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L’ancien chef de gouvernement Mehdi Jomaa, qui a été le premier chef de parti – Al Badil Ettounsi – à tirer sur la nouvelle équipe de Youssef Chahed, a remis ça ce mardi 12 août. Comme dans sa première sortie, Jomâa ne mise pas un kopeck sur les chances de succès du nouveau gouvernement

«Nous n’évaluons pas le gouvernement Chahed dans sa version remaniée sur la base de la compétence car coopter certains responsables qui n’ont pas réussi est la meilleure preuve que la compétence n’était pas un critère», a écrit Jomâa.
Pour lui, cette nouvelle équipe sera jugée en fonction du climat politique dans lequel elle va baigner, «un contexte marqué par la confusion des pouvoirs et la prépondérance de la mentalité des quotas partisans qui sape toute évaluation objective et la primauté de la compétence comme critère d’évaluation et de choix», selon ses dires…

Son verdict est sans appel : ce gouvernement n’ira pas loin dans ce qu’il a dévoilé comme programme de réformes. Pour autant l’ancien chef de gouvernement dit ne pas vouloir remettre en cause les intentions ou prendre part à la démoralisation des citoyens….

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Donald Trump a un détracteur de plus : L’ancien président George W. Bush, pourtant du même bord que l’actuel homme fort des USA – le parti républicain. Bush a surpris en déclarant, comme le fait exactement la pléthore d’adversaires de Trump, même au sein de son propre camp, que l’ambiance politique à Washington actuellement est “plutôt détestable”. De tels propos venant de celui qui a lancé, contre vents et marées, la deuxième croisade en Irak et qui a popularisé les tristement célèbres concepts de “guerre de civilisation” et d'”axe du mal” sont tout simplement étonnants…

Bush a accentué la stupeur générale en ajoutant “Je n’aime ni le racisme ni les insultes, pas plus que je n’aime voir des gens se sentir exclus (…). Personne n’aime cela”. Personne sauf peut-être le bouillant et impétueux présent Trump…

L’ancien locataire de la Maison Blanche a tenu ces propos dans un entretien avec le magazine People qui sortira le vendredi 03 mars 2017. On y verra, peut-être, les fulgurances d’un homme de 70 ans, gagné par un brin de sagesse et qui a, peut-être, appris de ses erreurs, notamment cet entêtement à aller régler son compte au dictateur de Bagdad, Saddam Hussein, en s’adossant sur des preuves fabriquées de toutes pièces et en piétinant les slogans pacifistes des dizaines de millions de manifestants dans le monde. Une obstination qui a plongé le monde dans le chaos depuis, en engendrant des incendies qu’on n’arrive pas à éteindre et en enfantant des monstres du type Daech…

Bush fait actuellement la tournée des médias pour la promotion de son livre intitulé “Portraits de courage : un hommage du commandant en chef aux combattants de l’Amérique”. Et ça a plutôt bien commencé pour l’ancien président, qui passe presque pour un tendre au regard des débordements récurrents et dangereux de Trump. Hier, Bush a pris clairement ses distances avec la nouvelle équipe à la tête du pays, en affirmant qu’il est pour une politique d’immigration ouverte et tolérante, et en jetant des fleurs aux médias, “indispensables à la démocratie”, selon lui. Autant de positions qui le démarquent de Trump. Pour autant “la direction vers laquelle nous nous dirigeons ne m’inquiète pas”, a déclaré Bush, avant de conclure en ces termes : “Nous avons déjà traversé de telles périodes avant, et nous avons toujours trouvé le moyen de nous en sortir. Je suis plus optimiste que d’autres”. On verra d’ici peu si son optimise est justifié…

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A 4 jours de son investiture, programmée ce 20 janvier, le nouveau président américain, Donald Trump, ne calme pas le jeu, au contraire. Alors qu’il devrait, en toute logique, être en train de rassembler ses soutiens, de fédérer autour de lui, il tire, dans tous les sens. Son entretien avec les deux quotidiens européens le Bild et le Times, publié le dimanche 15 janvier 2017, continue de faire des vagues.

