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Déficit

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Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Samir Cheffi, a déclaré hier mercredi 22 novembre 2017 dans la soirée sur le plateau de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi : «Ma crainte est que la classe politique perde toute crédibilité aux yeux des Tunisiens».

A propos du déficit des caisses de compensation sociale, il a indiqué qu’il atteindrait actuellement plus de 8300 Millions de dinars (MD). «Les caisses sont présentement presque en faillite. Elles ont un passif très lourd : Elles doivent 4300 MD aux sociétés privées, 500 MD à l’Etat. La CNRPS quant à elle a une dette de 1200 MD auprès de l’Etat. Les hôpitaux publics ont une ardoise de près de 2300MD ! Avec ces montants, nous concluons que la politique sociale adoptée après l’indépendance est en train de s’effondrer».

S’agissant des remèdes, Cheffi a déclaré ceci : «nous n’avons pas trouvé un accord définitif avec le gouvernement pour sortir les caisses du trou».

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a fait savoir, lors de la plénière qui se tient actuellement à l’ARP sur le projet de loi de finances 2018, que le déficit budgétaire devrait baisser, l’année prochaine, à 4,9% et ce, pour atteindre l’objectif fixé par le gouvernement à l’horizon 2020 et visant à réduire le déficit à seulement 3%, un chiffre très important et indispensable pour atteindre la croissance escomptée, selon le chef du gouvernement.

Il a par ailleurs rappelé que le gouvernement ambitionne, à l’horizon 2020, de faire baisser le déficit budgétaire à 3%, l’endettement à 70% du PIB, la masse salariale à 12,5 du PIB et une croissance aux alentours de 5%.

Chahed a expliqué que la hausse du déficit a un impact direct sur la dépréciation du dinar tunisien, l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat du citoyen.

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Le déficit de la balance alimentaire a sa part dans les problèmes, devenus chroniques, de la balance commerciale. La Tunisie, un pays qui produit pourtant des tas de choses, continue, de manière déraisonnable, d’importer des aliments de base, qui lui coûtent de plus en plus cher avec la fonte du dinar face aux principales devises – dollar et euro. Le déficit de la balance alimentaire a atteint 1276,9 millions de dinars (MD) durant les dix mois de l’année 2017, (contre 884 MD durant la même période de 2016), ce qui représente 9,6% du déficit de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Du 1er janvier au 31 octobre 2017, le taux de couverture de la balance commerciale alimentaire a baissé à 65,8%, à fin octobre 2017, contre 71,1%, au cours de la même période de 2016.
Cette baisse résulte d’une importante progression de la valeur des importations alimentaires de 21,9%, notamment celles des produits de base ayant atteint 75% de la structure des importations contre 69% en 2016, alors qu’une hausse moins importante des exportations de 12,7% a été enregistrée.

Les exportations alimentaires en hausse, grâce aux dattes

Les exportations des produits alimentaires ont enregistré, durant les dix mois de l’année 2017, une évolution de 12,7% par rapport à la même période de 2016, pour se situer à 2452,4 MD.
Cette hausse s’explique par l’évolution de 10%, des recettes des dattes dont la valeur des ventes s’élève à 420,2 MD, en raison de l’amélioration du niveau des prix de 26% et la diversification des marchés (plus de 80 destinations mondiales).
Le ministère de l’Agriculture a précisé, dans ce contexte, une progression enregistrée par les parts des marchés asiatiques et européens et de l’Amérique du Sud, respectivement de 6%, 5% et 20%.

De même, la valeur des exportations des produits de la mer a augmenté de 39%, des pâtes alimentaires (9%) et des légumes frais (11%) en raison de l’amélioration des prix des tomates géothermiques et d’autres légumes.
Les recettes des exportations de l’huile d’olive ont enregistré une légère baisse de 3% pour s’établir à 641 MD, en raison de l’amélioration de 26% des prix à l’échelle mondiale, malgré une régression des quantités exportées de 23% (68 mille tonnes contre 80 mille tonnes) par rapport à la même période de 2016.
Les recettes de l’exportation des fruits d’été ont augmenté de 33% par rapport à la saison écoulée, pour se situer à 57 MD. Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, de janvier à octobre 2017, représente 8,9% du total des exportations des biens du pays, contre 9,3% en 2016.

Hausse affolante des importations

Les importations de produits alimentaires ont atteint 3729 MD, à fin octobre 2017, enregistrant une hausse de 21,9% en comparaison avec la même période de 2016.
Cette progression est due à l’accélération du rythme d’importation de la plupart des produits de base et à l’évolution de leurs prix au niveau mondial, face à la dépréciation continue du dinar vis-à-vis des principales devises étrangères. Cette tendance haussière a essentiellement concerné les importations du sucre (+108%), des huiles végétales (+77%), du thé et café (+99%), du lait et dérivés (+82%), et à moindre degré, celles du blé tendre (+17%) et du maïs (+24%).
Une évolution a aussi été enregistrée au niveau du rythme d’importation d’autres produits alimentaires, classés comme étant non-de base, dont les bananes (+43%) et les préparations alimentaires (+8%).
En revanche, la valeur des importations de certains produits alimentaires a chuté, durant les dix premiers mois de l’année 2017 , à l’instar de la pomme de terre (-50%), l’orge (-7%) et le blé dur (-19%), en raison de la régression des quantités importées et l’amélioration de la production locale.
Il est à noter que la valeur des importations alimentaires a représenté 9,1% du total des importations, au cours des dix mois de 2017, contre 8,9% pendant la même période de 2016.

