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Déficit

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La société ELBENE a annoncé une perte d’exploitation de 4,2 millions de dinars (MD) contre un résultat d’exploitation déficitaire de 0,6 MD.
Les revenus de la société ont baissé de 4% au titre de l’année 2017 pour se situer à 89,4 MD. Cette régression est le résultat d’une baisse enregistrée au niveau des autres produits d’exploitation relatifs à la prime de compensation, la prime de stockage et la prime de séchage, avec des charges financières qui pèsent sur le résultat net .
La société a clôturé l’exercice 2017 avec une perte de 9,984 MD contre un déficit de 6,905 MD l’année précédente.

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Le ministre du Transport, Radhouane Ayara, a évoqué vendredi 29 juin 2018, face aux députés, à l’ARP, l’accumulation du déficit enregistré par Tunisair pour passer à 1 milliard de dinars actuellement contre 506 millions de dinars (MD) en 2010.
Selon le ministre, la situation financière difficile de Tunisair est expliquée par la hausse du nombre des agents de la compagnie et la non exécution du programme de restructuration lancé depuis 2014, lequel prévoit le départ volontaire de près de 1200 agents et l’allégement des charges de la compagnie.
Idem, ce déficit cumulé résulte de l’incapacité de la compagnie aérienne de transport à couvrir toutes les demandes accrues, à cause de l’obsolescence de la flotte qui compte uniquement 28 avions. Cela a engendré un mécontentement des clients suite aux vols retardés ainsi qu’une détérioration de la qualité des services.

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Vingt États Membres ont, mardi 26 juin 2018 dans l’après-midi, annoncé des contributions supplémentaires pour financer, en 2018, les activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Ces bailleurs de fonds ont profité de la Conférence d’annonces de contributions pour encourager l’Office à élargir sa base de donateurs et à continuer d’explorer des mécanismes innovants de financement en faveur des plus de 5,5 millions de réfugiés palestiniens dont il s’occupe.

Comme l’a expliqué le Commissaire général de l’Office, M. Pierre Krähenbühl, la situation financière de l’Office est soudainement devenue « catastrophique » en janvier 2018, après que le principal donateur, les États-Unis et leurs 300 millions de dollars soient partis. Concrètement cela signifie une perte de 32% des financements du Fonds général de l’Office et de 70% de ses financements d’urgence.

Ironiquement, cette réduction drastique est intervenue au moment où l’UNRWA était sur le point de stabiliser son budget grâce à des mesures internes et la mise en œuvre des recommandations du Secrétaire général, a regretté M. Krähenbühl. Mais face à la plus grave crise de financement de l’histoire de l’Office, « nous n’avions pas de place pour le pessimisme ». Ainsi dès janvier, l’UNRWA a lancé une stratégie multidimensionnelle de mobilisation de ressources pour éviter une crise humanitaire majeure dans la région et maintenir ses programmes.

D’ailleurs le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a reconnu et salué la capacité de réaction de l’Office, sans pour autant oublier de tirer la sonnette d’alarme car malgré tous ses efforts, l’Office n’est pas encore en mesure de combler son déficit en 2018, une tâche pour laquelle il compte sur le soutien des États Membres.

Lui faisant écho, le Président de l’Assemblée générale, M. Miroslav Lajčák, a insisté sur l’urgence qu’il y a à trouver ces 250 millions de dollars manquants, voire plus.  « Ce n’est pas la première fois que nous avons ce type de discussions », a-t-il noté, « alors brisons ce cercle vicieux », s’est impatienté M. Lajčák.

Le Commissaire général a récapitulé les initiatives prises depuis janvier pour répondre à ce déficit sans précédent, à commencer par un plan d’austérité mais aussi un appel aux partenaires de l’UNRWA pour qu’ils versent leurs contributions plus tôt dans l’année: 25 pays ont répondu positivement.  L’Office a également lancé une campagne mondiale de collecte de fonds sous le thème « La dignité n’a pas de prix » et s’est associé avec des pays et des institutions pour la mobilisation de la Zakat pendant le mois du Ramadan.

  1. Krähenbühl est aussi revenu sur la réponse encourageante aux appels de fonds de l’UNRWA lors de la Conférence ministérielle de Rome, en mars dernier, organisée en coopération avec l’Égypte, la Jordanie et la Suède.  Ces derniers mois, le Commissaire général a également participé à une série de conférences et de sommets et a rencontré 25 présidents, premiers ministres et ministres des affaires étrangères.

Cette mobilisation a conduit à des résultats remarquables puisque plus de 200 millions de dollars ont été promis à l’Office, entre mars et mai.  L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar ont chacun promis 50 millions de dollars alors que les contributions du Canada, du Japon, de la Norvège et de la Turquie se situent aux alentours de 10 millions de dollars chacun.  L’Inde a augmenté sa contribution de 1 à 5 millions de dollars et en a fait son nouveau niveau annuel.  Cela reflète une diversification remarquable des sources financières de l’Office, s’est réjoui le Commissaire général.  Grâce à ces efforts collectifs, l’UNRWA a pu maintenir l’année scolaire en cours et tous ses autres services pendant la première moitié de l’année.

Toutefois, le déficit actuel dépasse toujours les 250 millions de dollars et, à ce stade, l’Office n’a plus les ressources nécessaires pour assurer l’ouverture des écoles au mois d’août.  À partir de juillet, il pourrait être obligé de prendre des mesures « très difficiles », a averti le Commissaire général qui a souligné que la situation risque de devenir « extrêmement critique » en Cisjordanie et à Gaza.  Je ne me vois, a-t-il dit, dire aux élèves palestiniens, comme Aya Abbas de Yarmouk, lauréate des élèves de troisième dans toute la Syrie que l’Office ne peut pas garder leurs écoles ouvertes.

Le Commissaire a annoncé la création du Fonds de Waqf de l’OCI/BID et du Fonds d’affectation spéciale de la Banque mondiale.  L’Office attend également les résultats de ses initiatives de collecte de fonds en Turquie, en Indonésie, en Malaisie et aux Émirats arabes unis, principalement au moment du Ramadan.  Parallèlement, il poursuit des réformes qui ont déjà permis de dégager 197 millions de dollars sur deux ans et demi et de réduire encore de 92 millions de dollars le budget des opérations d’urgence.

L’année 2018 a été extraordinairement difficile jusqu’ici, a reconnu M. Krähenbühl, qui a rendu hommage aux 18 élèves palestiniens de l’Office qui ont perdu leur vie cette année.

Tous les intervenants ont salué le travail « vital » de l’Office mais aussi les mesures qu’il a mises en place pour mobiliser de nouvelles ressources. Comme l’a dit le représentant de la Belgique « la fermeture des écoles de l’UNRWA n’est juste pas une option ». L’Observatrice de l’État de Palestine a rappelé que l’avenir des 500 000 enfants palestiniens dépend de l’UNRWA.  En cette soixante-dixième année de la Naqba, et face à l’absence « préoccupante » d’une solution politique, les Palestiniens exhortent tous les États à se réengager en leur faveur, notamment en finançant l’UNRWA de manière prévisible et durable.

