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Tandis que la violence et les déplacements de populations touchent des régions entières à l’Est de la République démocratique du Congo, le manque de fonds entrave la réponse apportée par le HCR.

Lorsqu’en octobre dernier des hommes armés ont attaqué son village situé sur le territoire de Béni, dans la province congolaise du Nord-Kivu, Agnes (42 ans) n’a pensé qu’à une seule chose : mettre ses six enfants en sécurité.

« Les assaillants sont venus dans le village de Kamambia pendant la nuit », se rappelle-t-elle. « Une de mes filles s’était déjà enfuie avec sa sœur ; je me suis enfuie à pied avec mes quatre autres enfants. Nous avons dormi par terre dans la brousse. C’était tellement effrayant. »

Les déplacements de populations continuent d’augmenter dans la région de Béni, au nord-est de la RDC, à la frontière avec l’Ouganda, à la suite d’une série d’attaques meurtrières commises par des groupes armés et contre des civils.

Selon les estimations, plus d’un demi-million de personnes ont fui leur foyer dans la province du Nord-Kivu rien qu’au cours de cette année, ce qui a provoqué la plus forte concentration de personnes déplacées à l’intérieur de ce pays d’Afrique centrale frappé par les conflits et l’épidémie de virus Ebola.

Des dizaines de milliers de personnes dans la région de Béni et dans les zones voisines ont déjà abandonné leur maison pour trouver la sécurité, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Dans le même temps, la plupart des personnes déplacées depuis déjà un an – comme Agnes – n’ont toujours pas de lieu adéquat où rester.

« Je ne sais pas comment je vais élever mes enfants en vivant comme cela. »

Étant donné qu’elles ne peuvent pas rentrer chez elles à cause de la violence continuelle, Agnes et ses filles passent chacune de leurs nuits dans une école qu’elles occupent avec des dizaines d’autres familles déplacées dans la ville d’Oicha.

« Nous devons rassembler nos affaires chaque matin et évacuer les lieux quand les cours commencent », explique Agnes. « Nous n’avons pas accès à du bois de chauffage ou à de l’eau potable. Je ne sais pas comment je vais élever mes enfants en vivant comme cela. On ne peut pas vivre ainsi. »

Dans ce vaste pays, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, fait tout son possible pour aider les familles les plus vulnérables. L’organisation met en place des projets d’abris et des programmes de subventions en espèces à petite échelle, veille au suivi de la protection et apporte son soutien a l’accompagnement des personnes victimes de violations des droits de l’homme. Agnes et sa famille vont bientôt pouvoir se rendre dans un abri collectif mis en place par le HCR, et dont une partie est dédiée aux familles.

Ils font cependant partie des quelques chanceux car les efforts entrepris par le HCR sont sévèrement mis à mal à cause d’une pénurie de fonds. Jusqu’à présent, l’Agence n’a reçu que 31 pour cent des 369 millions de dollars recherchés pour répondre, cette année, aux besoins des personnes déplacées en RDC et à ceux des Congolais réfugiés dans d’autres pays d’accueil africains.

« Le manque de ressources reste notre plus grand défi. »

 De nouveaux chiffres du HCR publiés aujourd’hui démontrent, qu’en raison d’une pénurie de fonds au niveau mondial, la République démocratique du Congo fait partie des six pays où la situation des réfugiés et des personnes déplacées est fortement compromise.

« Travailler en République démocratique du Congo entraîne de nombreux défis », explique Ann Encontre, la Représentante régionale du HCR et Coordonnatrice régionale pour les réfugiés et la situation en RDC, qui est basée dans la capitale congolaise, à Kinshasa. « Nous devons intervenir dans des zones de guerre ou contrôlées par des groupes armés. Dans de nombreuses régions, il n’y a presque pas de routes. Néanmoins, nous trouvons le moyen d’atteindre les personnes qui ont besoin de notre aide. »

« Le manque de ressources reste notre plus grand défi », ajoute-t-elle. « Les membres dévoués de notre personnel qui sont sur le terrain pourraient faire beaucoup plus pour aider ces personnes déplacées par les conflits, si seulement il y avait plus de moyens. »

Par conséquent, le HCR est obligé de faire des choix difficiles, ce qui prive un grand nombre de personnes qui se trouvent en grande difficulté d’obtenir l’aide dont elles ont besoin.

« Je veux simplement que la guerre se termine. »

Selon une analyse de besoins réalisée sur les neuf premiers mois de l’année, seulement une famille vulnérable sur onze bénéficie actuellement d’une aide à l’hébergement. Ceux qui vivent dans des abris de fortune ou auprès des familles d’accueil dans des conditions de promiscuité sont obligés de se débrouiller seuls.

Paluku est l’un de ceux-ci. Il y a cinq mois, cet homme de 38 ans a fui sa maison à Kiharo, dans les environs de la ville de Béni, lorsque les violences ont éclaté en soirée. Il vit aujourd’hui avec 80 personnes sur une parcelle de terrain située dans une autre partie de la ville et qui appartient à une habitante prénommée Jeanne, âgée de 40 ans.