TAP

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Le Projet de loi de finances pour l’année 2018 prévoit l’institution d’une contribution sociale au profit des caisses sociales qui accusent un déficit de 1700 Millions de dinars. Cette contribution devrait concerner les personnes physiques ainsi que les sociétés soumises à l’impôt et aussi les sociétés exonérées d’impôt.
Pour les personnes physiques, cette contribution est calculée sur la base des revenus ou bénéfices nets soumis à l’impôt sur le revenu (personnes physiques et sociétés). Elle se traduit par la majoration d’un point des taux appliqués aux différentes tranches de revenu du barème de l’impôt sur le revenu.
Pour les institutions et sociétés soumises à l’impôt, cette contribution est calculée par la majoration d’un point des taux d’impôt sur les sociétés, selon le cas, avec un minimum de 300 dinars pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 35%, 200 dinars pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 25%, de 20%, ou de 15%, et à 100 dinars pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%.

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Le déficit de la balance commerciale s’est encore aggravé à fin Septembre 2017, pour se situer à 11 480,1 MD, alors qu’il était à 9 326,7 MD en Septembre 2016, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3241,8 MD), l’Italie (-1 513,4 MD), la Turquie (-1 302,6 MD), la Russie (-924,6 MD) et l’Algérie (-326,4 MD), selon les statistiques publiées mercredi, par l’INS.
Le taux de couverture a ainsi, baissé de 69,2% à 68,2%, entre 2016 et 2017 (9 mois) en raison de la disparité au niveau du rythme de croissance entre les importations (+19,2%) et les exportations (+17,4%).
En outre, le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2700,4 MD (23,5% du total du déficit), contre 2453,6 MD durant les neuf mois de l’année 2016.

Baisse de 11,2%, des exportations de minerais et de phosphates et dérivés

Les exportations ont continué de s’accroitre à un rythme assez soutenu, malgré la légère décélération observée par rapport aux huit mois de cette année. Elles ont augmenté de 17,4%, à 24 608,8 MD, contre une progression de 3,1%, durant la même période de l’année dernière.
Cette évolution concerne la majorité des secteurs dont les exportations de l’énergie qui ont enregistré un accroissement important suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (909,8 MD contre 445 MD) et des produits raffinés (672,8 MD contre 337,2 MD). Les exportations agricoles et agro-alimentaires ont cru de 13,1%, en raison de la hausse des ventes des dattes (392,5 MD contre 347,7 MD). De même, les exportations des industries mécaniques et électriques ont progressé de 17,9%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 14,4% et des industries manufacturières de 11,8%.
Le secteur des mines, des phosphates et dérivés a, toutefois, enregistré une baisse de 11,2%, suite à la diminution des exportations de l’acide phosphorique (318,8 MD contre 440,8 MD).

Hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de base de 21,9%



Les importations ont fortement, progressé de 19,2%, à 36 088,9 MD, contre 2,4% durant la même période de l’année 2016. Cette hausse est essentiellement, due à l’accroissement des importations du secteur de l’énergie de 32,4%, sous l’effet de l’augmentation des achats de pétrole brut (658,7 MD contre 481,8MD) et des produits raffinés (2669,1 MD contre 1621,6 MD). De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 21,9%, du fait, de la progression des achats de blé tendre (424 MD contre 358,2 MD), des matières premières et demi-produits de 22,1%, des biens d’équipement de 11,7%, et des minerais et des phosphates et dérivés de 15,3%.
Les importations des autres biens de consommation demeurent aussi, en hausse de 20,8%, suite à l’augmentation des achats des voitures de tourisme de 5,7% (1 257,3 MD contre 1 189,8 MD), des huiles essentielles et parfumerie de 21% (274,5 MD contre 226,9 MD) et des ouvrages en plastique de 17,2% (1 109,4 MD contre 946,6 MD).

Augmentation de 20,3% des exportations tunisiennes vers l’UE

Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant principalement avec la France de 2 093,3 MD, la Libye de 577,3 MD et le Royaume Uni de 194 MD.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,3% du total des exportations) ont augmenté de 20,3% en raison de la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie (+26,4%), l’Allemagne (+24 %) et les Pays Bas (+19,5%). D’autre part, les ventes sont en diminution vers d’autres pays notamment l’Autriche (-13,4%) et la Bulgarie (-4,9%).
Au niveau du Maghreb, les exportations ont baissé avec l’Algérie de 19,7% et la Libye de 8,2%. En revanche, les exportations vers le Maroc ont augmenté de 20,9%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (53,8% du total des importations) ont enregistré une hausse de 20,5% pour s’établir à 19 406,6 MD. Les importations ont augmenté de 15,2% avec la France et de 28,5% avec l’Italie.

