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Dans une interview accordée à Africanmanager, le conseiller fiscal Mohamed Salah Ayari a déclaré que la dernière sortie de la Tunisie sur le marché international pour obtenir un crédit de l’ordre de 500 millions d’euros, soit l’équivalent de 1650 millions de dinars (MD, confirme le besoin urgent de financement du Budget de l’Etat. “Ce crédit ne fait qu’aggraver la dépendance de la Tunisie vis-à-vis des établissements financiers étrangers, surtout que les conditions d’emprunt sont plus draconiennes que celles obtenues auprès du FMI ou de la Banque Mondiale, du fait que le taux d’intérêt a été fixé à 6,75%“, a-t-il affirmé.

Mohamed Salah Ayari a dans le même contexte indiqué que la Tunisie n’a plus le choix, elle doit impérativement limiter les dégâts et accélérer les réformes structurelles envisagées depuis belle lurette, qui concernent essentiellement la réforme fiscale dans le but de lutter contre la fraude dont le taux est estimé à 50%, la caisse de compensation pour arrêter l’hémorragie de la subvention et l’orienter vers les familles nécessiteuses, le secteur informel qui constitue un frein pour le développement économique et la restructuration de certaines entreprises publiques afin de prendre une option claire concernant leur assainissement ou leur cession définitivement.

Dans le cadre du financement du budget de l’Etat pour 2018 à hauteur de 500 millions d’euros, la Tunisie a en effet réussi à mobiliser le montant en question avec un délai de remboursement de 5 ans et un taux d’intérêt de 6,75%. Le montant global proposé par 120 entreprises financières s’est élevé à 1250 millions d’euros.

Sur le projet de la loi de finances pour l’année 2019, actuellement dans les mains de l’ARP, le conseiller fiscal a assuré que ce texte ne peut pas être considéré comme une loi de relance. Il explique cela par le fait que le document ne comprend pas des mesures se rapportant notamment à l’encouragement de l’investissement, à l’exception de quelques avantages limités dans le temps, l’institution des conditions permettant l’amélioration de l’épargne et la lutte contre le secteur informel qui aggrave la concurrence déloyale par rapport au secteur organisé.

Ce projet de loi ne contient pas également des mesures portant sur l’arrêt de l’hémorragie du déficit commercial, qui n’a cessé de s’amplifier au fil des années pour atteindre le montant 16.000 MD et l’atténuation de l’aggravation de l’endettement extérieur qui tourne autour de 71% du PIB, a encore expliqué le conseiller fiscal.

Rappelons à ce propos que le projet de la loi de finances pour l’exercice 2019, adopté le 10 octobre 2018 par le Conseil des ministres et soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), s’inscrit dans le cadre de la révision du taux d’imposition sur les sociétés pour poursuivre l’appui à la compétitivité des entreprises opérant dans le pays et préserver le site Tunisie en tant que destination attractive pour les investisseurs.
Il s’agit, également, d’accorder la priorité aux secteurs à forte valeur ajoutée en réduisant le taux d’imposition sur les sociétés pour se situer à 13,5%.

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On le savait et la communauté financière s’était égosillée à y attirer l’attention, le dernier emprunt obligataire lancé par la Tunisie sur le marché financier international serait tout sauf une promenade de santé. C’est ce qui explique d’ailleurs les épisodes de procrastination qui ont jalonné cette sortie depuis bien des mois, dénotant des craintes de plus en plus vives qu’elle n’aboutît pas à la levée du 1 milliard de dollars, soit 850 millions d’euros, escomptée au départ. Déjà, le Fonds monétaire international, comme à son habitude, faisait la fine bouche pour convenir du décaissement de la 5ème tranche de sont prêt, y posant des conditions invariablement draconiennes. La notation de Moody’s a fait le reste avec une perspective négative et une note souveraine B2 maintenant la Tunisie dans la catégorie « non-investment grade » ou « high yield » où les titres émis le sont à des taux d’intérêt élevés et principalement souscrits à titre spéculatif.

D’ailleurs, le taux d’intérêt décrété n’a pas dérogé à cette règle avec un 6,75 pour une maturité de 5 ans, ce qui correspond à un risque de crédit vraisemblable. Pis encore, le montant recherché à été amputé de la moitié, la Tunisie, dos au mur, se contentant de 500 millions d’euros, destinés, plus est, au financement des besoins budgétaires de 2018.

La confiance n’a pas été rétablie !