C’est la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a payé le prix fort, avec sa politique d’accueil des réfugiés. “Je pense qu’elle a fait une erreur catastrophique en prenant tous ces migrants illégaux”, a déclaré le président américain. Ce dernier, on le sait, est en général très frileux sur l’accueil des migrants, qu’ils soient arabes ou mexicains, et ne se gêne pas pour le dire, ce qui lui vaut d’ailleurs des inimitiés dans le monde…

Trump a également canardé l’Union européenne, dont il a souligné la fragilité, l’impuissance. Il s’est d’ailleurs réjoui du fait que le Royaume-Uni ait décidé de quitter le navire, et tend déjà la main aux Britanniques en leur proposant un accord commercial avant qu’ils ne sortent officiellement de l’UE.

Même l’OTAN n’a pas été épargnée : “C’est une organisation obsolète et certains pays membres ne paient pas ce qu’ils devraient”, a dit le président américain.

Le seul qui trouve grâce à ses yeux, c’est Vladimir Poutine. Le nouvel homme fort des USA, de fait le plus puissant de la planète, a, semble-t-il, de grands projets avec le “tsar” russe. De quoi faire trembler les chancelleries européennes…

Certes le poil à gratter de Washington dérange, inquiète, terrorise même, mais ce qu’il dit n’est pas dénué de fondement. En effet l’Europe, à qui Trump prédit d’autres catastrophes après le Brexit, est au bord de l’implosion, incapable de parler d’une seule et même voix, et donc de peser dans la direction des affaires du monde, alors que sa puissance économique devrait le lui permettre, incapable de mettre en place une défense commune alors que la planète n’a jamais été aussi dangereuse… Bref tous les clignotants sont au rouge, sans parler du péril qui guette des Etats influents au sein de l’UE tels que l’Italie, surendettée – 133% du PIB, la France, empêtrée dans ses problèmes politiques et économiques, avec une extrême droite plus forte que jamais et aux portes du pouvoir, etc. L’Europe et les Européens vont mal, très mal…

S’il y a du bon pour les Européens dans cette agitation créée par Trump, c’est qu’ils ont redécouvert la nécessité de trouver les ressources pour se souder davantage et éviter l’implosion qui ferait des Américains les seuls maitres du monde. D’ailleurs Mme Merkel semble l’avoir compris, elle qui a déclaré hier lundi 16 janvier 2017 : “Notre destin est entre nos mains”. Reste à savoir si elle et les autres dirigeants de l’UE sont en mesure de faire quelque chose pour freiner l’effritement de l’Union et pour résister à la bourrasque Trump…

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Le débat sur le projet de la loi des finances pour l’exercice 2017 a démarré ce vendredi 18 novembre à l’Assemblée de représentants du Peuple (ARP), en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Ce démarrage vient à un moment où ce projet de loi continue de susciter une levée de boucliers en Tunisie, qui s’est traduite par son rejet par plusieurs partis politiques, organisations nationales et certaines catégories des professions libérales…

Et pourtant, le chef du gouvernement est appelé aujourd’hui à convaincre l’ensemble des acteurs et à faire passer cette loi.

La Tunisie a besoin d’une loi de finances courageuse!

« La finance publique est en danger, nous empruntons actuellement pour couvrir les charges et payer les dettes de l’État ». C’est à travers cette introduction que Youssef Chahed a choisi de défendre le projet élaboré par son cabinet, soulignant qu’il inaugure la phase de la relance économique.

Lors de son discours à l’ARP à l’occasion de l’ouverture du débat, il a indiqué que la Tunisie a besoin d’une loi de finances courageuse qui présente des solutions urgentes aux difficultés auxquelles le pays est confronté.

Mais comment ? Il faut avoir le courage de passer une loi de finances qui rétablit l’équilibre du budget d’État, a répondu Chahed, signalant que cette loi comporte trois messages principaux, à commencer par le rétablissement des Finances publiques, surtout qu’il s’agit du premier budget indiquant un recul des indicateurs de déficit et de la masse salariale.

Le second concerne l’instauration d’une équité fiscale, sachant que l’évasion fiscale ne pourra être résolue dans le cadre d’une seule et unique loi de Finances. Pour le dernier message, il est à caractère social et s’est traduit par la mise en place d’un programme de premier logement, sans oublier la stabilité des prix des produits de consommations de base, selon ses dires.

Youssef Chahed veut aller plus loin et propose le partage des sacrifices entre tous les Tunisiens pour pouvoir stopper la crise et pousser le pays vers une nouvelle phase. A ce titre, il a insisté encore une fois sur le gel des majorations salariales, en attendant une amélioration de la situation de la finance publique. Par contre, il a mis l’accent sur la révision du barème et des taux d’imposition de l’IRPP (Impôt sur les revenus des personnes physiques) qui attire toute l’attention.