« Un soir, des assaillants sont arrivés à Kiharo et ils ont attaqué deux hommes âgés avec leurs machettes », explique Paluku. « Tous les voisins ont fui vers d’autres parties de la ville. J’ai toujours ma maison là-bas mais ce serait trop dangereux d’y retourner. Alors nous restons avec Jeanne, qui a la gentillesse de nous accueillir. »

« Je serai l’homme le plus heureux du monde si la paix revenait », ajoute-t-il. « Nous pouvons résoudre tous les autres problèmes si la paix est là. Je veux simplement que la guerre se termine. »

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La GSMA a lancé mardi 09 octobre 2018 un nouveau Fonds d’Innovation pour la Connectivité Rurale, visant à élargir l’inclusion numérique par le biais de nouvelles solutions technologiques innovantes permettant de connecter les communautés rurales non desservies. Le Fonds est soutenu par le Département britannique pour le Développement International (DFID) et géré par la GSMA. Le Fonds fournira des subventions d’un montant s’élevant à 300 000 £, et il est ouvert aux entreprises éligibles qui peuvent déployer des solutions en Ouganda ou au Ghana, en partenariat avec MTN Uganda et Vodafone Ghana, respectivement. Les projets financés testeront les moyens novateurs pour déployer des réseaux mobiles haut débit dans les zones rurales, tout en cherchant à démontrer les modèles commercialement viables qui peuvent être mis à l’échelle et reproduits dans des environnements similaires.

 “Les opérateurs de téléphonie mobile se sont engagés à développer la connectivité dans les zones rurales, alors qu’ils s’efforçaient de fournir des solutions commercialement durables pour accélérer les progrès réalisés par rapport aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies“, a déclaré John Giusti, responsable des Affaires réglementaires à la GSMA. «Le Fonds d’Innovation pour la Connectivité Rurale incitera les partenariats visant à développer de nouveaux moyens pour l’utilisation de technologies mobiles afin de combler les lacunes de couverture dans les zones rurales, ce qui permet aux citoyens d’avoir accès aux services mobiles améliorant leur qualité de vie“.

Les projets éligibles au financement testeront les moyens novateurs pour déployer des réseaux mobiles haut débit dans les zones rurales, en partenariat avec un opérateur de téléphonie mobile. Ces projets devront également démontrer des modèles commercialement viables pouvant être mis à l’échelle et reproduits dans des environnements similaires. Les bénéficiaires sélectionnés et leurs partenaires recevront des conseils de la part de la GSMA, notamment un support analytique pour identifier les sites commercialement viables à déployer, ainsi que des rapports complets sur les performances techniques et commerciales. Les demandes devront se concentrer sur au moins l’un des domaines suivants : la technologie de station de base active ; l’infrastructure passive ; l’énergie ; le réseau de transmission ; l’opération et la maintenance ; ou les modèles d’affaires durables.

La connectivité engendre des avantages socio-économiques

La connectivité mobile via Internet offre un large éventail d’avantages sociaux et économiques, aidant à promouvoir l’inclusion numérique, et servant de support aux services fournis et aux objectifs de développement essentiels tels que l’éradication de la pauvreté, les soins de santé, l’éducation, les services financiers et l’égalité des sexes. Les objectifs de développement durable des Nations Unies reconnaissent l’importance de la connectivité, et impliquent un objectif spécifique visant à garantir un accès universel et abordable à l’Internet.

Selon l’indice de connectivité de la GSMA1, plus des deux tiers de la population mondiale sont maintenant raccordés à l’Internet. Le récent rapport sur l’Impact de l’Industrie Mobile lancé par la GSMA2 souligne que les pays dotés d’un haut niveau de connectivité mobile ont réalisé davantage de progrès en matière d’objectifs de développement durable. L’étude montre que la connectivité mobile continue d’étendre sa portée, avec 400 millions de personnes supplémentaires bénéficiant de la connectivité mobile depuis 2015, mais il reste encore beaucoup de travail à exercer, en particulier dans les zones rurales.

Giusti a poursuivi : «Le déploiement des infrastructures dans les zones éloignées peut coûter deux fois plus cher que celui dans les zones urbaines, avec des opportunités de revenus moins importantes. Le défi ne consiste pas seulement à étendre la couverture mobile via Internet aux zones rurales, mais à le faire de manière à assurer une durabilité commerciale à long terme. L’innovation et le partenariat seront essentiels pour relever ce défi, et le Fonds d’Innovation pourrait jouer un rôle clé dans l’identification de nouveaux moyens pour utiliser la technologie mobile et connecter les personnes non raccordées à l’Internet“.

Pour de plus amples informations sur le Fonds d’Innovation de la GSMA pour la Connectivité Rurale, veuillez consulter le programme de la Société Connectée de la GSMA via le site électronique suivant : www.gsma.com/mobilefordevelopment/connected-society/

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L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a reçu, jusqu’à mercredi 2 octobre 2018, 341 demandes de protection de lanceurs d’alerte, faisant remarquer que ces demandes seront soumis à l’examen conformément à la loi organique n°2017-10 relative à la dénonciation de la corruption et à la protection des lanceurs d’alerte.

Selon un communiqué rendu public jeudi par l’Instance, la Commission mixte entre l’INLUCC et la présidence du gouvernement a reçu 154 demandes. Cette commission a pour mission d’examiner les demandes de protection des lanceurs d’alerte et la régularisation de leur situation liée à des dossiers durant la période allant du 14 janvier 2011 jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi conformément aux dispositions de l’article 39 de la loi en question et en vertu d’une décision gouvernementale émise le 4 septembre 2017.

