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Les objectifs ambitieux fixés par la Tunisie pour renforcer la part de l’énergie produite à partir des énergies renouvelables (ER), sont corroborées par un réel enthousiasme des investisseurs tunisiens et étrangers pour ce secteur, a affirmé Hachem Hmidi secrétaire d’Etat aux mines.
Intervenant, mercredi, lors de l’inauguration de la 2ème conférence internationale sur l’investissement dans les ER et l’infrastructure énergétique, il a rappelé que le pays, qui dispose d’un potentiel éolien et solaire important, envisage à l’horizon 2020 de porter à 12% l‘apport des ER dans la production d’électricité et ce taux devrait atteindre 30% de la production d’énergie totale du pays en 2030.
Le principal objectif est de promouvoir l’investissement, notamment privé et de libéraliser les réglementations pour faciliter la production, l’accès au réseau et l’exportation de l’électricité produite par les ER, a-t-il encore fait savoir.

Lors du débat introductif, des expériences de grandes entreprises internationales comme ” Enel Green Power ” et ” Renexia ” (Italie) ont été présentées.
Les intervenants ont mis l’accent sur l’importance des partenariats, notamment entre secteurs privé et public (PPP), les nouvelles technologies et le financement de ce secteur, considéré par les experts comme étant la réponse adéquate au déficit énergétique posés aux niveaux national et international.
Paula Garcia Los Arcos, chef du département commercial de la société Siemens, chargée de l’Europe du sud et de l’Afrique, a estimé que “pour atteindre cet ambitieux objectif de produire 30% d’électricité à partir des ER, à l’horizon 2030, la Tunisie est appelée à renforcer ses acquis réalisés, en associant le secteur privé“.
Et d’ajouter que les autorités publiques ont un rôle important à jouer, notamment en matière de simplification des procédures visant la réalisation des projets d’ER.

Dans le cadre du suivi des recommandations issues de la conférence sur “l’accélération de la mise en œuvre des projets d’énergie renouvelables” tenue les 07 et 08 décembre 2017 à Tunis, les travaux de cette conférence permettront de débattre de plusieurs questions, notamment les opportunités d’exploitations des ER en Tunisie, les problèmes de renforcement du déficit énergétique du pays, outre le financement et l’investissement dans des projets de développement des ER.

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Le sommet sur le climat “One Planet Summit”, organisé, le 12 décembre à Paris, à l’initiative de la France, avec les Nations Unies et la Banque mondiale et dédié à la mobilisation autour d’engagements financiers et de projets concrets, a été couronné par Douze engagements.

Le 1er engagement consiste à FAIRE FACE AUX EVENEMENTS EXTREMES DANS LES ETATS
INSULAIRES. Il prévoit la reconstruction des Caraïbes à travers la création d’un fonds public-privé pour la première
” Climat Smart Zone “. La vulnérabilité de la région impose, en effet, de nouvelles approches en rupture avec les pratiques actuelles. Pour mettre en œuvre cette démarche sur les 5 prochaines années, 11 pays de la Caricom ont décidé de former un partenariat avec les organisations régionales et internationales, des entreprises et des fondations, afin de catalyser les investissements bas carbone dans les domaines prioritaires des réseaux énergétiques et des infrastructures. Plus de 3Mds de dollars sont d’ores et déjà mobilisés.

Le 2ème engagement prévoit la PROTECTION DES TERRES ET DES RESSOURCES EN EAU
FACE AUX EFFETS DU DEREGLEMENT CLIMATIQUE. 300 M$ pour activer le Land dégradation Neutrality fund (Fonds de lutte contre la dégradation des terres et la désertification). Un accord est signé, par ailleurs, entre le PNUE, BNPP, l’ICRAF et ADM Capital, ainsi que d’autres acteurs, pour lever des fonds privés en vue de financer la croissance verte et durable dans les pays en développement. L’objectif est de mobiliser d’ici 2025 10Mds de dollars pour financer des projets ayant un impact environnemental et social significatif dans les pays les plus vulnérables. 650 M$ de dollars pour aider le monde agricole à s’adapter au changement climatique.