C’est à se demander, eu égard à ce résultat, si la Tunisie s’était emmêlée les pinceaux en frappant à la porte des bailleurs internationaux en ce moment précis et dans les conditions économiques et financières qui sont les siennes, même si le ministère des finances dénombrait 120 candidats souscripteurs offrant 1,250 milliard d’euros. « Le nombre de souscripteurs pour un si petit montant indique que nous n’intéressons plus que les investisseurs de 4ème voire de 5ème position aux moyens limités et acceptant d’investir dans le speculative grade », a estimé le PDG Capital African Partners Bank, Habib Karaouli. Il constate même « cette opération est loin d’être un succès et n’augure rien de bon. Elle intervient à un moment où l’on se devait de rétablir la confiance ce qui n’est manifestement pas le cas ».

Dans ce concert réprobateur, l’expert économique, Ezzedine Saidane parle d’un « nouveau mauvais record », allusion au taux d’intérêt de 6,75% et à la maturité de 5 ans. Et de se poser la question de savoir ce l’on va faire en 2019 « sachant notamment que le projet de budget de l’État prévoit la mobilisation de crédits nouveaux s’élevant à plus de 10 milliards de Dinars et le remboursement de crédits anciens pour la somme de 9,3 milliards de Dinars ».

Une performance appréciable, quand même !

D’un avis opposé, l’économiste Gianni Pugliese, du Groupe Mirabaud, basé à Genève, voit dans l’obtention par la Tunisie de 500 millions d’euros « une bonne performance appréciable sous divers points de vue au vu de la hausse de l’aversion au risque et des nombreux remous politiques ». Il explique, cité par Agefi, que « le degré d’aversion au risque a pris des proportions importantes tout au long du mois d’octobre. Les taux américains plus élevés, les tensions sur les tarifs douaniers, le Brexit, la fin attendue du programme d’achat de la BCE, le bras de fer budgétaire entre l’Italie et l’Europe et la crainte d’un ralentissement économique global ont malmené le sentiment du marché » Et c’est pourquoi, les indices boursiers étant fortement corrigés, les investisseurs ont favorisé les obligations gouvernementales américaines et allemandes et les primes de risque sur le crédit et les emprunts émergents (spread) se sont écartées, surtout sur les émetteurs plus risqués, dont naturellement la Tunisie.

Outre cette composante «marché», souligne-t-il, le pays a dû offrir une prime de rendement supplémentaire sensée compenser les investisseurs pour un climat politique tendu qui freine les efforts d’assainissement des finances publiques.

Pour le reste, plus précisément l’évolution future de la performance de la dette tunisienne, il se borne à rappeler que, la semaine dernière encore, après avoir confirmé sa note de B2, Moody’s a abaissé ses perspectives de stables à négatives, citant l’intensification des pressions dues à un environnement extérieur de plus en plus défavorable, donc peu propice à la résilience.

Et ce conclure : « La tâche des autorités tunisiennes pour vaincre la réticence des investisseurs et gagner leur confiance sera d’autant plus ardue ».

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Dans un statut publié sur sa page Facebook, l’expert économique, Ezzedine Saidane a déclaré qu’il semble d’après les informations qui ont pu filtrer, que la Tunisie a essuyé un double échec dans sa sortie sur le marché international, le premier est que le montant mobilisé est de 500 millions de Dollars seulement et le deuxième est que la marge d’intérêts est très élevée: 6,75% pour une période de 5 ans seulement. Il s’agit là d’un nouveau mauvais record.

“Il s’agit là d’un crédit destiné à couvrir les besoins du budget de 2018. Comment allons-nous faire en 2019 sachant notamment que le projet de budget de l’État prévoit la mobilisation de crédits nouveaux s’élevant à plus de 10 milliards de Dinars et le remboursement de crédits anciens pour la somme de 9,3 milliards de Dinars”, a-t-il encore précisé, appelant ainsi la BCT à donner l’ensemble des conditions de l’opération.

Saidane a dans le même contexte indiqué que la Banque centrale a utilisé les services de quatre institutions financières de renommée internationale pour l’aider à conduire cette opération, appelant ainsi cette institution d’émission à communiquer le niveau des commissions payées à ces banques.

Il est à signaler à ce propos que la Tunisie est parvenue à mobiliser sur le marché financier international 500 millions d’euros, soit près de 1628,68 millions de dinars, qui seront remboursés à un taux d’intérêt de 6,75%. C’est le fruit d’un road show effectué par le ministre des Finances Ridha Chalghoum et le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie(BCT), Marouane Abassi, ont organisé un road show dans les principaux marchés financiers internationaux.

