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Déficit

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Le déficit courant s’est aggravé de 16%, entre 2017 et 2018 (9 mois), à 8,7 milliards de dinars, ce qui représente 8,2% du PIB (7,8% du PIB en 2017), selon un rapport publié par la Banque Centrale de Tunisie, sur ” Les évolutions économiques et monétaires et les perspectives à moyen terme – Octobre 2018 “.

D’après la BCT, “le solde de la balance générale des paiements a chuté de 375%, à -708 millions de dinars (MD). Cette détérioration porte la marque du faible rythme de mobilisation des ressources extérieures, notamment sous forme d’investissements directs étrangers (IDE). La dégradation des paiements extérieurs continue d’affaiblir le niveau des réserves en devises, qui, malgré la mobilisation de 500 millions d’euros sur le marché financier international, se sont établies, au 31 octobre 2018, à 4,6 milliards de dollars, soit l’équivalent 83 jours d’importation, contre 93 jours à fin 2017 “.

” La persistance des déséquilibres extérieurs et l’érosion des réserves de change continuent de mettre la pression sur le taux de change du dinar, lequel a poursuivi sa dépréciation vis-à-vis des principales devises, en dépit de l’intervention de la Banque des Banques sur le marché de changes, pour répondre aux demandes des différents opérateurs économiques “.
Il est à noter que le dinar s’est déprécié, au cours des dix premiers mois de 2018, de 11,6% par rapport à l’euro et de 6,5% par rapport au dollar américain, comparativement à son niveau de 2017.

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A fin août 2018, selon les derniers chiffres d’un ministère des Finances qui n’est pas porté sur la communication, le solde budgétaire ou différence entre recettes propres et dépenses hors principal de la dette de l’Etat tunisien, était déficitaire de 2,643 Milliards DT. Force est cependant de constater qu’à la même période de 2017, ce déficit dépassait les 3,884 Milliards DT.

Les choses s’améliorent donc, certes à tout petits pas, même si ce déficit budgétaire s’était plutôt creusé de quelque 400 MDT, en août 2018 par rapport à juillet de la même année. On reste tout de même loin des 4 et 5 Milliards DT de déficit budgétaire des années 2014, 15 et 16. Le ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum prévoyait, dans la loi des finances 2018, de terminer l’exercice 2018 avec un déficit budgétaire qui restera en dessous des 5 %, soit 5,216 Milliards DT.

Cette amélioration, en août dernier, du déficit budgétaire est essentiellement due à la nette progression des recettes propres de 19,4 % autant qu’à la hausse de 15,2 % des recettes fiscales qui ont fait un bond de plus de 2 Milliards DT en un seul mois, passant de 14,099 Milliards DT en juillet à presque 16,112 Milliards DT en août 2018. En y ajoutant les 800 MDT de plus en recettes non fiscales, la tirelire de l’Etat s’améliorait de 3 Milliards DT en un seul mois.

Une belle cagnotte qui s’explique, en premier lieu, par les efforts de recouvrement que fournissent les services fiscaux. Il ne se passe en effet rarement un exercice fiscal sans que l’on apprenne un ou plusieurs redressements fiscaux, rien que chez les entreprises faisant appel public à l’épargne qui publient leurs états financiers. Presque toutes les entreprises cotées en bourse y sont passées.

Dans le détail, la hausse des recettes fiscales tunisiennes ont essentiellement touché l’IS (Impôt sur les Sociétés) qui ont grimpé de 6,2 % en août dernier et devraient rapporter 2,454 Milliards DT à la fin de l’année en cours. En face, l’IR (Impôt sur le Revenu) a augmenté de 4,2 % en août dernier alors que l’impôt sur les salaires a baissé presque de 211 MDT d’un mois à l’autre et devrait continuer de diminuer d’un total de 528 MDT pour toute l’année 2018 comparativement aux résultats provisoires de l’exercice 2017.

La pression fiscale aura finalement augmenté pour les sociétés et diminué pour les fonctionnaires en 2018. Et ce seront ainsi essentiellement les entreprises et non pas les particuliers qui auront payé les pots cassés de la loi de finances 2018.

Des pots-cassés qui permettront au gouvernement de faire face, sur ses ressources propres, à la hausse de 4,1 % des dépenses de l’Etat, dont notamment les hausses de salaires qui ont été de 1,174 Milliards DT entre juillet et août 2018 seulement. La masse salariale devrait d’ailleurs dépasser les 14,751 Milliards DT prévus par la LF 2018, au regard des dernières augmentations signées avec l‘UGTT pour les entreprises publiques. Elle pourrait même s’alourdir en cas de nouvelles augmentations salariales pour la fonction publique.

Ce cadeau, fait par Ridha Chalghoum à son patron, le chef du gouvernement Youssef Chahed, sur le dos des entreprises et qui se confirme d’ailleurs dans la LFC 2018, devrait donner à Chahed, le souffle financier nécessaire pour améliorer le climat social, sans trop fâcher ses bailleurs de fonds dont on sait l’aversion contre toute nouvelle hausse salariale et stabiliser en même temps le déficit budgétaires à des niveaux raisonnables.

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Le Fonds Monétaire International (FMI) pourrait être moins flexible concernant le déblocage des tranches du prêt accordé à la Tunisie, prévues pour 2019, en raison des dernières augmentations des salaires décidées dans le secteur public, et celles prévues pour la fonction publique, a estimé l’expert comptable Walid Ben Salah.

Dans une interview accordée à l’agence TAP, il a rappelé que le FMI n’a cessé de demander le gel des salaires dans la fonction publique, depuis la signature, en mai 2016, de l’accord relatif au prêt de 2,8 milliards de dollars accordé à la Tunisie au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC). Le pays a déjà bénéficié de 5 tranches d’une valeur globale de 1,4 milliard de dollars.
Il aurait fallu parler franchement avec le Fonds monétaire international de la situation économique et sociale difficile du pays, marquée par la détérioration du pouvoir d’achat, la montée de l’inflation et la faiblesse de la croissance, pour bénéficier d’une meilleure flexibilité, concernant la question des salaires“.

L’expert comptable a par ailleurs jugé précipité l’engagement pris par le gouvernement auprès du FMI, de geler la masse salariale, au demeurant l’une des plus élevées au monde, et de ne pas augmenter les salaires, d’autant plus que le gouvernement a signé un accord avec l’UGTT, le 22 octobre 2018, pour augmenter les salaires dans le secteur public.
Cette contradiction est de nature à saper la crédibilité du gouvernement et reflète une absence de vision concernant les réformes qui doivent être engagées, ce qui contraint le gouvernement à opter, à chaque fois, pour des mesures artificielles, à l’instar du mécanisme du crédit d’impôt, retenu pour réduire la masse salariale. Lequel mécanisme n’est pas à même de solutionner un problème structurel et non comptable“.
Néanmoins, les augmentations salariales qui concernent le secteur public (établissements et entreprises publics) sont compréhensibles, vu la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens“.