100 projets à financer en Afrique

L’Afrique est l’un des continents les plus vulnérables au changement climatique. Ainsi, les participants au sommet envisagent la Création de la plateforme de financement de 100 projets ” Eau et Climat ” pour l’Afrique. Deux banques de développement, 5 alliances représentant plus de 450 signataires issus de 94 pays, et 47 entreprises s’engagent pour créer une plateforme d’incubation de projets, avec l’objectif de faire naître et de financer 100 projets en Afrique sur les 5 prochaines années, dans les domaines de l’eau et du changement climatique. L’objectif principal de cette plateforme est de mettre efficacement en relation les bailleurs et les acteurs de terrain, avec un montant initial de 20 millions d’euros à investir sur la période.

Le 3ème engagement constitue à MOBILISER LA RECHERCHE ET LA JEUNESSE EN FAVEUR DU CLIMAT, dans le cadre d’un programme baptisé “One Planet Laureates Program”. Celui-ci prévoit l’octroi de bourses pour des jeunes chercheurs. La fondation Gates et la fondation BNP Paribas unissent leurs efforts à hauteur de 15 M$ sur 5
ans pour financer des bourses universitaires qui permettront l’accueil de jeunes chercheurs de pays émergents ou en développement dans des laboratoires internationaux. En parallèle, un service dit “Service Solidarité Européen”, sera lancé pour le climat et doté de 40M€ par la Commission européenne.

Le 4ème engagement porte sur les MARCHES PUBLICS ET ACCES DES COLLECTIVITES AUX
FINANCEMENTS CLIMAT alors que le 5ème engagement concerne l’ OBJECTIF ZERO EMISSION. Cette initiative est menée par les Iles Marshall et la Nouvelle Zélande et la coalition Towards Carbon Neutrality, laquelle regroupe aujourd’hui 33 nouveaux acteurs – pays, régions et entreprises. L’ensemble de ces acteurs s’engagent à publier dès 2018 et au plus tard en 2020, une trajectoire ” neutralité carbone ” à l’horizon 2050.

Le 6ème engagement émanant du “One Planet Summit” est dédié à la thématique “REVOLUTIONS SECTORIELLES VERS UNE ECONOMIE DECARBONEE”. Il s’agit d’une initiative lancée par le Royaume-Uni et le Canada lors de la COP23, la coalition Powering past coal rassemble un large éventail d’entreprises, d’organisations et de gouvernements, unis pour accélérer la transition de l’énergie carbonée vers les énergies renouvelables. La coalition s’engage à accélérer l’élimination des centrales au charbon traditionnelles, de façon durable et économiquement inclusive, et à imposer un moratoire à toute nouvelle centrale au charbon traditionnelle sans dispositif de captage et de stockage du carbone. La France s’est engagée à cesser toute production d’électricité à partir du charbon d’ici à 2022.

Lancement d’un fonds de reconversion de la Commission européenne pour les régions intensives en charbon

Dans ce cadre, l’Alliance Solaire internationale se donne pour objectif de mobiliser 1000 milliards de dollars d’ici à 2030, auprès d’investisseurs publics et privés. Deux ans après avoir été dévoilée par l’Inde et la France lors de la COP21, l’Alliance solaire internationale (ASI) est entrée en vigueur en décembre 2017.
Sur les 121 pays situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne qu’elle vise à regrouper, 46 ont signé l’accord-cadre, dont 19 qui l’ont déjà ratifié. Cette alliance est née d’un constat : le solaire est l’une des énergies renouvelables les plus abondantes dans des régions du monde qui ne disposent pas toujours des technologies, des financements ou de l’expertise pour l’exploiter à son maximum.

LES TRANSPORTS SANS POLLUTION sont au coeur du 7ème engagement de ce sommet. 8 pays dont le Portugal, les Pays-Bas, le Costa Rica et la France, avec l’appui des acteurs de la plateforme PPMC (Paris Process on Mobility and Climate), s’engagent à créer une alliance pour travailler ensemble à des feuilles de route de décarbonation des transports et pour accroitre les investissements dans les transports propres. Des entreprises de premier plan dans le domaine de la mobilité, comme Michelin ou Alstom, adhèrent à cette alliance, de même que des villes ou régions du monde (Etat du Colorado, ville de Paris, etc.).
Dans cette optique, 34 pays s’engagent à réduire les émissions du transport maritime qui représentent aujourd’hui 3% des émissions mondiales de CO2 mais pourraient augmenter, en l’absence d’actions ciblées, de 250% d’ici 2050.
Il s’agit également d’une coalition de plaidoyer pour intégrer le calcul des émissions de transport maritime dans les contributions nationales de l’Accord de Paris.