Cette proposition semble difficile à réaliser face à son refus par la centrale syndicale, qui a maintenu sa position quant à l’application intégrale de l’accord de majoration des salaires de la fonction publique conclu avec le gouvernement en septembre 2015.

Autrement, elle est prête à observer une grève générale avant le 8 décembre, appelant par ailleurs à un grand rassemblement devant le siège de l’Assemblée et à la place de la Kasbah dans un délai ne dépassant pas la semaine prochaine pour accentuer la pression sur le gouvernement.

Une loi de recouvrement…

En dépit des efforts fournis aujourd’hui par le chef du gouvernement, qui a essayé pendant plus de 30 minutes de simplifier cette loi, plusieurs députés se sont montrés opposés à cette loi :

« Il s’agit d’une loi de recouvrement et non pas une loi de développement », a réagi la députée Olfa Soukri, précisant que la loi de finances 2017 ne cherche que des revenus.

Il s’agit d’une politique illogique, a encore dit la députée, s’interrogeant ainsi sur la capacité de ce gouvernement à appliquer les mesures fixées et à transformer les hypothèses en réalité.
« Ce n’est qu’un outil pour faire tomber le gouvernement de Habib Essid », a de son côté estimé Ghazi Chaouachi. Et d’ajouter : « Ce gouvernement a beaucoup parlé de l’audace et des mesures douloureuses, mais je ne vois aucune audace, d’autant plus son projet de loi de 2017 va empirer la situation du pays ».

Ces critiques sont allées plus loin en accusant l’équipe de Chahed d’

« Dans la continuité des gouvernements précédents, le GUN n’a pas pris en considération les aspirations du peuple tunisien dont notamment celles de la classe défavorisée », a crié l’opposant Jilani Hammami.

Ce dernier n’a pas manqué d’attaquer ce gouvernement l’accusant d’être colonisée économiquement. Il a aussi pointé du doigt l’absence de mesures réelles qui pourraient résoudre la crise profonde qui secoue la Tunisie depuis des années.

Cet avis est partagé par le député Fethi Chemki, qui a affirmé que le gouvernement, comme tout autre gouvernement, ne suit que les instructions du Fond Monétaire International, considéré comme un bras financier de la colonisation moderne…

L’absence d’une vision claire inquiète les députés

Cette séance plénière était aussi l‘occasion pour d’autres représentants du peuple de pointer du doigt l’absence d’une vision claire capable de relancer l’économie et garantir la croissance.

C’est entre autres l’avis du député Slah Berghaoui et Mahmoud Kahri. D’après ces deux députés, l’absence d’une pareille approche ne concrétise pas la discrimination positive et il serait très difficile de répondre aux attentes des régions les plus défavorisées, qui ont besoin de programmes spécifiques pour relancer l’économie, mais aussi pour apaiser la grogne sociale qui pourrait se transformer en une explosion sociale.

D’ailleurs, la crainte d’une explosion sociale est déjà là pour le Forum Tunisien des Droits Economiques (FTDS), qui a affirmé que le gouvernement de Youssef Chahed est en train de refaire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs, tout en envoyant des messages négatifs. Alors que les citoyens et principalement les jeunes continuent de souffrir non seulement à Gafsa ou à Kasserine, mais dans plusieurs régions y compris les zones côtières.

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Quand l’ayatollah Ali Khamenei s’exprime, on l’écoute avec attention. Et pour cause, il est le guide suprême de la République islamique d’Iran, et donc de fait le plus haut dignitaire de l’État. Sa dernière bataille en date : L’accord nucléaire que son pays a ratifié avec les membres du Conseil de sécurité de l’Onu, l’Allemagne et l’Union européenne. Hier mardi 02 août, l’ayatollah a tout bonnement accusé les USA de ne pas honorer leurs engagements et a asséné que cet accord est une illustration de “la futilité des négociations avec les Américains.” Certes pour le moment le guide suprême n’a pas formellement rejeté l’accord, mais ça en prend le chemin. Par ailleurs ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend aux Américains sur cette affaire, donc sa récente attaque fragilise encore un peu plus un accord qu’on a mis des dizaines d’années à concocter et lequel surtout apporte un peu de stabilité dans cette partie du monde très agitée.