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Du 4 au 6 octobre courant, une mission du FMI séjournait à Tunis. Parmi les points évoqués avec le gouvernement tunisien figure «améliorer la gouvernance et la surveillance des entreprises publiques déficitaires et moderniser la fonction publique demeurent des réformes structurelles cruciales pour réduire les risques budgétaires et rendre l’ensemble de l’économie plus compétitive». C’est dire, et c’est peu de le dire dans la mesure où la Tunisie n’aurait pas dû attendre le FMI pour le faire, l’importance de ce sujet pour un gouvernement dont la tâche initiale est de remettre de l’ordre dans l’économie du pays.

  • Que dit le rapport du gouvernement ?

Selon un rapport gouvernemental en date du 15 mai 2017, les entreprises publiques (EP) en Tunisie étaient au nombre de 104 en 2014, travaillant dans 21 secteurs de production et de services. Elles dégageaient, en 2010, des bénéfices d’un total d’un peu plus de 1,176 Milliard DT. Six années plus tard, en 2015, elles affichaient un déficit de presque 1,1 Milliard DT. A la fin de la même année, et on suppose que cela a beaucoup augmenté depuis, le cumul des pertes des EP, de 2012 à 2015, a dépassé les 2,5 Milliards DT.

Les causes, ledit rapport les a identifiées. D’abord des problèmes au niveau de la gouvernance, ce qui ne semblait pas être le cas avant. Manque de vision stratégique claire ensuite, alors ce ne semblait pas être le cas avant. Faible productivité, ce qui n’était pas le cas avant, puisqu’elles dégageaient des bénéfices. 41 EP ont enregistré une perte de 1,881 Milliard DT, depuis leur création et jusqu’à 2010. Ces pertes ont ensuite augmenté de 214,9 % entre 2010 et 2015. Les fonds propres de 29 de ces EP sont négatifs (-2.730 MDT contre 447,8 DT en capital).

  • Qui a payé les 5,8 Milliards DT ?

Les EP, c’est aussi des troubles et mouvements sociaux, grâce désormais à un droit de grève protégé par la Constitution et non balisé par aucune condition. Les EP, c’est encore des actifs non valorisés, des coûts de production élevés, des problèmes de pièces de rechange et des problèmes de maintenance de la flotte. C’est aussi des procédures complexes de gestion des transactions publiques, grâce notamment à la peur d’être accusés de «Fassed» qui serre les tripes des dirigeants de ces entreprises. Problèmes aussi au niveau de la structure de l’entreprise. Ajoutez-y les fortes dépenses, notamment salariales, par rapport à la faible production et le peu de productivité. Entre 2012 et 2015, ces EP ont servi un cumul de salaires de 16,4 Milliards DT, pour un résultat hautement déficitaire.

La masse salariale des EP était de 2,580 Milliards DT en 2010. Cinq ans plus tard, c’est 3,713 Milliards DT. Une hausse de 43,9 %. Les salaires des employés des EP ont augmenté de 50 % entre 2010 et 2013.

Pour faire face, soutenir l’insoutenable et verser de l’eau dans le désert, l’Etat ne dispose que du seul moyen de la prime d’exploitation, puisée dans le budget de l’Etat. 5,851 Milliards DT ont ainsi été injectés dans les caisses des EP, en hausse de 124,3 % par rapport à 2010.

  • L’Etat veut que les privés financent les EP !

Dans son document, le gouvernement de Youssef Chahed propose une panoplie de mesures pour une restructuration, sociale, financière et de gouvernance, des EP. A aucun moment ledit document n’a parlé de plan social, de licenciement ou quelque autre mesure du genre. Il évoque par contre une meilleure stratégie de l’Etat actionnaire, la création d’une agence pour la gestion des participations de l’Etat, une gouvernance qui sépare la gestion du contrôle et la nomination de gestionnaires sur appel à manifestation d’intérêt et choix sur dossier. Mais aussi un cadre RSE, un cadre législatif qui permet d’attirer les compétences à l’instar du secteur privé, la présentation de Business plans et la mise en place d’une ligne de financement qui permette l’équilibre financier à l’horizon 2018, ce qui est trop court à notre sens.

