podemos. Le débarquement très inattendu de Rajoy va assurément redistribuer les cartes…

par -

Les jours de Mariano Rajoy à la tête du gouvernement espagnol sont-ils comptés ? Trop tôt pour le dire, ce qu’on sait c’est que la motion de censure déposée par le Parti socialiste espagnol est une mauvaise nouvelle de plus pour le chef du gouvernement, après la condamnation de sa formation, le Parti populaire (PP), dans une affaire de corruption.
Dans les faits, si les socialistes au Congrès des députés, la chambre basse du Parlement espagnol, arrivent à embarquer les partis Podemos et Ciudadanos, l’affaire est pliée pour Rajoy.

Pour rappel, le PP a écopé d’une condamnation pour enrichissement illicite ; 29 personnes dont d’anciens responsables en ont pris pour 351 années de prison au total, a fait savoir le tribunal jeudi 24 mai 2018, rapporte l’AFP.
Le chef du gouvernement avait immédiatement annoncé dans un communiqué qu’il introduirait un appel suite à la condamnation de l’Audience nationale, qui lui demande de rembourser 245.492 euros pour “participation à titre lucratif” à un système sophistiqué de corruption qui faisait son beurre avec les contrats publics…

par -

Le dossier juridique portant sur des soupçons de corruption financière au sein de la Société tunisienne de transport des produits miniers de Gafsa a été transmis à la brigade nationale des investigations économiques et financières à Gorjani.

Dans une déclaration jeudi 24 mai 2018 à Jawhara FM, le porte-parole du tribunal de première instance de Gafsa, Mohamed Ali Barhoumi, a précisé que les soupçons de corruption portent sur des contrats d’achat de pièces de rechange.

par -

Il est difficile d’imaginer qu’il y a encore 15 ans, aucun instrument international n’existait pour faire face à la corruption et restituer les avoirs volés, s’est exclamé le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à l’ouverture du débat de haut niveau organisé aujourd’hui par l’Assemblée générale pour célébrer l’adoption, en 2003, de la Convention des Nations Unies contre la corruption et le fait que « nous sommes sur la bonne voie », selon le Président de l’Assemblée.

Depuis 2003, la majorité des pays, à commencer par les 184 États parties à la Convention, s’est dotée d’une législation sanctionnant les délits de corruption, a salué M. Yury Fedotov dans la salle du Conseil de tutelle, où se sont déroulés le débat et les deux tables rondes.  Également présent à l’ouverture, le Secrétaire général de l’ONU a noté que la réunion d’aujourd’hui tombe à point nommé pour réfléchir à la façon de mettre en œuvre l’objectif 16 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui vise à lutter contre la corruption, assurer la recherche et la restitution des avoirs volés et promouvoir des institutions efficaces, ouvertes et transparentes.  Les États font leur part, a reconnu M. António Guterres, mais nous n’arriverons pas à un impact durable sans l’engagement et l’appui du monde des entreprises et des finances.

C’est dans leur intérêt, a ajouté le Président de l’Assemblée générale, d’autant que la corruption est mauvaise pour les affaires et dissuade l’investissement.  Elle est aussi mauvaise, a poursuivi M. Miroslav Lajčák, pour les gouvernements, car elle sape les liens de confiance entre eux et leurs peuples; pour la sécurité, car elle permet aux réseaux criminels et terroristes de prospérer; et pour le développement, car les fonds qu’elle détourne sont 10 fois supérieurs à l’aide publique au développement (APD).  En effet, a noté Mme Arely Gomez, Ministre de la fonction publique du Mexique, lors du débat de haut niveau, ce fléau « ponctionne » les sociétés de 2 mille milliards de dollars par an.