Le 8ème engagement est baptisé “VERS UN PRIX DU CARBONE COMPATIBLE AVEC l’ACCORD DE PARIS. Les engagements 9, 10, 11 et 12 issus de ce sommet visent à ancrer les enjeux climatiques au cœur de la finance et des décisions de ses acteurs.

Le 9ème engagement concerne les Actions des banques centrales et entreprises. Il concerne plus de 200 entreprises qui s’engageront à suivre les recommandations du réseau Task Force on Climate Disclosure (TFCD) ainsi que par le lancement du réseau finance verte des banques centrales et autorités des marchés financiers. L’initiative doit permettre d’accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des marchés secondaires (banques commerciales) pour promouvoir un développement ordonné de la finance verte. Les travaux débuteront dès 2018, une conférence internationale se tiendra à Amsterdam en avril 2018.

Le 10ème engagement vise une Mobilisation internationale des banques de développement. A cet effet, un accord est signé dans le cadre du One Planet Summit entre 23 banques de développement nationales et régionales, issues du réseau IDFC (Chine, Allemagne, Brésil, Suède, Canada, France, etc.) et les banques multilatérales de développement pour augmenter les financements dédiés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces montants s’élèveront à plus de 200 milliards de dollars de prêts destinés aux pays émergents et en développement.

Le 11ème engagement est celui des Fonds souverains. Il se traduira par le lancement d’une coalition inédite de grands fonds souverains pour flécher des financements vers l’action climatique. L’initiative sera pilotée par la France et la Norvège.

Le 12ème engagement est relatif à la Mobilisation des investisseurs institutionnels. Trois coalitions œuvreront à la concrétisation de cet engagement, à savoir :
Coalition 100+ lancée à l’occasion du One Planet Summit, la coalition ” Climate Action 100+ ” rassemble 225 grands investisseurs institutionnels représentant plus de 26 300 Mds de dollars d’actifs sous gestion pour coordonner leurs actions vis-à-vis des 100 entreprises cotées les plus émettrices de gaz à effet de serre.

Energy breakthrough Coalition : Créée lors de la COP21, l’Energy breakthrough coalition qui regroupait initialement 10 investisseurs en capital pour investir 200M de dollars dans les technologies de rupture, monte en puissance à l’occasion du One Planet Summit, pour passer à 1 milliard de dollars à investir en capital risque. Grâce à l’effet de levier, ce sont plus de 30 milliards de dollars qui seront investis par 28 investisseurs en capital d’ici 2021, dans les technologies pour la planète (énergies renouvelables, stockage d’énergie, efficacité énergétique, etc.)
Coalition des philanthropes et fondations pour les financements climat et adaptation : Une quinzaine de philanthropes lancent une task-force de mobilisation de la philanthropie pour contribuer à la mise en œuvre l’Accord de Paris en partenariat avec les banques de développement et les investisseurs privés. Elle vise la mobilisation de plus de moyens et l’innovation avec de nouveaux mécanismes financiers.

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La mini-COP (conférence onusienne sur le climat) d’Emmanuel Macron, baptisée “One Planet Summit“, file droit vers un gros succès après le démarrage en trombe de ce mardi 11 décembre 2017, à l’île Seguin, en région parisienne. Dans ce rendez-vous dédié à la finance verte, c’est le secteur privé qui régale. Le président français a voulu faire vite en convoquant ce sommet trois semaines à peine après la COP 23 de Bonn, en Allemagne.

Dans le premier panel de discussion, dénommé «Verdir la finance en faveur d’une économie durable», auquel assistait Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Thomas Buberl, directeur général d’Axa, a fait sensation en dévoilant le nouveau programme de la banque-assurance française. «En 2015, nous nous étions engagés à investir 3 milliards d’euros dans les investissements verts d’ici 2020, nous avons déjà atteint cet objectif, a-t-il assuré. Nous décidons maintenant d’augmenter cet objectif à 20 milliards d’euros d’ici 2020», rapporte Libération. Ce n’est pas tout, Axa endosse résolument ses habits d’écolo en tournant le dos aux entreprises dont 30% et plus des recettes sont tirées du charbon, l’énergie la plus polluante. «Pour être cohérent, du côté de nos services d’assurance, nous ne couvrirons plus de projet de charbon et de pétrole de sable bitumineux“, a affirmé le DG d’Axa. “Notre trajectoire actuelle qui nous mène sur une trajectoire de hausse des températures de 4°C à la fin du siècle n’est pas tenable», a-t-il ajouté. Axa s’engage également à suivre les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures dans son prochain rapport financier : Transparence totale  sur le bilan carbone et sur les retombées de ses activités sur le climat. Les ONG les Amis de la terre et Urgewald exultent suite à ces annonces.