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Ils sont 350.000 retraités du secteur public et plus de 500.000 dans le secteur privé, auxquels le gouvernement semble donner peu de cas. Le mercredi 11 avril, à la conférence nationale sur les grandes réformes, le chef du gouvernement en fait un objet de chantage pour faire notamment pression sur ses partenaires sociaux afin qu’ils acceptent la réforme des caisses sociales, non plus au bord mais carrément désormais en faillite. Il a fait part de «la crainte que les caisses sociales soient dans l’incapacité d’assurer le décaissement des pensions au cas où le rythme de mise en œuvre de ces grandes réformes ne serait pas accéléré et l’on ne sortirait pas des sentiers battus des solutions provisoires». Depuis, aucun des deux partenaires sociaux n’a bougé sa position d’un iota et le gouvernement se retrouve dans l’obligation d’essayer de passer en force, devant l’ARP, pour réformer les caisses et y injecter de l’argent frais.

Le 7 juin 2018, c’est encore les retraités qui sont oubliés, lorsque le gouvernement décide d’anticiper le paiement des salaires des fonctionnaires, comme un coup de pouce pour un Aïd moins stressé par le coût, en constante évolution, de la vie. Les retraités auraient plus de moyens que les actifs, ou ces derniers seraient plus encombrants que des retraités oubliés par toutes les mesures du gouvernement, qui ne daigne même pas les consulter sur le projet de réforme des caisses de retraite ?

Le jeudi 21 juin 2018, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, excluait la péréquation des retraites de l’application des augmentations salariales aux pensions de retraites, menaçant ainsi directement le pouvoir d’achat de 850 mille personnes, retraités et recevant des pensions, parfois de misère, de la CNRPS et de la CNSS, sans compter les retraités du secteur agricole.

«Augmenter les pensions des retraités n’est pas discutable, mais les conditions financières du pays rendent difficile l’application de l’augmentation intitulée 2017», disait le ministre d’origine syndicale. Trabelsi n’a pas exclu l’augmentation des pensions de retraite, mais a annoncé que «ce droit peut être reporté», affirmait ainsi sans vergogne le ministre des Affaires sociales. La péréquation est pourtant une obligation légale, à chaque hausse des salaires, à chaque nouvelle prime et à chaque modification du statut. La péréquation a pourtant été suspendue depuis les mois, de janvier et février et il y a peu de chance que le gouvernement puisse la refaire, pour cause de faillite des deux régimes de retraite.

Le gouvernement n’a jusqu’à présent pas failli à son devoir de versement des pensions de retraite, même s’il a quelques fois enregistré des retards. Mais le gouvernement Chahed trouve de plus en plus de difficulté à mobiliser chaque mois les 100 MDT nécessaires pour couvrir le déficit des caisses sociales.

Ainsi faisant, le gouvernement fragilise chaque mois un peu plus les conditions de vie et clochardise chaque année presqu’un million de personnes, pour lesquelles l’impact de l’inflation galopante est plus dur que pour les actifs, dans un système de retraite où l’inversion de la pyramide des âges et l’arrêt de tout nouveau recrutement dans la fonction publique diminue chaque fois le nombre d’actifs nécessaires au paiement de la pension d’un seul retraité. Des retraités, désormais de plus en plus en colère et qui s’organisent de mieux en mieux pour revendiquer leurs droits bafoués par les gouvernements successifs.

Notons, à l’adresse de tous ces politiciens, qu’avec la démonstration de démobilisation des jeunes par rapport à la vie politique, faite à l’occasion des dernières élections municipales, le gouvernement actuel risque fort de mobiliser, contre lui, les 850.000 retraités clochardisés et qui restent les seuls mobilisés en politique et pour toutes les élections. A bon entendeur… salut.

Khaled Boumiza

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Quitte à froisser ses partenaires sociaux voire s’attirer leurs foudres, le gouvernement décide pour ainsi dire prendre le taureau par les cornes dans le dossier de la réformes des caisses sociales. Certes le retard qu’il a mis pour s’en saisir n’est pas anodin, trois années pleines et entières, mais en se résolvant si abruptement et disons-le à juste titre de le faire, c’est à titre principal, parce qu’il s’agit d’une exigence que Fonds monétaire international ressort chaque fois qu’il est question de statuer sur le déboursement des tranches de son prêt de mécanisme élargi de crédit conclu en 2016. Mais il est vrai aussi que la franche opposition manifestée touts azimuts par l’organisation ouvrière, l’UGTT, et celle du patronat, l’UTICA, y est pour beaucoup, chacune pour des raisons qui lui sont propres.

Le Conseil des ministres a solennellement adopté un projet de loi portant révision du régime des retraites assorti de nouvelles orientations dont devra s’inspirer la réforme de certains barèmes et critères du régime des pensions dans les secteurs public et privé, tels que le relèvement de l’âge de la retraite , le financement du régime des retraites et les mesures y associées comme le recouvrement des dettes auprès des caisses sociales , le renforcement des structures de contrôle , l’amélioration de la couverture sociale des employés du secteur informel, et la consolidation des mécanismes de gouvernance.

Tollé des partenaires sociaux

La version finale ayant trait aux propositions de réforme des caisses sociales comprend 12 points dont 7 ont fait l’objet de l’accord de toutes les parties représentées au sein de la sous-commission de la sécurité sociale. Cette réforme s’articule autour d’un certain nombre d’axes en tête desquels figure le relèvement de l’âge de départ de la retraite (obligatoire à 62 ans, et progressivement facultatif à 65 ans) ainsi que l’augmentation de 3% des cotisations dont 2% à la charge de l’Etat et 1% à la charge de l’assuré social à partir de cette année dans le secteur public. Pour ce qui est du secteur privé, ces cotisations seront augmentées graduellement sur deux ans dont 0,5% à la charge de l’entreprise et autant à celle du salarié dès 2018, puis dans la même fourchette en 2019, une proposition rejetée par l’UGTT qui demande l’application du même taux de hausse que celui du secteur public, demande refusée par l’organisation patronale.

Le projet de réforme prévoit aussi la révision du mode de calcul du rendement des années du service actif à hauteur d’un taux de 2% par an applicable à toutes les périodes précédentes à compter de 2018, pour être appliquée à tous les nouveaux cas de part à la retraite, une disposition rejetée par l’UGTT et acceptée par l’UTICA. Il y a encore l’indexation automatique du montant de pension par voie de négociations sociales en tenant compte de l’indice des prix, du taux de croissance et du pourcentage de relèvement du Smig, outre la révision de la liste des travaux pénibles, et celle de la période de stage minimum ouvrant droit au bénéfice de la pension. Il y a lieu de mentionner également au titre des points évoqués par le projet de loi adopté par le gouvernement le paiement des arriérés et des dettes, l’amélioration de la gouvernance des caisses sociales et des régimes de sécurité sociale à travers la création d’un Conseil supérieur du financement des régimes de protection sociale.