Ben Salah a affirmé que les dernières augmentations dans le secteur public, en attendant celles de la fonction publique, sont justifiées, étant donné que l’année 2018 s’est caractérisée par une amplification des taxes et impôts, dont la hausse des impôts indirects et les retenues sur salaires. En même temps, le taux d’inflation a atteint des niveaux record (7,4% à fin septembre 2018), y compris dans le secteur de l’énergie et les taux d’intérêt ont augmenté.
Il s’agit d’autant de facteurs qui ont sensiblement impacté le pouvoir d’achat des citoyens et particulièrement des salariés.

Le PLF 2019 n’a pas intégré les dernières augmentations

En ce qui concerne l’impact des augmentations salariales dans le secteur public et celles prévues dans la fonction publique, sur les équilibres budgétaires, Ben Salah a précisé que la masse salariale inscrite dans le projet de budget de l’Etat 2019 est estimée à 16,5 milliards de dinars, soit 14,1% du PIB.
Cette masse représente plus de 40% du total du budget, compte non tenu des récentes augmentations dans le secteur public (entreprises et établissements publics) et des augmentations prévues dans la fonction publique (ministères et administrations).
Il a indiqué que le gouvernement pourrait avoir recours une nouvelle fois à des solutions provisoires, dont la réduction d’autres budgets tels que celui du développement, pour préserver les équilibres globaux.
“Les dernières augmentations salariales dans le secteur public, qui concernent les établissements et entreprises publics, augmenteront les déficits de ces derniers, surtout qu’elles ont été décidées après la fixation de leurs budgets, d’où la nécessité de leur révision“.

Amplification du déficit des entreprises et établissements publics

Pour l’expert comptable, le déficit enregistré dans les entreprises et établissements publics va rendre plus difficile leur situation financière. Ainsi, il y aura recours au budget de l’Etat pour les aider de nouveau, ou à l’endettement ou encore à l’augmentation de leurs ressources propres, par l’augmentation de certaines tarifs ( électricité, gaz, hydrocarbures, billets de Tunisair et du transport public…).
L’exercice 2019 en sera grevé, étant donné que les augmentations salariales seront débloquées en janvier 2019, avec un effet rétroactif, à compter de mai 2018. D’ailleurs, le projet du budget 2019, comporte des transferts financiers programmés au profit des entreprises et établissements publics d’une valeur de 1 672 Millions de dinars (MD), dont 958 MD, au titre des salaires. Cette somme sera revue à la hausse, compte tenu de dernières augmentations salariales“.
Il a indiqué que le recours aux recrutements anarchiques dans la fonction publique et dans le secteur public au cours des années 2011, 2012 et 2013, pour assurer la paix et la stabilité sociales, n’a pas donné de résultats, étant donné la persistance de la problématique du chômage (plus de 15%).
Et de constater que les mouvements de protestation, les sit-in et le blocage de la production pour revendiquer des droits sociaux se poursuivent encore.

L’expert comptable a réitéré son appel à “une redistribution des agents et fonctionnaires au sein de l’appareil de l’Etat, pour renforcer les structures de contrôle, telles que le contrôle fiscal et économique, la cour des comptes et les structures de contrôle public et de recouvrement, sur la base de programmes de formation et de mise à niveau adéquats, tout en veillant à la numérisation de l’administration“.
Ces mesures, a-t-il dit, permettront à l’Etat, de mobiliser de dizaines des millions de dinars et d’assurer le recouvrement des dettes classées, sans recourir à de nouveaux recrutements ou augmenter la masse salariale.

TAP

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Un déficit de 365 millions de dollars.  C’est ce qu’a appris aujourd’hui la Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires, de la bouche de la Secrétaire générale adjointe à la gestion qui présentait la situation financière de l’ONU dont le déficit du budget ordinaire, les impayés de plus de 2 milliards de dollars au budget des opérations de maintien de la paix et de 68 millions à celui des Tribunaux pénaux internationaux.

La situation « troublante » du budget 2017-2018 de l’Organisation avait déjà été portée à l’attention des délégations, a rappelé la Secrétaire générale adjointe, dans une lettre que le Chef de l’Organisation, M. António Guterres, leur avait envoyée le 11 janvier dernier.  À ce jour, a expliqué aujourd’hui Mme Jean Beagle, la trésorerie du budget ordinaire « continue d’être précaire », avec des déficits « de plus en plus importants qui interviennent de plus en plus tôt dans l’année ».  Au 30 septembre, le budget accusait un déficit de 365 millions de dollars, épuisant les réserves de 353 millions.  Les 12 millions restants ont été couverts par des emprunts au budget des opérations de maintien de la paix fermées.  Au 30 septembre, les impayés s’élevaient toujours à 1,1 milliard de dollars mais depuis lors, le nombre des États qui se sont acquittés de leurs contributions est monté à 144 sur 193.

Concernant les opérations de maintien de la paix dont le cycle budgétaire va du 1er juillet au 30 juin, la Secrétaire générale adjointe a indiqué qu’il manquait toujours au 30 septembre, un peu plus de 2,5 milliards de dollars sur un budget total de 4,9 milliards.  À la même date, une somme de 221 millions de dollars était due aux États fournisseurs de contingents, d’unités de police constituées et de matériels.  Mme Beagle a promis d’accélérer les remboursements mais a prévenu que tout dépendra de la rapidité avec laquelle les États concernés honoreront leurs obligations financières.  Elle a aussi rappelé que l’Assemblée générale a interdit le financement d’une opération par une autre opération en cours et souligné que le Fonds de réserve sert exclusivement à financer les nouvelles opérations et à l’élargissement des missions en cours.

Pour ce qui est des tribunaux internationaux, au 30 septembre 2018, les impayés s’élevaient à 68 millions de dollars, soit 7,7 millions de dollars pour le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), 30,1 millions pour le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et 30,4 millions de dollars pour le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des deux Tribunaux (MIFRTP).