Les médias officiels iraniens ont fait leurs choux gras de la diatribe de l’ayatollah. “Aujourd’hui, même les responsables diplomatiques et ceux qui était présents aux négociations réitèrent le fait que les États-Unis ne tiennent pas leur promesse ; malgré des paroles douces et sucrées, les États-Unis s’affairent à endommager et frustrer les relations économiques de l’Iran avec d’autres pays”, a déclaré le guide. D’après lui, l’accord a “encore une fois démontré […] la nécessité de ne pas faire confiance aux promesses des États-Unis.” Il ne s’est pas arrêté là, il a menacé indirectement la communauté internationale en évoquant le partenariat avec les États-Unis sur des conflits régionaux. Il pensait sans doute à la Syrie et au Yémen. En d’autres termes, Téhéran pourrait tout bonnement stopper tout effort pour pacifier ces deux pays si les Américains continuent de ne pas jouer le jeu, ce qui serait une catastrophe.

Khamenei a de bonnes raisons de s’énerver

L’ayatollah est sorti de ses gonds parce que les bénéfices économiques liés à la levée des sanctions de l’ONU tardent à venir, et les Iraniens s’impatientent. Certes le pays a réussi à monter le niveau de ses ventes de pétrole, mais il n’est toujours pas raccordé au système financier international. Les sanctions en rapport avec le programme nucléaire iranien ont effectivement sauté, mais celles relatives aux violations des droits de l’homme sont maintenues, ce qui barre la route du système financier américain et des grandes banques européennes à l’Iran. Les établissements européens sont également tenues par les réglementations américaines, et ne veulent pas braver Washington en collaborant avec l’Iran. Ce sont ces questions épineuses qui ont plombé l’acquisition par Iran Air de 200 avions de ligne Boeing et Airbus, alors que justement l’accord nucléaire a donné le feu vert à ce contrat.

Ce qui est à craindre maintenant, c’est que les sorties de plus en violentes de l’ayatollah Khamenei apportent de l’eau au moulin de la frange la plus conservatrice de l’appareil étatique iranien, qui a toujours été défavorable à l’accord nucléaire, mais avait mis en veilleuse ses critiques histoire de voir dans quel sens allait tourner le vent. S’il s’avère que l’économie iranienne est toujours bridée par les sanctions, la position officielle du régime pourrait muer, et là il y aurait danger. Grand danger même…

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Plusieurs médias et sites électroniques  ont  révélé  qu'un vaste coup de filet anticorruption a été mené

Récemment, les autorités turques ont reconnu des dérives possibles dans les purges perpétrées actuellement dans le pays suite au coup d’Etat raté du 15 juillet 2016. Changement de ton ce mardi 02 août, avec un Erdogan particulièrement agressif vis-à-vis des pays occidentaux. Le président turc n’a pas pris de gant en accusant ouvertement les Occidentaux de soutenir le “terrorisme” et les putschistes.

“Malheureusement, l’Occident soutient le terrorisme et se range aux côtés des putschistes”, a affirmé le chef de l’Etat dans un discours à Ankara. Il espère de la sorte tarir l’avalanche de critiques des Etats-Unis et de l’Europe, qui se sont émus des purges massives en cours en Turquie.

“Ceux que nous imaginions être nos amis prennent le parti des putschistes et des terroristes”, a martelé Erdogan lors d’un forum économique à la présidence.
Il en a rajouté une louche en déclarant que le scénario du putsch “avait été écrit depuis l’étranger”. On le sait, pour Ankara le prédicateur Fethullah Gülen, réfugié aux USA, est l’instigateur du coup d’Etat, des accusations rejetées en bloc par Gülen.

Autre motif de l’ire du chef de l’Etat : Le fait que les autorités allemandes lui aient interdit de parler, par un lien vidéo, à ses fidèles massés dimanche dernier à Cologne (ouest) pour, disent-ils, renforcer la démocratie. Erdogan ne s’est pas gêné pour tirer en direction de Berlin. Il reproche à la chancellerie allemande d’avoir laissé s’exprimer à sa guise la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classée organisation terroriste par Ankara, mais également par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Auw Européens qui s’émeuvent du tour de vis après le putsch raté, il a rétorqué que “l’état d’urgence respecte les procédures européennes”, avant de leur balancer ceci : “Regardez ce qu’a fait la France: trois plus trois plus six, elle a déclaré un an d’état d’urgence”…

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Le guide suprême de la révolution iranienne

Certes le pic des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran a été dépassé, à la faveur de la signature de l’accord autour du nucléaire iranien qui a permis à Téhéran d’être de nouveau fréquentable, mais la hache de guerre entre les deux vieux ennemis n’a pas été enterrée pour autant. Hier vendredi 03 juin 2016, le chef suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est fendu d’une diatribe anti-américaine dont il a le secret. Morceaux choisis : “Si une force politique fait confiance aux Etats-Unis, elle commettra une grave erreur et recevra une gifle” de leur part, a déclaré l’homme fort du pays.

