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Mohamed Boussaid, ministre marocain de l’Economie et des Finances, a dévoilé lors d’une conférence de presse, vendredi 26 janvier 2018, les indicateurs macro-économiques phares de l’exercice 2017. On a appris que le royaume a presque multiplié par 4 son taux de croissance cette année : 1,6% en 2016 et 4,6% en 2017, rapporte Médias24. Autre bonne nouvelle : Le gouvernement a atteint ses objectifs dans la réduction du déficit budgétaire. De 4,1% il a été rogné jusqu’à 3,5%, selon le ministre.

Le Maroc doit ces succès à une montée des recettes fiscales, +6,1%, a indiqué Boussaid. Dans le détail, on a :

+16,3% au titre de l’IS

+0,7% au titre de l’IR

+1,6% au titre de la TVA.

+4,6% au titre de la TIC.

Par ailleurs les montants décaissés par les pays du Golfe, des dons, ont culminé à 9,5 milliards de dirhams. Le pactole de 5 milliards de dollars promis par les pays du Golfe a presque été entièrement encaissé. A noter que les quatre pays donateurs sont l’Arabie saoudite, les Emirats, le Koweit et le Qatar, à raison de 1,25 milliard de dollars chacun, sur 5 ans. Le ministre n’a pas indiqué si le royaume allait encore bénéficier de la manne des pétrodollars en 2018, toujours est-il que le budget 2018 a intégré 7 milliards de DH de dons du Golfe.

Boussaid a aussi fait savoir que le taux d’endettement du Trésor a chuté, une première ces dernières années, passant de 64,7% du PIB à 64,5%. D’après les données préliminaires, le déficit du compte courant affiche 4% en 2017 contre 4,4% l’an dernier.

A propos de la montée de fièvre de mai-juin 2017, durant laquelle les investisseurs s’étaient précipités vers les couvertures, ce qui avait fait fondre les réserves de change nettes, le ministre a déclaré : “Il n’y a pas eu spéculation, mais une ruée légale vers les couvertures, de la part d’opérateurs qui n’avaient pas une vision suffisamment claire du marché (…). D’ailleurs, ceux qui ont parié sur une baisse du Dirham ont dû le regretter, puisqu’il n’y a pas eu de baisse et ils ont perdu de l’argent“.

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Le déficit budgétaire (hors dons, privatisation et confiscation) s’est élargi au terme des 10 premiers mois de 2017 à 4.420 MDT contre 3.792 MDT une année auparavant. Le financement du déficit a été assuré à hauteur de 88% par des ressources extérieures nettes de l’ordre de 3885.1 MDT contre 1835.8 MDT à fin octobre 2016. C’est ce qui a été indiqué dans la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ainsi, au terme des 11 premiers mois de 2017, les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3% respectivement, se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016). En effet, les importations ont totalisé 45,3 milliards de dinars à fin novembre 2017contre 38 milliards au terme du mois de novembre 2016, tandis que les exportations de biens n’ont rapporté que 31 milliards de dinars au cours de la même période contre 26,4 milliards une année auparavant.

Cette situation a induit une poursuite du creusement du déficit commercial qui a atteint son niveau historique le plus élevé, soit 14.362 MDT contre 11.628 MDT une année auparavant.

Au total, la balance commerciale a affiché un déficit de 14,4 milliards de dinars au terme des 11 premiers mois de 2017, soit 14,7% du PIB contre 11.6 milliards de dinars et 12,9% respectivement, une année auparavant. Du côté du secteur touristique et après l’embellie du mois d’août, le rythme des recettes s’est ralenti surtout durant les derniers mois sous l’effet du retour timide des touristes européens. Les recettes touristiques ont totalisé 2.579 MDT à fin novembre 2017, soit une hausse de 16,3% par rapport à fin novembre 2016. Hors effet de change, la hausse des recettes touristiques s’est limitée à 1,9%.

De même, les revenus du travail (en espèces) se sont inscrits en hausse de 13,9% en G.A. à fin novembre 2017 grâce à un effet change favorable. Exprimés en euro, ces revenus ont accusé un léger repli de 0,3%.

Compte tenu de ces évolutions, le solde de la balance des opérations courantes s’est davantage détérioré (-9,3,% du PIB au cours des 11 premiers mois 2017 contre -8,1% au cours de la même période une année auparavant), laissant entrevoir un déficit courant annuel autour de 10% du PIB pour toute l’année 2017. L’ampleur de ce déficit met de la pression sur le marché des changes qui souffre d’un déficit structurel de ressources en devises induisant davantage de pressions sur le taux de change du dinar et sur la liquidité bancaire.

Le solde général de la balance des paiements qui s’est établi à -597 MDT contre -1.943 MDT une année auparavant s’est ressenti de l’ampleur du déficit courant. L’atténuation du déficit général a été soutenue par la mobilisation d’importantes ressources extérieures dont tout récemment le crédit accordé par la Commission Européenne en octobre 2017 pour un montant de 571 MDT et l’amélioration des flux des IDE,(+655 MDT).

La persistance des déséquilibres extérieurs a fortement pesé sur les réserves de change qui se sont établies pour la première fois depuis 2006 sous la barre de 5 milliards de dollars américains. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain respectivement.

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Alors que les mouvements de contestation se multiplient dans tout le pays contre les augmentations des prix et que des bandes suspectes sortent nuitamment, sous couvert de protestation, pour piller et détruire les biens publics et privés, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, considère dans une interview accordée à l’Agence TAP que les récentes augmentations des prix sont “louables”, puisqu’elles visent à réduire les déficits commercial et budgétaire.
Il a rappelé que ces augmentations, qui ne concernent pas les produits subventionnés, “ont été largement discutées dans le cadre de la loi de finances 2018“. Une façon de mettre dans l’embarras le parti qui a voté le texte à l’ARP et le conteste dans la rue

Pourquoi le gouvernement a décidé ces augmentations au lieu d’entreprendre d’autres réformes ?