À ce jour, 43 États sur 193 ont payé l’intégralité de leurs contributions au budget ordinaire et à ceux des opérations de maintien de la paix et des tribunaux, a indiqué la Secrétaire générale adjointe qui a ajouté que, comme toujours, la santé financière de l’ONU dépend du respect des obligations financières en temps et en totalité.  « Une trésorerie saine est essentielle pour que l’Organisation puisse s’acquitter de ses mandats ».  Pour sa part, le Secrétariat, a affirmé la Secrétaire générale adjointe, s’engage à utiliser les ressources qui lui sont confiées de manière rentable et efficace et à fournir, « avec la plus grande transparence », les informations aux États Membres.

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Au cours des neuf premiers mois de 2018, le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit pour se situer au niveau de 284 Millions de Dinars (MD), contre 1107,5 MD enregistrés durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 73%.
Selon les données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, cette régression est principalement tirée par les exportations de l’huile d’olive.
La balance commerciale alimentaire a enregistré une nette amélioration au niveau de la couverture des importations par les exportations, soit 92,6%, contre 66,8 % pendant la même période de l’année 2017.
Le ministère de l’Agriculture a imputé la réduction de déficit à l’évolution de la valeur des exportations alimentaires, laquelle (valeur) a dépassé celle des importations (65,5% export contre 19,4% import), ajoute la même source.

Au cours des neuf premiers mois de 2018, l’exportation des produits alimentaires ont généré des bénéfices estimés à près de 3695,4 MD, à cause du dédoublement des exportations d’huile d’olive au niveau de la quantité (176,9 mille tonnes, contre 64,7 mille tonnes) et la valeur (1691,8 MD, contre 605,3 MD), outre la hausse de 2% enregistrée au niveau des prix.
Les recettes des produits frais de la pêche et les dattes ont cru respectivement de 33% et 38%, outre l’amélioration de 28% de la valeur des exportations des légumes fraiches ainsi que celle des agrumes (+9% en dépit de la baisse de 22% des quantités exportées) et les conserves de légumes, de fruits et des poissons de 73%.
La valeur des exportations alimentaires, sans compter les revenus de l’huile d’olive, a enregistré une croissance de 23%.
La Tunisie a exporté près de 28 mille tonnes de fruits d’été pour une valeur de 70 MD, soit une hausse de 40% en valeur et en quantités par rapport aux neuf premiers mois de 2017.

A noter que 41% de ces quantités ont été exportés vers les pays du Golfe, 39% vers le marché Libyen, 8% vers la France, 7% vers le marché italien et 3% vers le marché russe.
Le pays a également dépensé 3989,4 MD pour l’importation des produits alimentaires, soit une hausse de 19,4%, par rapport à la même période de l’année 2017.
Cette évolution s’explique par la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères et l’augmentation de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, outre la hausse de leurs prix sur le marché international (blé dur +30%), blé tendre (+24%), l’orge (+63%) et les dérivées du lait (+56%).
Les achats de maïs et des huiles végétales ont régressé en valeur respectivement de 9% et de 27%, en raison de la baisse des quantités importées, sachant que les produits alimentaires de base représentent 67 % du total des importations alimentaires, contre 74% en 2017.

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Le système tunisien des retraites, la crise des caisses sociales et les recommandations pour une éventuelle sortie de cette crise, telles ont été les principales problématiques débattues ce mardi 2 octobre 2018 lors d’une rencontre organisée conjointement par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et Konrad Adenauer sous le thème « Quel avenir pour le retraité en Tunisie ? ».

Le directeur général de l’ITES, Néji Jalloul, a dénoncé la situation dans laquelle se trouvent les retraités aujourd’hui, appelant ainsi à trouver des solutions urgentes : “la marginalisation des retraités à travers la mise en place d’un ensemble de mesures et de lois les privant d’augmentations salariales systématiques touche à la crédibilité de l’Etat et fait entrer le pays dans une série de crises sans issue“, a indiqué Jalloul, avant de souligner que cibler les retraités c’est cibler la société, sa conscience, ses mœurs et sa mémoire.

Il a par ailleurs indiqué que le pays, sans doute, passe aujourd’hui par plusieurs difficultés d’ordre économique dont certaines résultent de problématiques structurelles et d’autres en relation avec certaines politiques non planifiées et non étudiées entreprises, mais la réforme, a-t-il assuré, ne peut jamais avoir lieu en mettant de coté l’ensemble des acquis, notamment ceux des retraités mais plutôt inventer des solutions réelles qui préservent les acquis et offrent les garanties aux différentes catégories de la société. S’agissant de la crise des caisses sociales, Nèji Jalloul a fait savoir que l’ITES a mis en place un ensemble de solutions urgentes permettant aux caisses sociales d’échapper à la faillite. Ainsi, il a proposé la fusion de la Caisse nationale de retraite de prévoyance sociale (CNRPS) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour une caisse unique ou une compagnie d’assurance regroupant les salariés des secteurs privé et public. Du coup, le ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières pourra intervenir pour fournir les sièges à cette caisse unique dans toutes les délégations du pays et ce, dans l’objectif de la soustraire aux énormes dépenses en loyer, selon ses dires.

Outre la fusion de la CNRPS et la CNSS, le président de l’ITES a proposé de placer la CNAM sous la tutelle du ministère de la Santé, sachant que son champ d’intervention est plus en relation avec ce département que celui des Affaires sociales, d’après lui.

Nèji Jalloul a également proposé de placer les adhérents indépendants aux caisses sociales sous un régime d’assurance spécifique ou sous la tutelle de l’UTICA.

De son côté, un responsable de la Fédération nationale des retraités relevant de l’UGTT a assuré que l’Union ne va pas reculer ou abandonner un seul acquis et défendra le retraité avec tous les moyens à disposition. Il a par la même occasion dénoncé les déclarations de certains responsables de l’Etat selon lesquelles les caisses publiques sont vides et le gouvernement se trouve contraint de ne pas régulariser la situation des retraités. Il a souligné qu’un gouvernement qui ne dispose par de l’argent pour débloquer les pensions des retraités est un gouvernement qui a échoué.

Quant à elle, Soumaya Jmour, de la Ligue des femmes retraités, a dénoncé la marginalisation des femmes retraitées qui selon elle assument une responsabilité sociale beaucoup plus grande que celle des hommes, soulignant que les pensions des retraités ne sont pas un don du gouvernement mais plutôt un droit : «c’est notre argent et l’Etat n’a pas le droit de le toucher», a-t-elle soutenu.

Poursuivant ses idées, Jmour a dénoncé le prélèvement de 1% des alaires des retraités au profit des caisses sociales, mettant en grade contre un abus dans le calcul des pensions de retraite. Elle a appelé ainsi la CNRPS à informer ses adhérents de tout changement et de tout prélèvement effectués sur les pensions de retraite.