D’après lui, “les Etats-Unis, la Grande-Bretagne maléfique et le régime sioniste sinistre et cancéreux (…) sont les principaux ennemis” de l’Iran, et il est impossible de se fier à eux. En fait ce qui a fait sortir Khamenei de ses gonds, c’est, à ses yeux, le peu de volonté que les Américains mettent dans le respect de leurs engagements suite à l’accord nucléaire, alors que Téhéran a fait sa part du chemin, des gestes qui du reste ont été reconnus par Washington.

Certes l’accord sur le nucléaire iranien a permis de lever une grosse part des sanctions de l’Onu, des Etats-Unis et de l’Union européenne, mais les Américains et les Européens ne veulent toujours pas mettre fin aux sanctions liées au programme balistique de l’Iran, aux droits de l’Homme et à l’appui à des organisations telles que le Hezbollah libanais, classé terroriste par les Etats-Unis. Et ça ça irrite au plus haut point Téhéran

L’ayatollah a fait cette déclaration à l’occasion d’une cérémonie consacrée au 27e anniversaire du décès du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. La cérémonie a eu lieu au mausolée de Khomeini dans le sud de Téhéran, et de hauts dignitaires iraniens ainsi que des diplomates étrangers ont fait le déplacement. Ce qui a offert à Ali Khamenei une tribune de choix pour tirer en direction des Américains…

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Nicolas Sarkozy a été mis en examen

Décidément l’ex-président français, Nicolas Sarkozy, prend goût aux ‘tirs amis’ en direction d’Alger. A peine une semaine après sa sortie fracassante sur l’Algérie, il a remis ça hier mercredi 18 mai dans la soirée sur France Inter.

«J’entendais tout à l’heure que les Allemands avaient placé sur la liste des pays sûrs l’Algérie… Je ne porte pas de jugement mais enfin, ça me fait le même effet qu’à vous… Bon, je fais très attention à ce qu’on dit à propos de l’Algérie», a décoché Sarkozy, sur un ton très ironique, comme il a coutume de le faire sur d’autres sujets.

«Je veux dire qu’il y a un real politique qui fait que la paix dans le monde dépendra de l’équilibre de la Méditerranée», a ajouté le leader des Républicains, principal parti d’opposition en France. Au nom justement de cet équilibre, Sarkozy est d’avis qu’il ne faut pas accentuer les problèmes de l’Algérie en lui renvoyant en masse ses réfugiés, ce que s’apprête à faire l’Allemagne, après avoir placé l’Algérie sur la liste des pays sûrs. «C’est donc un problème considérable», a alerté l’ex-occupant du palais de l’Elysée.

De ce problème très épineux Sarkozy est vite revenu sur un de ses terrains de prédilection : L’ironie. Et sans surprise, il a encore égratigné l’une de ses cibles favorites du moment. “Je ne dirai rien de nos amis algériens parce que je sais que le sujet est sensible, mais c’est un sujet”. Néanmoins il n’a pas pu s’empêcher de pointer du doigt les nuages au-dessus de l’économie algérienne. “Et j’opposerai un démenti formel à tous ceux qui viendraient me dire qu’il n’y a pas de question qui se pose, surtout avec l’effondrement des prix des matières premières et la dépendance de ce grand pays aux énergies fossiles”, a déclaré Sarkozy.

Les autorités algériennes se rappelleront au bon souvenir de Sarkozy si les Français lui confient les rênes du pays à la présidentielle de mai 2017. La plainte du président algérien contre le journal Le Monde, lequel a eu la mauvaise idée d’illustrer un article sur les ‘Panama papers” avec la photo de Bouteflika, a démontré qu’Alger a la rancune tenace.

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« Je n’en dis que du bien ». C’est en ces termes que le président de la République, Béji Caïd Essebsi a répondu à une question, lors d’une rencontre avec les médias qataris, sur les critiques adressées à son endroit par l’ex président de la République provisoire, Moncef Marzouki.