Quant à la commission interne créée au sein de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, elle a reçu 187 demandes. Cette commission a pour mission d’examiner les dossiers de protection des lanceurs d’alerte depuis l’entrée en vigueur de la loi, conformément aux dispositions de l’article 25 de la loi en question et en vertu d’une décision administrative n°2018-590.
L’Instance nationale de lutte contre la corruption a approuvé 67 demandes de protection de lanceurs d’alerte, conformément aux recommandations issues des deux commissions. Ces décisions concernent des lanceurs d’alerte de la Société nationale des chemins de fer, du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du ministère de l’éducation, de l’Institut national de la statistique, de l’Agence nationale de gestion des déchets et de l’Office national de la famille et de la population (ONFP).
L’INLUCC a également rejeté 6 demandes de protection dans la forme et dans le fonds.
La Commission interne relevant de l’INLUCC a approuvé 46 demandes dont 22 demandes de protection de lanceurs d’alerte au ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, au ministère de la santé, au ministère de l’Éducation ainsi qu’au secteur privé.
Elle a également rejeté 24 demandes de protection de lanceurs d’alerte pour absence des conditions nécessaires.
Par ailleurs, l’Instance a fait état de la réticence de certaines administrations à exécuter les décisions de protection qu’elle approuvées.
Jusqu’au 18 septembre 2018, l’INLUCC a déposé huit plaintes auprès du ministère public des tribunaux de première instance de Tunis, Zaghouan, Sousse, Nabeul et Grombalia.
Conformément aux dispositions de l’article 35 de la loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des lanceurs d’alerte, l’inexécution des décisions de l’INLUCC signifie la poursuite de la persécution des lanceurs d’alerte en dépit de la fin des délais de recours.
Avant la prise de toute décision, l’INLUCC opte pour le principe de confrontation et le droit de défense. Elle adresse également des correspondances aux parties concernées pour demander la protection nécessaire aux lanceurs d’alerte et accorde à ces parties un délai de 10 jours pour répondre aux correspondances.

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L'Afrique attend beaucoup du premier Forum pour la nutrition

Plus de 200 délégués, notamment des négociateurs, entrepreneurs et investisseurs se réuniront au Forum des investisseurs en Afrique pour la nutrition (NAIF) les 16 et 17 octobre à Nairobi, au Kenya, afin de réfléchir à des partenariats, accéder à des financements et pénétrer de nouveaux marchés. Pendant deux jours, des petites et moyennes entreprises de diverses régions d’Afrique participeront également au concours Scaling Up Nutrition Pitch Competition et rencontreront des investisseurs en capital risque et des financiers en mesure de proposer des financements.

Premier événement de cette nature, le Forum des investisseurs en Afrique est organisé par l’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition (GAIN) (www.GainHealth.org), en partenariat avec Royal DSM, le SUN Business Network (SBN) et le magazine African Business. Il vise à positionner la nutrition comme un secteur d’investissement prometteur. L’événement réunira des leaders du commerce, de l’agriculture, des organismes de développement, de la recherche ainsi que des investisseurs, pour partager les expériences, présenter des résultats de recherche, explorer des collaborations possibles et faire émerger des idées – dans le but de développer de nouveaux projets et attirer des investissements destinés aux sociétés à fort impact dans le secteur de l’alimentation.

La malnutrition touche des millions d’enfants dans le monde. On estime qu’en Afrique, 58,7 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans présentent un retard de croissance – faible taille pour un âge donné – et que 13,8 millions d’enfants souffrent de cachexie – faible poids par rapport à la taille. Il ne fait aucun doute que les enfants rachitiques d’aujourd’hui mèneront demain à des économies à faible croissance. Les pays africains perdent (https://bit.ly/2NHLEWS) entre 1,9 % et 16 % de leur produit intérieur brut (PIB) chaque année en raison de la sous-nutrition qui génère une hausse de la mortalité, de l’absentéisme, des maladies chroniques, et une baisse de la productivité. L’État ne peut à lui seul résoudre ce problème. Des investissements du secteur privé sont essentiels pour s’attaquer à ce fléau. En réalité, le secteur de la nutrition présente de formidables opportunités aux entreprises.

Les PME ont un rôle central à jouer dans la lutte contre la malnutrition en Afrique, explique Fokko Wientjes, vice-président de la nutrition sur les marchés émergents et des partenariats public-privé à Royal DSM.

« Compte tenu du fait que le renforcement de l’action dans le domaine de la nutrition apporte au moins 16 $ de retour sur investissement pour chaque dollar investi (https://bit.ly/1vLeJjf), les investissements de capitaux tout au long de la chaîne de valeur alimentaire devraient représent (https://bit.ly/2xE2jk5)er une formidable opportunité aux objectifs bien définis ».

Le dividende démographique de l’Afrique présente également une opportunité, affirme-t-il. « Le marché africain compte plus d’un milliard de consommateurs aujourd’hui. On estime que ce chiffre dépassera 2 milliards (https://bit.ly/2xRXp2d) d’ici à 2050. Avec 226 millions de personnes (https://bit.ly/2eVsjPh) âgées entre 15 et 25 ans, le continent possède la plus jeune population du monde. Cela représente un énorme potentiel : un marché en plein essor de consommateurs africains qui attachent plus d’importance à leur santé, et privilégient des aliments sains et nutritifs. Les marchés émergents sont les pays du monde qui connaissent aujourd’hui l’urbanisation la plus rapide. Ils abandonnent peu à peu le système basé sur les petites exploitations et l’agriculture de subsistance, et éloignent ainsi le producteur du consommateur. »

Actuellement, les PME et les petits exploitants constituent la plus grande partie des acteurs du secteur de l’alimentation sur les marchés en développement et émergents. Ils jouent un rôle clé en tant que fournisseurs d’intrants, acheteurs, spécialistes de la transformation agroalimentaire et distributeurs. En outre, ils créent des emplois et stimulent la croissance économique régionale.

Néanmoins, en raison des difficultés d’accès aux financements, les PME du secteur de l’agroalimentaire ne réalisent pas leur potentiel et ne peuvent proposer les solutions qui amélioreraient la consommation d’aliments sûrs et nutritifs.

