“One Planet Summit” : Axa indique la voie en décaissant 20 milliards...

“One Planet Summit” : Axa indique la voie en décaissant 20 milliards €

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La mini-COP (conférence onusienne sur le climat) d’Emmanuel Macron, baptisée “One Planet Summit“, file droit vers un gros succès après le démarrage en trombe de ce mardi 11 décembre 2017, à l’île Seguin, en région parisienne. Dans ce rendez-vous dédié à la finance verte, c’est le secteur privé qui régale. Le président français a voulu faire vite en convoquant ce sommet trois semaines à peine après la COP 23 de Bonn, en Allemagne.

Dans le premier panel de discussion, dénommé «Verdir la finance en faveur d’une économie durable», auquel assistait Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Thomas Buberl, directeur général d’Axa, a fait sensation en dévoilant le nouveau programme de la banque-assurance française. «En 2015, nous nous étions engagés à investir 3 milliards d’euros dans les investissements verts d’ici 2020, nous avons déjà atteint cet objectif, a-t-il assuré. Nous décidons maintenant d’augmenter cet objectif à 20 milliards d’euros d’ici 2020», rapporte Libération. Ce n’est pas tout, Axa endosse résolument ses habits d’écolo en tournant le dos aux entreprises dont 30% et plus des recettes sont tirées du charbon, l’énergie la plus polluante. «Pour être cohérent, du côté de nos services d’assurance, nous ne couvrirons plus de projet de charbon et de pétrole de sable bitumineux“, a affirmé le DG d’Axa. “Notre trajectoire actuelle qui nous mène sur une trajectoire de hausse des températures de 4°C à la fin du siècle n’est pas tenable», a-t-il ajouté. Axa s’engage également à suivre les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures dans son prochain rapport financier : Transparence totale  sur le bilan carbone et sur les retombées de ses activités sur le climat. Les ONG les Amis de la terre et Urgewald exultent suite à ces annonces.

La Commission européenne y est aussi allée de ses résolutions, en direction des investissements en Afrique et dans «les régions voisines» de l’Union européenne ; elle a promis de décaisser 9 milliards d’euros d’ici 2020, dans le cadre de son dispositif d’investissement extérieur, tourné vers «le développement de villes, de mobilités et d’agricultures durables, ainsi que vers l’agribusiness».

Les entreprises aident à lutter contre le changement climatique aux Etats-unis comme dans le monde entier car c’est dans leur intérêt, a assuré Mike Bloomberg, ancien maire de New York à l’origine de la coalition America pledge en soutien à l’accord de Paris.  Les entreprises ont envie de réduire les risques climatiques auxquels elles sont exposées. Personne ne survivrai un conseil d’administration en disant qu’il ne reconnait pas les dangers du changement climatique.

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