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Lui, c’est le ministre conseiller du chef du gouvernement tunisien chargé des réformes majeures et la personne chargée du dossier des négociations avec le FMI. La politique économie et financière de la Tunisie étant désormais liée à ce prêt de 2,8 Milliards USD d’assistance du FMI par le biais du MEDC (Mécanisme élargi de crédit), c’est désormais par lui que vient l’argent, mais aussi les douloureuses décisions qui accompagnent ce prêt, tout prêteur étant en droit de s’assurer que le débiteur  soit en situation de rembourser son crédit.

Pour Africanmanager, Taoufik Rajhi parle de ce qui reste à faire, pour que la Tunisie n’ait plus de problème pour le reste des tranches du crédit, chacune liée à une Revue trimestrielle et la prochaine est pour octobre 2017. Le Ministre conseiller évoque ainsi les recrutements qui n’auront pas lieu en 2018, les salaires qui n’augmenteront que raisonnablement, les prix du carburant qui augmenteront immanquablement, les relations GUN-UGTT qui devront changer, le trou financier de la CNRPS qui devra être comblé et toutes les douloureuses réformes qui doivent être faites en 2018 et même avant. Ça promet pour 2018. Interview :

        –           Qu’est-ce qui a été fait avec le FMI, ce qui reste à faire et sous quelles conditions ?

Ce qui a été fait, c’était de débloquer deux types de processus. D’abord celui des réformes et surtout la réalisation des critères des repères structurels qui étaient au nombre de 17 et qui avaient pris un retard compréhensible.

Entre décembre 2016 et avril 2017, un important travail, salué par le conseil d’administration du FMI, a été fait pour accélérer le rythme de réalisation des repères structurels. Cela a été possible par le changement de méthode de travail au sein du gouvernement et la mise en place d’un comité ad hoc chargé du monitoring  des matrices des réformes des bailleurs de fonds. Mais aussi par la mobilisation de l’Administration. Les réformes n’ont pas été toutes complétement accomplies, mais on a pu démontrer que le gouvernement a finalisé la majorité des repères qui sont de son ressort et qu’il a demandé l’accélération des lois dont la finalisation est de celui  de l’ARP. C’est cette volonté qui a été saluée par le CA du FMI. Trois lois, par exemple, sont encore et toujours à l’ARP dont l’une, celle de la loi organique du budget, depuis 2015, mais aussi celle de la haute instance de lutte contre la corruption et celle sur l’intérêt excessif. Au ministère des Affaires sociales, le repère de l’identifiant unique social, pièce maîtresse du  ciblage des compensations, traîne depuis 2013.

  • Du travail a été fait sur la solidité financière, mais cela n’a concerné que le secteur public !

Nous avons par ailleurs fait un énorme travail sur le repère du climat des affaires (code des investissements, concurrence et partenariat public-privé) et leurs 12 décrets publiés. Un progrès énorme aussi concernant le repère de la stabilité financière, avec la finalisation des plans d’affaires (business plan) et des contrats de performance des trois grandes banques publiques, un travail inédit qui trace la performance et la stratégie des banques jusqu’à 2020. Côté supervision bancaire, la BCT a réalisé l’inspection sur site de 5 banques privées et il ne lui en reste que 2, qui seront finalisées d’ici septembre prochain, pour s’assurer de la stabilité du système bancaire, et le résultat a été positif. Elle a mis en place un guide de supervision basé sur le risque,  une première en Tunisie.

On a aussi engagé la revue fonctionnelle de 5 grands ministères (finances, éducation, équipement, agriculture et santé), un travail de grande envergure au vu de la stratégie de redéploiement des fonctionnaires qui sera faite par décret et qui est en voie de finalisation. Ce redéploiement sera vertical, horizontal, interministériel et régional et sera basé sur des mécanismes d’incitation.

  • Un des repères, dans la mise en place des réformes et qui a été cité dans le communiqué du FMI sanctionnant la dernière revue et annonçant le déblocage de la 1ère tranche de la dette, c’est cette direction des grandes entreprises. C’est quoi au juste et quel est son impact en matière de réformes ?

Cette direction existe au Lac et dépend du ministère des Finances et plus spécifiquement en matière de collecte de l’impôt des grandes entreprises. Depuis 2013, elle devait cependant s’occuper non seulement de la collecte, mais aussi du suivi, de la vérification et devenir l’adresse unique pour les grandes entreprises, en matière d’impôt. Cela ne se fait toujours pas, à cause des réticences internes, à cause notamment de l’éparpillement des activités entre départements et la difficulté à les fédérer au sein d’une seule et unique DG. C’est désormais chose faite. Le décret créant cette DG a été signé fin avril dernier.