La Commission européenne y est aussi allée de ses résolutions, en direction des investissements en Afrique et dans «les régions voisines» de l’Union européenne ; elle a promis de décaisser 9 milliards d’euros d’ici 2020, dans le cadre de son dispositif d’investissement extérieur, tourné vers «le développement de villes, de mobilités et d’agricultures durables, ainsi que vers l’agribusiness».

Les entreprises aident à lutter contre le changement climatique aux Etats-unis comme dans le monde entier car c’est dans leur intérêt, a assuré Mike Bloomberg, ancien maire de New York à l’origine de la coalition America pledge en soutien à l’accord de Paris.  Les entreprises ont envie de réduire les risques climatiques auxquels elles sont exposées. Personne ne survivrai un conseil d’administration en disant qu’il ne reconnait pas les dangers du changement climatique.

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Le Maroc peut compter sur la BAD (Banque Africaine de Développement) pour financer la nouvelle Stratégie énergétique nationale 2010-2030, qui ambitionne de monter le volume des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42% en 2020 puis à 52% en 2030. Le Conseil d’administration du Groupe de la BAD a donné son aval à un prêt de 265 millions de dollars USD pour lancer la première phase du programme solaire NOOR Midelt, a indiqué hier vendredi 08 décembre 2017 un communiqué de la banque.

Le texte ajoute que le financement de NOOR Midelt cadre avec trois des cinq priorités stratégiques de la BAD, dénommées “High 5” : La première “Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie“, qui permettra de débucher sur deux autres priorités, à savoir “Industrialiser l’Afrique” et “Améliorer la qualité de vie des populations africaines“.
Il cadre également avec les axes du Document de Stratégie-Pays 2017-2021 pour le Maroc, qui accorde une place majeure à l’économie verte, d’après la BAD.

Le Maroc s’installe ainsi au coeur du nouveau dispositif de la banque panafricaine pour l’énergie en Afrique 2016-2025 et dont l’objectif numéro 1 est de mettre en place, à l’horizon 2025, une capacité de production globale de 10 GW dans les énergies renouvelables.
En parfaite adéquation avec notre priorité stratégique en matière d’énergie, NOOR Midelt permettra de garantir l’alimentation en électricité pour plus de 2 millions de Marocains“, a dit Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe de la BAD pour la région Afrique du nord.
Ce projet est une contribution importante dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique du pays“, a dit la représentante résidente de la BAD au Maroc, Leila Farah Mokaddem, avant d’ajouter que “cette opération renforcera l’indépendance énergétique du Royaume et évitera le rejet dans l’atmosphère de plus de 17 millions de tonnes de CO2 sur la durée totale d’exploitation du projet“.

Rappelons que la BAD est l’un des gros contributeurs dans le financement de la centrale NOOR I (160 MW) du complexe solaire NOOR Ouarzazate, opérationnel depuis 2015 ; elle a décaissé 28% du montant total de l’investissement.
Elle a mis sa main également dans la seconde phase de ce complexe, composée des centrales NOOR II (200 MW) et NOOR III (150 MW) dont l’entrée en service est programmée en 2018.

De manière globale, le Maroc et la Tunisie sont les pays du continent les plus soutenus par la banque panafricain. Le portefeuille actif de la BAD au Maroc affiche 33 projets et programmes, avec des dépenses évaluées à 3,1 milliards de dollars USD. Plus de 85% de ces financements sont affectés aux infrastructures de base, notamment dans l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement ainsi que l’agriculture.

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Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a annoncé que la nouvelle stratégie nationale de transformation vers une économie verte permettra de créer 263 mille postes d’emploi d’ici l’année 2030.
Dans une déclaration accordée à Mosaïque fm, il a par ailleurs ajouté que les nouveaux dépôts de déchets à Tozeur et Zaghouan seront bientôt fonctionnels.