En effet, la Tunisie est dotée d’un système de sécurité sociale géré par deux caisses placées sous la tutelle du ministère des Affaires sociales, qui sont la CNSS pour le secteur privé et la CNRPS pour le secteur public. La CNSS gère 9 régimes de pension dont le régime des salariés non agricoles (RSNA), le régime des salariés agricoles (RSA) et le régime des salariés agricoles amélioré (RSAA). Les deux caisses qui étaient excédentaires jusqu’à la fin des années 1990 ont commencé à enregistrer un déficit à partir de 2005 pour la CNRPS et de 2006 pour la CNSS. Entre 2006 et 2016, le déficit de la CNSS a été multiplié par sept, passant de 68 Millions de dinars à 470 MDT. Quant au déficit de la CNRPS, il a été multiplié par 14 pour la même période, passant de 38 MDT à 529 MDT.

L’Etat tunisien a ainsi dû débourser 500 MDT en 2017 pour combler le déficit et garantir le paiement des pensions des deux caisses. Les derniers retards de paiement des pensions des retraités et le gel de leurs augmentations attestent des difficultés rencontrées par ces institutions aujourd’hui.

Ainsi, le nombre des pensionnés a augmenté à un rythme supérieur à celui des actifs. De ce fait, le ratio moyen actifs /retraités a baissé pour passer au niveau de la CNRPS de 7 actifs pour un retraité en 1991 à 2,5 actifs pour 1 retraité actuellement, augmentant ainsi les dépenses de retraite à un rythme supérieur à celui des recettes.

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Evoquant la crise des caisses sociales, le président de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), Néji Jalloul, a fait savoir, lors d’une rencontre organisée, ce mardi 2 octobre 2018 à Tunis sous le thème : “Quel avenir pour le retraité?”, que l’IITES a mis au point une batterie de solutions urgentes permettant aux caisses sociales d’échapper à la faillite. Ainsi, il a proposé la fusion de la Caisse nationale de retraite de prévoyance sociale (CNRPS) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour une caisse unique ou une compagnie d’assurance regroupant les salariés des secteurs privé et public. Du coup, le ministère des Domaines de l’état et des Affaires foncières pourra intervenir pour fournir les sièges à cette caisse unique dans toutes les délégations du pays et ce, dans l’objectif de se soustraire aux énormes dépenses en loyer, selon ses dires.

Outre la fusion de la CNRPS et la CNSS, le président de l’ITES a proposé de placer la CNAM sous la tutelle du ministère de la Santé, sachant que son champ d’intervention est plus en relation avec ce département que celui des Affaires sociales, d’après lui.

Nèji Jalloul a également proposé de placer les adhérents indépendants aux caisses sociales sous un régime d’assurance spécifique ou sous la tutelle de l’UTICA.

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La SIPHAT (Société des Industries Pharmaceutiques de Tunisie) a publié ses états financiers au titre de l’exercice 2017. Ses derniers font ressortir une baisse du chiffre d’affaires de 13% à 3,5 MD et un doublement du déficit à 7,7 MD.

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Selon les prévisions du ministère des Finances révélées la semaine dernière lors d’une réunion gouvernementale et dont une copie de la projection est parvenue à Africanmanager, le Budget de l’année 2019 serait de l’ordre de 40,6 Milliards de dinars, en augmentation de 8,5% par rapport à celui de 2018.

Ainsi, le budget de 2019 va connaître une légère amélioration au niveau de sa structure par une légère augmentation des ressources propres de l’État, lesquelles vont passer de 74 à 75% en 2019 et une légère régression des ressources d’emprunt qui passeraient à 25%, contre 24% en 2018. Cette augmentation est encore plus importante par rapport au Budget 2017 dont la structure était de 70%, en ressources propres et 30%, en ressources d’emprunt.

Quant aux ressources propres de l’État, elles seraient de l’ordre de 30,5 Milliards de dinars, en augmentation de 9,8% par rapport à l’année 2018 ( 27,7 Milliards de dinars). Ces ressources propres proviendront essentiellement des ressources fiscales qui vont également connaître une augmentation assez importante de l’ordre de 10,5% par rapport à l’année dernière pour atteindre 27 Milliards de dinars, contre 24,3 Milliards de dinars dans le Budget de 2018.

Les recettes non fiscales connaîtront aussi une légère amélioration de l’ordre de 3,5 Milliards de dinars contre 3,4 Milliards de dinars l’année précédente.

Quant aux ressources d’emprunt, elles seraient de l’ordre de 10,15 Milliards de dinars, en légère augmentation par rapport à l’année 2018 où le chiffre a été de 9,7 Milliards de dinars.

Critiquant ledit budget, une source bien informée au ministère des Finances a reproché au gouvernement de ne pas insérer dans le Budget 2019 une politique d’austérité alors que cela avait été annoncé par Youssef Chahed, qui avait assuré, selon la source, que si on ne prend pas des mesures rigoureuses en 2018 on risque d’avoir un budget austère en 2019. “Le résultat est qu’on n’a pas pris en considération cette logique et qu’on est toujours dans un budget expansionniste avec un taux de croissance global de 8,5%”, a indiqué notre interlocuteur. Il a fait remarquer qu’il n’existe pas de volontarisme rigoureux pour stopper le dérapage au niveau du déficit, surtout qu’on n’a pas réalisé de chiffres très performants pour maintenir cette optique expansionniste, selon ses déclarations.

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Dans son discours prononcé lors du premier forum international sur le partenariat public privé dont les travaux ont démarré ce mardi 18 septembre 2018 à Tunis, le chef du gouvernement a affiché son optimisme par rapport à la situation économique et financière dans le pays, soulignant que les choses se sont améliorées par rapport à l’année 2016, une année durant laquelle le déficit public a atteint 7% du PIB. Selon ses déclarations, les recettes touristiques se sont gonflées par rapport à l’année dernière et la croissance au cours du deuxième trimestre a été positif, et l’objectif pour l’année 2019 est de réduire le déficit public pour atteindre 3,9%.

Le chef du gouvernement a tenu toutefois à préciser que cette amélioration constatée ne cache pas les défis cumulés depuis les années qui ont suivi la révolution, appelant ainsi à accélérer les réformes et à mettre en place les projets de PPP dans l’objectif de relancer la croissance, créer de l’emploi et impulser l’investissement public.

Il a par ailleurs considéré que le PPP est indispensable pour exécuter les programmes de développement dans les divers domaines, notamment ceux liés à l’infrastructure, aux pôles technologiques, aux aéroports, à l’énergie et la communication.

