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Du vide, ou presque, au trop-plein, c’est un peu ce qu’est en train de vivre la diplomatie tunisienne en ce moment. En effet pendant longtemps Tunis a fait le service minimum, se contenant d’être “drivé” par ce qui se présentait à lui, par ce que ses liens historiques avec la France et d’autres pays européens avait mis sur sa route, par son prolongement naturel qu’est le Maghreb arabe et son Union qu’on attend toujours, par le rêve d’une Union Euro-Méditerranéenne qui n’existe que sur le papier… Bref, l’exécutif tunisien a longtemps joué petit bras, complètement dépassé par les évolutions géostratégiques de ces dernières décennies, sclérosé pendant 23 ans par les réflexes de recroquevillement de la dictature de Ben Ali. Mais tout ça c’est fini. D’abord parce qu’on a changé d’époque depuis que ce dernier est parti, mais surtout parce que le monde tout autour de la Tunisie a muté : l’Afrique s’impose à la diplomatie économique tunisienne comme une réalité incontournable, très courue par les puissances du monde entier ; l’Asie affiche un développement formidable qui la rend tout aussi incontournable ; enfin la Tunisie, secouée par une crise ces dernières années, n’a plus les moyens de regarder les trains passer et doit absolument monter à abord, et les dirigeants actuels semblent l’avoir bien compris.

Le COMESA, la CEDEAO, la ZLECA, l’UMA… La diplomatie tunisienne veut “manger à tous les râteliers“, au risque de choper une indigestion. Car pour ingurgiter tout ça, il faut des moyens, des gros, et la Tunisie n’en a pas. Ses caisses publiques sont vides et elle a beaucoup de retard à rattraper dans le maillage du continent africain et en Asie, pour commencer. On ne s’improvise pas poids lourd de la diplomatie comme ça, la chose se travaille, dans la durée, et il faut au préalable une stratégie finement élaborée. C’est ce qui se joue justement en ce moment entre le département des Affaires étrangères et le patronat. Pourvu que cette affaire aille à son terme et que les engagements pris soient tenus, car il y a beaucoup à y gagner. Mais attention à la boulimie, car à force de “courser” plusieurs gros projets, on finit par se perdre et ne plus pouvoir consolider les acquis. La Tunisie ne doit pas oublier qu’elle est, tout de même, un petit pays et qu’elle ne doit pas perdre de vue ses moyens…

Bonne nouvelle : l’UpM refait surface !

Le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Naceur Kamel, a salué jeudi 2 août 2018 l’engagement “remarquable” de la Tunisie dans toutes les activités de l’UpM.
La Tunisie est un membre actif dans 39 projets sur 51 réalisés dans la région euro-méditerranenne“, s’est-il félicité à l’issue de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui.
Selon Kamel, la rencontre a permis d’examiner les principales actions à entreprendre par l’UpM, afin d’assister la complémentarité régionale entre les pays des deux rives de la Méditerranée.

De son côté, Khemaies Jhinaoui a souligné l’engagement de la Tunisie à sous-tendre les efforts de l’UpM pour le développement des projets euro-méditerranéens.
La Tunisie est un acteur actif dans la majorité des projets de l’UpM“, a-t-il tenu à préciser.
Selon Jhinaoui, une rencontre de l’Union pour la Méditerranée aura lieu en octobre prochain à Barcelone. Elle offrira l’occasion de présenter la vision de la Tunisie sur les moyens de renforcer la coopération euro-méditerranéenne, dont notamment le projet d’assainissement du lac de Bizerte et la réhabilitation de l’infrastructure de Sfax.
Fondée en 2008, l’Union pour la Méditerranée (UpM) est une organisation intergouvernementale qui regroupe 43 pays dont les 28 Etats membres de l’Union européenne.
Basée sur une co-présidence paritaire entre les deux rives sud et nord de la mer Méditerranée, l’UpM a pour objectif de promouvoir le dialogue et la coopération dans la région euro-méditerranéenne. Son siège est situé à Barcelone.