« Nous avons l’opportunité de résoudre ce problème, explique le directeur exécutif de GAIN, Lawrence Haddad, en créant une chaîne de valeur alimentaire durable et en travaillant avec des PME locales du secteur de l’agroalimentaire, afin de rendre les aliments nutritifs plus accessibles, meilleur marché et désirables. »

Pour progresser dans cette voie, GAIN a récemment lancé un Programme de financement des aliments nutritifs (https://bit.ly/2ObH8PK), dont l’objectif est de développer une réserve d’opportunités intéressantes parmi les PME de l’agroalimentaire, utilisant des financements mixtes permettant de limiter les risques financiers, et apportant une assistance technique aux sociétés bénéficiant des financements.

Pour faciliter les partenariats entre les sociétés du secteur de l’alimentation à fort impact et les investisseurs et financiers, le forum présentera la première édition en Afrique du concours Scaling Up Nutrition Pitch Competition. Organisé par le Scaling Up Nutrition (SUN) Business Network, GAIN et des partenaires locaux, le concours vise à faire connaître des opportunités d’investissement présentées par des PME dont l’objectif est d’améliorer l’accès à des aliments nutritifs. Vingt-et-une PME sélectionnées suite à un concours national auront l’occasion de présenter leurs solutions à un jury composé de membres influents.

La dealroom présentera les entreprises d’Afrique à forte croissance, qui œuvrent à l’amélioration de la nutrition de manière durable et modulable. En associant un portefeuille de sociétés adéquates à des investisseurs du secteur privé, la dealroom vise à obtenir des résultats tangibles pour la vingtaine de sociétés recherchant plus de 500 000 US$.

« Après des années de collaboration avec des partenaires et gouvernements africains, je suis convaincu que, si nous accompagnons les sociétés ayant un fort impact dans le secteur de l’alimentation en Afrique, nous pourrons progresser dans la réduction de la malnutrition. Le potentiel est immense si nous réalisons les bons investissements », conclut Haddad.

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«SAGES Capital» est une société de gestion de fonds, créée en 2006 sous forme de société anonyme avec un capital actuel de 500 mille dinars. Depuis 2010, elle est passée au statut d’entreprise à participation publique gérée selon les règles de management privé, suite à l’entrée de nouveaux actionnaires privés. L’entreprise gère à ce jour 14 fonds d’investissement (dont 11 dans l’essaimage), souscrits par des établissements nationaux (publics et privés) et des institutions financières internationales pour un montant global de 57,5 millions de dinars. Or, selon leurs résultats, la majorité des fonds d’essaimage, ont terminé l’exercice 2017 avec des pertes d’argent.

C’est ainsi que les états financiers du fonds d’essaimage «Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz»,  faisaient ressortir un actif de 235.568 DT, y compris la perte de l’exercice s’élevant à 13.429 DT et une valeur liquidative de 453,227 DT.

Les états financiers du Fonds d’Essaimage « Société Nationale de Cellulose et de Papier ALFA», font ressortir un actif de 29.497 DT, y compris la perte de l’exercice s’élevant à 6.869 DT et une valeur liquidative de 255,891 DT.

Le Fonds d’Essaimage «Les Ciments d’Oum El Kelil», fait ressortir un actif de 426.136 DT, y compris la perte de l’exercice s’élevant à 44.274 DT et une valeur liquidative de 404,400 DT.

Le Fonds d’Essaimage «Les Ciments de Bizerte», un actif de 156.250 DT, y compris la perte de l’exercice s’élevant à 11.524 DT et une valeur liquidative de 496,139 DT. Celui du « Groupe Chimique Tunisien I», un actif de 9.393 DT, y compris la perte de l’exercice s’élevant à 40.592 DT et une valeur liquidative nulle. « Groupe Chimique Tunisien II », une perte de l’exercice s’élevant à 74.030 DT et une valeur liquidative de 13,633 DT. « Groupe Chimique Tunisien III», une perte de 40.591 DT et une valeur liquidative de 377,234 DT. « Groupe Chimique Tunisien IV», une perte de 22.614 DT et une valeur liquidative de 769,610 DT. Même issue déficitaire pour le Fonds d’Essaimage « Office National des Postes», avec une perte de 15.225 DT et une valeur liquidative de 81,243 DT. Tout comme celui de la Sonede dont la perte de l’exercice s’élève à 16.539 DT et une valeur liquidative Nulle. On croirait presque que l’issue déficitaire est une fatalité, ou que la Sages gère mal ces fonds.

Une exception pourtant. Le Fonds d’Essaimage de l’ONAS «Office National de l’Assainissement», enregistrait l’année dernière, un bénéfice de 82.789 DT et une valeur liquidative de 849,378 DT. Une autre issue est donc possible. Pourquoi donc la perte pour le reste ?

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Un accord pour la création d’un fonds de développement et d’investissement dans le gouvernorat de Tataouine, moyennant un investissement de 80 millions de dinars, a été signé mardi lors d’une séance de travail tenue au siège du ministère de la Santé.

Le gouverneur de Tataouine, Adel Ouerghui, qui était présent à la signature de cet accord, a indiqué que cette nouvelle structure qui bénéficie d’une autonomie financière et soumis au contrôle régional et central ainsi qu’une évaluation périodique, jouera un rôle important dans la réduction du taux de chômage dans la région.

Ce Fonds contribuera notamment à la formation des ressources humaines qualifiées et à l’accélération du rythme des investissements dans la région en plus du financement des études relatives aux projets d’investissements, a ajouté le gouverneur.