Depuis sept ans, on vit dans le même cercle vicieux, le pays souffre d’un déficit de la balance commerciale et d’un déficit budgétaire qui créent de l’inflation, aggravent l’endettement et provoquent la dépréciation du dinar. Pour arrêter cette spirale, on prévoit de baisser le déficit du budget à 4,9% en 2018 et 3% en 2020.
Le but est de rétablir les équilibres financiers du pays et de stabiliser le dinar. Nous devons augmenter les taxes pour pouvoir générer plus de ressources au profit de l’Etat. Le fardeau fiscal, qui ne concerne pas les produits de base, est partagé entre tous. Les catégories défavorisées ou la classe moyenne ne sont pas les seules à faire face à ces taxes, les entreprises sont également concernées par ces augmentations, cela veut dire que même la classe aisée est concernée par ces augmentations.

Les augmentations des prix, décidées dans le cadre de la loi des finances 2018, consistent en une augmentation de 1% de la TVA sur plusieurs produits dont les médicaments, la hausse du droit de consommation sur certains produits ainsi que des droits de Douane, surtout pour les produits de luxe.
Les objectifs du gouvernement sont également de limiter les importations et les contrôler, d’où le rétablissement des droits de douane sur les produits d’origine turque à hauteur de 90% des tarifs appliqués dans le régime commun, à partir du 1er janvier 2018.
N’oublions pas que les produits subventionnés ne sont pas concernés par ces augmentations. L’Etat supporte un coût de subvention de 3520 millions de dinars : 1570 MD de subventions des produits de base et un montant de 1500 MD pour les hydrocarbures et un autre de 450 MD pour le transport. Il y a aussi la subvention par l’Etat du sucre qui coûte 100 MD ainsi que celles de l’eau, de l’électricité… Comment un Etat libéral peut supporter un tel niveau de subventions ?

Pour faire baisser les prix pour le consommateur, on est également en train d’importer 2300 tonnes de viandes rouges qui sont vendues à des prix étudiés (17 dinars/kg).
En ce qui concerne les augmentations dans le secteur immobilier, l’instauration d’une TVA de 13% aidera à organiser davantage le secteur et aura réellement un impact de 3% sur le prix de l’immobilier.

Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour faire face aux augmentations incontrôlées des prix ?

Ces augmentations sont accompagnées d’une intensification du contrôle des prix. Tout cas de dépassement doit être dénoncé. Les citoyens, les médias et les politiciens sont tous concernés et sont appelés à signaler les cas d’augmentations illégales et dénoncer chaque cas de dépassement, afin de limiter les cas d’augmentation illégale des prix.
L’Etat surveille la distribution de certains produits comme le sucre ou l’huile végétale. De grandes campagnes sont organisées dans les régions pour contrôler la distribution de ces produits. Nous procédons au contrôle continu de tous les produits, même de ceux importés et ce depuis la première ligne, par exemple dans les ports, dans le but de réguler l’importation.
Le but étant de limiter ces importations, surtout que le déficit avec certains pays comme la Turquie a atteint 1850 MD. Nous procédons aussi à l’attribution de certificat de vente libre et à l’augmentation des taxes douanières afin de pouvoir rationaliser les importations et protéger l’industrie locale.
La spéculation est le résultat du manque de la production ou de l’offre, mais l’Etat fait des efforts pour faire face à ce phénomène et intervient à chaque fois pour lutter contre ce fléau. C’est un travail de tous les jours pour le département.

Quelle solution a prévu l’Etat pour faire face au problème du commerce parallèle qui représente plus de 50% de l’économie nationale ?

L’Etat n’épargne aucun effort pour lutter contre ce fléau. Un nouveau décret gouvernemental relatif à la création des bureaux de change a été récemment promulgué, dans ce cadre, par le chef du gouvernement.
Cette mesure permettra l’orientation des opérations de change effectuées illégalement vers les circuits légaux, ainsi que de soutenir les efforts de l’Etat dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Un projet de loi relatif à l’amnistie de change est également proposé à l’ARP. Il est relatif à l’amnistie des infractions de change commises par les Tunisiens résidents à l’étranger.
Il faut créer des alternatives pour les personnes actives dans le secteur informel, la répression n’est pas la seule solution. Il faut les pousser à intégrer le secteur formel et ce en restreignant leurs activités, tout en leur offrant des incitations pour entrer dans la légalité.

L’Etat fait des efforts énormes pour assurer le contrôle économique des importations et aussi pour booster les exportations vu leur importance dans la lutte contre le chômage. Toutes les parties concernées sont appelées à combiner leurs efforts pour améliorer le secteur de l’exportation, essentiel pour la croissance économique du pays.
Au cours de la première réunion du Conseil supérieur de l’exportation, tenue récemment, sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, 20 mesures importantes en faveur de l’export ont été annoncées. Elles concernent essentiellement l’amélioration du climat général à l’export et l’élimination des obstacles auxquels sont confrontés les exportateurs, outre la mise en place d’un cadre général pour la réforme législative et administrative de l’activité d’exportation.
L’Etat a, ainsi, mis en place un plan qui vise à relever la valeur des exportation à plus de 50 milliards de dinars, d’ici 2020.

Comment évaluez-vous la situation actuelle de l’économie nationale ?