L’ancien ministre français de l’Economie et ex-patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, était un fervent défenseur de l’UpM, mais une vraie union, une vraie entité dans laquelle les pays du Maghreb seraient des membres à part entière et dans laquelle ils pouvaient se bâtir un avenir. Mais le péril terroriste dans les pays nord-africains est passé par là et a torpillé le rêve. Depuis le réflexe de peur des Européens a été amplifié par l’arrivée de la droite et même de l’extrême un peu partout. Ce que vient de faire l’Italie, en renvoyant sans ménagement et au mépris des conventions internationales des migrants en Libye, en est la parfaite illustration. On est bien loin des idéaux de Strauss-Kahn. La Tunisie et ses voisins du Nord devront se contenter de ce que l’UE veut bien lui offrir, très en-dessous des aspirations du projet euro-méditerranéen et des besoins réels des Maghrébins.

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Le développement de la diplomatie économique tunisienne requiert la mise en place d’une stratégie nationale et une volonté politique fixant les objectifs et les étapes, outre la mobilisation des moyens nécessaires à sa mise en oeuvre” a souligné, lundi 30 juillet, le président de l’UTICA, Samir Majoul.
Intervenant lors d’une Journée économique organisée par le CEPEX et le ministère des Affaires étrangères (MAE) à l’occasion du rendez-vous annuel des chefs des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes accréditées à l’étranger, il a affirmé la disposition de l’organisation patronale à contribuer à l’élaboration d’une vision commune entre autorités publiques et secteur privé, à même de favoriser une diplomatie économique à même de renforcer la présence des opérateurs tunisiens à l’étranger.

Le président du patronat a également proposé “la création au sein du MAE d’une cellule d’écoute et d’accompagnement afin de mieux cerner les besoins des entreprises tunisiennes“.
Il a, en outre, plaidé pour l’adoption d’une politique communicationnelle reposant sur l’explication de ce qui se passe dans le pays aux partenaires étrangers dans l’objectif de les rassurer et d’attirer les investissements, la facilitation des procédures douanières et administratives relatives aux commerce extérieur, la conception de stratégies régionales visant le renforcement des exportations et l’encouragement de l’internationalisation des entreprises.

Majoul a, par ailleurs, appelé à réviser les accords commerciaux défavorables à la Tunisie, en l’occurrence ceux signés avec des pays pratiquant le dumping ou les accords à sens unique à l’instar de celui signé avec l’Algérie.
Il a estimé nécessaire de travailler à relancer l’intégration maghrébine et à concevoir les bonnes stratégies pour contribuer à la construction libyenne au lieu de se contenter de subir la situation régnant dans ce pays voisin.
Le président de l’UTICA a aussi souligné la nécessité d’élaborer un plan d’action pour développer les partenariats avec les pays africains et de bien préparer le sommet de la francophonie qu’abritera la Tunisie en 2020 en lui donnant un aspect économique.
Il a fait savoir qu’une convention sera signée, cet après-midi, entre l’UTICA et le MAE pour favoriser la concertation en matière de diplomatie économique et de soutien aux entreprises tunisiennes.

Il faudra écouter Meddeb !

Interrogé par l’agence TAP sur les pistes à explorer pour développer la diplomatie économique tunisienne, le PDG du groupe COMETE, Radhi Meddeb, a souligné “qu’aujourd’hui la politique et la diplomatie, partout dans le monde, ne tournent qu’autour d’un seul thème, l’économie et la géopolitique au service de l’économie, mais nous ne sommes encore pas dans cette approche en Tunisie. Il y a des tentatives à saluer mais qui doivent être développées“.
Et de poursuivre : “qui dit diplomatie économique dit nécessairement une stratégie au service de laquelle la diplomatie doit se mettre, mais à examiner le positionnement géopolitique actuel de la Tunisie, on ne peut que soulever des interrogations sur la vision que nous comptons mener à cet égard. Voulons-nous continuer à renforcer notre amarrage à l’Europe ? Comptons-nous approfondir notre relation avec l’Afrique ? Sommes-nous dans une logique de renforcement de nos relations avec les pays du Golfe ?