Le prêt sera remboursé sur une période de 5 ans, indique un communiqué du ministère des Finances, précisant que l’offre totale pour cette sortie a atteint 1250 millions d’euros (soit l’équivalent de 4078,21 millions de dinars), mais la Tunisie s’est contentée de 500 millions d’euros.

Les banques qui ont accompagné la sortie de la Tunisie sur le marché financier international sont Citi Group, Deutsche Bank, JP Morgan et Natix.

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La Tunisie va lever une euro-obligation d’un montant de 500 millions d’euros, a annoncé mercredi à Reuters un responsable gouvernemental.

Auparavant, il était question d’un montant de 1 milliard de dollars. “Le montant des obligations a été ramené à 500 millions d’euros”, a-t-il déclaré à Reuters sans donner de motif pour le montant inférieur

Le mois dernier, le Fonds monétaire international a approuvé le versement d’une tranche de prêt de 245 millions de dollars à la Tunisie, la cinquième dans le cadre de son programme de prêts avec le pays nord-africain, ouvrant la voie à l’émission d’obligations.

Le programme de prêts est lié à la poursuite par Tunis de réformes économiques visant à maîtriser son déficit.

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Selon des informations rapportées par l’agence Bloomberg et citées par Ecofin, le Maroc envisage de revenir sur le marché international de la dette en 2019 après environ cinq ans d’absence.

Le gouverneur de Bank Al-Maghrib a confirmé l’émission d’euro-obligations durant le prochain exercice budgétaire, sans révéler la date exacte ou le montant de l’opération.

Selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg, l’unique pays d’Afrique du Nord classé dans la catégorie d’investissement (Investment grade) par les agences de notation, devrait émettre pas moins d’un milliard de dollars au cours du premier semestre 2019.

Le Maroc, qui n’a pas émis d’euro-obligations depuis 2014, a été jusqu’ici épargné par les révoltes populaires qui ont secoué plusieurs pays arabes, dont la Tunisie et l’Egypte.  Le royaume fait cependant face depuis quelques mois à des protestations contre la hausse du chômage et la flambée du coût de la vie. Cette contestation sociale intervient alors que le pays s’emploie à lever progressivement les subventions aux produits de base et à libéraliser graduellement sa monnaie.

Toujours selon Bloomberg, En janvier dernier, le Maroc a libéralisé partiellement le régime de change de sa monnaie nationale. Le dirham a été autorisé à fluctuer de 2,5 % au-dessus ou en dessous d’un cours pivot fixé vis-à-vis d’un panier de devises. Le couloir de fluctuations du dirham n’était jusque-là que de 0,3 %.

Cette libéralisation partielle du dirham, qui a été fortement encouragée par le Fonds monétaire international (FMI), vise à accroître la résistance de l’économie marocaine aux chocs externes.

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Le Nigeria avait lancé un eurobond d’un milliard de dollars pour résorber son déficit budgétaire, les investisseurs se sont bousculés, ce sera finalement 7,7 milliards de dollars. Une excellente nouvelle annoncée par la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

Mais le bonheur des uns faisant le malheur des autres, les investisseurs ne sont pas à la fête. En effet cet afflux d’argent a eu un effet mécanique : Le taux de l’emprunt, d’une maturité de 15 ans, est descendu à 7,875%, en-dessous des prévisions des investisseurs. «Beaucoup d’investisseurs espéraient un taux de plus de 8%, mais le carnet de commande final qui a dépassé les 7 milliards de dollars a finalement ramené le taux à 7,875%», a expliqué Michael McGill, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Aviva Investors, cité par l’agence Reuters.

Pour Delphine Arrighi, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Old Mutual Global Investors, «le Nigeria a émis son emprunt au bon moment, et le marché était clairement favorable aux investissements à risque»…

Le géant pétrolier va très mal, il fait face à une terrible récession, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Le pays paie le prix fort de sa très forte dépendance des recettes du pétrole, qui pèsent 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises. Et puisque les cours du brut ont fondu depuis quelques années, le PIB du Nigeria a été rogné de 1,7% l’an dernier, d’après les données du Fonds monétaire international (FMI).

Les choses iront à peine mieux cette année, avec une prévision de croissance de 0,8% dit le FMI, un niveau inférieur à la dernière prévision de la Banque mondiale, 1%. Il n’est pas exclu que le chiffre du FMI soit encore revu à la baisse au cours de l’année si les réformes promises et sans cesse repoussées ne sont pas au rendez-vous…

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