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C’est indiscutablement le symptôme le plus brutal d’une balance commerciale qui bat de l’aile. Le dinar tunisien s’est inscrit dans une spirale que peu d’analystes se retiennent de qualifier de descente aux enfers. Et ce n’est point excessif au regard à la cadence à laquelle il plonge en l’absence du moindre indice que ce ne soit pas encore le cas sur le court terme voire à plus longue échéance. Les tout derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie sont là pour étayer ces craintes avec un déficit courant qui « s’est nettement élargi pour s’établir, à fin août 2018, à 7.675 MDT (ou 7,2% du PIB), après avoir atteint 6.767 MDT (ou 7% du PIB) une année auparavant ». En corollaire, elle fait état d’une « détérioration des paiements extérieurs toujours perceptible au niveau des réserves en devises qui se sont établies, au 12 septembre 2018, au voisinage de 3,9 milliards de dollars, soit l’équivalent 69 jours d’importations contre 93 jours à fin 2017 ». Une barre que l’on retrouve, pas plus tard que ce 17 octobre. Mécaniquement, et en raison de l’acuité du déséquilibre entre l’offre et la demande, le marché de change a connu une accélération du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises, au cours de la période récente. Du premier au 12 septembre 2018 et par rapport à toute l’année 2017, le dinar s’est déprécié de 10,7% et 5% face à l’euro et au dollar américain respectivement.

On est alors à des années-lumière de l’année 2010, par exemple, où le dinar s’échangeait           contre 1,44 dollar. À la mi-septembre 2018, cette contre-valeur est de 2,78 pour un dollar et de 3,23 pour un euro, en ce début de semaine. Et avec une facture d’importation qui a augmenté de 20,4% à 13,9 milliards de dollars par rapport aux huit premiers mois de l’année dernière, le déficit devrait continuer de se creuser sur le reste de l’année, avertissent les analystes.

Le Fonds monétaire international a fait valoir que «la flexibilité du taux de change, appuyée par des adjudications plus compétitives de devises par les banques centrales, est essentielle pour aider à améliorer la situation du compte courant et à reconstituer les réserves internationales du pays». Une préconisation taillée en pièces par les économistes qui affirment que le maintien d’une telle «flexibilité» est contre-productif pour l’économie tunisienne et pourrait être «suicidaire» à long terme, arguant que le pays ne pourrait pas couvrir le déficit commercial croissant, alimentant ainsi le déséquilibre des comptes courants.

Un « précipice sans fond » !

Cités par « The Arab Weekly », ils ajoutent s’attendre à ce que le déficit commercial de 2018 dépasse le déficit commercial record de 2017, qui a atteint 5,6 milliards de dollars, soit 24% de plus que l’année précédente. L’un d’’eux, l’ancien ministre tunisien du Tourisme, Slim Tlatli, économiste, ne voit pas d’un bon œil que « les autorités continuent de laisser le dinar se déprécier dans le soi-disant objectif de mettre fin au déficit commercial. Nous devons changer de politique, qui pousse le pays dans un précipice sans fond », selon ses dires.

D’après lui et d’autres économistes, la dépréciation du dinar aurait permis d’ouvrir de nouveaux marchés pour les ventes à l’étranger si l’économie était plus productive et innovante, mais elle y a échoué. La Tunisie, largement reconnue comme la réussite économique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au cours des deux décennies précédant 2010, a été dépassée par le Maroc et l’Algérie, ses pays voisins, dans le dernier indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial. La Tunisie était 95ème, neuf crans au-dessous de l’Algérie et 24 spots plus bas que le Maroc, à l’échelle de la compétitivité.

Une politique « suicidaire »

“Lorsque l’élasticité des prix des importations et des exportations est faible, comme c’est le cas en Tunisie, la dévaluation du dinar amplifie encore le déficit commercial”, a déclaré Abdelaziz Halleb, directeur général de la société de composants électriques Omnitech, cité par la même source, faisant remarquer que le déficit commercial de la Tunisie se creusait depuis 2011, le dinar perdant progressivement du terrain face au dollar.

“C’est la raison pour laquelle cette politique monétaire est simplement suicidaire”, a-t-il prévenu, rappelant que la chute du dinar avait sérieusement affecté la valeur des exportations des composants mécaniques et électriques ». « Lorsque ces transactions sont conclues, les montants de leurs exportations ne sont pas influencés par la valeur du dinar. Pour certaines sociétés étrangères spécialisées dans ces composants, le seul facteur qu’elles mettent en avant pour choisir la Tunisie tient aux salaires de leurs employés locaux payés en dinars et quand le dinar chute, ces salaires diminuent aussi », a-t-il souligné. Pour les produits agricoles, «les recettes en devises émanant de leurs exportations manquent à croître si le dinar se déprécie», a-t-il ajouté.

La valeur en baisse du dinar a frappé l’industrie du tourisme, autre principale source de devises. «Les accords sont négociés avec des voyagistes étrangers pour l’été et en dinars. Lorsque nous déprécions le dinar, nous perdons en termes de devises », a-t-il affirmé, expliquant que les touristes d’Algérie et de Libye « affluent vers le marché noir pour échanger de l’argent. Nous perdons aussi en même temps que nous dévaluons le dinar ».

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La SRTGN, connue chez les Nabeuliens pour ses bus de couleur orange, vient de publier ses états financiers pour l’exercice 2017. Ses produits d’exploitation augmentent de 7 MDT pour dépasser les 51,751 MDT et ses charges d’exploitation augmentent de presque 4 MDT dans le négatif. Elle est ainsi déficitaire de plus de 1 MDT à l’exploitation. Au final, le résultat financier de la SRTGN est déficitaire de plus de 5,175 MDT. Sont actionnaires de cette société régionale de transport les deux principales banques publiques (BNA et STB), ainsi que la banque privée BT.

Dans le rapport du commissaire des comptes de cette société déficitaire, on apprend que le PDG de la SRTGN reçoit le total de 3.510 DT de rémunérations.

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Verdict autant que vade-mecum de ce qui est essentiel de faire, la note de la Banque centrale de Tunisie sur les « Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyens terme », rendu publique ce vendredi, a livré une analyse de référence des indicateurs qui ont marqué le deuxième trimestre de l’année en cours, qu’ils fussent bons ou inquiétants, et esquissé une trajectoire à laquelle les autorités publiques devront se conformer alors qu’elles planchent sur le projet de la loi des finances pour l’exercice prochain.