Plus important, le gouvernement Chahed évoque aussi, dans ce document, un certain nombre de mesures financières, l’argent étant le nerf de la guerre. Il propose d’abord la création de ce qu’il appelle un «Fonds de restitution» de 1.000 MDT. Ce fond, toujours selon le gouvernement Chahed, devra être financé en partenariat avec le secteur privé, qui devra y injecter 500 MDT. Le reste sera injecté par la CDC (Caisse des dépôts et consignation), ou autres, comme les Sicar. Le secteur privé pourra ainsi participer dans le capital des EP qui bénéficieront du Fonds de restitution, à hauteur de 49 %. Il sera donc actionnaire d’entreprises qui resteront entre les mains de l’Etat, après accord de la Carep (Commission de privatisation). Les EP seront ainsi partiellement privatisées. C’est en gros ce que propose Youssef Chahed. Reste à savoir si l’UGTT, qui a déjà levé son véto contre toute restructuration des EP sans son avis, accepte cela !

 

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Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri, a estimé, mercredi qu’il existe une disparité au niveau de la conception formulée par la centrale syndicale pour introduire des réformes au niveau des caisses sociales et les propositions du gouvernement qui consistent notamment à imposer de nouvelles charges aux salariés.
Tahri a précisé, dans une déclaration à la TAP, en marge du démarrage des travaux de la commission administrative nationale de l’UGTT consacrés à l’examen du dossier des réformes de sécurité sociale, que les propositions du département de la protection sociale au sein de l’union sont diverses et seront divulguées au public après adoption par la commission administrative.
Ce dossier, a-t-il dit, est délicat et nécessite un dialogue sérieux et une conciliation entre les parties sociales.
Tahri a, par la même occasion, appelé l’Etat à intervenir pour donner des aides financières au profit des caisses sociales, rappelant à ce propos que l’activité de ces établissements n’est pas à but lucratif. L’Etat n’est intervenu qu’en 2015 et 2016 avec une enveloppe de 300 et 500 millions de dinars, a-t-il encore dit.
Tahri a mis en relief le besoin de créer une TVA “solidarité sociale” sur les revenus des sociétés économiques et des salariés et sera consacrée à financer les caisses sociales.

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Généralement, la saison agricole est bonne cette année, en dépit des difficultés auxquelles le secteur est confronté, dont un déficit dans les barrages de plus de 400 millions mètres cubes (m3) “, a indiqué le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb.
Dans une déclaration à la presse accordée, mardi, en marge d’une conférence périodique des commissaires régionaux au développement agricole, Taieb a précisé que le ministère prévoit une bonne récolte d’olives ainsi qu’une saison oléicole probante, outre une récolte record de dattes avec une évolution prévue de 26,3%, par rapport à la saison précédente.
Le ministre a, cependant, admis que des difficultés existent au niveau de la production des légumes à cause du déficit hydrique enregistré, précisant à cet égard, que le ministère a demandé aux agriculteurs de réduire la production de tomates car la problématique n’est pas liée à une abondance de production mais plutôt à une hausse des prix, ce qui est normal puisque la demande sur ces deux produits (tomates et piments) se poursuit tout au long de l’année.

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Le stock global des barrages au 9 octobre 2017 est de l’ordre de 587 millions 235 mètres cubes (m3) contre une moyenne pour la même journée, enregistrée au cours des trois dernières années, de 993 millions 754 m3, soit un déficit de 406 millions 519 m3, a indiqué Faiez Msallem, directeur général des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’agriculture, des ressource hydrauliques et de la pêche.
Ces quantités sont mobilisées dans 16 barrages du Nord, huit barrages du centre du pays et six barrages au Cap Bon, selon les statistiques de l’observatoire national de l’agriculture.
Ainsi, d’une capacité de 700 millions m3, le barrage de Sidi Salem, le plus grand du pays, ne renferme à l’heure qu’il est que 95 millions m3, en raison du déficit pluviométrique enregistré au cours de ces deux dernières années et des faibles apports provenant de l’Oued Medjerda.

Contacté par l’agence TAP, Msallem a relevé que cette situation est due principalement à la sécheresse que vit le pays, précisant que les apports cumulés, du premier septembre jusqu’au 8 octobre 2017, se sont élevés à 19 millions 145 m3 contre 30 millions 203 m3 enregistrés au cours de la même période de 2016, alors que la moyenne, durant cette période, est de l’ordre de 175 millions 822 mètres cubes.
S’agissant des lâchers (les eaux distribuées à partir des barrages), utilisés pour satisfaire les besoins de la SONEDE et pour assurer l’irrigation des orangers principalement, pendant cette période, ils s’établissent à la date du 9 octobre 2017, à environ 2 millions 405 m3 contre une quantité de 62 millions 811m3 au cours de la même journée de l’année précédente.