Aujourd’hui la Tunisie réalise 80% de ses exportations sur l’Europe et 80% de ces 80% sont orientés vers trois pays seulement de l’Europe (la France, l’Allemagne et l’Italie). Certains auraient tendance à penser que l’Afrique pourrait être l’alternative à notre commerce avec l’Europe ; mais c’est faux parce que le PIB des pays africains réunis, y compris les géants africains, équivaut à 80% du PIB français. L’Afrique est certes un contient en émergence, mais un continent où la profondeur économique fait encore défaut et notre diplomatie économique doit prendre en considération cet état de fait“, a encore expliqué Meddeb.
Il a aussi attiré l’attention sur le fait que “la Tunisie ne pourrait pas vendre en Afrique ce qu’elle vend déjà ailleurs. L’Afrique n’est pas demandeuse de nos faisceaux de câble, ni de notre textile et encore moins de nos excédents alimentaires. Une bonne approche du marché africain devrait reposer sur l’identification des besoins de ce continent et l’adaptation de notre production à ses spécificités et exigences. L’Afrique est une opportunité plus en matière de services qu’en matière de biens“.

Toujours selon lui, “la diplomatie économique visant le marché africain devrait reposer sur la levée de tous les obstacles qui pourraient entraver cette orientation. Ce que demandent nos acteurs économiques, qui n’ont d’ailleurs pas attendu que les autorités publiques leur balisent le terrain pour aller en Afrique, ce n’est pas de l’aide ou de la subvention mais que des conventions de non-double imposition soient mises en place avec tous les pays africains et appliquées. Un effort devrait également être consenti pour le renforcement de la logistique, du transport aérien et maritime“.
Par ailleurs, Meddeb pense “que notre marché principal a été jusque-là, est aujourd’hui et restera encore pour longtemps l’Europe. Sur l’Europe des 28 pays nous exportons vers trois pays seulement. Et pour prendre l’exemple de l’Allemagne, ce sont les Allemands qui viennent produire ici pour réexporter leur production vers leur pays. Pour les 25 autres pays, nous ne connaissons ni les circuits de distribution ni les donneurs d’ordre et encore moins les spécifications techniques et l’organisation institutionnelle. Le potentiel de ces marchés est totalement ignoré et c’est à ce niveau que devrait intervenir la diplomatie économique“.

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La Tunisie aurait dû agir plus tôt et être plus présente en Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne, mais elle a toujours regardé vers l’Europe et ne s’est orientée vers l’Afrique qu’au cours des cinq dernières années“, a déclaré, Nejib Hachana, ancien diplomate et vice-président du Centre de Prospective et d’Etudes sur le Développement (CEPED).

Intervenant au cours d’une journée d’information sur le marché Africain organisée par le Réseau des Experts Consultants Africains pour le Développement Economique (RECADE), il a fait savoir que le Maroc a bien compris l’enjeu, depuis plus d’une dizaine d’années, avec une trentaine de dessertes aériennes vers l’Afrique subsaharienne, contre une dizaine de dessertes ouvertes par le transporteur national TUNISAIR.

Il s’agit, également, de la présence des trois principales banques marocaines dans 25 pays Africains, contre l’absence d’un mécanisme de soutien financier et banquier tunisien pour soutenir les hommes d’affaires qui s’aventurent à leurs propres risques, a t-il avancé. Rappelons qu’aujourd’hui même, le secrétaire d’Etat à la diplomatie économique, Hatem Ferjani, sans doute enhardi par les conventions que la Tunisie vient de parapher sur le continent, avec la Guinée Conakry et la Guinée Equatoriale, s’est laissé aller, depuis l’Asie où il est en tournée actuellement, à des commentaires euphoriques. Les propos de Hachana sonnent comme un recadrage en règle de Ferjani, et surtout une bonne pique pour faire les efforts qui s’imposent…

L’ancien diplomate a mis l’accent sur l’absence d’un réseau diplomatique dense en Afrique, appelant à l’amélioration de la présence de la Tunisie sur le continent africain, notamment en Afrique subsaharienne. Même avec les efforts entrepris, récemment, il n’y a que 10 ambassades sur 54 pays de l’Afrique, soit un taux de 14%, comparé à 40% en Europe, a-t-il précisé, proposant d’avoir le même pourcentage de représentations diplomatiques en Europe, d’ici une dizaine d’années.

Et de poursuivre que, malheureusement, la Tunisie n’a pas investi et fait fructifier la sympathie dont elle jouit en Afrique, vu qu’elle a aidé tous les mouvements de libération africains, durant les années 60 et 70 ; ensuite la Tunisie est un membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), appelée aujourd’hui Union africaine (UA) et est très présente et appréciée, au niveau des forces de maintien de la paix, en Afrique. Par ailleurs, la Tunisie a beaucoup contribué à la formation de cadres civils et militaires africains, a-t-il encore dit.