Des signes de reprise économique sont enregistrés, c’est ainsi que nous avons réalisé une croissance de près de 2% et une augmentation des exportations de 4% à prix constants et de 18% à prix courants, en 2017.
Pour l’avenir, l’Inflation étant liée à la dépréciation du dinar, il faut sortir de cette spirale, en maîtrisant les déficits budgétaire et commercial.

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En marge des travaux du 17e congrès régional de l’Utica (Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) à Nabeul, la présidente de la centrale patronale, Wided Bouchamaoui, a déclaré à Express fm que son organisation n’est pas responsable de l’instabilité économique du pays.

Bouchamaoui a par ailleurs appelé à passer en revue les lois structurant l’économie tunisienne afin d’assurer un climat propice à l’investissement et également à lutter contre le phénomène de la contrebande, et ce pour préserver la viabilité des entreprises, en soulignant que c’est la responsabilité de tout le monde.

Dans le même contexte, la présidente de l’Utica a évoqué les divers problèmes que rencontrent les entreprises aujourd’hui dans les différents secteurs, à savoir la pérennité dans tous les secteurs, surtout avec la nouvelle loi de finances 2018 qui impose des hausses diverses de droits, taxes et impôts.

Elle a appelé les signataires de l’Accord de Carthage à se mettre autour de la table pour fixer le cap et déterminer la responsabilité de chacun.

Cependant elle a indiqué qu’il est inacceptable que l’Utica paye à chaque fois le prix du déséquilibre du budget de l’Etat.

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Un responsable gouvernemental de “haut niveau” a annoncé que la Tunisie va demander aux Etats-Unis une garantie de prêt d’une valeur de 500 millions de dollars (environ 1245 millions de dinars), a rapporté l’agence Reuters.
Selon le même responsable, la Tunisie a, également, programmé le départ volontaire de la fonction publique de 16 500 fonctionnaires, au cours de ces deux années 2017 et 2018, et ce dans le cadre des réformes engagées visant à réduire le déficit budgétaire.
“Cette demande de garantie intervient au moment où la Tunisie se prépare à sortir, en 2018, sur le marché financier international, étant donné que ses besoins en matière de financement extérieur ne cessent de s’accroître”, a noté Reuters, précisant que la Tunisie a besoin d’emprunter près de 7,4 milliards de dinars (environ 3 milliards de dollars) de l’extérieur, dont 1,4 milliard de dinars sous forme d’obligations.
“Les USA ont déjà octroyé à la Tunisie, depuis 2011, des garanties de prêts d’une valeur de 1 milliard de dollars”, a rappelé l’agence, soulignant les difficultés que connait le pays, en matière d’équilibre budgétaire et les pressions qu’elle a qualifiées de “fortes” exercées par “les bailleurs de fonds internationaux (Banque Mondiale et FMI) pour entamer la réalisation d’un ensemble de réformes qui ont beaucoup tardé, et ce, dans le domaine de la réduction de la compensation, de la réforme de secteur bancaire, de la fiscalité et de l’abaissement de la masse salariale, considérée comme l’une des plus élevées au monde”.

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À fin août 2017, le creusement du déficit budgétaire, hors amortissement de la dette, s’est accentué, pour s’établir à 3.814 MDT contre 3.124 MDT une année auparavant. Cette évolution a été induite par une progression notable des dépenses courantes et des intérêts de la dette publique qui a largement dépassé la hausse des ressources propres. C’est ce qui a été indiqué par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans sa dernière note relative aux huit premiers mois de cette année.

S’agissant des ressources propres de l’Etat, elles ont accumulé, au terme des huit premiers mois 2017, un montant de 15.149 MDT, en progression de 8,5% par rapport aux réalisations de la même période en 2016, tirées par la bonne performance des recettes fiscales qui ont totalisé 14.052 MDT, en hausse de 15,3%. En revanche, les recettes non fiscales ont accusé une baisse pour s’établir à 1.097 MDT, contre 1.775 MDT une année auparavant, cette dernière ayant été caractérisée par l’encaissement du produit de cession de la licence 4G de téléphonie mobile pour un montant de 471 MDT.

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Le déficit budgétaire s’est aggravé, à fin juillet 2017, pour atteindre 3 177 millions de dinars -MD (environ plus de 3% du PIB de la Tunisie), alors que la Loi de Finances 2017 (LF) table sur un déficit budgétaire, pour toute l’année, de 5 345 MD ( 5,4% du PIB). L’année dernière, il s’est élevé à 2 755 MD au cours des 7 premiers mois, d’après un document sur ” les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat – juillet 2017 “, publié, au mois de Septembre, par le ministère des Finances.
Selon le document, cette aggravation est due à la hausse des dépenses, notamment les dépenses de gestion, et plus spécialement celles réservées au paiement des salaires de la fonction publique, qui ont enregistré un bond de 11,4%, à fin juillet 2017, alors que les prévisions de la LF, limitaient cette progression à 4,1% pour toute l’année en cours.
Pis encore, le ministère des Finances a fait état de la non réalisation de recettes non fiscales prévisionnelles, étant donné que les recettes collectées jusqu’à juillet (789 MD) ne représentent que le 1/3 des recettes prévues pour toute l’année (2195 MD). En fait, alors que les prévisions tablaient sur des recettes à hauteur de 200 MD, provenant de la vente de biens confisqués, et de 250 MD, provenant de dons extérieurs, pour l’année 2017, nous avons comptabilisé 0 millime pour ces deux rubriques, jusqu’à ce jour, mais la donne peut encore, changer d’ici la fin de l’année.
De même, les revenus des participations des sociétés publiques n’ont pas dépassé, durant les sept premiers mois de l’année, les 19 MD, alors qu’on tablait sur des recettes à hauteur de 220 MD pour 2017.
Par ailleurs, la LF 2017 ciblait la réalisation de revenus provenant de la commercialisation de carburants de l’ordre de 500 MD, à fin décembre, alors que jusqu’en juillet nous n’en avons collecté que 200 MD.
A cela, s’ajoute les prévisions erronées relatives au remboursement des intérêts de la dette, puisque nous avons remboursé 1502 MD jusqu’à fin juillet, alors que les estimations dans la Loi de Finances tablaient sur un total d’intérêts à payer pour 2017, de 2215 MD. Ceci est du notamment au phénomène de la dépréciation du dinar par rapport aux devises étrangères, notamment l’euro et le dollar, surtout que l’emprunt étranger constitue la principale composante de nos sources de financement. En fait, depuis le début de l’année jusqu’au 19 Septembre courant, le dinar a chuté de 18% par rapport à l’euro, et de 10% par rapport au dollar.
Dans ce contexte, les tirages budgétisées ont atteint 4478,8 MD, sur un total prévu jusqu’à la fin de l’année de 5246,6 MD.
D’après le département de Finances, ce déficit est comblé, jusque-là, moyennant des financements extérieurs à hauteur de 2 618 MD et des financements intérieurs, de l’ordre de 558 MD.