« C’est une règle bien établie dans les traditions de la Présidence, le prédécesseur s’abstient de critiquer son successeur », a-t-il dit, pour affirmer aussitôt que « Marzouki n’a pas respecté cette  règle ».

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Les attaques contre les agents de la fonction publique, dont on ne cesse de dénoncer l’absentéisme et le peu d’ardeur au travail, ne sont pas du goût de l’Union tunisienne du service public et de la neutralité de l’administration (UTSPNA). Elle a pondu un communiqué ce vendredi 13 mai 2016 pour le faire savoir.

L’UTSPNA proteste énergiquement contre ce qu’elle qualifie de “campagne de dénigrement” et “attaques frontales” contre l’administration tunisienne dernièrement. Elle conteste également le chiffre de 2,7 millions de jours de travail perdus du fait des congés maladie, et qui pèserait lourd dans le budget de l’Etat, jusqu’à 2%, soit près de 585 millions de dinars, avait déclaré Kamel Ayadi, ministre de la Fonction publique.

Abdelkader Labbaoui, président de l’UTSPNA, a dit dans le texte que la campagne orchestrée par des employés, des présidents d’instances publiques, des leaders politiques et des élus de l’ARP irresponsables démontre une volonté de nuire. Il a ajouté que si cet élan n’est pas freiné, la Tunisie pourrait en payer le prix.
Il a également déclaré que cette campagne de dénigrement est un règlement de compte déguisé.

Le communiqué insiste sur le fait que l’administration est la parade contre une anarchie généralisée et l’effondrement progressif des organes de l’Etat. Il martèle que l’administration est garante de la continuité et de la souveraineté de l’Etat ainsi que son intégrité.

Le texte invite les hauts responsables de l’Etat – le président de la République, le chef du gouvernement, le président de l’ARP -, tous les partis politiques, le corps des journalistes et la société civile à faire front pour sauvegarder l’intégrité administrative de la Tunisie, socle de tout Etat qui se définit comme tel.

Le chef de l’Etat est appelé à faire valoir ses prérogatives pour protéger l’intégrité de l’administration.
Enfin le communiqué propose un dialogue national inclusif sur cette affaire essentielle, avec la participation de toutes les structures de l’Etat.

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En Israël, depuis que l’intransigeant Benjamin Netanyahou est au pouvoir, il est très difficile, et même risqué, d’aller à contre-courant de la politique du gouvernement. Et c’est encore plus vrai pour les généraux de l’armée qui osent critiquer les orientations du pays : Ils se mettent à dos et les autorités et l’opinion publique. Hier dimanche 08 mai, Netanyahou a déclaré devant la presse à l’entame de la réunion hebdomadaire de son cabinet : « La comparaison faite par le chef d’état-major adjoint, le général Yaïr Golan, au sujet des processus en cours en Allemagne nazie, il y a 80 ans, est scandaleuse, sans fondement. Je la trouve inacceptable. Surtout à la date où elle a été prononcée […]. C’est un officier exceptionnel, mais ses remarques sont erronées et inacceptables. »
La ministre de la Culture, Miri Regev, a en rajouté une couche en demandant la tête du général.

Ce qui a mis le feu aux poudres ce sont les propos tenus par le général Golan à l’occasion de la journée commémorative de la Shoah, jeudi dernier : « Une chose m’effraie. C’est de relever les processus nauséabonds qui se sont déroulés en Europe en général et plus particulièrement en Allemagne, il y a 70, 80 et 90 ans. Et de voir des signes de cela parmi nous en cette année 2016. La Shoah doit inciter à une réflexion fondamentale sur la façon dont on traite ici et maintenant l’étranger, l’orphelin et la veuve. » Le haut responsable militaire, droit dans ses bottes, a ajouté : « Il n’y a rien de plus simple que de haïr l’étranger, rien de plus simple que de susciter les peurs et d’intimider… ».