A l’époque, la perception de l’Afrique était très négative (c’est le continent des conflits, de la pauvreté et des maladies contagieuses…), ce qui a laissé les hommes d’affaires et les décideurs politiques un peu à l’écart, a-t-il expliqué.

C’est une erreur, parce qu’on n’a pas vu son vrai potentiel, c’est un continent qui dispose d’énormes opportunités et est actuellement en pleine mutation et réforme économique avec une croissance économique soutenue d’une moyenne de 5%.

Maintenant, une compétition très serrée se pose au niveau de la géostratégie et la géopolitique pour s’accaparer des zones d’influence économique en Afrique.

Pour sa part, l’Ambassadeur du Cameroun en Tunisie, Victor Loe, a fait savoir que les statistiques du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations) ont démontré que l’Afrique Subsaharienne ne représente que 3% du commerce extérieur de la Tunisie.

Le potentiel, a-t-il ajouté, existe mais les résultats ne seront pas immédiats, soulignant que la Tunisie est présente en Afrique à travers les bureaux d’études et les secteurs du BTP et du commerce, mais la présence des Chinois, des Turcs, des Marocains et des Français est également importante, d’où la nécessité de s’imposer via la qualité du message, le savoir-faire et la disponibilité.

Pour sa part, le vice-président du Réseau des Experts Consultants Africains pour le Développement Economique (RECADE), Naoufel Ouerghemni, a rappelé que l’objectif de cette journée d’information est de lancer le programme d’action du réseau pour l’année 2018 et de sensibiliser les nouveaux adhérents au réseau à l’importance du marché africain.

Il a indiqué que, selon les estimations de la Banque Mondiale (BM), les besoins de formation professionnelle en Afrique sont gigantesques vu que 33 millions d’élèves des écoles secondaires devraient intégrer des formations professionnelles chaque année, d’ici 2025, contre 4 millions en 2012.
Et de rappeler, également, les besoins urgents du Continent en infrastructures (routes, autoroutes, ponts, logements et bureaux), ajoutant que les dépenses des ménages devraient croitre de 3,8% par an, d’ici 2025.

Ouerghemni a souligné qu’autant d’opportunités sont à saisir en Afrique, à condition d’être bien accompagné et de sécuriser ses finances, affirmant que beaucoup de chefs d’entreprises tunisiennes sont intéressés mais craignent de ne pas trouver le bon partenaire et d’avoir des problèmes de paiement.

Pour réussir en Afrique, il faut, selon le vice-président du RECADE, une vision claire du contexte politique et économique, un partenaire solide bien implanté sur place et la connaissance du tissu économique local par secteur.

Le RECADE est une plateforme d’experts consultants issus de huit pays africains (Tunisie, Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée, Congo, Gabon et Togo), œuvrant dans le champ du développement économique.

Il vise à fédérer les expertises de ses adhérents pour conquérir le marché africain, développer des dynamiques de collaboration entre les adhérents, créer des dispositifs innovants pour mieux faire circuler l’information entre les membres, en plus de la constitution d’un cadre de partenariat pour l’élaboration, le développement et l’implantation de projets économiques pertinents en Afrique.

TAP

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12La Loi de finances 2018 l’a clairement montré : Il ne faudra pas trop compter sur les maigres moyens de la diplomatie pour épauler les hommes d’affaires tunisiens en leur ouvrant la voie sur les marchés africains, alors que, de l’avis unanime, c’est là où se joue en grande partie le décollage économique de la Tunisie. Un handicap très lourd, surtout au regard de ce que la concurrence (France, Maroc, Chine, Turquie) est capable de déployer sur le terrain pour offrir toutes les chances de succès à leurs entreprises dans un continent certes aux opportunités infinies mais également aux subtilités qui le sont tout autant et que seule une diplomatie chevronnée peut affronter. Mais voilà, soit la Tunisie en reste à ce constat là et fait du statu quo en Afrique, autant dire un hara-kiri économique, ou bien elle avance et fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord. Et là c’est clairement aux organisations patronales (TABC, UTICA, CONECT) de jouer leurs partitions pour exister sur le continent, en attendant le réveil des autorités tunisiennes. Dans cette optique, les entrepreneurs pourront compter sur le Centre de promotion des exportations (CEPEX). En effet il a présenté un plan d’action dénommé ” Turbo-Africa ” lequel s’articule autour de six axes majeurs touchant à tous les niveaux de la chaine de valeur de la promotion de l’offre tunisienne des biens et services à l’export vers le continent africain, à encourager les petites et moyennes entreprises (PME) à s’y installer, à promouvoir la diplomatie économique et à renforcer le réseau de représentations du Centre en Afrique Sub-saharienne.