  • Quels sont les repères dont la réalisation accuse toujours un retard ?

Le retard concerne donc les 3 lois qui sont encore dans les tiroirs de l’ARP et qui doivent être adoptées et publiées au JORT avant le 18 octobre, date de la prochaine revue du FMI. On devrait aussi, à la même date, terminer la revue fonctionnelle et l’inspection des banques.

D’autres repères ont été par ailleurs introduits, comme celui de la finalisation de la composition de la haute instance de lutte contre la corruption et l’introduction de son budget dans la prochaine loi de finance 2018. Cela est un objectif pour octobre prochain. On devra aussi, dans la circulaire du budget 2018, décliner clairement une politique restrictive de gestion de la masse salariale et d’abandon de la politique de recrutement populiste des années 2011-2016. Cela a été fait, nous avons mentionné la poursuite du gel des recrutements, à part les écoles de formation, et cela conformément aux conclusions du Dialogue national sur l’emploi de 2016 et dans la poursuite des choix de la loi de finances 2017.

  • Dans son dernier communiqué de clôture de la 1ère revue, le FMI donnait la nette impression de connaitre le contenu de la prochaine loi de finances, pour ne pas dire qu’il en a dicté presque le contenu !

Lorsqu’on établit un programme d’action avec le FMI, on est obligé de faire un cadrage macroéconomique 2016-2020, dire ce qu’on projette comme dépense, en salaires, en investissements, transferts sociaux, remboursement de la dette et en face, les recettes. On a fait cette simulation avec le FMI.

  • Sur quoi vous êtes-vous en effet engagés avec le FMI ?

Le problème était de déterminer comment boucler 2018, tout en restant sur une trajectoire de réduction des déficits budgétaires d’une manière graduelle et d’une année à l’autre. Pour 2018, nous nous sommes engagés à réduire le déficit de 6% en 2017 à 5.4% en 2018. C’est la seule façon de réduire l’endettement car la source principale de l’accumulation des dettes est le déficit budgétaire.

  • Comment arriver à réduire les déficits si les dépenses sont incompressibles ?

On a eu trois difficultés. La 1ère est de remplacer les revenus issus de la contribution conjoncturelle de 7,5 %, qui ne sera pas reconduite en 2018. Il nous faut donc remplacer les 900 MDT qui étaient programmés à ce titre en 2017. La seconde contrainte, ce sont les augmentations salariales de 2018 qui se feront en deux temps. La deuxième partie de 2017, reportée au premier trimestre 2018, qui sera aux alentours de 250 MDT et la dernière tranche de l’augmentation spécifique d’avril 2018, qui coûtera au minimum 300 MDT. La 3ème est le déficit structurel des caisses sociales et en particulier la CNRPS, laquelle a un déficit structurel de plus de 600 MDT qu’il faudrait combler. On avait déjà programmé l’injection de 500 MDT en 2017 et le même montant en 2018 pour éviter le crash de la CNRPS.

Les difficultés qu’on a trouvées avec le FMI, c’est justement de travailler sur ce dossier de réduction des déficits par la maîtrise des dépenses puisque les recettes sont en baisse à cause de la faiblesse de la croissance. Il y avait des propositions sérieuses en 2017 de report de l’augmentation salariale en 2019 en échange d’une baisse d’impôt par le barème, ce qui aurait pu desserrer la contrainte mais cela n’a pas marché; non seulement il y a eu augmentation des salaires inférieurs à 1800 dinars net par le biais du barème mais il y a eu aussi l’augmentation salariale étalée sur 15 mois au lieu de 12. En réalité, nous n’avons fait que reporter l’ajustement qu’on devait faire en 2017 à 2018 et par conséquent les problèmes de 2017 demeurent et on les a renvoyés à 2018.

                   –      Quelles sont les solutions ?

On s’est rendu compte qu’il nous manque 2 milliards DT pour faire l’équilibre en 2018. La solution est d’orienter l’effort du gouvernement vers 3 directions.

D’abord, plus de recouvrement. On avait déjà prévu 300 MDT en recouvrement des arriérés de dettes fiscales, estimées à 7 milliards DT dont 50 % resteront irrécupérables et dont 1 milliard DT chez les entreprises confisquées. Uniquement 30 % sont récupérables, c’est-à-dire 2,6 milliards DT chez 86 mille contribuables et qui sont en rééchelonnement programmé. C’est là qu’on ira puiser les 300 MDT supplémentaire de 2018, car on ne pourra pas recouvrer les 2,6 milliards DT en une seule année.