Quelles perspectives !

Des mesures qui, si elles étaient adoptées par la Représentation nationale, pourraient atténuer un tant soit peu le déficit des caisses sociales qui a atteint en 2018, plus de 3 milliards de dinars, dû à l’augmentation du nombre de retraités, ce qui a entraîné celle des pensions de retraite contre une baisse des recrutements dans la fonction publique. Il faut y ajouter le vieillissement des populations, qui entraînera soit une hausse dans les taux de cotisations, pour équilibrer le système financier de pension jusqu’à des niveaux socialement inacceptables, soit une baisse dans les taux de remplacement, se traduisant par des systèmes moins généreux versant moins de prestations

Selon une étude Center for research on pensions and welfare policies (CERP), le niveau de déficit de la CNRPS atteindra des niveaux démesurés en 2050, soit 25 600 MD ». Quant à la CNSS, l’étude révèle que « en l’absence d’une réforme structurelle des régimes, le déficit sera porté systématiquement à des niveaux dramatiques, soit 35 800 MD en 2050 ». Autrement dit, le déficit cumulé des deux caisses atteindrait 130% du PIB actuel.

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La Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), centrale d’achat des médicaments pour tout le pays, a depuis deux mois un nouveau PDG. L’ancien a été changé en pleine crise de médicaments, mais ce n’est pas de lui que parlait le ministre Imed Hammami, lorsqu’il annonçait le 13 avril dernier sur une radio privée qu’une enquête était en cours sur un grand dossier de corruption au sein de la PCT. Ce dossier fait d’ailleurs suite à un rapport du CGF et l’enquête se poursuit encore.

Le dernier en date, Aymen Mekki, a ainsi hérité de l’unique centrale d’achat de médicaments en Tunisie d’un chiffre d’affaires moyen de plus de 1,3 Milliard DT, mais qui a terminé l’exercice 2017 avec un important déficit. Surtout, il a hérité de 440 MDT de dettes auprès des hôpitaux publics, dont 60 MDT auprès du CHU de Sfax, 37 MDT auprès de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis et 9 MDT auprès de l’hôpital régional de Kasserine qui ne paie plus rien depuis janvier 2017. Dette aussi, de 440 autres MDT, auprès de la CNAM qui ne rembourse pas car elle n’est pas payée par les caisses sociales, défaut qui fait l’essentiel de son déficit.

En face, la PCT doit l’équivalent en devises, de la somme de 480 MDT à ses fournisseurs étrangers. Cette somme devrait même atteindre les 700 MDT d’ici la fin de l’exercice 2017. Impayée par ses clients tunisiens, qui sont les hôpitaux, les EPS, les CHU dont elle est l’unique fournisseur en médicaments, tant sur le marché local que de l’étranger, la Pharmacie Centrale de Tunisie est en état de cessation de paiement de ses fournisseurs. Les clients consomment en quelque sorte gratis ce que la PCT leur importe en devises. Et si les fournisseurs locaux pouvaient patienter ou étaient plus facilement payables, les laboratoires étrangers sont inflexibles et usent de tous les moyens de pression pour se faire rembourser, y compris les retards de livraisons et l’intox comme pour le cas des pilules contraceptives.

Ainsi, et contrairement à ce qui avait été dit, jusques et y compris par le ministre de la Santé, la Tunisie n’est pas black-listée, car la notion de black-list n’existe nulle part. «Il y a eu plutôt des assureurs, comme la Coface ou Euler-Hermès, qui assuraient les importations tunisiennes en médicaments auprès des laboratoires étrangers. Prétextant la mauvaise situation financière de la PCT, elles ont refusé l’assurance, ce qui oblige la PCT à agir par lettre de crédit, ce qui revient à un paiement au comptant selon les disponibilités de liquidités», explique Aymen Mekki pour Africanmanager.

  • Indisponibilité de certains médicaments certes, mais aucune indisponibilité de traitements

Pour l’instant, «l’effort se concentre actuellement, tant à la PCT (Pharmacie Centrale de Tunisie) qu’au ministère, sur la disponibilité des médicaments. Cela veut dire veiller à ce qu’il y ait toujours un traitement disponible pour toute maladie. On peut y arriver soit par médicament similaire, comme le générique, soit par un autre protocole. C’est ce qui fait qu’on s’en sort généralement bien jusqu’ici», indique ainsi notre source officielle. Et le nouveau PDG de la Pharmacie Centrale de Tunisie de d’affirmer, en réponse à ceux qui crient à tous ceux qui voudraient bien les entendre, que «ce que je peux assurer, c’est que nous disposons déjà et que nous disposerons toujours d’un traitement pour chaque maladie. Cela peut être par le médicament demandé, par médicament similaire ou par générique». C’est ainsi que le taux d’indisponibilité de traitement reste très faible et même impossible actuellement en Tunisie. Et Mekki de certifier même que «il n’y a pas de grande tension sur les médicaments des maladies chroniques. Là où nous avons un niveau d’alerte médicamenteuse assez important, c’est pour les médicaments des maladies rares et les produits importés pour ces maladies».

Toujours plus soucieux de calmer les tensions anticipatrices des malades et des clients, le premier responsable de la Pharmacie centrale en Tunisie admet l’indisponibilité de certaines marques de médicaments, mais pas l’indisponibilité de traitements pour toutes les maladies. Il explique, pour Africanmanager, l’indisponibilité de certaines marques par deux causes. «La première est qu’elles sont indisponibles au niveau international. La seconde est le non-paiement de certains laboratoires étrangers, par la PCT qui ne dispose pas d’argent».

  • Certains laboratoires font pression, par limitation de livraisons !

Aymen Mekki révèle même que «ces laboratoires font ainsi pression sur la PCT, en limitant les livraisons de certains médicaments. Ajoutez à cela les difficultés de planification de production chez certains fabricants tunisiens de médicament, suite à des difficultés financières propres qui les empêchent d’acheter la matière première». Ils sont 3 ou quatre dans ce cas, dont le laboratoire où l’Etat est actionnaire. Le PDG de la PCT n’en affirme pas moins que «malgré ses difficultés financières, la PCT a toujours payé les industriels tunisiens du médicament et ce sont les problèmes internes de certains d’entre eux qui créent des perturbations au niveau de la livraison et donc pour les malades ou les hôpitaux. Pour certains, nous avons appliqué la loi qui nous autorise à acheter ailleurs en faisant supporter la différence de prix sur le laboratoire défaillant. Mais ce n’est pas là la bonne solution. Nous tenons à acheter tunisien et en dinar tunisien. Nous avons un certain nombre de dossiers de ce genre que nous suivons. Certains laboratoires tunisiens s’étaient plaints en justice et cette dernière a donné raison à la PCT».