Au rang des évolutions que l’on sait déjà figure le taux de croissance qui a affiché une progression de 2,8% en glissement annuel, tirée en cela par la bonne performance des services marchands (+0,6pp) notamment les branches des télécommunications et des transports, ainsi que par une légère amélioration de l’activité au niveau des industries non manufacturières (+0,1pp) et des activités non marchandes et autres (+0,04pp). Une ombre au tableau, le secteur agricole et de pêche et celui des industries manufacturières ont contribué négativement à la croissance du deuxième trimestre 2018 à raison de -0,1pp chacun.

S’agissant de la demande, celle intérieure a été boostée par la reprise du secteur du bâtiment & génie civil (BGC) et celui des matériaux de construction, céramique et verre (MCCV) dont les VA ont évolué au T2-2018 de +4,9% (après -4,0% au T1-2018) et +2,7% (après -5,8% au T1-2018) en variations trimestrielles. Toutefois, il est fait mention de difficultés persistantes au niveau du secteur énergétique avec une valeur ajoutée de la branche « Extraction de pétrole et gaz » en baisse de 5,8% au T2-2018 après -1,9% au T1-2018, contribuant ainsi à raison de -0,2pp à la croissance globale trimestrielle.

Dans cette configuration, le secteur touristique émerge du lot grâce à une reprise s’est confirmée au cours des 6 premiers mois de 2018 avec des perspectives positives pour le restant de l’année. La valeur ajoutée de la branche « hôtels et restaurants » s’est accrue de 0,8% au T2-2018 en V.T (+11,5% en G.A) après avoir déjà progressé de 5,7% au premier trimestre (+9,2% en G.A).

L’inflation, un tourment récurrent !

Il va sans dire que la part belle dans cette note a été faite à l’inflation dont le taux, pour le deuxième mois consécutif, s’est établi à +7,5% en glissement annuel contre seulement +5,7% en août 2017. Une évolution qui s’explique, d’une part, par la décélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires (+7,0% en G.A contre +8,3% en juillet 2018) et d’autre part, par l’accélération du rythme d’accroissement des prix des produits manufacturés (+9,2% en G.A contre +8,7%) et de ceux des services (+6,0% en G.A contre +5,3%).

Il est quand même noté qu’en variations mensuelles, l’indice des prix à la consommation a enregistré un accroissement plus modéré de 0,3% en août contre 0,6% en juillet. Cette évolution porte la marque de la nette détente des prix des produits manufacturés. Sur les huit premiers mois de l’année, le taux d’inflation s’est établi en moyenne à 7,5% contre 5% au cours de la même période de 2017. En termes de contributions à l’inflation globale, l’analyse par secteur d’activité montre que la contribution de l’inflation des produits manufacturés est demeurée la plus importante avec 3,4 points de pourcentage, en août 2018 contre 3,3 points un mois auparavant, et ce, au détriment de l’inflation des produits alimentaires dont la contribution a baissé en revenant de 2,4 points de pourcentage en juillet 2018 à 2,1 points de pourcentage en août 2018 alors qu’elle n’était que de 1,6 point de pourcentage en août 2017.

Au regard de ces évolutions, l’institut d’émission estime que « la persistance de l’inflation sous-jacente à des niveaux élevés constitue une source de préoccupation pour la Banque centrale dont le mandat est d’assurer la stabilité des prix », marquant sa détermination à « rester vigilante quant à l’évolution de l’inflation et n’hésiterait pas à resserrer sa politique monétaire afin de ramener le taux d’inflation vers sa moyenne de long terme, agissant ainsi sur les anticipations inflationnistes ».

Les importations, encore et encore !

Les échanges extérieurs ont été relativement dynamiques sur l’ensemble des huit premiers mois de 2018, constate la BCT qui pointe un déficit commercial (FOB-CAF) qui s’est élargi à 12.161 MDT après 10.069 MDT à fin août 2017. En cause, la hausse persistante des prix internationaux des matières premières, conjuguée à la dépréciation du dinar ont alimenté les pressions sur les dépenses d’importation. Au terme du mois d’août 2018, la valeur des importations de matières premières et de semi-produits a enregistré une hausse de 22,6%, contre 21,3% à fin août 2017, pour atteindre 12,9 milliards de dinars. De même, les importations de produits énergétiques ont fortement progressé de 40,9% pour avoisiner 5,4 milliards de dinars durant ladite période contre 3,8 milliards une année auparavant. De leur côté, les importations de produits de consommation ont affiché un rythme de progression encore soutenu (11,8% contre 16,2% à fin août 2017) pour dépasser 9,1 milliards de dinars.

Au demeurant, l’impact de la détérioration des paiements extérieurs continue à être perceptible au niveau des réserves en devises qui se sont établies, au 12 septembre 2018, au voisinage de 3,9 milliards de dollars, soit l’équivalent 69 jours d’importations contre 93 jours à fin 2017. Et en raison de l’acuité du déséquilibre entre l’offre et la demande, le marché de change a connu une accélération du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises, au cours de la période récente. Du premier au 12 septembre 2018 et par rapport à toute l’année 2017, le dinar s’est déprécié de 10,7% et 5% face à l’euro et au dollar américain respectivement.

Monnaie, crédit et liquidité

Les concours à l’économie ont continué à décélérer, et ce, pour le cinquième mois consécutif, évoluant au rythme de 11,3% en juillet contre 11,4% en juin et 13% en février 2018. En revanche, les créances nettes sur l’extérieur ont poursuivi leur mouvement baissier. Quant aux ressources monétaires, elles ont connu une progression, en juillet 2018, traduisant l’augmentation de l’encours des certificats des dépôts et des billets et monnaies en circulation (BMC), et à un degré moindre, celle des dépôts à vue bancaires (DAV).

Dans le même temps, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs. L’impact de l’accentuation des besoins de banques en liquidité, conjugué au relèvement du taux directeur de 100 points de base, le 13 juin 2018, ont pesé sur la dynamique des taux d’intérêt sur le marché monétaire. Le taux moyen pondéré (TMP) des opérations principales de refinancement ainsi que le TMM se sont établis à 7,07% et 7,25%, respectivement, en août 2018.

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C’est le ministre des Affaires sociales qui l’a affirmé ce vendredi : les équilibres financiers des caisses sociales seront rétablis en 2019.

Ce sera particulièrement les cas de la CNRPS, a-t-il précisé, cité par Mosaïque fm, ajoutant que cette dernière n’en aura pas moins besoin du soutien de l’Etat pour être en mesure de tenir ses engagements surtout envers les retraités, le temps que les nouvelles réformes entrent en vigueur, selon ses dires.