L’extrême droite ne fait aucun cadeau à l’armée

Comme on pouvait s’y attendre, la droite nationaliste, qui est en fait la cible du général, a de suite vu rouge et a envoyé ses francs tireurs. Le ministre de la Science, Ofir Akunis, a dit du général qu’il porte “atteinte à la communication israélienne partout dans le monde. Il doit s’excuser et se rétracter ». Même tonalité du côté de Naftali Bennett, ministre de l’Éducation et chef de file du Foyer Juif, le parti des colons. Netanyahu a embrayé presqu’aussitôt en demandant au ministre de la Défense, Moshe Yaalon, d’exiger de Yaïr Golan des explications. Le général s’est exécuté en ces termes : « Je n’avais absolument pas l’intention de comparer Tsahal à la Wehrmacht ni Israël à l’Allemagne nazie ». Mais rien n’y a fait, l’extrême droite s’est lâchée de plus belle sur l’état-major à travers les réseaux sociaux. Un site francophone s’est même laissé aller à cette attaque très violente : « La puanteur de l’extrême gauche atteint les hauts gradés de Tsahal. ».

L’assaut de la droite contre les hautes cadres de l’armée a commencé en février dernier. Le chef d’état-major, le général Eizenkot, avait eu le tort, selon ses détracteurs, de dire ceci à des lycéens : « Nous ne pouvons pas agir selon des slogans du type : Si quelqu’un vient pour vous tuer, tuez-le d’abord. Je ne veux pas qu’un soldat vide un chargeur sur une fille de treize ans qui le menace avec des ciseaux ». De nombreux élus du Parlement israélien et des ministres avaient vigoureusement condamné le discours d’Eizenkot, en le qualifiant de véritable « hérésie ». Ils avaient pris le contrepied du général en déclarant : « Un militaire menacé, disaient certains, doit pouvoir tirer sans hésiter sur son agresseur. »

La tension est montée d’un cran avec l’affaire du soldat de Hébron qui avait exécuté le 24 mars 2016 un agresseur palestinien à terre, atteint par balle après avoir blessé au couteau un soldat. L’arrestation du soldat et son jugement par une cour martiale avait provoqué la colère d’une grande majorité de l’opinion publique israélienne.

Les spécialistes pointent du doigt une dérive sociétale

Le professeur Yagil Levy, un spécialiste de la sociologie politique, pense que le chef d’état-major et son adjoint ont pris la décision de combattre la logique guerrière qui se propage dans l’armée, et « qui fait que les règles sur l’ouverture du feu ne sont pas observées ; qu’il y a des phénomènes de refus, voire d’insubordination chez certains soldats. On constate des manifestations de racisme sur les réseaux sociaux auxquelles les soldats participent. Enfin, il y a ces critiques contre l’armée qui s’expriment à l’intérieur même de ses rangs. Cela se passe surtout dans les unités qui opèrent en Cisjordanie où elles se frottent aux colons et où l’on observe un nationalisme particulièrement fort. Tout cela inquiète donc le haut commandement. » Pour l’universitaire, c’est moins l’armée qui est en cause que la société, gagnée par une hystérie sécuritaire justifiant toutes les dérives.

Pour Or Heller, un expert des questions militaires officiant sur la chaîne israélienne 10, « le fossé se creuse de plus en plus entre le public et le haut commandement de l’armée. Jusqu’ici, Tsahal était l’institution la plus populaire dans le pays. Aujourd’hui, le risque est le suivant : que les soldats obéissent à une autre autorité que celle des chefs militaires… Celle provenant de sites web, de réseaux sociaux ou d’hommes politiques. »

Le ministre de la Défense, qui soutient ses généraux contre vents et marées, considère que le péril qui ferait de Tsahal une milice guette.

Ce qui est sûr que la société israélienne est embarquée dans un débat qui n’en est qu’à ses débuts. Pas plus tard que ce matin du lundi 09 mais, l’éditorialiste du quotidien de gauche Haaretz a écrit : « Lorsqu’un général ne chante pas au rythme de la propagande gouvernementale, il est suspecté d’être une taupe et constitue une cible à éliminer. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou n’hésite pas à se débarrasser de ce qui lui reste de sa stature d’homme d’État pour porter le coup de grâce au chef d’état-major adjoint. »

Rachel Golan, la mère du général, a mis son grain de sel dans cette agitation et a défendu bec et ongles son fils. Elle dit à qui veut l’entendre que son mari, le papa de Yaïr, est un juif allemand qui a survécu au traitement musclé de la Gestapo. « Alors on ne peut pas l’accuser de porter atteinte à la Shoah, comme l’affirme le Premier ministre. » La maman, visiblement très remontée, a endossé toutes les déclarations de son fils. Et les observateurs de rappeler que cette polémique tombe au plus mauvais moment, en effet dans deux jours l’Etat hébreu va célébrer la Journée du souvenir pour les militaires et civils morts dans les conflits d’Israël.