Cette nouvelle structure soutiendra également à la création des sociétés dans le cadre du partenariat entre les secteurs public et privé et appuira les jeunes promoteurs avec l’augmentation des ressources financières de la société de développement et d’investissement de Tataouine à hauteur de 20 millions de dinars pour faire face aux demandes de financement, a-t-il encore dit.

Le ministre de la santé Imed Hammami, a indiqué dans une déclaration aux médias que la création de ce fonds s’inscrit dans le cadre de l’application de l’accord de Kamour signé le 16 juin 2017 entre le gouvernement et les jeunes de Tataouine qui étaient en sit-in. Le gouvernement à satisfait tous ses engagements et réalisé les décisions prises en faveur de la région, a-t-il affirmé.
Une décision a été prise pour l’augmentation du capital de la société de l’environnement de Tataouine pour fournir les salaires d’environ 1000 jeunes qui seront recrutés prochainement au titre de l’année 2018, a souligné le ministre.

La prime consacrée à l’Union sportive de Tataouine a été accordée avec la mobilisation d’une enveloppe pour la formation des jeunes en matière d’énergie, afin de renforcer l’opportunité de leur recrutement dans les sociétés installées dans la région.

Cet accord a été signé par le ministre de la santé, Imed Hammami, le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Gaddour ainsi que le gouverneur de Tataouine, Adel Ouerghui et des représentants de banques.

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Dans une interview accordée à Africanmanager en marge de la communication financière de la société “Ciments de Bizerte”, qui a eu lieu, mercredi 13 juin 2018 à la bourse, Jalel Ben Othman, le PDG de la société a indiqué que la prochaine période sera marquée par le lancement de trois grands projets, le premier concerne l’augmentation de 20% de la capacité broyage de clinker (un constituant de ciment), l’installation d’un nouveau silos de ciment de 10 000 tonnes, et un autre portant sur la production d’énergie : “Nous aurons dans les prochaines années notre propre parc éolien…Nous voulons réduire nos dépenses en énergie”, a déclaré Ben Othman, avant de noter que la société paye 2 MDT mensuellement. ” Il faut avant tout chercher les fonds (…) une fois sur la table, nous entamons les travaux”, a-t-il ajouté.

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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les consultations au titre de l’article IV avec la Tunisie. Il assure que la croissance devrait atteindre 2,4 % en 2018 grâce aux bonnes récoltes et à l’embellie du secteur manufacturier et du tourisme. Le taux de chômage reste élevé, à 15 %, et touche en particulier les jeunes, les femmes et la population des régions intérieures.

Toujours selon le FMI, l’inflation a accéléré, s’établissant à un taux annualisé de 7,1 % en février 2018, en raison de la dépréciation du dinar (dépréciation réelle de 10 % en 2017), des augmentations de salaire dans les secteurs public et privé, et de la hausse des prix réglementés.

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Un décret gouvernemental comportant les textes d’application de la nouvelle loi “Startup Act” a été présenté à la Présidence du gouvernement pour examen” a avancé, mardi, le ministre des Technologies de la communication et de l’économie numérique, Anouar Maârouf.
Il a souligné, à l’occasion de la 2ème édition les SMARDI’s organisée par la Banque Zitouna sur le thème ” Développement des Startups, quelle responsabilité pour les Banques” qu’un Fonds des Fonds pour assurer le financement et l’accompagnement des startups tunisiennes est en cours de structuration.
Et d’ajouter qu’une dizaine de fonds de développement seront crées à partir de ce Fonds pour couvrir toutes les chaines de valeurs des startups (financement, accompagnement…).

Anouar Maarouf a fait savoir que l’adoption de la nouvelle loi Startup Act a permis de faire rayonner la Tunisie en Afrique.
Il a rappelé que la Tunisie est devenue, depuis mai 2017, membre de l’alliance Smart Africa qui compte actuellement 17 pays, des organismes internationaux et des partenaires privés, et ce, en marge de la 3e édition de l’évènement “Transform Africa Summit 2017 ” qui s’est tenue, du 10 au 12 mai à Kigali (Rwanda).
La Tunisie aura, ainsi, comme projet phare de promouvoir le développement des startups en Afrique“, a encore précisé le ministre.
A ce titre, la Tunisie assurera la gestion d’un fonds de financement des startups africaines de 500 millions de dollars.

De son côté, le Directeur général de la Banque Zitouna, Ezzeddine Khouja, a indiqué que la loi Startup Act va permettre à la Tunisie d’être une plateforme de création de startups capables de conquérir des marchés à l’échelle internationale.
Il a exprimé l’engagement de la banque Zitouna à soutenir et accompagner les startups pour assurer leur compétitivité au double plan national et international.
Khouja a fait savoir, à cette occasion, que la banque Zitouna lancera, en 2018, une nouvelle institution ” Zitouna Capital ” ayant pour mission de développer l’économie du pays et de soutenir les startups.

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Dans une déclaration faite aux médias en marge de la tenue, ce lundi 14 mai 2018, du sommet africain sur le Blockchain, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, a indiqué que les autorités n’ont pas encore fixé une date de sortie sur le marché financier international, et qu’il y aura un moment opportun pour cela.

Et d’ajouter que la Tunisie ne sortira sur le marché financier international que si elle a besoin de fonds et que le climat est propice à cela.

Il est à rappeler à ce propos que l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi, a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international.

Dans une déclaration récente à Africanmanager, il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait, le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il dit.

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A l’ouverture de la Conférence de soutien à l’avenir de la Syrie et de la région qui se tient à Bruxelles, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds urgent de 9,1 milliards de dollars pour l’année 2018.