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70 entreprises tunisiennes vont bénéficier du programme d’entrepreneuriat vert de SwitchMed, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

Lors d’une rencontre organisée ce vendredi 2 décembre, le ministre a mis l’accent sur ce programme pilote qui vise à accompagner l’internationalisation des startups et PME tunisiennes.

« Ce programme revêt une importance particulière, venant à un moment opportun où la Tunisie fait face à plusieurs défis », a ajouté le ministre, faisant savoir que le projet est bénéfique sur le plan économique et qu’il permettra à l’entreprise d’optimiser son processus de gestion. Il aura aussi un impact sur le plan écologique, notamment dans la gestion des déchets.

C’est important dans la mesure où la Tunisie s’oriente vers l’économie verte, considérée comme une opportunité de taille pour la Tunisie, confrontée à deux problèmes majeurs, à savoir le chômage des jeunes diplômés et des modes de développement axés, jusqu’à présent, sur une exploitation excessive du capital nature, a encore argué le ministre. Et d’ajouter : « cette approche vient apporter une réponse à ces deux problématiques majeures et offre la possibilité de concevoir de nouveaux métiers respectueux de l’environnement à faible consommation de matières premières et à faible impact sur l’environnement ».

Vers l’internationalisation des PMEs

D’où l’importance de ce programme basé essentiellement sur des activités de réseautage qui contribue au renforcement de l’internationalisation des stratups et des PME tunisiennes, mais aussi d’autres installées dans la région sud-méditerranéenne et ce, à travers l’amélioration de leur capacité à gérer l’innovation, l’efficacité des ressources, a relevé Jean-Claude Plana, représentant de l’ONUDI à Tunis.

Selon lui, ces actions sont mises en œuvre par l’ONUDI dans quatre pays – la Tunisie, l’Egypte, le Maroc et le Liban – en développant le partenariat commercial et industriel entre les entreprises locales et les entreprises éco-innovantes de l’UE. L’objectif est de dynamiser le partenariat commercial et industriel entre les entreprises européennes opérant dans le secteur de l’éco-innovation et leurs homologues tunisiennes et ce, grâce à une série de solutions pertinentes et commercialisables, mises au point dans le cadre des programmes européens «Eco Innovation Programme», «Best Life Environment», «European Business Award» et «Innovation SEED Initiative».

Pour le cas de la Tunisie, 14 porteurs européens de projets éco-innovants ont saisi l’occasion pour présenter au cours de la rencontre organisée aujourd’hui leur solutions aux professionnels et aux industriels tunisiens.

La portée du partenariat SwitchMed

D’après le chef de projet, Roberta de Palma, il s’agit d’une initiative importante, surtout que les industries participant au SwitchMed BtoB de l’ONUDI peuvent bénéficier de plusieurs avantages, à commencer par la mise en place d’une coopération technique avec les fournisseurs éco-innovants et respectueux de l’environnement dans l’industrie nationale et ce, conformément aux normes environnementales internationales de manière à accéder à de nouveaux marchés.

Parmi les autres avantages, la responsable a mis l’accent sur l’importance de l’amélioration de la productivité, tout en réduisant les couts d’exploitation et optimisant les investissements.

Dans le même contexte, elle a ajouté que ce projet permettra aussi de garantir un approvisionnement à long terme des facteurs de production pour atténuer les effets des perturbations et de la volatilité des prix des matières premières, tout en améliorant les relations avec les parties prenantes (investisseurs, banques, organismes de réglementation, communautés locales et associations de consommateurs).

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S’exprimant à l’occasion du sixième Forum africain sur la révolution verte à Nairobi, les dirigeants ont convenu que l’action politique, les financements, les réformes politiques et l’adoption de technologies étaient les clés pour révolutionner la production alimentaire en Afrique, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

Dans son discours d’ouverture, le président kenyan Uhuru Kenyatta a déclaré qu’un secteur agricole dynamique était essentiel pour assurer le renouveau socio-économique sur le continent africain.
“L’agriculture offre une source d’emplois décents et de revenus pour des catégories démographiques essentielles comme les femmes et les jeunes. Ce secteur est onze fois plus efficace pour réduire la pauvreté”, a lancé M. Kenyatta.