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Le président iranien, Hassan Rohani, un réformateur, fort de la poussée de son camp aux législatives de février 2016, avance ses pions, jusqu’à toucher des symboles comme la redoutable police religieuse. Il est allé jusqu’à s’en prendre au fait que des milliers de policiers en civil quadrillent Téhéran avec pour seul objectif de dénoncer des jeunes femmes qui n’arborent pas correctement le foulard islamique, des automobilistes qui s’envoient de la musique dans les oreilles, et autres pratiques jugées illicites, rapporte l’agence Reuters ce mercredi 20 avril.

Rohani s’est appuyé sur les plaintes de sept mille citoyens, hommes et femmes, pour entreprendre sa croisade contre ces sentinelles de la capitale d’un drôle de genre. Le chef de la police a beau souligner que ces agents n’avaient pas le droit d’appréhender qui que ce soit, mais juste d’alerter le siège de la police par SMS sur les transgressions des principes islamiques établis par le régime, la pression sur sa police ne retombe pas.

C’est un président requinqué qui a rétorqué quand on lui a demandé son sentiment sur la “police de moralité” que le gouvernement avait tort de persister dans cette voie, avant d’ajouter qu’il mettra tout en oeuvre pour respecter son engagement de garantir la liberté des Iraniens. “Notre premier devoir consiste à respecter la dignité et la personnalité des gens. Dieu a accordé une dignité à tous les êtres humains(…)”, a déclaré Rohani, repris ce mercredi par l’agence de presse iranienne Isna.

La police religieuse, une vraie institution

Les policiers iraniens appartiennent aux forces armées, tout ce beau monde est placé sous l’autorité du guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. N’empêche le gouvernement, de par le contrôle qu’il exerce sur le ministère de l’Intérieur, a un pouvoir de décision sur les tâches assignées à la police.

S’agissant de la police de moralité, elle est célèbre pour les arrestations des femmes en pleine rue, que ce soit pour port de couleurs jugées trop vives, de foulard trop léger ou mal posé, de maquillage voyant, de certains vêtements jugés “inacceptables” pour les hommes, etc. Bref, tout est bon pour terroriser les citoyens. On ne compte plus le nombre de salons qui ont été fermés pour cause de coiffures à l’occidentale, de cafés rayés de la carte au motif que les garçons et les filles qui les fréquentaient ne se conformaient pas à la loi islamique… C’est tout cela que Rohani a promis de changer, lui qui a été installé à la tête du pays en 2013 avec le vote des jeunes majoritairement. Tout le monde connait son aversion pour l’application trop rigoriste des doctrines islamiques dures, du moins c’est qu’il a fait savoir. En tout cas pour le moment le réformateur n’a pas réussi à changer en profondeur les pratiques en Iran.

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Le football, on le sait, déchaine les passions. On l’a encore vu hier dimanche 06 mars avec la réaction du businessman et politicien Slim Riahi suite au faux pas de son équipe, le Club Africain, face à l’Etoile Sportive du Sahel. Riahi, qui a perdu tout self control, a tiré tous azimuts en direction de tous les acteurs du monde du foot.

Interrogé par la Radio nationale, il a commencé par étriper la Fédération tunisienne de football (FTF), qu’il a qualifiée de corrompue et dont il a accusé le président de vouloir, contre vents et marées, arracher un nouveau mandat. Même le ministre des Sports, Maher Ben Dhia, issu pourtant de ses rangs – l’UPL, présidée par Slim Riahi -, n’a pas été épargné. Le président du CA a traité Ben Dhia de « lâche », avec ses reculades chaque fois qu’il est critiqué ou menacé.

Après il s’en est pris au chef du gouvernement, Habib Essid, qui a été par ailleurs désigné à la tête du pays par la coalition au pouvoir, dont fait partie l’UPL. Riahi a déclaré qu’il a transmis à Essid un document complet sur les pratiques fraudulauses de la FTF et de son président, Wadiî El Jeri, mais il n’a pas bougé d’un pouce craignant les conséquences, surtout que l’Etoile du Sahel est mouillée jusqu’au cou, selon lui.

Il conclut en ces termes : « Si le Club Africain peut retrouver la bonne voie avec mon départ, qu’on me le dise »…

Voilà ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat, en beauté. On attend la réaction des personnalités mises en cause, face quand même à des attaques d’une rare violence…

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