  • Tous les laboratoires étrangers seront payés, avant la fin 2018

Le 11 juin 2018, un CIM décidait l’injection de 500 MDT dans les caisses de la PCT. Les ministères des Finances, du Développement et de la Santé et la BCT, ont été chargés d’étudier les moyens de cette injection, ainsi que des procédures de mobilisation des ressources nécessaires et la définition des           montants à mobiliser et les lieux de cette mobilisation. «La situation des finances publiques tunisiennes étant ce qu’elle est, il se pourrait que la PCT sorte sur les marchés, local ou international, pour un prêt qui couvrirait ses besoins, avec la garantie de l’Etat», annonce le PDG de la PCT à Africanmanager. Pour cela, il faudra bien sûr attendre que l’ARP adopte le projet de loi ou de décret qui sera présenté par le gouvernement à cet effet.

Lors du même CIM du 11 juin, décision avait été prise de garantir à la PCT le versement de 50 MDT par mois, en paiement des médicaments livrés aux hôpitaux publics, «à l’exception des EPS et des CHU qui devront payer de leurs propres budgets», précise encore Aymen Mekki pour Africanmanager. Cette injection devrait permettre de soulager la situation de la PCT avec ses fournisseurs étrangers et y ramener un regain de crédibilité. Mais aussi soulager le marché local et le patient tunisien, qui sont actuellement sous stress. Ce qui est sûr, selon le PDG de la PCT, c’est que «le paiement des laboratoires étrangers se fera nécessairement avant la fin de l’année, comme s’y est clairement engagé le gouvernement lorsque nous avons rencontré les représentants de ces fournisseurs».

  • Dans 3 ans, la PCT atteindra l’équilibre financier et un prochain AOI au Dinar constant

Tout en essayant de gérer, à tête froide et de manière rationnelle et par un autre discours, la pénurie de certains médicaments en Tunisie, le PDG de la PCT met au point un nouveau Business plan (BP) qui puisse garantir le redressement financier de l’unique centrale d’achat nationale de médicament. Ce nouveau BP prévoit qu’en 2021, la PCT arrive à équilibrer les comptes, réalise ses premiers bénéfices en 2022 et dégage même assez de liquidités, en 2023, pour engager un plan d’exportation vers l’Afrique en partenariat avec le Cnip (syndicat des industriels de médicaments).

En attendant aussi, la PCT se penche désormais sur l’amélioration de la gestion du stock, action qui pourrait permettre un gain de 3 à 4 %. Cela deviendra possible à travers la prochaine numérisation de tout le secteur de la santé, du bon de commande de la PCT, à la gestion de ses stocks et ceux des hôpitaux, en passant par les polycliniques de caisses sociales où les détournements et les débordements ont fait l’objet d’un lourd rapport de la Cour des comptes. Le plan de numérisation a déjà été décidé par le dernier CMR du 11 juin 2018, suite à la visite du chef du gouvernement dans un hôpital de l’Ariana. Le ministre de la Santé a d’ailleurs requis 100 informaticiens pour ce grand projet et le gouvernement lui a donné accord pour une trentaine.

La PCT planche aussi sur la planification des achats en fonction de demandes planifiées des clients, pour éviter l’impact de la course aux commandes sur les prix des médicaments. Nouveauté dans ce domaine, le prochain lancement d’un appel d’offres international pour l’achat de médicaments ayant des similaires en Tunisie, au Dinar constant et payables en euros. Ce prochain appel d’offres international concernera une liste de plus de 70 produits.

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

TAP

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Il y a quelques jours sur une radio privée, un député de Nidaa Tounes et ami de son directeur exécutif, disait que «nous avions demandé à Youssef Chahed de nous donner une seule réalisation qu’il a faite durant son mandat et qu’on pourrait mettre en valeur ».

Quelques jours plus tard, le FMI lui répondait indirectement, en confirmant que «l’économie tunisienne a montré des signes de reprise au premier trimestre de cette année. La croissance économique à 2,5 % (en glissement annuel) était la plus élevée depuis 2014, grâce à une forte production agricole et des exportations dynamiques. Le déficit du compte courant s’est quelque peu amélioré, à la faveur d’un taux de change plus flexible. Les flux d’investissements directs étrangers ont également repris, et le nouveau guichet unique pour les investisseurs “Tunisia Investment Authority” améliorera encore le climat des affaires. Les réformes prévues pour renforcer la gouvernance et améliorer l’accès au financement permettront à la reprise à créer plus d’emplois dans le secteur privé». Et comme le lien est généralement direct entre croissance et emploi, le taux de chômage était, pour la première fois depuis 2016, descendu au-dessous des 15,5 %.

C’est certes trop peu, mais on relèvera aussi que le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur a enregistré sa première baisse depuis 2016, de 3.9 mille jeunes, pour un taux de chômage s’ établissant à 29.3%, contre 31 % pour le premier trimestre 2016, année durant laquelle le même taux avait même culminé à 31,9.

Force est donc de reconnaître que quelque chose a été fait cette année 2018 par le gouvernement de Youssef Chahed. Ce n’est pas le Pérou, mais le début d’un semblant de rétablissement. Les bailleurs de fonds le lui reconnaissent. Pas les siens de chez Nidaa Tounes.

  • Pas d’augmentations salariales, mais une augmentation des prix des carburants

«L’équipe du FMI est d’accord avec la banque centrale qu’un resserrement supplémentaire des conditions monétaires est nécessaire pour réduire l’écart entre les taux d’intérêt et l’inflation ». Cela devrait, en principe et bien que le conseil d’administration de la BCT l’ait retardé le mois dernier, se traduire par une nouvelle hausse du taux directeur. Une telle décision fera certainement le bonheur des banquiers, mais moins celui des consommateurs, des nouveaux et même des anciens accédant au crédit de consommation dans ses divers produits.

En ce qui concerne le financement de ce qui reste du budget 2018, le FMI qui raisonne ici sur le de court et très court terme, définit les trois priorités qu’il traite de «saillantes à court terme ». En premier lieu, «poursuivre les efforts visant à réduire les subventions à l’énergie qui favorisent de manière disproportionnée les plus aisés». Avec la hausse des prix du pétrole, il est à craindre que la Tunisie ne termine pas l’été 2018, sans une nouvelle augmentation des prix de l’essence, du gaz et de l’électricité.

Il faut rappeler à cet égard que le budget 2018 n’avait prévu qu’une enveloppe de 1.500 MDT de compensation pour les produits pétroliers. La Tunisie qui subit depuis peu un véritable choc pétrolier (baisse du Dinar et hausse du baril), avait déjà opéré deux augmentations qui n’ont rapporté que 230 MDT. Or, au prix de 70 USD le baril, la compensation nécessitera 4.000 MDT qu’il faudra nécessairement trouver pour boucler le budget.