Des milliers de délégués de gouvernement, de l’industrie, des milieux académiques et de la société civile assistent actuellement au forum du 5 au 9 septembre.
Ce forum de haut niveau a pour but de discuter et d’adopter des déclarations globales pour favoriser le programme de sécurité alimentaire en Afrique.

Des partenariats solides sont impératifs pour renforcer la capacité des pays d’Afrique à mettre en œuvre des mécanismes continentaux afin de favoriser la transformation agricole, a indiqué M. Kenyatta.
Le président a cité en particulier la mise en œuvre rapide de la déclaration de Malabo adoptée en 2014 par les dirigeants africains pour révolutionner l’agriculture et renforcer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.
“À Malabo, nous nous sommes engagés à doubler le niveau de productivité de l’agriculture d’ici 2025 pour en faire une industrie de plusieurs milliards de dollars. Par conséquent, nous devons intégrer une vision continentale de la transformation agricole dans nos politiques nationales”, a souligné M. Kenyatta.
Le dirigeant kenyan a révélé que son gouvernement investirait 200 millions de dollars dans les cinq prochaines années pour permettre aux jeunes agriculteurs d’accéder aux financements, aux facteurs de production et aux marchés.
“Ce nouveau financement favorisera également la création de valeur ajoutée et la transformation agro-alimentaire”, a fait savoir M. Kenyatta.

La transformation du secteur agricole en Afrique est directement associée à la croissance économique, à la prospérité commune et à la coexistence pacifique.
Les investissements du secteur privé, l’adoption de meilleures variétés de semences et la rationalisation des chaînes de valeur permettront de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique, a dit le président rwandais Paul Kagame.
“Un secteur agricole transformé sera le socle de la prospérité à venir en Afrique”, a commenté M. Kagame, ajoutant que des politiques de soutien favorables et des investissements dans les infrastructures d’énergie et des transports permettraient de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique.

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Des experts de l’environnement du monde entier ont entamé mardi, à Rabat (Maroc), un débat de 4 jours, sur le thème “l’économie verte, la voie pour accélérer le développement industriel en Afrique du Nord”.
Ce débat est lancé dans le cadre de la 31ème session du bureau de l’Afrique du Nord relevant de la Commission économique des Nations Unies (ONU) pour l’Afrique (CEA), laquelle œuvre, depuis 2012, à faire le diagnostic pour identifier le mode d’industrialisation, le plus durable dans le continent noir.
Les organisateurs de cette réunion, qui se poursuivra jusqu’au 4 mars 2016, pour examiner le rapport sur les évolutions économiques et sociales en Afrique du Nord, espèrent baliser la voie à la réalisation des enjeux de l’industrie verte, en tant que vecteur de changement structurel des économies de l’Afrique du Nord.
La rencontre de Rabat, s’inscrit également dans le cadre d’un accord engageant qui stipule le lancement de l’initiative africaine pour le développement des énergies renouvelables, l’une des initiatives émanant de l’accord conclu, à l’issue de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), par 195 pays.
L’accord de Paris, l’une des étapes de développement de l’industrie verte dans le continent africain, ambitionne à produire au moins 10 Giga Watts (GW) par an d’électricité à l’horizon 2020 et 300 GW à l’horizon 2030. Les experts examineront, lors de cette rencontre, la situation économique et sociale des pays de l’Afrique du Nord, en vue de formuler des recommandations sur le développement, la complémentarité économique et l’accélération industrielle respectueuse de l’environnement. L’objectif est de rationaliser l’exploitation des ressources et partant garantir les droits des générations futures.
Le bureau de l’Afrique du Nord relevant de la CEA, s’emploie à “améliorer les capacités des pays membres, tels que la Tunisie, l’Algérie, le Soudan, la Libye, l’Egypte, le Maroc et la Mauritanie, pour réaliser le développement économique et social surtout en ce qui concerne les priorités interrégionales”. La commission constitue un cadre favorable à l’analyse et à l’échange des idées entre les experts de haut niveau, des chercheurs, des représentants du secteur privé et de la société civile, concernant la situation économique et sociale dans la région. Il convient de rappeler que les débats précédents de la CEA ont porté, en 2013, sur “l’amélioration des produits de base et des ressources naturelles” et en 2014 sur “les choix des politiques et les cadres institutionnels”.

TAP

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