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A la fin du mois d’aout 2018, le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit pour se situer au niveau de 162,8 millions de dinars (MD), contre 886,2 MD enregistrés durant les huit premiers mois de l’année écoulé, soit une baisse de 82%, tirée principalement les exportations d’huile d’olive, des dattes et les produits de la pêche, selon les données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.

La balance commerciale alimentaire a enregistré une nette amélioration au niveau de la couverture des importations par les exportations, soit 95,5%, contre 69,7 % pendant la même période de l’année 2017.
Le ministère de l’Agriculture a imputé la régression de ce déficit à l’évolution de la valeur des exportations alimentaires laquelle (valeur) a dépassé celle des importations (68,6% export contre 23,1% import), ajoute la même.

Entre janvier et fin août 2018, l’exportation des produits alimentaires ont généré des bénéfices estimés à près de 3434,6 MD, soit une croissance de 86,6% en comparaison avec les résultats de l’année dernière.
Ces résultats sont confortés par la croissance du volume des exportations d’huile d’olive au niveau de la quantité (166,8 mille tonnes, contre 59,7 mille tonnes) et la valeur (15890,3 MD, contre 533,2 MD), outre la hausse de 3% enregistrée au niveau des prix, des entrées en devises (31% pour les produits frais de la pêche) et de 38% pour les dattes.
La valeur des exportations des légumes fraiches ainsi que celle des agrumes ont accusé une hausse respectivement de 27% et de 8%, en dépit de la régression des quantités de poissons de 22% et des conserves de poissons de 19%.
La valeur des exportations alimentaires, sans compter les revenus de l’huile d’olive, s’élève à 24%, sachant que la Tunisie a exporté près de 24 mille tonnes des fruits d’été pour une valeur de 62 MD, soit des hausses respectives de 41% et de 44% par rapport aux huit premiers mois de l’année 2017.
La valeur des exportations alimentaires en 2018, a atteint 13% du total des exportations de, biens contre 9,3% en 2017.

Le pays a également dépensé 3597,4 MD pour l’importation des produits alimentaires, ce qui a permis d’enregistrer une hausse de 23,1% par rapport à la même période de l’année 2017.
Cette évolution s’explique en partie par la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères, et l’augmentation de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, outre la hausse de leurs prix sur le marché international (blé dur (+31%), blé tendre (+30%), l’orge (+59%) et les dérivées du lait (+52%).
Les achats de maïs et des huiles végétales ont régressé en valeur respectivement de 3% et de 28%, en raison de la baisse des quantités importées, sachant que les produits alimentaires de base représentent 68 % du total des importations alimentaires, contre 74% en 2017.
Au cours des huit premiers mois de l’année 2018, la valeur des importations alimentaires a représenté 9,3% de l’ensemble des importations tunisiennes, contre 9,1% en 2017.

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Rappelons d’abord qu’à chaque fois que la presse parle commerce extérieur, des voix s’élèvent en Tunisie pour fustiger l’importation et partant le déficit de la balance commerciale. L’accusé principal ce sont les importations de biens de consommation et de biens non-utiles pour l’économie. Les chiffres de l’INS donnent une idée complètement différente de la chose.

Remarquons ensuite que la balance commerciale tunisienne par pays affichait à fin août 2018 un total de 38,427 Milliards DT en importations pour plus de 1,620 millions de tonnes de marchandises diverses, contre 26,358 Milliards DT en exportations représentant 6,848 millions de tonnes de marchandises. Ainsi, sur les 97 produits qui ont été importés par la Tunisie en août dernier, seuls 9 ont coûté un peu plus de 24,205 Milliards DT. Les 88 autres, n’ont nécessité que le paiement d’un peu plus de 14 Milliards DT.

  • 9 produits constituent l’essentiel

Pour l’anecdote, nous trouvons dans le total de la balance commerciale par pays 277.232.789 DT en exportations, par avitaillement (Action d’avitailler un navire, ou un avion) et 177.909.377 DT en exportations vers des «pays non déterminés», comme disent texto les documents de l’INS.

En feuilletant les documents du commerce extérieur, par exemple pour la période des 8 premiers mois de 2018, on remarque que seulement neuf produits importés représentent plus de 24,205 milliards DT. Ce chiffre représentait en août dernier les 2 tiers de toutes les importations tunisiennes. Ces produits sont en plus d’une importance capitale pour l’économie du pays.

En premier lieu, la houille que consomment notamment les cimentiers tunisiens et les produits pétroliers. En août 2018, la Tunisie en a importé pour presque 5,7 Milliards DT. En avant dernière place, mais tout aussi important, sinon plus, que les hydrocarbures, les céréales. La Tunisie en a importé en août dernier plus de 2,322 millions de tonnes pour plus de 1,313 Milliard DT. Les deux produits ont connu des hausses de prix à l’échelle mondiale, alors que la récolte céréalière tunisienne reste fortement dépendante de la pluviométrie et que les grèves et autres freins à la production pétrolière persistent et deviennent des enjeux politiciens.

Les premières places, en importations, représentent des importations vitales, en biens d’équipement (Machines, appareils et autres) et en matières premières (matières plastiques, fer, fonte, acier, coton notamment), sans lesquels l’industrie de transformation tunisienne ne tournerait pas. Tous ces produits sont essentiels, voire vitaux pour l’économie tunisienne.

  • Des biens de consommations, pas non-indispensables que ça !

Les biens de consommation, dits non-nécessaires, dénoncés par certains, nous en avons retracé certains, dans le dernier document de l’INS, présentant les échanges commerciaux de la Tunisie, en août dernier, par chapitre ou type de marchandise :

La Tunisie a ainsi importé pour presque 52 MDT en métaux précieux, pour presque 55,786 MDT en soie, pour plus de 267,419 MDT en tabac, pour 38,5 MDT en boissons et alcools, du sucre et des sucreries, des fruits secs, du thé, du café dont les prix sont subventionnés par l’Etat et pour plus de 433 MDT en vêtements et autres articles de confection. Dans la liste de l’INS, on n’a trouvé ni parfums ni produits de maquillage, ni autres produits dont on pourrait facilement se passer, sauf peut-être les 11,690 MDT de «coiffures», les 2,453 MDT de parapluies, les 12,685 MDT en «duvet et fleurs artificielles», ou encore les 68,561 MDT en «ouvrages en pierre».