En second lieu, «contenir la masse salariale du secteur public, qui est proportionnellement parmi les plus élevées au monde ». Cela voudra dire qu’il n’y a aura très probablement pas de nouvelles augmentations salariales pour au moins 2018 et 2019. L’équipe du FMI a dit cela aux responsables et experts de l’UGTT qui ont bien écouté sans broncher. Lâchera-t-elle pour autant quelque peu la pédale sur un chef du gouvernement qu’elle n’a pas pu dézinguer et qui résiste jusque-là à toutes ses campagnes médiatiques ? Plus d’un expert pense pourtant que tout nouvel accord d’augmentation salariale précipiterait le pays vers la banqueroute.

Et en dernier lieu, «adopter le projet de loi sur la réforme des retraites pour améliorer la viabilité financière du système de sécurité sociale». Sur ce dossier là aussi, l’attitude de l’UGTT et désormais même ses nouveaux ennemis de Nidaa Tounes après que Chahed lui a foncé dedans, sera primordiale.

Nous croyons savoir, de notre côté, qu’un CIM se penchera dès le début de la semaine sur le projet de loi sur la retraite dans le secteur public. Il portera sur une hausse de l’âge minimum de la retraite à 61 ans à partir de 2019 et à 62 ans pour 2020, avec même 3 ans supplémentaires qui restent optionnels. Ce projet de loi, notons-le, a été mis au point par une commission tripartite, Gouvernement, Utica et UGTT. S’il passe en CIM, il faudra en attendre le sort à l’ARP.

  • Le souci des familles vulnérables, nouveau credo du FMI

Mais nouveauté aussi, le FMI fait de la question de «transferts accrus aux familles les plus vulnérables, afin de les protéger de l’impact de la hausse des prix, accompagneront les efforts de réforme», une des conditions, fermes et essentielles, paraît-il, pour l’accès de la Tunisie à ce qui reste du prêt d’assistance financière. Une condition par laquelle le FMI voudrait faire montre, non seulement d’un souci de bancabilité de ses recommandations, mais aussi d’un souci majeur de leur impact social, en poussant son débiteur à y accorder l’attention qu’il faut.

Youssef Chahed avait déjà annoncé le 14 janvier dernier l’augmentation des primes servies aux familles nécessiteuses, la couverture médicale aux chômeurs et le principe d’une pension de retraites d’un minimum de 180 DT. Cela ne semble pourtant pas satisfaire le FMI qui en demanderait plus pour les pauvres, selon nos informations. Le gouvernement serait d’ailleurs en train de plancher sur de nouvelles formes de transferts aux familles nécessiteuses qui seraient au nombre de 280 mille.

On ne peut terminer sans rappeler que le FMI n’avait pas proposé d’aider la Tunisie, mais avait été sollicité à cet effet, la Tunisie ayant tout dépensé après sa révolution, en oubliant de se remettre au travail et d’arrêter les grèves dans tous les secteurs. Cela dure depuis 8 ans.

Comme tout bon banquier, le FMI se doit de s’assurer que son débiteur reste bancable et tente, par ses recommandations, de le remettre en état de pays sa dette, par des mesures qui restent par ailleurs nécessaires, même si le FMI ne les avaient pas exigées.

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La production de 2017, chez la société Al Kimia, a enregistré une augmentation de plus de 23 % par rapport à 2016 et aurait pu être meilleure n’eut été le manque d’acide phosphorique enregistré au quatrième trimestre du fait des perturbations qu’a connues le Groupe Chimique Tunisien à Gabès. Le volume des ventes de STPP a aussi enregistré une augmentation de 28 % par rapport à 2016 passant de 67 248 à 86 092 tonnes. Malgré cette amélioration, la Société n’a pas pu atteindre le niveau habituel de ses ventes, compte tenu de la baisse de la demande mondiale du STPP et de l’agressivité des concurrents qui continuent de pratiquer des prix bas.

Le chiffre d’affaires aussi a enregistré une augmentation de 23% par rapport à la même période de 2016 passant ainsi de 124 MDT à 150,6 MDT. L’amélioration du chiffre d’affaires est due notamment à l’augmentation du volume des ventes et à la dépréciation du dinar par rapport aux devises étrangères en dépit d’une baisse générale du niveau des prix pratiqués dans le monde. Le résultat net de l’entreprise avait pourtant terminé avec une perte de 13,636 MDT et qui était en hausse par rapport au déficit de 9 MDT de l’exercice 2016.

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Le déficit de la balance commerciale s’est situé au niveau de 5 085,4 millions de dinars (MD), à fin avril 2018, contre 5151,4 MD, durant la même période de 2017. Ainsi, le taux de couverture a évolué de 6,3 points par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 2,7% (contre 66,4 %, en avril 2017), a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).

Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3 398,2 MD et celui de la balance énergétique s’est établi à 1687,2 MD (33,2% du total du déficit), contre 1384,2 MD durant la même période en 2017.

Ce déficit dont le montant demeure très élevé est du, essentiellement, au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-1508,9 MD), l’Italie (-978,7 MD), la Turquie (-749,7 MD), la Russie (-416 MD) et l’Algérie (-358,1 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement, avec le premier partenaire commercial de la Tunisie, la France de 1307,3 MD, ainsi que la Libye de 288,2 MD et le Maroc de 168,3 MD.

La réduction du déficit s’explique par l’accroissement des exportations, à un rythme soutenu, à hauteur de 32,8% contre 8% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 13 542,6 MD contre 10 201 MD durant la même période en 2017.

Cette hausse concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement important de 93%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (668,5 MD contre 303,6 MD), de produits agricoles et agro-alimentaires (+ 93,7%), suite à la progression spectaculaire de nos ventes de l’huile d’olive (1 015,7 MD contre 284,3) et des dattes (369,9 MD contre 263,9 MD), des industries manufacturières de 28,2%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 24,9% et des industries mécaniques et électriques de 23,6%.

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 29,5%.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,4% du total des exportations) ont augmenté de 28,9%, en raison de la hausse de nos exportations vers l’Espagne de 87,2%, l’Allemagne de 31,5% et la France de 25,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 43,7% et la Libye de 25,7%, mais ont baissé de 15,2%, vers l’Algérie.

Toutefois, le déficit commercial demeure important, en raison du maintien du rythme de croissance des importations à hauteur de 21,3%, pour une valeur de 18 628 MD contre 13,8% durant les quatre premiers mois de 2017 soit 15 352,3 MD.

L’accroissement perceptible des importations est du essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 37,3%, des matières premières et demi produits de 27,4%, des biens d’équipement de 17% et du secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 13,9%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,2%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,3%.