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Le dernier billet de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE),  intitulé “Où sont les amis de la Tunisie?”, est passé inaperçu, ou presque. Vous allez me rétorquer qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat puisque c’est le sort réservé à beaucoup d’autres sujets de premier plan. Il est vrai qu’à côté des sujets qui passionnent, plus que de raison, les citoyens, il y a très peu de place pour d’autres choses, fussent-elles parfois les plus importantes. Les passions dévorent tout. Il y a quelques semaines la classe politique avait entrainé l’opinion publique dans l’agitation du remaniement ministériel. Il n’y avait que ça au menu, tous les jours, toutes les heures, à satiété. Qui en parle maintenant ? Personne. L’affaire est oubliée, enterrée, après avoir grillé beaucoup de temps, trop de temps, du temps d’ailleurs que le pays n’a pas, tant les défis sont nombreux. Les mêmes, ou plutôt les élites – les politiques, organisations nationales, experts… -, s’enflamment en ce moment pour la loi de finances 2018, laquelle d’ailleurs ne satisfait personne, à part peut-être son géniteur, le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Mais comme la ferveur autour du remaniement, le tintamarre autour de la LF finira par retomber comme un soufflet… après avoir consommé un temps précieux et une énergie qui aurait pu être investie ailleurs. Mais entre temps des questions de la plus haute importance, comme celle de l’OTE sur le peu d’empressement des “amis” de la Tunisie à tenir les engagements de la Conférence internationale de l’investissement, auront passé à la trappe.

A cette même place, à Tunis, en novembre 2016, les investisseurs du monde entier avaient rappliqué, avec sous le bras leurs carnets de chèque que les zéros après le chiffre n’effraient pas. Il est vrai que l’événement a été un véritable succès, au moins sur le papier, en termes d’effets d’annonce, jusqu’à monter au chiffre astronomique de 34 milliards de dollars de promesses d’investissement, d’ici 2020, autant dire demain. Alors des mois après cette grand-messe des investisseurs, l’OTE a fait ses comptes, histoire de savoir si les “potes” du pays du jasmin – ou berceau du printemps arabe, c’est selon – ont été au rendez-vous. Et bien le résultat n’est pas fameux, et c’est un doux euphémisme ! D’abord l’appui budgétaire, un sujet vital en ce moment vu le marasme dans les caisses publiques de la 2e République. L’OTE la définit comme “un prêt transféré directement dans le Trésor de la part de créanciers bilatéraux ou multilatéraux“. Et bien l’observatoire a suivi cette affaire jusqu’à juillet 2017. Son verdict : Aucun sou n’a été versé dans ce sens à l’Etat, alors que le déficit budgétaire atteint des sommets.

Aide-toi, le Ciel t’aidera

On pourrait larmoyer encore plus sur le lâchage de la Tunisie par ses amis et soutiens, mais il faut aussi regarder ce qui cloche ici, chez nous et qui rebute les investisseurs. Nous avons tout dit sur la situation économique et sociale du pays, les nombreux trains qui n’arrivent pas à l’heure. Alors nous nous contenterons de parler de ce qui est sous nos yeux : Le raffut autour de la loi de finances 2018. Aux yeux des partenaires de la Tunisie, tout cela ne signifie qu’une seule chose : Les Tunisiens rechignent à la réforme, et encore plus aux efforts et sacrifices pour tirer le pays de ce mauvais pas. La bronca qu’a suscitée la première mouture de la loi de Finances 2018, notamment le volet fiscal, traduit une seule chose, aux yeux des “amis” de la Tunisie : Aucune catégorie socio-professionnelle ne veut payer, toutes veulent passer entre les gouttes, en attendant on ne sait quel miracle qui viendrait faire le geste que personne ne consent à faire. Que voulez-vous que les étrangers, qui par définition ne connaissent pas assez les subtilités locales, pensent d’autre, malgré toute la bonne volonté du monde ?

Quant au reste, ce sont les Tunisiens, ou plutôt ses autorités, qui le disent le mieux : Les citoyens n’ont pas encore vu la couleur des retombées de Tunisia 2020 à cause des lourdeurs administratives. L’ex-ministre de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, avait fini, contraint et forcé par le péril administratif, par devenir un spécialiste de la dénonciation du caractère mortifère des arcanes et écueils de l’administration tunisienne. Les choses n’ont guère évolué dans ce sens. Cela se saurait ! Une administration dont les agents sont tellement “pépères” qu’ils boudent la perche de la retraite anticipée qui leur est tendue. La léthargie et l’immobilisme ont de beaux jours devant eux…

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Carthage Cement, qui fait partie des boîtes que contrôlaient le frère de l’épouse de Ben Ali, ne va pas bien du tout, et le mot est faible. En effet ses résultats financiers intermédiaires, bouclés au 30 juin 2017 et qui viennent d’être publiés, font état de pertes semestrielles multipliées par 3 en comparaison avec les chiffres de l’an dernier à la même période.

Le déficit de la société a déjà presque atteint les 2/3 de la totalité de l’année 2016 (64,32%). De 8,69 millions de dinars (MD) fin juin 2016 on est passé à 27,99 MD fin juin cette année. A la fin de 2016, le trou était de 45,99 MD.

S’agissant des capitaux propres, ils affichent +79 MD au 1er semestre 2016, en y greffant la perte de la période.