Les six axes se reflètent dans les programmes “ Go to Africa 2018 “, le réseau ” 1+2 “, le programme PEMA, le soutien à la diplomatie économique, ” Bonus-Africa ” et enfin un programme intitulé “Un PPP résolument tourné vers l’Afrique”. Ces programmes devraient aider six mille entreprises tunisiennes à s’orienter vers le marché africain. “Turbo-Africa” vient consacrer l’élan national pour faire de l’Afrique un débouché conséquent pour nos exportations et non plus un marché de second plan comme en témoigne, aujourd’hui, la part de ce marché dans le volume global de nos exportations qui se situe autour de 2.2%”, a indique le Centre sur son site électronique.
Ainsi le programme ” Go to Africa 2018 ” vise à organiser des manifestations à même de promouvoir les produits tunisiens sur le marché africain. Ce programme tient compte de la présence géographique des bureaux du CEPEX en Afrique, à savoir en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en République Démocratique du Congo. Ces trois pays accueilleront 6 actions sur 9 programmées en 2018, eu égard à leur apport considérable dans la préparation et l’organisation de ce type de manifestations.

Après avoir rappelé que deux nouvelles antennes ont été ouvertes à Douala et Kinshasa, respectivement capitale économique du Cameroun et capitale de la République Démocratique du Congo qui seront opérationnelles dès le début de l’année 2018, le centre précise que de nouveaux bureaux sont ouverts prochainement. Le programme, le réseau ” 1+2 ” viendra ainsi consolider la triple mission des différentes représentations du CEPEX.
Ces missions sont d’informer sur les opportunités d’affaires que recèlent ces marchés, d’accompagner l’appareil exportateur tunisien dans sa quête des marchés africains en facilitant l’organisation du voyage d’affaire en termes de logistique, de promouvoir les produits et services ” made in Tunisia ” auprès des milieux d’affaires et consolider l’image de la Tunisie comme provenance idéale pour des importations best-cost.

Le programme PEMA ou programme pour la promotion des activités d’export impactant l’emploi vers de nouveaux marchés africains, fruit d’une collaboration entre le Cepex et la GIZ (Agence allemande de coopération internationale), a pour objectif de soutenir les PME tunisiennes pour accéder à de nouveaux marchés à l’exportation en Afrique subsaharienne, en renforçant les services d’appui conformes aux besoins, ainsi que les initiatives et consortiums d’export.
Il s’agit, également, d’améliorer l’offre des réseaux publics-privés de promotion de l’exportation vers le marché africain, d’améliorer les offres de services émanant des réseaux de promotion étatiques et privés, de renforcer la compétence du conseil sur l’Afrique du CEPEX et de mettre en place une plateforme d’exportation “Think Africa“, des institutions de promotion publiques et privées réunissant entre autres le CEPEX, les chambres de commerce, les plus importantes associations sectorielles ou entrepreneuriales, les institutions de financement ainsi que des entreprises de conseil spécialisées.

Le programme “soutien à la diplomatie économique” repose sur l’accord conclu entre les ministères des Affaires étrangères et du Commerce ainsi que le Cepex visant à promouvoir les exportations vers le continent africain et l’octroi, dans ce contexte, de dotations à montants variés au profit des 10 représentations diplomatiques tunisiennes résidentes dans les pays d’Afrique subsaharienne afin de leur permettre de procéder à des actions promotionnelles et de networking pour valoriser les produits ” made in Tunisia ” et organiser des rencontres professionnelles au profit des PME tunisiennes sur les marchés de leurs pays d’accréditation.
Bonus Africa” consiste en des incitations, primes et subventions pouvant atteindre 50% et dédiées aux PME exportatrices au titre d’actions promotionnelles qui s’opèrent sur les marchés de l’Afrique subsaharienne.