Ce montant doit permettre à l’ONU et à ses partenaires de venir en aide à 13,1 millions de personnes à l’intérieur des frontières de la Syrie, ainsi qu’aux 5,6 millions de réfugiés syriens et à leurs communautés d’accueil.

Le financement de la réponse humanitaire à la crise syrienne est critique, l’ONU n’ayant reçu à ce jour que 23% des fonds nécessaires pour ses opérations.

« Alors que le nombre de personnes ayant un besoin urgent d’assistance continue de croître, l’ONU a épuisé ses ressources pour répondre », a déclaré le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, au premier jour de cette conférence co-organisée par l’ONU et l’Union européenne.

Au cours des premiers mois de 2018, la crise humanitaire en Syrie s’est encore aggravée. Plus de 700.000 personnes ont été déplacées par la violence et les besoins aigus depuis le début de l’année. « Près de 70% de la population vit actuellement dans une extrême pauvreté », a averti M. Lowcock qui est également Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU.

Le conflit en Syrie qui dure depuis plus de sept ans a créé un nombre important de réfugiés syriens et une grande pression sur les pays qui les accueillent.

« Un quart des réfugiés dans le monde sont des Syriens et un quart de tous les Syriens sont des réfugiés », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, qui participait également à la conférence de ‘Bruxelles 2’.

« De toutes les urgences humanitaires auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui, aucune ne correspond à la Syrie en termes d’échelle ou dans l’immensité des besoins », a dit le chef du HCR. « Que ce soit pour les réfugiés, pour les pays d’accueil ou pour les communautés d’accueil, ces besoins sont plus urgents que jamais ».

Le peuple syrien doit être au cœur de la solution politique (ONU et UE)

Le premier jour de la conférence de Bruxelles fut également consacré au dialogue avec la société civile syrienne qu’a rencontrée l’Envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

L’Envoyé spécial de l’ONU s’est félicité de voir aujourd’hui différents représentants de la société civile assis autour de la même table à Bruxelles.

« Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux n’étaient pas d’accord, mais ils étaient capables de s’asseoir autour de la table », s’est félicité M. de Mistura lors d’une conférence de presse conjointe avec Mme Mogherini. « Ils ne se sont pas battus. Ils ne sont pas disputés. Ils ont fait des propositions concrètes. Et ils n’étaient pas désespérés. Ils n’ont pas perdu l’espoir », a-t-il ajouté.

« C’est ce que nous souhaitons voir au niveau politique et qui ne s’est pas encore produit », a dit le médiateur onusien qui a appelé toutes les parties prenantes du conflit à écouter le peuple syrien.

Pour sa part, Federica Mogherini a souligné que « la Syrie n’est pas un échiquier, ni un jeu géopolitique ». Pour la chef de la diplomatie européenne, la Syrie appartient au peuple syrien et ces derniers doivent décider eux-mêmes de l’avenir de leur pays, soulignant que c’est dans les moments les plus difficiles qu’ils doivent pouvoir être entendus.

M. de Mistura a souligné l’importance d’inclure la société civile dans les discussions portant sur la réforme constitutionnelle et les élections qui doivent être supervisées par l’ONU.

« La société civile a besoin d’être partie prenante des deux et nous ferons en sorte que cela se produise, si le gouvernement et l’opposition se mettent d’accord pour le faire et nous insisterons pour qu’ils le fassent », a dit le médiateur onusien.

L’escalade militaire n’apporte aucune solution politique

A la veille du segment ministériel de la conférence de Bruxelles prévu mardi, Staffan de Mistura a prévenu que les gains territoriaux et l’escalade militaire de ces dernières semaines en Syrie ne contribuaient pas à la recherche d’une solution politique à la crise. « Cela n’a apporté aucun changement sur le plan politique, bien au contraire », a dit l’Envoyé spécial.

« La vérité est que chacun a ses propres solutions politiques et c’est ce sur quoi nous avons besoin de travailler », a dit le médiateur onusien, rappelant que le moment est venu pour que la « grande diplomatie » revienne au premier plan.

Staffan de Mistura s’est également dit préoccupé par la situation humanitaire à Idlib. « Idlib est le grand nouveau défi », a-t-il dit, rappelant que 2,5 millions de personnes y vivent.
Pour M. de Mistura, la conférence de Bruxelles doit être l’occasion de déployer tous les efforts pour éviter « qu’Idlib ne devienne pas le nouvel Alep, la nouvelle Ghouta orientale ». Les fortes attentes d’une solution politique ne doivent pas mettre au second plan l’aide humanitaire qui est aujourd’hui sous-financée a prévenu le médiateur onusien.

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Le ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, Slim Feriani, a annoncé ce mardi 10 avril 2018 la naissance d’un nouveau fonds dédié au soutien des PME en difficulté financière passagère. Il a déclaré, sur Express FM, qu’il sera doté de 400 Millions de dinars (MD), sur 3 ans, à raison de 100 MD en 2018, 150 MD en 2019 et 150 MD en 2020. Il a indiqué que ce dispositif sera opérationnel dans quelques semaines et aura pour objectif de restructurer les PME qui ont du plomb dans l’aile, parmi les 5400 recensées.

«La direction générale des petites et moyennes entreprises au sein du ministère de l’Industrie fera le suivi de ce projet, et je piloterai la commission de ce fonds. Dans les détails, le fonds d’appui et de relance des PME mettra dans un premier temp des experts et des conseillers à la disposition de ces entreprises pour les aider à faire face à leurs problèmes de gestion. Dans un deuxième temps, ce fonds les accompagnera dans la restructuration de leurs dettes auprès des banques et de cette manière il facilitera les accords de crédit en dépit de leur situation financière critique», indique Feriani.