L’autre direction sera la maîtrise des dépenses. On a ainsi stabilisé les dépenses des Biens et Services au même niveau que celui de 2017. On a aussi regardé du côté des transferts aux entreprises ou pour les comptes spéciaux. Tout cela devrait permettre une économie de 300 MDT du côté des dépenses de l’Etat.

Il restera alors à trouver un peu plus que 1,3 milliard DT. A ce titre, il y a deux lignes rouges. On ne peut plus toucher le barème de l’impôt qu’on venait juste de revisiter et l’alléger. Hors de question aussi de toucher l’impôt sur l’investissement puisque la contribution conjoncturelle était juste pour 2017. En plus, il faudrait trouver des revenus permanents et d’une manière qui répartit le coût d’une manière juste entre les ménages, les entreprises, les professions libérales, les consommateurs. Cela pourrait se faire à travers l’impôt, direct et indirect et les taxes forfaitaires.  Les idées proposées tournent autour de la TVA avec un point ou deux de plus dont peut-être un point pour diversifier les sources de financement des caisses sociales. Une harmonisation des taux pour n’en avoir désormais que 2 taux de TVA, 12 et 18 % au lieu des 3 actuels, sortir quelques produits du tableau A qui exempte de la TVA. Cela, sans oublier l’augmentation des droits de consommation sur un ensemble de produits. L’idée, à l’étude, est aussi de faire passer l’impôt sur le dividende de 5 à 10 %, comme indiqué dans la stratégie fiscale. Parmi les autres idées, il y a le fait de revoir la liste des entreprises exonérées d’impôts. L’idée derrière tout cela, ce sont des solutions justes et permanentes et pour s’assurer que le déficit budgétaire de 2018 soit à un niveau de 5,4 % et inférieur à celui de 2017. Tout cela a été proposé mais devrait faire l’objet des discussions lors de la loi de finances 2018. Rien n’est définitif mais le principe demeure celui de rechercher des ressources qui manquent aujourd’hui faute de croissance et de reprise de l’investissement d’une manière importante et durable.

  • Et dans tout cela, comment va évoluer la masse salariale qui est l’une des conditions de l’assistance financière du FMI à l’économie tunisienne ?

On a en effet un engagement de maîtrise de cette masse. Cela repose sur 4 éléments. Le 1er est d’arrêter la politique populiste de recrutement. Fini les 20.000 emplois par an dans la fonction publique, mais uniquement un taux de remplacement de 25 % des départs à la retraite. Le second est un programme de départ volontaire à la retraite, le 3ème est un programme de départ négocié sur lequel on est déjà en train de travailler. Le 4ème est de rationaliser les négociations salariales, pour ne plus jamais refaire ce qui s’est passé en 2015 : vendre la peau de l’ours avant de l’attraper. Donner des augmentations salariales sans création de richesses. Il faut désormais que les augmentations soient liées à la productivité, l’inflation et autres. Nous croyons aussi que s’il n’y a pas de croissance supplémentaire, il ne faut pas qu’on fasse des politiques salariales qui nuisent à la trajectoire d’ajustement de la masse salariale à 12,5 % en 2010. C’est tout cela qui va être négocié avec l’UGTT et déjà présenté aux signataires de l’accord de Carthage.

  • Excusez-nous de le rappeler, mais les départs à la retraite anticipée ont un coût. Qui va le payer ?

Ce sera fait par les économies de salaires et les caisses ne devraient ainsi pas être affectées. Il y aura même un petit gain budgétaire. Pour les départs négociés, on est en train d’étudier la possibilité de faire financer cela par des bailleurs de fonds, des dons ou des BTA (Bons de trésor assimilables). Selon nos calculs, si on fait sortir 10.000 personnes avec deux ans de salaire, cela nous coûtera autour de 300 MDT. Vingt mille personnes, cela nous coûterait dans les 600 MDT. Une partie des coûts pourrait se faire financer par les économies de salaire du budget de l’année en cours mais le reste devrait être recherché ailleurs. Tout cela est faisable, si on reste sur des indemnités de 2 ans. Plus l’indemnité de départ est élevée plus cela deviendra trop lourd pour le financement.

  • Est-ce que vous avez pris des engagements d’augmentation de prix et lesquels ?