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“Le recul de la fiscalité pétrolière a généré des déficits budgétaires répétés, entraînant la consommation de la totalité de l’épargne du Trésor qui était logée au FRR, épuisé en février 2017”, rapporte El Watan.

Les réserves de change de l’Algérie étaient à 105 milliards de dollars (mds USD) en juillet 2017 alors que le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) s’est totalement épuisé en février, révèle le document portant Plan d’action du Gouvernement, évoquant des “difficultés réelles” au niveau du Budget de l’Etat actuellement, indique la même source.

Le document du Gouvernement, adopté mercredi par le Conseil des ministres, précise que ces réserves “fondent sans cesse, passant de 193 mds USD en mai 2014 à 105 mds USD en juillet 2017”. Au niveau extérieur, l’Algérie demeure “économiquement souveraine” grâce à l’accumulation de ses réserves de changes durant les années passées.

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement, Fayçal Derbel a déclaré, lors d’une table ronde organisée, ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la loi de finances 2018, que la contribution conjoncturelle imposée sur les entreprises au titre de l’année 2017 a permis à l’État de disposer de ressources supplémentaires de près de 700 millions de dinars.

Il a précisé ue ce montant pourrait facilement atteindre les 800 Millions de dinars, du fait que plusieurs sociétés pétrolières n’ont pas encore honoré leurs engagements.

Il convient de rappeler à ce propos que la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016, portant loi de finances pour l’année 2017 avait institué une contribution conjoncturelle exceptionnelle au profit du budget de l’Etat de l’année 2017.

La contribution conjoncturelle avait été fixée à 7.5% des bénéfices servant de base pour le calcul de l’impôt sur les sociétés dont le délai de déclaration intervient au cours de l’année 2017 pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés avec un minimum de :

– 5.000 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 35%,
– 1.000 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 25% ou de 20%,
– 500 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%.

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Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

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“L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin novembre 2016,  fait apparaître une détérioration du déficit budgétaire (4.058  MDT contre 1.865 MDT au cours de la même période de l’année 2015), suscitée par l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres”, c’est ce qu’a été révélé dans une note de conjoncture qui vient d’être publiée par la Banque centrale de Tunisie (BCT). En effet, les dépenses de fonctionnement se sont accrues de 9,7%  durant cette période (contre -0,1% une année auparavant), portant la marque de l’accélération  des dépenses de rémunération (+16,8% contre +12,7%).

Quant aux dépenses de subvention, elles se sont établies à un niveau nettement inférieur à celui de 2015. Par ailleurs, on notera une nette reprise des dépenses en   capital qui est due, principalement, à l’accélération de l’exécution des projets d’investissement qui a atteint presque 82% du montant programmé dans la LF2016.

S’agissant des ressources propres de l’Etat, elles se sont accrues durant les onze premiers mois de 2016  (+5,3%  contre  +1,1%)  tout  en  demeurant en deçà du taux de progression prévu dans la loi des  finances  2016  (LF2016),  soit  12,4%  pour l’ensemble de l’année. Leur évolution est due à une hausse considérable et exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G et dinarisation de la dernière tranche des recettes de privatisation de 35%  du  capital  de  Tunisie Télécom). En revanche, les recettes fiscales n’ont progressé que très modérément (0,5% comparé au taux de 11,4% prévu  dans  le  cadre de la LF2016). Traduisant une conjoncture économique morose, les recettes au titre d’impôts directs se sont inscrites, au cours des onze premiers  mois  de 2016, en baisse de 3,7% par rapport à la même période de l’année précédente, reflétant une évolution contrastée de leurs composantes. En  effet,  la  hausse de 19,6% des impôts sur le revenu a été plus que neutralisée par l’effet de la baisse des impôts sur les  sociétés  (-43,1%), laquelle baisse  a  touché aussi bien les compagnies pétrolières que les sociétés non-pétrolières. Cependant, les recettes d’impôts indirects ont enregistré une hausse de 3,6  %, grâce à la progression des droits de consommation (+23,4%) qui a compensé la baisse des droits de douane (- 24,8%) et la faible performance de la TVA (+0,7%).

Toujours selon le même rapport, le financement du déficit durant les  onze premiers mois de 2016  a été,  principalement, assuré grâce à un recours  intensif au financement intérieur pour combler le gap dû à la non mobilisation de certaines ressources extérieures prévues dans le cadre de la LF 2016.