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Les pensions ont été versées, la grogne des retraités s’est dégonflée, mais ce n’est pas la fin des ennuis pour autant. «Pour les 8 mois qui restent de l’année 2018, la CNRPS aura besoin de 1500 Millions de dinars supplémentaires” pour pouvoir honorer ses engagements, a fait savoir ce vendredi 27 avril 2018 le directeur général de la Sécurité sociale, Kamel Madouri.

Ce dernier a exposé, avec des chiffres, sur Express FM, les raisons du marasme. «Le volume global des dépenses des caisses de compensations sociales pèse 10% dans le PIB. Une réalité alarmante si l’on tient compte du fait qu’en 2006, le volume total des retraites était de 1884 MD et qu’aujourd’hui on en est à 7162 MD. Les dépenses liées aux couvertures maladies seraient autour de 2100 MD».
Le DG de la sécurité sociale explique principalement cette situation par la poussée démographique, étant donné que le nombre de retraités affiliés à la CNRPS, par exemple, a été multiplié par 7 en 30 ans. «De nos jours, il y a 3,2 travailleurs pour 1 retraité, alors que quand le système a été mis en place, les actifs étaient 6 fois plus nombreux que les retraités».

S’agissant des remèdes, Madouri a préconisé l’application du plan de réforme, «qui est déjà ficelé !», ajoute-t-il.
«Dans ce nouveau plan, la fiscalité a une place prépondérante dans le renflouement des caisses». D’après lui les autorités ont pris conscience de l’urgence des solutions sur la table. Il a conclu en affirmant que la réforme pourra régler le problème et que le rabotage des pensions des retraités n’est pas du tout envisageable…

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Le Président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Samir Majoul, a proposé, mercredi 11 avril 2018, de mettre en place un nouveau système de sécurité sociale dans le secteur privé qui permettra à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de rétablir ses équilibres financiers à partir de 2025.

S’exprimant lors d’un symposium national sur les réformes majeures tenu à Tunis, Majoul a souligné que cette mesure s’inscrivant dans le cadre de la réforme des caisses sociales permettrait d’élargir la base des affiliés sociaux, notamment à travers la création de nouveaux postes d’emploi et la migration du secteur informel vers le secteur formel.

Il a, en outre, suggéré de réduire le coût de gestion de la CNSS de 10 millions de dinars par an à partir de 2018.

Le Président de l’organisation patronale a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance des réformes paramétriques qui devraient être engagées, citant, à ce titre, l’augmentation de l’âge de la retraite et de l’indicateur du salaire de base et l’adoption d’un nouvel indicateur qui prend en considération le taux de croissance, l’inflation et la productivité…

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Au cours du 1er trimestre 2018 (1ER T), la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 222,6 millions de dinars (MD), contre un déficit de 384 MD enregistré au cours du 1er T 2017, en raison du doublement des exportations alimentaires d’huile d’olive, selon des données publiées, mercredi 11 avril, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Au cours de la même période, le taux de couverture des importations par les exportations, a augmenté de 117%, contre 67,1% en 2017. Cette croissance est due à la hausse de la valeur des exportations alimentaires de 95,6%, contre 12,1% des importations alimentaires.

L’excédent de la balance commerciale alimentaire explique l’amélioration globale du taux de couverture de la balance commerciale de 1.7 point, soit 73,6%.
Les exportations des produits alimentaires ont atteint, au cours du 1ER T 2018, l’équivalent de 1530,9 MD, soit une croissance de 95,6% par rapport à la même période 2017, en raison du doublement des exportations de l’huile d’olive en quantité (80,4 mille tonnes, contre 26,4 mille tonnes) et en valeur (776,9 MD contre 233,3MD) et la hausse de 9% du niveau des prix.

Ces revenus expliquent la croissance du total des exportations alimentaires de 63%, outre la hausse des revenus des produits frais de la mer, des dattes qui ont augmenté respectivement de 60 et 34%.
La valeur de vente des légumes frais a augmenté de 64% dont notamment les tomates géothermiques.

Il convient de rappeler que la valeur des exportations alimentaires, au cours du 1er T 2018, a représenté 15% du total des exportations du pays, contre 10,4% au cours de la même période 2017.

La valeur des importations alimentaires a atteint, au cours de la même période, environ 1308,3 MD, soit une hausse de 12,1% par rapport à la même période 2017, en raison de la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux autres devises étrangères, outre la croissance de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base comme le blé dur (10%), les dérivés de lait (61%) et le sucre (35%).

Au cours de la même période, la valeur d’achat d’un certain nombre de produits alimentaires a enregistré une régression, comme l’orge, le maïs jaune et le café qui ont respectivement augmenté de 21, 32 et 21% en raison de la baisse des quantités importées.

La valeur des importations a représenté environ 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2%, au cours de la même période 2017.

Les importations des produits alimentaires ont constitué, au cours du 1er T 2018, 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2% au cours de la même période 2017.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 32,0%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Allemagne de 34,4%, la France de 32,1% et l’Italie de 26,5%. D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays, notamment avec le Royaume-Uni de 43,6%. Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 35,1% et avec la Libye de 15,1%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 26,8%. Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (57,2% du total des importations) ont enregistré une hausse de 28,6% pour s’établir à 7909,3 MD. Les importations ont augmenté de 35,9% avec l’Allemagne et de 21,5% avec la France.

  • Excédentaire avec la France, déficitaire avec la Turquie et surtout la Chine

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 3655 MDT, suite au déficit enregistré avec certains pays, tel que la Chine (-1043,1 MDT), l’Italie (-717 MDT), la Turquie (-541,1 MDT), l’Algérie (-327,5 MDT) et la Russie (-306,3 MDT). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1008,9 MDT, la Libye de 192,7 MDT et le Maroc de 122,4 MDT.

Il a peut-être pris quelques années, sur la tête et dans les moustaches, mais il reste actif. Il a quitté la CNSS, mais n’en est pas très loin. Il a simplement changé de rue, passant de la caisse dont il était le PDG à la Zitouna Sport, un des rares clubs de sports individuels en Tunisie où il vient d’inaugurer une nouvelle salle. Ses amis l’appellent «Baron », mais c’est Rchid Barouni, qui y va de sa perspicacité pour aider, en fin connaisseur, pour proposer des solutions pour la question des caisses sociales et leurs pertes abyssales.

Dans un récent Post sur les réseaux sociaux, il pense que «la péréquation, spécificité tunisienne, aurait coûté à la CNRPS au cours des trois dernières années près de 200 millions de dinars en moyenne par an. L’indexation des pensions au Smig avait occasionné une perte sèche à la CNSS de l’ordre de 300 millions de dinars lors de la dernière augmentation du Smig. Opter pour un mode unique d’ajustement des retraites où le maître mot est la préservation du pouvoir d’achat est de nature à soulager les caisses de sécu d’un fardeau peu justifiable et pourrait être un signal fort pour l’adoption d’un régime unique de retraites. La convergence entre public et privé est envisageable dans le cadre de la réforme». Qu’en pense Taoufik Rajhi, ministre des grandes réformes ?