En réalité, la question ne se pose pas en termes d’augmentation des prix. D’ailleurs, on n’a jamais discuté de la question des subventions des produits de base mais la question des hydrocarbures s’est posée en termes de crédibilité des réformes.  On avait fait, en 2016, une réforme à ce sujet et mis en place une règle d’ajustement automatique à mettre à jour tous les trois mois. On l’avait appliquée en juillet 2016 et on avait abouti à une baisse des prix. Trois mois plus tard, en octobre 2016, il devait y avoir une hausse de 10 millimes pour l’essence et zéro pour le gasoil, on a préféré ne rien toucher.  En janvier 2017, le prix du baril a augmenté et le dinar s’est déprécié. On a fait tourner le modèle et il a donné une augmentation entre 50 et 80 millimes selon les types de carburants. Et de nouveau, cela n’est pas appliqué pour des raisons liées à la  situation sociale. Bis repetita en avril 2017 et cela donne encore une augmentation, encore sous l’effet de l’augmentation du baril et la dépréciation du dinar. Au FMI, on nous dit que nous ne sommes pas crédibles sur les réformes car on ne les applique pas. Le Maroc avait adopté ce type de règle en 2012 lorsque le prix du baril était à 110 $. Aujourd’hui, ils font un ajustement tous les quinze jours et le budget ne supporte plus de subvention des hydrocarbures. Les règles sont faites pour être appliquées et pour dépolitiser la question de la tarification des hydrocarbures, en attendant la mise en place d’un système de ciblage des subventions. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’appliquer la réforme et par conséquent ajuster le prix du carburant à la hausse comme à la baisse en fonction de la formule.

Autrement, aucune autre augmentation de prix pour 2018 et les produits de base ne seront pas touchés, à défaut d’avoir un ciblage des subventions par le biais de l’identifiant social unique et le FMI est furieux que cette réforme n’ait pas encore abouti depuis 2012. Il est pourtant financé à hauteur de 4,5 MUSD par la Banque Mondiale. Tout a été fait, formation et achat de matériel pour les enquêteurs sociaux et la collecte des informations nécessaires à la fabrication de cet identifiant. Seuls 25 % des travaux ont été réalisés. Ce projet piétine mais il me semble qu’il manque de leadership politique et devrait être placé sous le haut patronage du Chef du Gouvernement pour le finaliser. C’est un projet de grande envergure qui devrait changer la politique de subvention en Tunisie et résoudre le problème d’inclusion et d’exclusion, qui est un défaut majeur du système de subvention universel.

  • Une dernière question. Vous n’avez pas l’impression d’être un libéral en défendant ce type de programme ?

Loin de là, je ne suis ni libéral ni néolibéral mais je suis rigoureux comme tout économiste qui se respecte. Je suis même très re-distributif et je crois profondément à l’Etat-providence. Beaucoup de gens confondent libéralisme et rigueur.  Mon premier principe est que les ressources sont rares et l’art de la politique économique est justement l’allocation optimale des ressources rares et non le gaspillage.

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La balance commerciale alimentaire a enregistré, au cours des deux premiers mois de 2017, un déficit de 295,2 millions de dinars (ce qui représente 11,7%, du déficit de la balance commerciale), contre 102,6 MD, au cours de la même période de 2016.
En janvier et février 2017, le taux de couverture des exportations par les importations a, ainsi, régressé à 63% contre 80,6% en 2016. Cette situation résulte d’une importante augmentation de la valeur des importations alimentaires de 51% et notamment les produits de base, alors que les exportations n’ont progressé que de 18,1%.
La valeur des importations alimentaires au cours des deux premiers mois de 2017 a atteint l’équivalent de 798,1 MD. Leur forte augmentation est expliquée par l’évolution du rythme des achats de la plupart des produits alimentaires de base durant cette période et la hausse de leurs cours mondiaux, au moment ou le taux de change du dinar tunisien se dégrade par rapport aux devises internationales.

Parmi ces produits figurent, le blé tendre (99 MD contre 22MD), l’orge (+31%), les huiles végétales (+104%), le sucre (152,5 MD contre 15,6 MD). Il s’agit aussi, de l’évolution du rythme d’autres produits alimentaires classés “hors produits de base”, tels que les bananes (+64%), les préparations alimentaires (23 MD contre 7MD) et les conserves de poissons (8,6MD contre 2MD).