Le dernier programme dans le cadre du plan d’action “Turbo-Africa” est “Un PPP résolument tourné vers l’Afrique“. A ce titre, le Cepex dispense un appui financier en subventionnant, à travers le Foprodex (Fonds de promotion des exportations), la participation des PME dans des actions promotionnelles se déroulant en Afrique et les communique auprès des entreprises intéressées par le marché africain.

TAP

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Les interventions de la Banque islamique de développement (BID) en Tunisie ont mobilisé une enveloppe de 3 milliards de dollars, dont 898 millions de dollars consacrés à l’exécution de 13 projets, a affirmé le directeur du département de renforcement des capacités de la banque, Zaher Rebai.
Intervenant, lors de la 2ème réunion de coordination entre les agences de coopération technique des pays membres de la BID, tenue, mardi à Gammarth (banlieue nord de Tunis), il a indiqué que ces projets concernent les secteurs de l’énergie, l’agriculture, l’assainissement et l’appui au commerce.
Pour le responsable, la Tunisie, un membre fondateur de la BID depuis sa création en 1974, est l’un des principaux pays bénéficiaires des interventions de la banque en matière de développement des capacités, notamment, à travers l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT).
Il a évoqué la volonté de la BID d’appuyer l’ATCT en vue de mettre en place un plan stratégique visant à changer le modèle de coopération technique.
L’objectif est de passer d’un modèle d’exportation des compétences tunisiennes à l’étranger vers la mise en place d’une diplomatie économique active permettant d’ouvrir de nouvelles opportunités et d’accéder à des nouveaux marchés, a-t-il encore fait savoir.
Le responsable a, en outre, annoncé que la BID et la Tunisie sont en phase de négociation en vue d’élaborer un plan stratégique sur la période 2018/2020. Ce plan sera annoncé au cours de la réunion annuelle du groupe de la BID qui se tiendra en avril prochain à Tunis sur le thème ” partenariat pour un développement durable “.
Pour sa part, Zied Ladhari ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, a indiqué que l’appui financier ne peut à lui seul garantir le développement. Pour le ministre, le financement doit être accompagné d’un suivi au niveau des compétences, outre le renforcement des ressources humaines.

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Pour un pays qui veut davantage s’ouvrir sur l’étranger et promouvoir son image, ses institutions et ses entreprises auprès de ses principaux partenaires, tel que le cas de la Tunisie, la mise en place d’une stratégie de diplomatie s’impose pour faire la promotion du produit et faire bouger, entre autres, les relations diplomatiques. Cette stratégie devrait être, selon les experts en la matière, élaborée en fonction des spécificités des différentes régions du monde – l’UE, l’Asie, le monde arabe, les Amériques ou encore l’Afrique -, sachant que la diplomatie économique est considérée comme l’interaction entre enjeux économiques et objectifs politiques ainsi que la mise en place de la politique nécessaire pour atteindre les objectif économiques escomptés.

Sur ce sujet, la présidente de CONECT International, Monia Jeguirim Essaidi, a tenu à préciser que la diplomatie économique est à la fois une science et un art ; “La diplomatie existe depuis l’indépendance mais depuis ces dernières années, la diplomatie économique est devenue une des priorités dans ce sens que c’est l’économie qui fait bouger les relations diplomatiques“, a-t-elle estimé.

Elle a par ailleurs confié que la CONECT est en train de faire la promotion du produit tunisien à l’étranger dans plusieurs secteurs d’activités dont le tourisme et ce, malgré l’insuffisance des moyens matériels et immatériels limités en comparaison avec plusieurs autres pays.

La présidente de la CONECT International a par ailleurs appelé à mettre en place une stratégie de diplomatie économique qui tient compte des spécificités de chaque région du monde. L’objectif est de promouvoir l’image de la Tunisie et d’améliorer le positionnement des entreprises nationales à l’étranger, appelant ainsi à engager des réflexions sur les grandes lignes de cette stratégie, sa structure et les moyens nécessaires pour sa mise en oeuvre.

Quant à lui, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, a salué l’adoption d’un plan Afrique fruit d’un effort commun entre les acteurs politiques et opérateurs économiques, soulignant que l’année 2017 marque un tournant et une nouvelle ère avec l’ouverture des ambassades de Ouagadougou (Burkina Faso) et de Nairobi (Kenya) et l’annonce de la candidature de la Tunisie à la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa). “Nous devons entamer une nouvelle ère de coopération avec l’ensemble de nos partenaires, préparer nos partenaires économiques à une nouvelle ère et une nouvelle diplomatie (…) Nous avons de la confiance dans le potentiel économique de la Tunisie“, a-t-il dit.