Par ailleurs Carthage Cement a fait l’objet de plusieurs contrôles fiscaux, lui valant un passif d’une vingtaine de millions de dinars à verser à l’Etat…

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Les états financiers intermédiaires de la société Cellom, pour le 1er semestre 2017, font apparaître des capitaux propres positifs de 15 297 286 dinars y compris le résultat déficitaire de la période de 462 124 dinars. A fin juin 2017, les revenus de l’entreprise cotée en bourse étaient à la baisse, revenant de 14,996 MDT à la même période de 2016 à seulement 11,865 MDT. Les charges d’exploitation ayant aussi baissé de presque 4 MDT, le résultat d’exploitation était jusque-là positif de 0,511 MDT. Ce sont en fait les charges financières qui ont explosé, passant de 0,461 MDT à 1.012,722 MDT, et qui affecteront le résultat final et rendront Cellcom déficitaire. Remarquons tout de même qu’à fin juin 2016, le résultat net de la période était aussi déficitaire. A la fin de l’exercice 2016, l’entreprise récupèrera et s’en sortira avec un bénéfice de 0,981 MDT.

Notons enfin comme le fait le commissaire aux comptes de la société que cette dernière avait reçu, le 27 décembre 2012, une notification des résultats de la vérification approfondie de sa situation fiscale au titre de la période allant du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2011, réclamant 494.249 DT. Après réponse motivée, la société a néanmoins admis le redressement pour certains points et fait provision, au 30 juin 2017, de 114.340 DT. Le 26 octobre 2015, une notification de taxation d’office a été communiquée à la société, réclamant un complément d’impôts et taxes de 375.547 dinars tunisiens dont 95.215 dinars tunisiens de pénalités de retard. Actuellement, l’affaire est devant le tribunal de première instance de Tunis et l’incidence finale de ce redressement sur les états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2017 ne peut être appréciée.

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Selon ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin dernier, la STEQ (Société Tunisienne d’Equipement) a accusé une perte nette de l’ordre de 2,75 MTND contre un déficit de 1,44 million une année auparavant. Cette contre-performance est due essentiellement à la hausse des charges financières nettes qui ont progressé de 66% sur un an pour s’établir à 4,25 MTND contre 2,55 millions au 30/06/2016. Cependant, la société a vu sa marge brute progresser de 18,3% pour atteindre 5,2 MTND contre 4,4 millions un an plus tôt. A cet égard, le résultat d’exploitation de la période affiche un bond de 39% pour s’élever à 1,45 MTND contre 1,04 million une année auparavant.

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Selon des données publiées par le site Les Echos, le déficit de l‘Etat français devrait se creuser fortement pour atteindre 82,9 milliards d‘euros en 2018.

Alors que le gouvernement a révisé ses prévisions de déficit public (toutes administrations confondues) à la baisse, le déficit de l‘Etat, lui, devrait augmenter.

Il est attendu à 76,5 milliards d‘euros en 2017, soit bien plus que les 69,3 milliards qui avait été budgétés pour cette année. Cet écart devrait continuer de se creuser en 2018 pour arriver à 82,9 milliards.

Le gouvernement explique la dégradation du solde budgétaire par la baisse importante des prélèvements obligatoires – plus de 10 milliards d‘euros – qui devrait reposer entièrement sur les épaules de l‘Etat, ainsi que les versements au profit du budget de l‘Union européenne, qui doit grossir l‘an prochain, précise les Echos.

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Slim Chaker, ministre de la Santé, a confié ce samedi 23 septembre 2017 à Mosaïque FM que le trou dans le budget des hôpitaux publics est d’environ 770 millions de dinars. Le passif des établissements hospitaliers est tellement lourd que les fournisseurs refusent de livrer des médicaments et du matériel médical, a ajouté le ministre.

Il a déclaré par ailleurs qu’il a fait une descente dans certains hôpitaux à Tunis et qu’il a pris la mesure de l’ampleur du manque de matériel médical…

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L’expert en économie Ezzedine Saïdane est revenu sur les mauvaises nouvelles en 2018. Il a encore prédit, ce jeudi 21 septembre 2017 sur Shems FM, une année très rude sur le plan économique.

Il a également redit que la plongée du dinar va se poursuivre jusqu’au printemps, jusqu’à 3,2-3,3 dinars pour un euro. Par ailleurs il a affirmé que le projet de la loi de finances 2018 n’est toujours pas ficelé alors que nous sommes au mois de septembre et qu’il y a un trou de 10,5 milliards de dinars dans le budget de l’État.
L’expert a déclaré que les échos qui nous parviennent du projet de la loi de finances 2018 démontrent que le gouvernement n’a pas changé de fusil d’épaule malgré les échecs cuisants de ces solutions avec les précédentes équipes.

Enfin il a affirmé que le gouvernement ne pourra pas tenir sa promesse de ramener la masse salariale dans le secteur public à 12,5% du PIB en 2020 alors qu’elle aspire actuellement 40%.