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L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (ANME) a proposé de prélever un millime ou deux millimes sur chaque kilowattheure vendu et sur chaque litre de pétrole commercialisé au profit du Fonds de transition énergétique, excepté les produits sociaux, tel que le gaz de pétrole liquéfié (GPL), a indiqué, vendredi, Hamdi Harrouche, directeur général de l’ANME.

Cette proposition figurera dans le projet de loi complémentaire de l’année 2018 ou bien celui de l’exercice 2019“, a-t-il dit, ajoutant : “nous allons essayer d’exempter, de cette proposition, une partie des consommateurs consommant de faibles quantités d’électricité“, a précisé, à la presse, Harrouche en marge de la conférence nationale sur “l’accélération de la mise en œuvre des programmes d’efficacité énergétique” qui se tient du 5 au 6 avril 2018 à Gammarth, banlieue nord de Tunis.

Cette contribution renforcera les interventions du Fonds de transition énergétique, lancé en 2014 et mis en œuvre en 2017, lequel devra assurer l’octroi des primes accordées aux investisseurs dans le secteur énergétique, des crédits ainsi que des bonifications aux crédits et prendre également des participations dans les entreprises.

Actuellement, les ressources de ce Fonds ne lui permettent pas d’élargir ses interventions, d’octroyer des crédits et de les bonifier, outre une prise de participations dans les entreprises.
Jusqu’à aujourd’hui, les primes dédiées aux investissements dans le secteur énergétique sont accordées dans le cadre du Fonds national de maîtrise de l’énergie. Ces ressources proviennent des taxes prélevées sur la première immatriculation des voitures, les acquisitions des climatiseurs et des lampes à incandescence ainsi que les importations des moteurs utilisés“, a-t-il poursuivi.

La création du Fonds de transition énergétique vient suite à une évaluation, réalisée fin 2012, du Fonds national de maîtrise de l’énergie, laquelle a fait ressortir des obstacles relatifs à l’incitation à l’investissement dans ce domaine, étant donné que les primes accordées dans le cadre de ce Fonds ne sont débloquées qu’après la réalisation de l’investissement. En outre, ce dernier ne contribue pas à l’accomplissement de la structure de financement, a-t-il conclu.

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Un nouveau fonds baptisé ” Transform “, doté de 500 millions de dollars pour soutenir les initiatives scientifiques, technologiques et d’innovation destinées à relever les défis du développement dans le monde, a été lancé, mardi 03 avril 2018, à Tunis, à l’occasion, de la tenue des réunions annuelles 2018, du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) à Gammarth ( du 1er au 5 avril 2018).
La Conseillère scientifique du Président du Groupe de la BID, Hayat Sindi, a indiqué, à cette occasion, que le fonds ” Transform ” fonctionnera conformément aux objectifs de développement durable de l’ONU, plus précisément pour la réalisation dans l’ensemble du monde en développement d’une plus grande sécurité alimentaire, une vie plus saine, une éducation inclusive et équitable, une gestion durable de l’eau et de l’assainissement, l’accès à une énergie abordable et propre, et une industrialisation durable.

Ce fonds permet, en outre, de fournir les fonds de démarrage aux start-ups et les petites et moyennes entreprises (PME) pour leur permettre de développer leurs idées et faciliter la commercialisation de la technologie pour les Etats membres de la BID.
On a besoin d’avoir des jeunes qui présentent des idées innovatrices dans différents secteurs, tels que l’énergie, l’eau, l’éducation, l’agriculture, l’infrastructure et la santé “, a encore souligné la Conseillère scientifique du Président du Groupe de la BID.
Hayat Sindi a précisé que les projets soutenus par le fonds ” Transform ” bénéficieront considérablement aux communautés locales des pays membres de la BID, ainsi qu’aux communautés musulmanes dans les pays non membres.
Elle a fait savoir que les demandes de financement de ce nouveau fonds sont ouvertes, via son site internet, à tous les innovateurs, scientifiques, PME, entreprises privées, ONG, gouvernements et établissements universitaires.

De son côté, le Président de la BID, Bandar Hajjar, a avancé que le fonds ” Transform ” va permettre d’impulser le développement inclusif et durable des pays.
Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité d’apporter un véritable soutien financier aux secteurs de la science et de la technologie.
Le Président de la BID a indiqué que ” Transform ” veillera à ce que les 57 membres de la banque aient accès à un flux de financement vital pour les aider à financer des idées novatrices liées à des solutions réelles de développement.

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Recevant hier Amel Ben Daly Ali, fondatrice de la société de gestion de fonds de capital investissement, le ministre tunisien de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, a pris connaissance de l’intention d’Amel Ben Daly de lancer un fonds de restructuration financière des entreprises économiques. Le communiqué du ministère n’en dit pas plus. On rappelle que Fidelium Finance est une société tunisienne qui se définit comme «indépendante» et agit pour le compte de tiers, agréée en mai 2007 et gérée par Amel Ben Daly. Le nouveau fonds qui sera dédié à la restructuration des entreprises (lesquelles et quel lien avec le ministère de l’Industrie ?) attend encore d’être agréé par le CMF (Conseil du marché financier en Tunisie).