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On avait donné, dans notre édition du 23 mars 2018, un aperçu des plus grosses pertes et des plus grands cumuls de pertes des plus importantes entreprises publiques (EP). Il va de soi que beaucoup d’entre elles sont non-privatisables, dans la mesure où elles rendent un service public, comme la Steg ou la Sonede et même La Poste, qui plus est compensé par l’Etat. Impropres à la cession au secteur privé aussi, parce qu’elles représentent un régulateur de certains secteurs, comme les Offices des céréales et de l’huile où l’achat se fait pour réguler les prix. Et d’ailleurs, qui penserait à racheter de tels offices, et qu’en ferait-il ? Il n’a aussi, selon nos informations, été question de privatiser ou même d’ouvrir le capital d’entreprises comme la Steg ou la Sonede, ces deux entreprises étant les bras de l’Etat en matière d’infrastructure, pour l’énergie et l’eau.

  • Qui veut noyer son chien l’accuse d’avoir la rage

Le portefeuille d’entreprises publiques ne comporte cependant pas que ces entreprises ou ces Offices. Il comprend aussi moult autres EP, créées dans les années 60 et 70, lorsque l’Etat était le seul investisseur et le seul employeur. Des EP qui ont été oubliées par toutes les politiques de mise à niveau ou de réformes et dont les coûts sociaux dépassent les revenus et dans les secteurs desquels d’autres privés ont excellé.

Tourner donc le débat au tour de la question du sort de certaines EP, autour de telles entreprises pour mobiliser les travailleurs contre le gouvernement et ses projets de réformes structurelles, est un faux débat et une simple manœuvre de perversion politique, dans la guerre qu’entame l’UGTT contre le gouvernement, pour le changer. Non qu’elle ne s’entend pas avec lui, mais parce qu’il lui tient tête sur d’autres questions, relatives à de simples revendications matérielles.

Cumul des pertes des entreprises publiques entre 2015 et 2016 (MDT)
Entreprise publique / Année20152016Evolution salaires %
OCT (Office du commerce)-215,8-242,748,9
CTN (Société tunisienne de navigation)-65,6-55,368,1
SONEDE (Société de distribution de l’eau)-189,3-186,534,4
OACA (Office des aéroports)-7,7-30,167,8
Office de la Poste-41,2-71,072,9
RNTA (Société de production et de vente de tabac)-157,6-186,3100,7
Société Tabac Kairouan-97,0-105,270,8
ONH (Office de l’huile)-317,4-325,07,6
Ciment Oum El Kélil-4,7-24,984,8
Ciments de Bizerte (Société en bourse)-12,5-21,117,0
Somatra (Société de travaux publics)-135,7-139,9-11,6
Tunisie Autoroutes-37,4-36,9
Siphat (Fabrication de médicaments)-7,0-9,922,9
Allouhoum (Société de commerce de viandes)-25,4-27,324,6
Snipe (Société éditrice du quotidien La Presse)-6,4-8,816,6
BTS (Banque. Capital constitué par des donations, sous pressions)-1,6-16,574,5
Stsucre (Crée en 1961. Produit du sucre)-41,7-43,158,8
Sprols (Société de promotion immobilière)-7,5-7,51,7
SDD Djebel Djerissa-1,4-0,387,4
Société des Loisirs touristiques-1,6-1,7
AFT (Agence Foncière Touristique.)-12,5-13,2
Tap (Tunis-Afrique Presse)-1,5-1,716,4
Sotrafer-9,3-9,363,0
Office Télédiffusion-75,1-80,258,6
APIP (Ports et installations de Pêche)-15,1-15,758,8
AMSE (Agence Municipale qui gère les dépôts d’ordures)-4,7-3,8
Sonaprov (Protection des plantes)-2,4-2,4
SPG (Développement du Golf)-1,8-1,723,5
STIR (Raffinage de pétrole)-0,6-0,6
Total du cumul des pertes de 28 EP-1.497,5-1.668,6

En dehors de ces secteurs, stratégiques pour un consommateur tunisien qui vit sous perfusion de l’Etat par le biais des subventions, il est impensable que dans le pays de la liberté de la presse, l’Etat possède encore deux des plus importants organes de presse.

Curiosité, ces deux organes revendiquent fort leur indépendance, seulement de ligne éditoriale, mais pas financière. L’Etat, qui n’est même pas libre d’y nommer, est pourtant obligé chaque année de mettre la main dans la poche du citoyen pour donner les salaires de journalistes qui crient au scandale à la moindre directive de l’Etat unique bailleur de fonds !

  • Les canards boiteux qui ne gagnent rien et ne laissent pas les autres gagner

Mais l’Etat finance aussi la promotion immobilière où il fait concurrence au privé. Ce dernier fait de gros bénéfices, mais pas le Public. L’Etat finance aussi le ciment, dans un secteur où est rude la concurrence. Cette dernière fait de gros bénéfices et l’Etat finance les pertes de ses entreprises Publiques dans le secteur à Bizerte et Tejerouine.

L’Etat fabrique et vend le tabac, au nom d’un monopole du 19ème siècle et le subventionne même au nom des fumeurs. Une entreprise qui pourrait pourtant rapporter plus de 3 Milliard DT au trésor public si elle s’ouvrait sur le privé.

Il est tout aussi impensable que l’Etat intervienne même dans le secteur des travaux publics et fasse concurrence, en comblant les déficits de son entreprise publique dans le secteur. L’Etat tunisien, un des uniques au monde, qui possède même, depuis 1977, une entreprise chargée de la gestion de l’hôtel “Sidi Bou Said” qui est en fait une école d’application hôtelière, et du port de plaisance “Sidi Bou Said”, du palais “Essaada”, ancien palais présidentiel de Bourguiba, devenu siège de la municipalité de la Marsa. Par cette société, l’Etat tunisien gère même quelques buvettes à Carthage et au Bardo, ainsi que quelques plages aménagées qui n’existent plus depuis l’ancien régime et trouve même le moyen d’être déficitaire.

C’est aussi l’Etat propriétaire de la SNCFT, qui est propriétaire de la Sotrafer, entreprise qui fait la maintenance des voies ferrées. Les deux sont déficitaires, comme en donne un parfait exemple son site Internet qui est vide de toute donnée, quelle qu’elle soi. La société du Djebel Djerissa, théoriquement productrice de fer à Tejerouine près du Kef, est depuis quelques années en veilleuse et ne produit plus rien, selon le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables. Le cumul de ses pertes est pourtant de 87 MDT et ne devrait pas s’arrêter à ce chiffre.