Par ailleurs, l’évolution  des  paiements  extérieurs en 2016 s’est fortement ressentie de la poursuite de la morosité de la conjoncture économique, de la persistance  d’un climat social tendu et des incertitudes  entourant  le rétablissement de la stabilité sécuritaire.  Ainsi, les pressions sur le solde des opérations courantes se sont poursuivies en  2016 avec un déficit  légèrement supérieur à celui de l’année  précédente, soit 8,9% du PIB contre 8,8% en 2015. Cette contre performance porte la marque du creusement, en niveau, du solde commercial qui, en dépit de la reprise de la demande en provenance de la Zone Euro, demeure fortement fragilisé par la persistance du déficit énergétique (qui  semble désormais revêtir un caractère « structurel  »)  et par la  hausse  des  importations de biens de consommation face à des exportations très vulnérables.

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Achraf Ayadi, expert financier résident en France a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points. il a parlé de la situation économique actuelle du pays, l’économie informelle, la dette extérieure, le chômage, la détérioration du pouvoir d’achat et de plusieurs autres questions . Il a aussi évoqué le problè du déficit budgétaire qui ne cesse de plomber l’activité économique mais aussi la baisse de la notation de la Tunisie par Fitch Ratings et le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur la Tunisie. Interview:

Comment vous  voyez la situation économique actuelle du pays?

Compliquée. La dégradation du pouvoir d’achat, l’explosion de l’économie informelle, l’incapacité de l’administration à assurer un service de qualité aux citoyens et aux investisseurs, la déliquescence des hôpitaux publics, de l’école publique, la détresse de la jeunesse,… L’économie est un tout qui ne se résume pas à quelques indicateurs macroéconomiques. C’est parfois à se demander si la Tunisie fait encore rêver, y compris ses propres enfants. C’est dommage car nous avons l’un des potentiels économiques les plus élevés d’Afrique et du mondearabe.

La Tunisie pourra-t-elle facilement maîtriser le déficit budgétaire qui ne cesse de se creuser au fil des années?

Le déficit budgétaire et la dette extérieure sont des maladies incurables pour un pays incapable d’augmenter les recettes sans plomber l’activité économique, ou de baisser les emplois sans causer de crise sociale. En la matière, nos gouvernants successifs n’ont fait que fuir leurs responsabilités et faire de la politique sur le dos de l’argent public. Fuir l’austérité est une chose, fuir ses responsabilités face aux déséquilibres macroéconomiques en est une autre. Notre économie n’est pas pilotée car, tout simplement, il n’y a pas d’autres projets économiques pour nos gouvernants que d’arriver avec le moins de dégâts possibles aux prochaines élections. Pas de cap, pas de stratégie, pas de vision et fort probablement pas les bons profils aux affaires pour faire face aux challenges immenses auxquels la Tunisie fait face.

Fitch Ratings a abaissé la note de la dette, quel effet sur la Tunisie? Et si notre pays sort sur le marché international, quel sera la réponse, selon vous? Est-il toujours simple pour la Tunisie de mobiliser des ressources de l’étranger?

La notation attribuée par les agences internationales à la Tunisie a valeur d’indice de crédibilité pour les bailleurs de fonds internationaux. Plus cette notation est favorable, plus la Tunisie serait capable de lever des montants significatifs à un coût soutenable. Le taux d’intérêt à servir aux investisseurs dans la dette tunisienne irait crescendo avec chaque dégradation de cette note. Il est certain que l’exercice budgétaire 2017 sera affecté par cette dégradation.

Les déséquilibres macroéconomiques actuels sont intenables à moyen terme : un accroissement non maîtrisé des dépenses publiques, une croissance économique faible, des déficits jumeaux chroniques, et une part significative de l’économie qui échappe à la contribution fiscale. Une augmentation des taux d’intérêts sur les levées de fonds en devises aggraverait la situation du service de la dette et pourrait, potentiellement, hypothéquer les possibilités futures de croissance.

Que proposez-vous pour sortir de cette situation ?

Pour moi, il y a deux urgences absolues : recrédibiliser l’Etat et rendre l’espoir à la jeunesse. Ce ne sont certes pas des choses faciles à faire, mais celui qui s’attend à ce que la tâche soit aisée ne devrait pas accepter de gouverner. Premièrement, redécrédibiliser l’Etat nécessiterait de porter plusieurs coups de taille à des cas avérés de corruption et de les utiliser pour donner l’exemple. Depuis les hauts fonctionnaires véreux qui ont pillé l’argent public, aux oligarques du stockage et de la distribution des produits frais qui font flamber les prix, en passant par quelques têtes de pont de la contrebande frontalière. L’État devrait également démontrer sa capacité à réformer et à se transformer. Il y a des entreprises publiques dans le secteur financier, dans celui des transports et de l’énergie qui attendent des décisions pas évidentes lorsqu’on n’a pas le courage politique de décider. Il y a un moment où les finances publiques ne peuvent plus se contenter de constater les pertes puis d’emprunter pour les éponger. Pour ce qui est de la jeunesse, l’autre urgence absolue, l’accélération du départ massif des plus qualifiés et dynamiques d’entre eux sous d’autres cieux, devrait nous interpeller fortement. Notre pays doit continuer à nous faire rêver et à nous dire que nous avons un avenir sur son sol auprès des nôtres. Il nous faut repositionner les programmes de formations pour donner plus de place à l’anglais et aux soft skills. Rapprocher les universités des entreprises est un impératif. Si on veut que le chômage devienne l’exception, il faut que la formation par alternance devienne la norme. Notre pays doit continuellement remobiliser ses compétences à l’étranger et leur proposer une voie de retour aux sources. Ils sont l’investissement de la société dans son propre avenir. Avec ce qu’ils ont appris, avec leurs réseaux, ce qu’ils peuvent apporter au quotidien ressemblerait, à mon sens, à un forum d’investissement permanent qui coûterait zéro au contribuable. Ne pas être capable de donner un nouvel espoir pour la jeunesse, c’est condamner la croissance économique et l’innovation de demain, et peut-être, l’incapacité de payer les retraites de ceux qui sont aujourd’hui en activité.