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La protection sociale telle qu’elle s’ordonne à l’heure actuelle à travers ses caisses, régimes et mécanismes, ne fait qu’accélérer sa course vers l’abîme, pouvant hypothéquer l’avenir des ses millions de prestataires. L’état des lieux est à ce point gravissime qu’il dicte que tout le système soit repensé moins par des mesures douloureuses, pour autant qu’elles puissent l’être quelque part, que par une approche concertée qui implique forcément des coups de rabots, mais aussi, là encore, un consensus sur l’impératif de pérennité des caisses sociales.

C’est là l’un des chantiers majeurs auxquels e gouvernement remanié a pris l’engagement de s’atteler en toute priorité. En sollicitant la confiance du parlement, Youssef Chahed, utilisant manifestement un euphémisme, a parlé d’une « situation difficile » des caisses sociales. En fait, elle est beaucoup plus que cela. Le « trou » qu’elles traînaient a cessé de l’être pour devenir littéralement un « gouffre » qu’il sera impossible de combler avec les maigres moyens actuellement à disposition. On comprendra vite que ces caisses sont tenues de dépenser beaucoup plus qu’il n’y entre, lestant l’Etat d’une charge financière estimée à 500 millions de dinars pour la seule année 2017, et très probablement davantage, l’exercice suivant et au-delà. N’eût-été cet apport, les caisses sociales auraient été dans l’impossibilité de dispenser ses prestations aux retraités et aux patients.

Un remède de cheval

Placés ainsi dos au mur, les pouvoirs publics s’échinent, de concert avec les organisations des employés et des employeurs, à trouver une thérapie qui permette au système de protection sociale de survivre. C’est une inéluctabilité dont tout le monde est conscient mais hésite à s’y engager. C’est particulièrement le cas de l’UGTT, dont le secrétaire général a affirmé que son organisation s’oppose à plusieurs décisions “unilatérales” annoncées par le gouvernement, dont l’augmentation des cotisations sociales, proposant en lieu et place des « solutions alternatives » actuellement en discussion au niveau de sa commission administrative. Quant à l’autre organisation, celle des patrons, l’UTICA, elle réserve sa réponse concernant l’institution d’une contribution financière au profit des caisses sociales, estimant que celle-ci ne pourra être discutée qu’après avoir pris connaissance de toute la panoplie des réformes proposées par le gouvernement pour réduire le déficit continu de ces caisses.

Pourtant, le chef du gouvernement assure que les différentes parties chargées du dossier des caisses sociales ont « convenu de l’impératif de lancer un ensemble de réforme selon trois axes, à savoir l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, la majoration de la cotisation de retraite, et l’augmentation du taux de contribution sociale ». En attendant l’issue des discussions qui se poursuivent au sein de la sous-commission de protection sociale où sont représentées les deux organisations, le gouvernement semble vouloir aller de l’avant dans son approche de sauvetage des caisses           sociales en incluant dans le projet de la loi des fiances pour 2018 une partie des mesures y afférentes.

La LF 2018 ouvre le bal

Un document officiel émanant du gouvernement identifie les causes du déficit des trois caisses, à savoir la CNSS, la CNRPS et la CNAM comme étant d’essence structurelle, généralement peu liées aux régimes de retraite, et d’autres en rapport avec l’assujettissement de certaines catégories à des règles spéciales de retraite. Mais le fait est que le trou de la CNRPS et de la CNSS n’a de cesse de se creuser depuis 2005, date à laquelle le déficit atteignait quelque 30 millions de dinars pour amorcer sa descente aux abysses avec 789 MDT en 2015, et devoir grimper à 911 MDT en 2016 et à 1251 MDT en 2017.

Parmi les mesures urgentes pour y remédier, prévues dans la loi des finances 2018, il importe de citer notamment la prise en charge de l’Etat des arriérés dus à la caisse de retraite par les entreprises et les établissements publics en proie à des difficultés et la recherche de formules de recouvrement des dettes dues à la CNAM. S’y ajoute l’allocation d’une enveloppe financière au titre du budget de l’Etat pour couvrir les besoins de paiement des pensions à leur bénéficiaires en attendant ce à quoi vont aboutir les réformes structurelles. Enfin, des ressources financières additionnelles vont être mobilisées en complément des cotisations dont sont redevables l’employeur et l’assuré social, et ce à l’effet d’alimenter les régimes de retraite à l’instar de la fiscalité sociale, autrement dit un mécanisme similaire à la CSG française (Contribution sociale généralisée).

Au demeurant, il est envisagé de créer un Conseil supérieur de financement de la protection sociale qui aura vocation à veiller à concrétiser la diversification des sources, notamment l’identification des besoins de tout le dispositif de la protection sociale et la mise en place des mesures de nature à assurer annuellement les équilibres financiers des régimes de sécurité sociale.