  • Agir en contrats-programmes et enquêtes de satisfaction pour les rémunérations des PDG

Par souci social ou par mauvaise gestion, là où il intervient l’Etat ne génère que des pertes et ces dernières sont comblées par l’argent du contribuable. Autant de cadavres dans les placards de l’Etat et qui coûtent cher au contribuable. Des cadavres, aussi, qui demandent toujours des augmentations salariales. Les taux d’augmentation de la masse salariale des canards boiteux et des cadavres le prouvent.

Pourquoi l’Etat garde-t-il alors tous ces cadavres, économiques et financiers et continuerait-il à couvrir leurs pertes ? Une question à poser au chef de l’UGTT. Et pourquoi donc ce dernier ne voudrait-il pas les céder aux privés ? Il n’y a qu’à regarder l’état des hausses des salaires, en contrepartie de peu de travail et de rentabilité, pour comprendre.

Il faudrait aussi, au moins pour les EP de service public, que l’Etat les confie à de jeunes compétences et qu’il le fasse sur la base de contrats-programmes où le sondage du degré de satisfaction des usagers ou des récipiendaires de ces services publics devient la règle pour garder la place de PDG et un déterminant pour les rémunérations et les privilèges des dirigeants de ces entreprises.

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Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses partenaires occidentaux sont tous en baisse depuis 2010. Les échanges commerciaux avec la Chine, l’Algérie et la Turquie sont en nette hausse depuis 2010. La situation sécuritaire régionale a dégradé les relations commerciales de la Tunisie avec le Royaume-Uni et la Libye. C’est ce que remarque l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE).

L’OTE rappelle que depuis l’indépendance de la Tunisie et jusqu’aujourd’hui, la France et l’Italie sont respectivement les premier et deuxième partenaires économiques de la Tunisie en termes de volume des échanges commerciaux. L’Allemagne occupe la troisième place depuis le milieu des années 70. Comme le montre le graphique, bien que ces trois pays restent des partenaires commerciaux historiques, la dynamique depuis la révolution n’est pas en leur faveur.

Selon les chiffres du FMI exprimées en USD, les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Italie ont chuté de 28% tandis que ceux avec la France ont baissé de 17% sur la même période. Seule l’Allemagne a réussi à maintenir ses échanges avec la Tunisie avec une légère baisse de 5%. L’Espagne et les Etats-Unis, habituellement dans le top 5 des partenaires commerciaux de la Tunisie, ont également chuté de 22% et 27% respectivement.

Alors que la dynamique avec les partenaires occidentaux de la Tunisie est sur une pente descendante, depuis la révolution les relations économiques avec l’Algérie, la Chine et la Turquie s’inscrivent dans une dynamique ascendante. L’augmentation des importations de la Chine et de la Turquie (respectivement +35% et +36%) sur cette période correspond à une baisse quasiment équivalente des importations de la France et de l’Italie (respectivement -28% et -27%).

L’Algérie est le seul des dix pays avec qui la Tunisie a augmenté ses exportations entre 2010 et 2016, avec une hausse de 40% sur cette période. De leur côté, les chutes exceptionnelles des échanges commerciaux avec le Royaume-Uni et la Libye sont le fait principalement d’événements sécuritaires avec les attentats de Sousse et la guerre en Libye. Elles apparaissent ainsi moins structurelles que les autres tendances.

Ainsi, depuis la révolution, la Tunisie s’est inscrite dans une dynamique où elle a diversifié ses partenaires commerciaux pour dépendre de moins en moins des pays européens historiques. Serait-ce la raison pour laquelle l’Union Européenne est si pressée de signer l’ALECA ? La Tunisie s’émancipe-t-elle de l’Union Européenne, ou ferait-elle un virage commercial vers l’Est ?

Force est aussi de se demander, à la lecture de ces chiffres de l’OTE, si c’est une démarche politique ou c’est une nouvelle stratégie commerciale ? De suite, viendraient à l’esprit les positions de l’ancien ministre du Commerce d’Ennahdha, Zied Laadhari, par rapport aux relations commerciales de la Tunisie avec la Turquie.

Ce qui est sûr, c’est que ce genre de tendance, de rééquilibrage des flux commerciaux, a déjà été adopté par plus d’un pays africain, au bonheur notamment de la Chine qui commence à s’enraciner économiquement dans le continent.

Ce qui est sûr aussi c’est que la Tunisie semble financièrement un peu trop engagée avec une Europe qui finance à tour de bras, bien que pas trop ouverts, l’économie tunisienne pour y lâcher facilement sa mainmise. Gouvernements européens, la France par exemple à travers l’AFD, l’Allemagne à travers la GTZ et même l’Italie, sans compter l’Union Européenne mettent assez d’argent pour ne pas accepter un tel revirement. Cela, sans oublier que si la balance commerciale avec un pays comme l’Italie est déficitaire en faveur de la Tunisie, elle est fortement excédentaire avec la France.

Source : OTE

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné vendredi soir que la réforme des caisses sociales est devenue une question pressante qui ne peut plus être retardée.
Répondant aux interventions des députés lors de la séance de dialogue avec le gouvernement qui s’est poursuivie tard hier à l’hémicycle du Bardo, Youssef Chahed a ajouté que si la réforme des caisses sociales n’est pas engagée dans les plus brefs délais, le déficit atteindra dans les quatre ou cinq prochaines années au moins cinq mille millions de dinars.
Le gouvernement, a-t-il dit, a élaboré un document concernant cette réforme comportant les propositions du gouvernement et des partenaires sociaux, l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et l’organisation patronale, l’UTICA. Ce document comporte un diagnostic précis de la situation des caisses ainsi que toutes les orientations de réforme possibles.

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La cession d’un nombre d’entreprises publiques actives dans des secteurs concurrentiels non stratégiques serait une solution pour mobiliser des ressources au profit de la trésorerie de l’Etat, et par conséquent réduire l’emprunt intérieur et extérieur, a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Intervenant, vendredi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lors d’une séance plénière consacrée au dialogue avec le gouvernement, Chahed a ajouté que la cession permettra de drainer des ressources favorisant la création de la richesse, le lancement de projets dans des secteurs promoteurs, la promotion des régions intérieures et l’impulsion des investissements au profit de l’éducation et de la santé.

Le chef du gouvernement a annoncé, à cette occasion, le lancement, dans les prochaines semaines, d’un programme de réforme des entreprises publiques, lequel (programme) est basé sur une vision globale pour la restructuration de ces sociétés afin qu’elles aient une rentabilité financière positive au profit de toute la communauté nationale, et ce, tout en préservant le principe de la paix sociale, outre la pérennité des emplois et la protection des droits des travailleurs.

La situation des finances publiques ne permet pas aux sociétés publiques, notamment, celles exerçant dans les secteurs concurrentiels, de continuer à bénéficier de l’appui de l’Etat et des garanties pour l’emprunt“, a-t-il noté.

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