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Le Nigeria avait lancé un eurobond d’un milliard de dollars pour résorber son déficit budgétaire, les investisseurs se sont bousculés, ce sera finalement 7,7 milliards de dollars. Une excellente nouvelle annoncée par la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

Mais le bonheur des uns faisant le malheur des autres, les investisseurs ne sont pas à la fête. En effet cet afflux d’argent a eu un effet mécanique : Le taux de l’emprunt, d’une maturité de 15 ans, est descendu à 7,875%, en-dessous des prévisions des investisseurs. «Beaucoup d’investisseurs espéraient un taux de plus de 8%, mais le carnet de commande final qui a dépassé les 7 milliards de dollars a finalement ramené le taux à 7,875%», a expliqué Michael McGill, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Aviva Investors, cité par l’agence Reuters.

Pour Delphine Arrighi, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Old Mutual Global Investors, «le Nigeria a émis son emprunt au bon moment, et le marché était clairement favorable aux investissements à risque»…

Le géant pétrolier va très mal, il fait face à une terrible récession, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Le pays paie le prix fort de sa très forte dépendance des recettes du pétrole, qui pèsent 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises. Et puisque les cours du brut ont fondu depuis quelques années, le PIB du Nigeria a été rogné de 1,7% l’an dernier, d’après les données du Fonds monétaire international (FMI).

Les choses iront à peine mieux cette année, avec une prévision de croissance de 0,8% dit le FMI, un niveau inférieur à la dernière prévision de la Banque mondiale, 1%. Il n’est pas exclu que le chiffre du FMI soit encore revu à la baisse au cours de l’année si les réformes promises et sans cesse repoussées ne sont pas au rendez-vous…

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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“Le déficit budgétaire est en train d’évoluer à des niveaux importants. Il est  devenu,  aujourd’hui,  le  défi  le  plus  urgent  et  le  plus  difficile  que  la
Tunisie  devra  relever.  Les  recettes  fiscales  diminuent  et  les  dépenses  publiques surtout improductives augmentent. Les protestations contre la  collecte  des  taxes  additionnelles  et  les  difficultés  de  réduire  les  dépenses publiques obligent le gouvernement à s’endetter de plus en plus. Dans  ce  contexte  difficile,  le  nouveau  statut  de  la  Banque  Centrale  (2016) interdit les avances monétaires au gouvernement pour financer une partie du déficit budgétaire. En effet, selon l’article 25, la BCT interdit de fournir des facilités et des crédits au trésor public sans proposer une politique alternative”. C’est ce qu’a été indiqué dans le billet économique de l’intermédiaire en bourse, Mac Sa  intitulé : “Coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire : Pistes de réflexion”.

Toujours selon cette note de conjoncture, la BCT finance le déficit budgétaire indirectement en prêtant aux banques et en les «forçant» par la suite à acheter des bons du Trésor à  des  taux  relativement  élevés  comparés  aux  taux  des  prêts  étrangers. Cette pratique a engendré, selon l’étude, des effets pervers importants grevant davantage le déficit budgétaire, augmentant le service de dette intérieure et engendrant des sorties additionnelles de devises. Ces effets sont résumés comme suit :

Un accroissement du portefeuille titres des banques (privées- nationales et étrangères- et publiques) aux dépens des crédits à l’économie. Du coup, les banques se sont orientées vers l’activité de placement pour préserver  un  niveau  de  revenu  stable  et  moins  risqué.  En  2015,  les  encours de crédits des banques ont enregistré une hausse de seulement 4,8% par rapport à 2014, alors que les portefeuilles titres d’investissement et commercial ont connu une progression importante de l’ordre de 19,5%. La part du portefeuille  titres dans les crédits est passée de 17. 63% à 20.1%. Cette évolution a réduit le rôle d’intermédiation des banques et a créée une situation de rente.

Cela a aussi un effet sur l’augmentation  du  service de la dette intérieure.  Le  trésor vend les BTA à un  taux  entre  6  et  7%,  un  taux  considéré  très  élevé  estimé entre 2 à 3 fois plus élevé que celui de la Banque mondiale par exemple. Une estimation du coût annuel moyen de la dette intérieure payé par la Tunisie par rapport à l’encours de la dette intérieure, et une   réduction  des  ressources  allouées  à  l’investissement  privé  c’est-à-dire  un  effet  d’éviction  important. Les Bons du Trésor sont des titres émis par l’État tunisien  en  représentation  d’emprunts  dans  le  cadre  de  l’équilibre  budgétaire.  Ils  sont  négociables  auprès  de  l’ensemble  des  banques  intervenant  sur  le  marché  monétaire.  On  distingue  trois  types  de  bons  de  trésor:  Les  Bons  de  Trésor  à  Court  Terme  (BTCT). Les   Bons  de  Trésor  Assimilables  (BTA)  et  les  Bons  de  Trésor  à  Coupon  Zéro  (BTZC), sachant que les BTA constituent le principal instrument de la gestion de la dette publique utilisé. Lorsque les Bons de  Trésor  augmentent,  les  crédits  accordés  à  l’économie  et  l’investissement privé baissent.