Il a recommandé la désignation d’attachés économiques dans les ambassades de l’Afrique subsaharienne et ce, dans l’objectif de suivre les évolutions commerciales, les appels d’offres et les perspectives d’avenir.

Pour sa part, Tahar Souid, président de l’Association tunisiennes des anciens ambassadeurs et consuls généraux, a indiqué que le monde économique actuel est en évolution et impose un regard politique mais essentiellement économique : “Les enjeux économiques sont devenus multiples et la Tunisie est un pays initiateur du phénomène de la démocratisation dans le monde arabe“, a affirmé Souid, avant d’assurer que la Tunisie a plusieurs atouts géopolitiques et culturels, et est connue pour la qualité de ses ressources humaines qu’on doit capitaliser tout  en mettant en place une stratégie de diplomatie économique qui mettra en valeur les enjeux de la diplomatie politique.

Il a souligné la nécessité de promouvoir l’image de la marque de la Tunisie, stimuler le tourisme, accompagner les entreprises dans leur démarches à l’export jusqu’à l’exécution de leurs projets, échanger les expériences, encourager les entreprises étrangères à s’installer en Tunisie.

Pour le président de la Conect, Tarel Cherif, la diplomatie économique nécessite aujourd’hui la création d’un ministère pour le Commerce extérieur. Selon ses déclarations, le ministère du Commerce dans sa forme actuelle passe à côté de la question de la diplomatie économique, d’où son appel à créer un département dédié au Commerce extérieur.

Il a par ailleurs appelé à essayer de faire un vrai diagnostic de la situation et de déterminer l’ensemble des éléments et conditions offrant à la Tunisie la possibilité de dépasser le stade actuel.

Quant à lui, Karim Aouij, vice-président de Conect international chargé des pays de l’Afrique subsaharienne, il a indiqué qu’on ne doit pas parler de diplomatie uniquement dans les ambassades et les consultas, mais aussi dans toutes les institutions de l’État.

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La Conect international, en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères, organise le 14 septembre à l’hôtel Concorde Les Berges du Lac à Tunis un déjeuner-débat, et ce, à partir de 12h30 sous le thème « La diplomatie économique : réalité et perspectives ».

Ce débat se déroulera selon le programme ci-dessous et comportera un panel de discussion sous le thème « La diplomatie économique : quelle stratégie pour la Tunisie ? ».

L’objectif est d’initier une réflexion nationale sur la stratégie/vision en diplomatie économique à déployer en Tunisie tout en mobilisant toutes les parties prenantes.

Les participants et les panélistes tenteront d’identifier les pistes d’élaboration d’un plan d’action à court et moyen terme et de définir les actions à entreprendre et à suivre dans l’immédiat.

Une diplomatie économique réussie jouera, sans doute, un rôle très important dans le développement des entreprises à l’international, et sera un levier de leur compétitivité et assurer une meilleure insertion du pays dans l’économie régionale et internationale.

 En effet, la diplomatie économique est l’interaction entre enjeux économiques et objectifs politiques ainsi que la mise en place de la politique nécessaire pour atteindre les objectifs économiques.

 Pour cela, une définition claire et opérationnelle de sa stratégie, de la structure organisationnelle, des outils mis en place, des objectifs et des différentes parties prenantes et leurs rôles sont importants.

Il est également important de benchmarker avec les pays qui ont mis en place une stratégie réussie en diplomatie économique notamment la Hongrie.

Ce débat sera l’occasion d’identifier quelle stratégie à mettre en place en diplomatie économique en fonction des régions du monde : l’UE, l’Asie, le monde arabe, les Amériques, l’Afrique.

De même, le déjeuner-débat marquera la présence d’une délégation tchèque qui partagera son expérience en matière de diplomatie économique notamment avec sa politique de voisinage avec l’Allemagne, à noter que ces deux pays (Tchéquie et Allemagne) s’intéressent, actuellement, beaucoup à la Tunisie comme partenaire privilégié pour accéder ensemble au marché africain.

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