Pour mettre fin au phénomène, plusieurs États ont salué le Chapitre 5 de la Convention sur le recouvrement des avoirs volés, l’un des outils clefs de la lutte contre la corruption, a souligné Mme Helena Mesquita Ribeiro, Vice-Ministre de la justice du Portugal.  Les mécanismes de recouvrement des avoirs volés qu’ils préconisent ont effectivement permis aux États-Unis de geler ou de récupérer quelque 3,5 milliards de dollars d’actifs provenant d’activités criminelles depuis 2015, s’est félicité M. James Walsh, Sous-secrétaire adjoint du « Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs ».  En Ukraine, c’est l’équivalent de 1,5 milliard de dollars détournés par la mafia que le recouvrement des avoirs volés a permis de récupérer, s’est enorgueilli, à son tour, M. Yuriy Lutsenko, Procureur général du pays.  La Suisse a restitué l’année dernière, 3,5 millions d’euros à la Tunisie et signé un accord avec le Gouvernement nigérian pour restituer 321 millions de dollars.

Les fortes disparités entre États sont toutefois problématiques, a mis en garde M. Andrey Avestisyan, Ambassadeur extraordinaire russe pour les affaires de coopération internationale dans la lutte contre la corruption.  Il a plaidé pour l’adoption d’un instrument intergouvernemental dédié spécifiquement au recouvrement des actifs.  La confiscation des biens corrompus devrait en effet être mieux encadrée, a dit M. Francesco Viganó, juge à la Cour constitutionnelle d’Italie, ne serait-ce que pour garantir la protection des droits des personnes concernées.

Dans l’ensemble, les participants ont souligné combien la Convention a comblé un vide juridique.  Avant elle, le droit pénal chinois ne reconnaissait pas le versement de pots-de-vin comme une infraction, a déclaré Mme Guo Xiaomei, Directrice générale adjointe du Département des traités du Ministère chinois des affaires étrangères.  « On ne pouvait même pas parler de corruption », a ajouté M. Akere Muna, membre du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

La situation a aussi évolué grâce aux technologies de l’information et de la communication modernes, a estimé Mme Laura Alonso, Secrétaire d’État à l’éthique publique de l’Argentine: « un papier, on peut le cacher, le mettre en haut de la pile ».  Quand on a adopté la Convention, il n’y avait ni Twitter ni iPhone, a souligné, à son tour, M. Klaus Moosmayer, Chef de la conformité chez Siemens AG.  Aujourd’hui, a-t-il dit, des milliers de tweets postés au quotidien ont pour hashtag #corruption, ce qui permet de soulever plus d’affaires.  « Mais attention au revers de la médaille », a prévenu le représentant du secteur privé, mettant en garde contre la multiplication des délits de diffamation.

Le Président de l’Assemblée générale a salué la richesse du débat, dont il a retenu la nécessité de s’adapter à la nature changeante de la corruption, de mieux analyser ses effets et de multiplier les parties prenantes à la lutte contre la corruption.  « Nous n’avons pas encore atteint nos objectifs », a déclaré M. Lajčák.  « Mais nous sommes sur la bonne voie. »

par -

Mohamed Ali Barhoumi, porte-parole du tribunal de première instance de Gafsa, a annoncé, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que de hauts cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et un responsable de la société de l’environnement ont été traduits devant l’unité spécialisée dans les recherches économiques et financières à El Gorjani.

Le groupe est poursuivi pour une suspicion de corruption financière et administrative qui concerne le marché d’achat de pièces de rechange d’occasion. Le coût de cette affaire avoisine 1 MD. Par la suite, il s’est avéré que les pièces sont inutilisables, indique la même source.

La brigade enquête aussi dans une autre affaire de suspicion détournement de fonds. Des fonds qui appartiennent aux employés de la société de l’environnement à Gafsa.

En effet, un employé a porté plainte car il n’a pas reçu son salaire.

par -

Le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, a annoncé, dans une déclaration exclusive accordée ce jeudi 17 mai 2018 à Africanmanager, que depuis sa prise de fonction, une dizaine de dossiers liés à des faits de corruption ont été transférés à la justice.

Il est à noter qu’un accord de partenariat visant à renforcer la coopération dans la lutte contre la corruption a été signé ce jeudi entre le ministère de l’Industrie et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).

par -

La présidence du gouvernement a décidé de généraliser le système des achats publics en ligne TUNEPS (Tunisian e-procurement system), en tant qu’unique moyen de fonctionnement dans le domaine des marchés publics.

Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du développement des méthodes de travail et de la modernisation de l’administration, vise à garantir et renforcer la transparence dans le domaine des marchés publics et lutter contre la corruption dans ce secteur, a indiqué, vendredi, la Présidence du Gouvernement, dans un communiqué.

Elle estime que ce système permettra d’accélérer le rythme de préparation des dossiers administratifs et financiers des marchés et de réaliser les projets publics dans les délais prévus et partant améliorer l’efficacité des marchés publics et renforcer la compétitivité.

Il s’agit également, d’après la même source, d’ancrer le principe de l’égalité des chances pour les offreurs, de réduire les délais de conclusion des marchés publics et de réduire aussi les coûts des projets.

Lancé en janvier 2013, le système d’achats publics en ligne TUNEPS est un projet de coopération tuniso-coréenne dont l’entrée en service a concerné, dans une première étape, 9 sites pilotes, dont 4 ministères (présidence du gouvernement, ministères de l’Education, des Technologies de l’information et de la communication et de l’Equipement) et 5 entreprises publiques (STEG, la Poste tunisienne, ONAS, ARRU, SONEDE).

Le système, coréalisé par une entreprise coréenne spécialisée (Samsung SDS) et plusieurs entreprises tunisiennes, a pour ultime objectif de garantir une meilleure gestion des finances publiques en Tunisie, étant donné que les dépenses publiques passent nécessairement par les marchés publics.

par -

Les agents et cadres de la Steg ont entamé aujourd’hui, jeudi 10 mai 2018, une grève générale, en signe de protestation contre “les agissements du PDG de la STEG, soupçonné de mauvaise gestion et de corruption, et contre la privatisation de l’entreprise”, selon la Fédération Générale de l’électricité et du gaz relevant de l’UGTT

Il est à rappeler à ce propos que la Fédération a boycotté la réunion de réconciliation du mercredi, 9 mai 2018, et ce en raison de l’absence du ministre de l’Énergie.

Selon la Fédération, le procès verbal de l’accord signé entre l’UGTT et le ministère stipule la présence du ministre lors de la réunion de réconciliation.

par -

Le gouvernement tunisien compte soumettre prochainement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) un nouveau projet de loi relatif aux règles de protection du peuple contre les avoirs illicites et la corruption dénommé la loi “de confiscation civile” qui consiste à restituer l’argent spolié à la trésorerie après la recours à la justice, a fait savoir, mardi, le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières Mabrouk Korchid.

Il a indiqué à la clôture d’un forum régional sur le thème “quelle nouvelle approche en matière de confiscation des avoirs illicites (7-8 mai 2018) “que le nouveau projet de loi vient remplacer le décret-loi sur la confiscation de l’année 2011 en vigueur actuellement et qui n’offre pas assez de garanties aux personnes pour défendre leurs droits avant la confiscation des avoirs.

Le forum “quelle nouvelle approche en matière de confiscation des avoirs illicites” est organisé par le ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières en collaboration avec l’Institut interrégional de recherche des Nations unies (ONU) en matière de crime et de justice (UNICRI) et l’Union européenne (UE), en présence de représentants de pays arabes et étrangers actifs dans le domaine du financement du terrorisme.

La Tunisie a confisqué en 2011 les avoirs de Ben Ali et de sa belle famille ainsi que de plusieurs autres personnes proches de l’ancien régime constitués de biens fonciers, d’argent et de titres.

FOCUS 🔍

La BIAT, qui apporte depuis s plusieurs années, un soutien à la culture et aux industries créatives allant au-delà du mécénat, a lancé une...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Cela faisait trois ans que Barack Obama n'avait pas foulé la terre de ses ancêtres. Depuis dimanche, l'ancien président américain est au Kenya, pays...

Reseaux Sociaux

SPORT

L'attaquant portugais Cristiano Ronaldo a déclaré lundi qu'il voulait réussir son passage à la Juventus de Turin qu'il a rejoint cet été en provenance du Real...