Au rayon des produits alimentaires dont la valeur des importations a connu une baisse, figurent les pommes de terre (-22%) et les viandes (-50%).
Le ministère de l’agriculture a indiqué, par ailleurs, que la valeur des importations alimentaires au cours des premiers mois de 2017, a représenté 11,2% du total des importations du pays contre 9,2% au cours de la même période de 2016.
S’agissant des exportations, la Tunisie a principalement, exporté les dattes dont les recettes ont enregistré une hausse de 76%, à 128 MD grâce à l’amélioration des quantités exportées de 34% et des prix de 32%, ainsi que les préparations de légumes et de fruits (+ 26%), des produits de la mer (+10%) et dans une moindre mesure des agrumes (+1%).
A contrario, les exportations d’huile d’olive ont baissé de 18% en valeur à 143 MD et de 35 % pour ce qui est de la quantité à 16,4 mille tonnes.
Les ventes nationales de légumes frais et de conserves ont régressé respectivement de 2% et de 24%.
A relever que la valeur des exportations alimentaires au cours des deux premiers de 2017 a représenté 10,8% des exportations totales de biens contre 9,6% au cours de la même période de 2016.

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Le ministre des Finances et de l’Economie

Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances, a déclaré, ce vendredi sur Express fm, que l’augmentation du taux d’intérêt directeur de la Fed américaine entraînera la hausse du taux de change du dollar par rapport au dinar tunisien. Il a ajouté que cette décision aura également pour conséquence une augmentation du taux d’endettement de la Tunisie et la hausse du prix d’achat du pétrole. Et d’affirmer que le gouvernement de Youssef Chahed fera face à deux défis principaux en 2017 : Le déficit budgétaire à moins de 5% et un taux de croissance d’au moins 2%.

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L’expert en économie et président de l’observatoire Tunisia-Progress, Mohamed Jarraya, a déclaré que la Tunisie a dépassé le stade de la chute libre du dinar.

Dans une interview accordée, ce mercredi 16 novembre 2016, au journal « La Presse », il a précisé que le scénario égyptien ne risque pas de se reproduire en Tunisie, car le tissu économique local est différent et le soutien européen à l’économie l’est aussi…

Il a ajouté que l’Égypte était victime de la politique du dollar et des enjeux géopolitiques dans la région, avec un déficit d’exploitation plus important que la Tunisie.

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Interrogé par le journal français «La Tribune », sur l’état de la monnaie tunisienne et sur une possible décision tunisienne de dévaluer le Dinar, le ministre tunisien du Développement économique, Fadhel Abdelkefi, a précisé que «Non, jamais de la vie ! Nous avons connu une dévaluation compétitive implicite, pas une dévaluation administrative. Mais la Banque centrale cote correctement le dinar. Nous ne sommes pas dans une logique de maintenir artificiellement le dinar fort. Une certaine dévaluation, qui a été glissante sur cinq ans, a rendu la Tunisie encore plus compétitive».

Au début de l’interview, Abdelkefi a en quelque sorte brossé ce qui pourrait être le bilan des 2 premiers mois du gouvernement Chahed, Youssef dont il a dit qu’il est pragmatique. «On nous demande beaucoup, mais en deux mois on a déjà fait redémarrer le phosphate, qui était en panne depuis quatre ans et demi. Nous avons réglé l’important problème de Petrofac : désormais, il n’y a plus aucun bateau en rade au large de Rades (le port principal de Tunis qui assure 80 % du commerce étranger, ndlr), situation inédite depuis 2010. Nous nous sommes aussi attaqués à la contrebande, avec une brigade spécialisée, et nous avons à notre actif plusieurs descentes dans des dépôts de contrebande que nous avons saisis et montrés à la télévision pour faire passer le message qu’il est grand temps d’appliquer les lois ! »

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Le marché de change était marqué par l’animation du compartiment interbancaire, dans ce contexte le dinar tunisien a régressé face au dollar américain, atteignant son plus haut niveau depuis deux mois à 2.2250 dt. Par ailleurs, il s’est stabilisé face à l’euro à 2.4680, indique notre confrère, Tustex.

Sur le marché de change international, l’euro a baissé face au dollar, sans actualité dominante mais dans le sillage d’un renforcement persistant du dollar sur fond de spéculation sur un rapide resserrement monétaire aux Etats-Unis. La devise européenne s’est échangée à 1,1056 contre 1,1137 dollar lundi.