Autrement, cela pourrait paraître inutile. Mais cela fait travailler beaucoup de métiers. On pourrait peut-être vivre sans fruits secs et sans boissons alcoolisées, ni tabac, mais peu de Tunisiens l’accepteraient, surtout pour des produits comme le tabac, le thé ou le café. On s’étonnera quand même que la Tunisie, grand industriel de vêtements, avec des régions, comme Monastir notamment, spécialisées dans cette industrie et qui en importe autant, sans réagir. Avouons, tout de même, que l’interdire ne changerait pas grand-chose à la balance commerciale tunisienne !

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Rien n’y fait, le déficit de la balance commerciale court, court. Il s’est encore creusé durant les 8 premiers de cette année, de 20,77%. Il se situe à 12 160,5 millions de dinars (MD) fin août 2018 contre 10 068,5 MD l’an dernier à la même période ; quant au taux de couverture, il bouge à peine, 68,4%, 0,1 point de moins, indique l’Institut national de la statistique (INS).

Dans le détail, les exportations sont montées de 20,2%, contre 18,1% au terme des 8 premiers de 2017, c’est une poussée de 21 927,3 MD fin août 2017 à 26.358,8 MD fin août 2018. Mais les importations ont aussi progressé, certes à un rythme moins important que les exportations, +20,4% contre +19,3% à pareille époque en 2017, mais leur valeur elle a explosé, 38 519,2 MD cette année contre 31 995,8 MD en 2017. Un “petit” point de plus dans les importations mais de gros dégâts, fonte du dinar face aux principales devises étrangères oblige…

Autre indication : Le déficit de la balance énergétique pèse lourd, 3863,3 MD, soit 31,8% du déficit global, contre 2322,7 MD au terme des 7 premiers mois de 2017.

Enfin le classement des pays qui tourmentent le plus la balance commerciale de la Tunisie, il est le même : la Chine (-3488,2 MD), l’Italie (-1775,1 MD), la Turquie (-1417,4 MD), l’Algérie (-1078,5 MD) et la Russie (-824,6 MD). Par contre il y a des motifs de satisfaction dans les échanges avec la France, avec un excédent de 2135,1 MD, la Libye (+592,5 MD) et le Maroc (+235,1 MD).

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On l’avait presque oublié celui-là, et la grogne des retraités pour toucher leurs augmentations l’avait masqué davantage… Le trou des caisses sociales, colossal. Elles ont certes payé les retraités du public, et s’apprêtent à le faire pour le privé, mais elles ont aussi un sérieux problème, que le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a rappelé ce jeudi 30 août 2018, sur Shems FM. 3 Milliards de dinars, c’est le montant du déficit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS).

«305 Millions de dinars doivent être décaissés chaque mois pour les pensions de retraite du secteur public. Le déficit mensuel que l’Etat doit résorber à la CNRPS est estimé entre 65 et 85 Millions de dinars. Les arriérés des entreprises publiques auprès de la CNRPS sont de 800 Millions de dinars dont 430 depuis janvier 2018, des dettes dont ces établissements s’acquittent de manière irrégulière. C’est la raison pour laquelle la CNRPS a commencé à geler, depuis janvier 2018 et pour la première fois, les comptes bancaires et les biens de certaines entreprises publiques endettées», a indiqué le ministre.

Il a invité les parties concernées à se pencher sérieusement sur les vraies raisons de cette situation alarmante et à faire les efforts qu’il faut pour sortir de l’impasse et remettre à flot les caisses sociales.
«Il y a une paresse dans la mise en ouevre des réformes aptes à corriger les dysfonctionnements structurels du système des caisses sociales. On avait 6 actifs pour un retraité, le taux est tombé à 2,4. Le chômage a également asséché des sources de revenus importants des caisses. Il y a aussi un problème de gouvernance», a reconnu Trabelsi.

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Le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, a évoqué les déboires de la compagnie nationale, sans prendre de gant. Il a déclaré ce vendredi 24 août 2018, sur Jawhara FM : «La situation de Tunisair est devenue hors de contrôle avec 7800 employés dont 1200 ont été embauchés après la révolution dans des postes fictifs. La masse salariale dans certaines filières dépasse même 130% des recettes, ce qui grève les finances de la compagnie“.

Mais il y a des solutions, semble-t-il. “Tunisair s’active actuellement pour améliorer sa situation en dépit des obstacles financiers et la non-coopération de l’Etat. Nous avons commencé à renouveler le matériel et à rétablir la confiance entre la compagnie et les fournisseurs des pièces de rechange. En outre, d’ici le 1er trimestre de 2019, nous allons mobiliser 6 nouveaux avions. Nous n’achetons plus ces appareils, mais les prenons en leasing sur 12 ans, ce qui nous épargne le fardeau de l’autofinancement. A présent, Tunisair affiche un trafic de 4 millions de passagers», affirme Mnakbi.

Par ailleurs le patron de la compagnie nationale a déclaré qu’ils sont en train de compresser les dépenses afin de faire baisser le déficit de 160 Millions de dinars par an à 70 ou 80 Millions, et il a pris un engagement : L’équilibre sera rétabli cette année, une première depuis la Révolution.

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Selon le gouverneur de Sousse, Adel Chlioui, un déficit de 650 litres par seconde est enregistré, cet été, au niveau de l’alimentation en eau potable destinée à la consommation des ménages, par rapport à la même période de 2017.
Des quantités d’eau supplémentaires de 300 litres par seconde sont fournies pour faire face aux perturbations dans la distribution enregistrées au niveau de plusieurs zones, explique le gouverneur dans une déclaration à l’agence TAP, vendredi, en marge de la 2ème session ordinaire du conseil régional du gouvernorat.
Seules la zone du grand-Sousse et les villes avoisinantes sont confrontées à des coupures d’eau. En revanche, aucune perturbation n’est enregistrée à Enfidha, Bouficha, Sidi Bou Ali et Sidi El Hani.

Des projets en cours de réalisation visent à améliorer l’alimentation en eau potable dont le nouveau barrage à El Kalaâ Kobra (taux d’avancement de 30%).
Ce projet devra couvrir le déficit estimé au Sahel, Cap Bon et Sfax, jusqu’à 2030, et assurer le stockage et le transfert des eaux des régions de l’extrême nord aux stations de traitement, outre le stockage des quantités d’eau supplémentaires pour l’irrigation au Cap Bon.
Le projet de la station de dessalement des eaux de mer a bel et bien démarré. Il devra renforcer l’approvisionnement en eau potable au Cap bon, Sahel, Sfax et Kairouan.
Ce projet, qui devra entrer en exploitation en juin 2019, sera doté d’une capacité de dessalement de 50 mille m3 par jour, pouvant atteindre 100 mille m3 par jour, dans une étape ultérieure.

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