Pour  limiter  les  conflits,  l’étude affirme qu’il est  important  d’assurer  la  coordination  entre le gestionnaire de la dette publique qui est le ministère des Finances qui est mandaté pour minimiser les coûts de financement du gouvernement et la BCT  qui assure l’objectif de stabilité des prix. La BCT devra réfléchir à développer une politique monétaire qui permet au  gouvernement  d’avoir  des  revenus  supplémentaires  à  moindre  coût  pour  financer  en  partie  le  déficit  budgétaire  et  pour  améliorer  son  efficacité.  Elle  doit  nécessairement  être  associée  étroitement  à  la gestion de la dette publique et à la politique budgétaire.

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C’est au tour du journal algérien El Watan, par le biais de son portail d’informations, El Watan.com, de s’inviter dans le débat, très touffu déjà, du déficit budgétaire de la Tunisie. Le journal a pointé du doigt, ce mardi 13 décembre, les obligations sociales qui ont alourdi la besace du chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour 2017. Le papier n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en évoquant l’incapacité du gouvernement tunisien à prendre des décisions courageuses pour stopper la montée des dépenses publiques, notamment la masse salariale. Les Algériens y sont allés d’autant plus gaiement qu’ils ont du grain du moudre, avec Chahed qui vient de concéder à l’UGTT la moitié de ce qu’elle demandait en termes de hausse des salaires dans le public, l’autre partie étant différée en 2018.

Le journal est revenu sur la mauvaise passe de l’exécutif tunisien, coincé entre les obligations vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI), assorties au dernier prêt de 2,7 milliards de dollars accordé à l’Etat tunisien pour appuyer le redémarrage de l’économie. Et El Watan de rappeler que le projet de la loi de finances 2017 prévoyait de reporter ces augmentations de deux ans pour freiner le dérapage du budget, aux alentours de 6%, en raison surtout d’une masse salariale dans le public qui a été multipliée par 2 en à peine 5 ans. De l’avis de Hassine Dimassi, la décision de Chahed de maintenir la hausse des salaires, une orientation purement «politique», pourrait couter cher à la Tunisie. «Le FMI pourrait ne pas accorder la tranche du prêt prévue fin 2016, parce que la Tunisie s’est engagée sur un programme visant la maîtrise du déficit budgétaire et la compression des charges salariales», a déclaré Dimassi. Le journal n’a pas omis de tresser des lauriers à l’économiste tunisien, en revenant sur le fait qu’il a quitté le navire en juin 2012 – gouvernement de Hamadi Jebali – parce qu’il ne voulait pas cautionner des «prêts pour payer les fonctionnaires de l’Etat».

El Watan a évoqué les nuages sur le ciel de la Tunisie, suite à l’accord conclu par le gouvernement et l’UGTT sur le maintien des hausses salariales en 2017. Le journal a ajouté que la masse salariale du public va s’établir à 14,5 milliards de dinars, et ainsi engloutir 75% du budget général de gestion évalué à 18,5 milliards de dinars.
Par conséquent le volume des salaires reste à son seuil critique, 14,2% du PIB, alors que le projet de la loi de finances 2017 ambitionnait de le tasser jusqu’à 13,9% du PIB, en pariant en plus sur une hausse de 2,3% de ce dernier…

Bref, le journal algérien s’en est donné à coeur joie, sans doute une façon de donner le change et d’exorciser les démons de l’Algérie, qui fait face actuellement à de terribles difficultés financières du fait de l’assèchement de la rente pétrolière suite à la fonte des cours mondiaux du brut, dont l’économie du pays tant. D’ailleurs le budget 2017 est résolument sous le sceau de l’austérité, avec une hausse de la TVA, une réduction drastique des importations, etc. C’est la soupe à la grimace pour les citoyens algériens. Alors la Tunisie à côté, avec son goût effréné pour les dépenses publiques et son insouciance, ça doit être insupportable !

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Le déficit budgétaire devrait atteindre 6000 MDT, à la fin de cette année. C’est ce qu’a estimé Chakib Bani, rapporteur de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Lors de son passage, ce mardi 13 décembre 2016, sur Express fm, il a ajouté que ce déficit serait comblé par les crédits.

Sur un autre plan, Chakib Bani a souligné que le bureau de l’ARP vient de recevoir le projet de loi de finances complémentaires 2017 qui sera prochainement examiné.

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L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin octobre 2016, fait apparaître une détérioration du déficit budgétaire (3.708 MDT contre 1.527 MDT au cours de la même période de l’année 2015), à cause de l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres. Les dépenses de fonctionnement se sont accrues de 8,7% durant cette période (contre 7,1% une année auparavant), portant la marque de l’accélération des dépenses de rémunération (+16,8% contre +11,3%). En revanche, les dépenses de subvention se sont établies à un niveau nettement inférieur à celui de 2015 (-30%) et ont concerné exclusivement les produits de base et le transport.

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S’agissant des ressources propres de l’Etat, elles se sont accrues durant les dix premiers mois de 2016 (+3,6% contre +1,6%) tout en demeurant en deçà du taux de progression prévu dans la loi des finances 2016 (LF2016), soit 12,4% sur l’ensemble de l’année. Cette évolution émane d’une hausse exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G pour un montant de 471 MDT). En revanche, les recettes fiscales ont quasiment stagné (0,1% à comparer au taux de 11,4% prévu dans la LF2016). Cette évolution est, essentiellement, imputable à la faible performance des impôts sur les sociétés (notamment les sociétés pétrolières). Le financement du déficit durant les dix premiers mois de 2016 a été assuré grâce à un recours plus intensif au financement intérieur par rapport à celui prévu par la LF2016.