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Zied Lakhdhar

Le député du Front Populaire Mongi Rahoui a appelé, aujourd’hui, au limogeage du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

Dans son intervention, lors d’une plénière consacrée à l’examen du projet de loi relatif au prêt accordé à la Tunisie par la Banque africaine de développement (BAD) d’une valeur de 645 millions de dinars(MD), le député en question a soutenu que Chedly Ayari doit assumer sa responsabilité dans la dépréciation du dinar tunisien.

Il a ajouté que dès l’adoption de l’autonomie administrative et financière de la BCT, le gouverneur a augmenté son salaire, rapporte Shems fm.

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Tentant d’analyser les causes de la détérioration des termes de changes et la débandade du dinar tunisien par rapport au reste des devises étrangères, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) signale que «le niveau élevé du déficit des sociétés résidentes (environ 8,9 Milliards de dinars) a exercé une forte pression sur le marché des changes et a contribué à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises». La même note de la BCT a mis en évidence l’effet change négatif sur les échanges commerciaux des résidents estimé à 5,6% de la valeur du déficit commercial de ces sociétés suite à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises (2016S1/ 2015S1)». Et l’Institut d’émission de recommander qu’il est «urgent d’élaborer un plan d’action pour maitriser le niveau élevé de déficit commercial qui a coïncidé avec une conjoncture marquée par les difficultés de financement. Ces actions doivent viser en priorité à booster les exportations et à maitriser les importations, notamment celles des biens de consommation qui ne sont pas de première nécessité».

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Le porte-parole du parti de l'Union patriotique libre (UPL) qui a été proposé pour le poste de ministre du Tourisme

Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan, a indiqué lors de son passage aujourd’hui, lundi 20 juin 2016, sur Express Fm, que le déficit commercial, qui a atteint les 9,5 % au mois de mai dernier, explique la dégringolade du dinar tunisien.

Il a en outre affirmé que les recettes générées par le tourisme demeurent faibles pour l’année 2016 et qu’elles ont régressé de 42%.

Mohsen Hassan a par ailleurs ajouté que les exportations d’huile d’olive se sont rétrécies de 760 millions de dinars durant l’année 2016 par rapport à l’année 2015.

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La tension sur le marché de change tunisien s’apaise progressivement avec l’apparition de nouveaux cours d’équilibre pour l’euro face au dinar tunisien à 2.4300 dt et pour le dollar américain qui s’échange au terme de la séance du jeudi 16 juin 2016, à 2.1700 dt contre 2.1630 dt la veille, rapporte notre confrère, Tustex.com

Sur le marché de change international, l’euro s’est stabilisé face au dollar, à 1,1256 dollar contre 1,1263 dollar mercredi.

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Le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain, qui a atteint 2.1650 dt, dans un marché dominé par une forte demande émanant des gros opérateurs publics en règlement de leurs factures énergétiques. Par ailleurs, l’euro s’est échangé à 2.4350 dt, rapporte Tustex.com

Il est à préciser que le dinar tunisien s’est déprécié à un rythme plus accéléré cette semaine, soit 2.40% face à l’euro, contre 1.98% une semaine auparavant et de 0.48% face au dollar américain.

Par ailleurs, depuis le début de l’année, le dinar tunisien a perdu près de 9.88% de sa valeur face à l’euro et 5.30% face au dollar américain et 10.9% depuis un an.

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Le dinar continue de reculer à vive allure vis-à-vis de la devise européenne et vient effleurer ses plus bas niveaux historiques

Le dinar continue de reculer à vive allure vis-à-vis de la devise européenne et vient effleurer ses plus bas niveaux historiques non loin de 2,3 DT pour un euro, rapporte le site d’informations financières, Ilboursa.

Un mouvement qui n’a eu de cesse de s’amplifier depuis plusieurs semaines et qui a fait perdre à la monnaie tunisienne 3,36% de sa valeur face à la monnaie unique sur un mois, rappelle la même source.

Cette baisse est expliquée principalement par l’aggravation du déficit de la balance des paiements extérieurs ainsi que par le déséquilibre entre l’offre et la demande de liquidité en devises.

Ce matin 1 euro vaut 2,2904 dinars et 1 dollar en vaut 1,6849.

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Selon Express FM

Selon Express FM, le dinar tunisien ne cesse de perdre du terrain face à toutes les devises, et ce, en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande de liquidité sur le marché de change tunisien.

La paire EUR/TND se traite aux alentours de 2,1860. Voici les taux de change en début de journée du lundi 02 septembre 2013:

USD TND 1,6543

GBP TND 2,5724

JPY TND 16,6564

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