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L’Ambassadeur de la Turquie en Tunisie, Omar Farouk Dogan, a déclaré que le marché tunisien doit monter en gamme pour réduire le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays.
Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a mis l’accent sur cette étape considérée comme importante, essentiellement pour convaincre davantage l’importateur turc, qui s’est détourné de la Tunisie.
La raison ? La Turquie n’a pas pu importer de phosphate de la Tunisie car on avait tablé sur une production de 8 millions de tonnes en 2016, à l’arrivée le pays s’est retrouvé avec 2.5 millions de tonnes, a répondu l’ambassadeur turc. Cela a accentué le déséquilibre des échanges entre les deux pays, et surtout pour la Turquie. «C’est un pays qui a de gros besoins en phosphate et qui a été obligé de s’orienter vers d’autres marchés pour les satisfaire».

«Si les conditions deviennent plus favorables, rien n’empêchera l’investisseur turc de miser sur la en Tunisie et d’importer les produits dont il a besoin», a affirmé l’ambassadeur, avant de poursuivre : « nous sommes un pays agricole et nous importons annuellement 600 millions de dollars d’engrais et de phosphate. Qu’est-ce qui empêche à la Tunisie de répondre à nos besoins, sachant qu’elle dispose d’un potentiel énorme ? »

Nous y reviendrons…

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La coordination des syndicats des professionnels de la santé a exprimé sa préoccupation face à la gravité de la situation de la Caisse Nationale d’Assurances Maladie (CNAM) et son incapacité de respecter ses engagements financiers dans les délais contractuels.
Dans un communiqué rendu public mercredi et dont l’agence TAP a reçu une copie, la coordination a, à ce propos, signalé que le retard du paiement dépasse dans certains cas les 4 mois en plus de l’accumulation des dettes contractées par la CNAM.
La coordination a appelé à cette occasion, les parties concernées dont le conseil supérieur de l’Assurance Maladie, le chef du gouvernement et le ministère de tutelle à examiner ce dossier d’une manière sérieuse afin de trouver des solutions efficaces et urgentes.
Elle a, à ce sujet, invité les autorités à entamer immédiatement une révision des conventions sectorielles afin que la coordination “ne se trouve pas dans l’obligation de prendre des mesures douloureuses”, selon le communiqué.
La coordination a, par ailleurs, tenu à dénoncer l’atermoiement de l’autorité de tutelle à trouver une solution à ce problème en dépit des répercussions connues sur le secteur de santé en particulier chez les prestataires de service.
A noter que la coordination des professionnels de la santé englobe le syndicat tunisien des médecins libéraux, le syndicat tunisien des médecins dentistes de libre pratique, le syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie, le syndicat national des biologistes de libres pratiques, la chambre syndicale des cliniques privées et la chambre syndicale des cliniques de dialyse.

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Le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est aggravé de 87% durant les sept premiers mois de l’année courante, pour se situer au niveau de 754,8 millions de dinars (MD), en comparaison avec la même période de l’année 2016 (402,4 MD).
Selon les données publiées, mercredi 16 août 2017, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ce déficit (qui représente 8,7% du déficit global de la balance commerciale), est accompagné par la baisse du niveau de la couverture des importations par les exportations à 80,1%, contre 70,8% en 2016.

Le département de l’Agriculture a expliqué ce déficit par la hausse de la valeur des importations alimentaires (28,1%), dont notamment les produits de base (77% de la valeur des importations contre 68%, à fin juillet 2016), contre une augmentation moins importante de la valeur des exportations (13,3%).

L’agro-industrie est florissante, pourtant on importe!

D’après le ministère, la hausse des importations alimentaires (d’une valeur de 2587,4 MD) est due à l’accélération du rythme des importations de la plupart des produits alimentaires de base, dont les prix sont en hausse continue, face à la dépréciation du dinar contre les devises étrangères. Il s’agit là notamment du sucre, des huiles alimentaires, des viandes rouges, blé tendre, maïs, lait et dérivés…

En revanche, le ministère fait état de la régression de la valeur des importations d’autres produits alimentaires, en l’occurrence, les pomme de terre (-36%), l’orge (-6%) et le blé dur (-2%), et ce, en raison de l’amélioration des niveaux de la production locale.

Les dattes sauvent la mise

Les exportations des produits alimentaires ont atteint, à la fin de juillet 2017, environ 1832,6 MD (une évolution de 13,3%), grâce à la hausse des recettes des dattes de 14%, pour atteindre environ 361 MD, et ce, au vu de l’accroissement des prix de 27% et de la diversification des marchés (plus de 70 destinations mondiales), mais aussi des produits de la mer (56%), des pâtes alimentaires (8%), et des légumes frais (19%).
S’agissant des recettes de l’exportation des fruits de la saison estivale, ils ont évolué de 25% pour s’établir au niveau de 37,8 MD. Ces exportations ont concerné notamment la pastèque, la pêche, l’abricot, le raisin…

Faut-il noter que la valeur des exportations alimentaires, durant les sept premiers mois de l’année en cours, représente 9,5% du total des exportations tunisiennes, contre 9,8%, à fin juillet 2016.
D’après le ministère de l’Agriculture, le niveau de la couverture des importations par les exportations se situera, à fin de 2017, à 73% contre 71,4%, à fin 2016.

TAP

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