Communiqué BCT

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Fébrilement attendu par les pays qui, comme la Tunisie, ont lié leur sort économique et financier aux « recommandations » du Fonds monétaire international, le rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales vient de livrer ses constats et ce qu’il importe de faire pour pouvoir espérer tirer son épingle du jeu. Ses conclusions sont venues confirmer les appréhensions pour l’année courante mais, dans le même temps, esquissent  quelque chose qui s’apparente à un léger mieux en 2017.

Ainsi, le taux de croissance pour la Tunisie sera pire que celui estimé par son gouvernement. Il ne dépassera pas le 1,5% fin 2015, pour devoir remonter à 2,8% l’année prochaine. L’inflation tournera autour de 3,7% cette année, pour y ajouter deux décimales (3,9%) en 2017. Quant au déficit budgétaire,  il se situera, fin 2016, à 4,5% du PIB pour baisser à 3,6% l’année prochaine. Une petite éclaircie quand même, l’avancement continu des réformes, la modération du frein budgétaire et l’accroissement de la demande extérieure, en particulier de la zone euro, devraient accompagner une reprise attendue. Sauf que, dans un contexte marqué par la persistance d’obstacles structurels, la croissance à moyen terme restera vraisemblablement trop faible pour remédier au chômage élevé et renforcer l’inclusion. La perspective est valable pour tous les pays MENA importateurs de pétrole, surtout pour ceux en proie à la  lenteur des créations d’emploi et de l’amélioration des conditions de vie  qui pourraient s’attendre à une aggravation des tensions sociopolitiques en ce sens que les revers des transitions politiques et de la mise en œuvre des réformes pourraient compromettre la reprise.

S’ y ajoute le durcissement des conditions financières mondiales, dans un contexte marqué par le rééquilibrage de la Chine, la normalisation des taux d’intérêt aux États-Unis et les retombées du Brexit, pourrait limiter l’accès au financement. En revanche, les exportations pourraient augmenter plus rapidement si, par exemple, davantage de progrès étaient accomplis en matière d’accords commerciaux avec l’Union européenne. Le rééquilibrage de l’économie chinoise pourrait en outre élargir les débouchés pour les exportations de biens de consommation, prévoit l’institution de Bretton Woods.

En revanche, elle estime que  l’investissement et la croissance de la productivité sont trop faibles pour stimuler la croissance, la marge de manœuvre budgétaire est limitée par le coût élevé du service de la dette et le poids de la masse salariale, et, dans certains cas, les vulnérabilités externes restent fortes. Il est nécessaire, recommande le FMI,  de poursuivre l’assainissement des finances publiques afin d’améliorer le profil de la dette publique et de renforcer la marge de manœuvre disponible. Cet assainissement peut mettre l’accent sur des mesures ciblées en matière de recettes — suppression des exonérations fiscales, progressivité accrue des impôts sur le revenu et renforcement du recouvrement de l’impôt —ainsi que sur la poursuite de la redéfinition des priorités en matière de dépenses, en délaissant les subventions énergétiques universelles au profit de l’aide sociale ciblée, de l’investissement et d’autres domaines porteurs de croissance. Une plus grande flexibilité des taux de change permettrait de renforcer la compétitivité. Enfin, des réformes structurelles, en particulier dans les domaines de l’entreprise, du commerce et des marchés du travail et de la finance, sont nécessaires pour favoriser l’expansion du secteur privé et la création d’emploi.

La faible compétitivité  qui s’explique aussi par une appréciation du dollar américain, sur lequel les monnaies de nombreux pays de la région sont indexées, et malgré la récente dépréciation du taux de change en Tunisie comme en Egypte devrait, selon les prévisions, continuer à peser sur les parts de marché à l’exportation.

Pressions inflationnistes contrecarrées

Les  pressions inflationnistes ont été contrebalancées par la disparition progressive des subventions à l’énergie, la hausse des prix alimentaires et, dans certains cas, la dépréciation de la monnaie en Tunisie , la monétisation des déficits budgétaires et des politiques monétaires accommodantes, note le Fonds qui avertit toutefois que l’année prochaine, la région y compris la Tunisie subira de nouvelles pressions à la hausse, imputables à l’augmentation des prix mondiaux de l’énergie, à la suppression progressive des subventions à l’électricité et à l’eau .

Voilà pourquoi il est estimé qu’une  politique monétaire accommodante et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à favoriser la croissance et la stabilité macroéconomique. Lorsque la compétitivité se dégrade, que les pressions sur le taux de change nominal s’accentuent (par exemple creusement de l’écart entre les taux de change officiels et officieux) et que l’asymétrie des bilans est limitée, une transition plus rapide vers des régimes de taux de change plus flexibles s’impose pour éviter un ajustement macroéconomique plus complexe par la suite. La plus grande flexibilité doit aller de pair avec l’indépendance de la banque centrale  au titre de laquelle des avancées ont été enregistrées en Tunisie, la détermination d’un autre point d’ancrage nominal, le renforcement des capacités institutionnelles, la réduction du primat de la politique budgétaire, le développement de marchés des changes plus larges et plus liquides et le renforcement de la surveillance et de la réglementation bancaire.

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“Le premier grand défi du gouvernement de Youssef Chahed est le bouclage du budget 2016”, a affirmé Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager.

Il a par ailleurs expliqué que Youssef Chahed doit tailler dans les dépenses et rétablir les équilibres financiers, surtout en ce qui concerne la charge relative à la masse salariale dans la fonction publique. Besbes a fait savoir que le déficit budgétaire atteindra 6,5% si le gap (2400 millions de dinars) n’est pas financé par des ressources extérieures.
“Il faut trouver des solutions pour maîtriser les dépenses et éviter une crise de dette publique”, déclare-t-il.

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