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Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, en visite au Caire depuis dimanche 04 mars 2018, est venu parler gros sous avec le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Les feux pays ont convenu de mettre en place un fonds commun de 10 milliards de dollars pour financer une mégapole de plus de 1 000 kilomètres carrés dans le sud du Sinaï, rapporte l’AFP.
Un responsable saoudien a indiqué à Reuters qu’une partie des sous décaissés par Riyad sera affectée à l’équilibre des finances de l’Egypte dans la perspective de l’érosion inéluctable des recettes du pétrole

Le méga projet, baptisé Neom, concernera trois pays : l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Jordanie. On a également également appris que le pactole global pour porter ce programme, entre investissement privé et public, devrait monter à terme à 500 milliards de dollars. Il est aussi question de “lancer de nouveaux projets conjoints (…), notamment dans le secteur des investissements touristiques autour de la mer Rouge”, précise un communiqué.
D’après une source gouvernementale saoudienne, le sujet de la lutte contre le «terrorisme» et le partenariat énergétique seront également sur la table.

Enfin les deux alliés, qui font bloc dans le conflit au Yémen et face au Qatar, vont certainement évoquer le dossier iranien, qui empêche à l’Arabie saoudite de dormir et pour lequel le Caire s’aligne complètement, et aveuglément, sur la position de Riyad…

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Le président français, Emmanuel Macron, actuellement au Sénégal pour une visite officielle de trois jours (depuis le jeudi 1er février 2017), a fait le déplacement pour ses petites affaires (un contrat pour Airbus, le suivi du méga chantier du TER, piloté par la France et d’autres conventions) mais aussi pour une manifestation d’envergure mondiale : La 3ème Conférence de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation (PME). Il y avait du beau monde autour de Macron et du président sénégalais, Macky Sall : Pas moins de 9 chefs d’Etat. Ont répondu à l’appel les présidents du Tchad, du Niger, de la République centrafricaine, du Mali, du Ghana, du Burkina Faso et du Togo. Le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, soixante six ministres de l’Education, la Secrétaire générale de la Francophonie ainsi que l’administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) étaient également présents. Mais tous les regards, même ceux du chef de l’Etat français, étaient braqués sur la star planétaire Rihanna, ambassadrice du PME et dont la présence a littéralement dopé les contributions des Etats au fonds mondial : 2,3 milliards de dollars ont été ramassés.

Le Sénégal, qui a été choisi pour abriter la manifestation en vertu de ses avancées dans le domaine de l’éducation, s’est payé un joli coup de pub avec cette opération et Macky Sall enregistre là un gros succès diplomatique. Tout à sa joie suite au succès de la manifestation, le président français s’est laissé allé à un petit commentaire, sur Twitter, dans la langue locale, le wolof : «Njang moy ëllëk ak jammu africa» (l’éducation c’est l’avenir et la paix pour l’Afrique). Ces mots lui ont certainement été soufflés par Sibeth Ndiaye, chargée de la communication de Macron, fille de Fara Ndiaye, ancien cadre du Parti démocratique sénégalais et de Mireille Ndiaye, ancienne Présidente du Conseil constitutionnel. Cette déclaration et le retour aux sources de la «Sénégalaise» du palais de l’Elysée, les citoyens sénégalais les ont appréciés à leur juste valeur…

Dans le détail, le Sénégal a promis de verser 2 millions de dollars, les Emirats Arabes Unis 100 millions (le plus gros donateur du monde arabe), la Grande Bretagne 317 millions, la Norvège 262 millions de dollars, la commission européenne 400 millions de dollars, à ajouter aux promesses de l’Espagne, de l’Italie, du Canada, etc., durant la Conférence. Avec cette cagnotte, le PME fait beaucoup mieux que le 1,3 milliard de dollars qu’il a collecté en 3 ans. Mais ça va encore monter car d’autres pays ont fait savoir après la rencontre qu’ils allaient décaisser…

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Dakar accueille la 3ème conférence de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation le 1er et le 2 février 2018. Cette conférence a pour but de récolter 3,1 milliards de dollars sur la période 2018-2020, afin de pouvoir financer l’éducation des centaines de millions de filles et de garçons qui, à travers le monde, n’y ont toujours pas accès. En prélude à cette conférence internationale, l’UNESCO Dakar organise un panel de haut niveau sur les comptes nationaux de l’éducation (CNE) du Sénégal, l’occasion de partager l’expérience du pays dans ce domaine.

Le choix porté sur le Sénégal pour abriter cette conférence du PME, après le Danemark en 2011 et la Belgique en 2014, repose sur la reconnaissance par la communauté internationale des efforts soutenus du gouvernement en matière d’éducation et de formation. En effet le Sénégal est souvent cité en modèle pour ce qui concerne les allocations budgétaires en faveur du secteur et la qualité de son Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence dans l’éducation (PAQUET).

Mais qu’en est-il exactement et combien coûte l’éducation au Sénégal ? Qui la finance (l’Etat, les ménages, les collectivités locales, l’aide extérieur, etc.) ? Pour quelles priorités politiques et quelles natures économiques ? Quels sont les coûts et les financements aux différents sous-secteurs d’éducation ? Autant de questions auxquelles tentera de répondre le panel organisé par l’UNESCO avec pour objectif de partager l’expérience sénégalaise, dans l’élaboration des CNE, en rappelant les réussites, les difficultés, les opportunités et les perspectives rencontrées lors des différentes étapes du processus mais également de discuter de la contribution des différents acteurs dans le financement du secteur de l’éducation et de la formation, dans une perspective de mobilisation accrue des ressources face aux défis liés à la croissance démographique, aux objectifs de politique et au contexte économique.

La restitution réunira toutes les familles d’acteurs du financement du secteur de l’éducation afin de discuter des résultats concernant la constante progression de leurs efforts d’investissements dans le secteur. Ce sera l’occasion d’une réflexion concernant les politiques de financement de la stratégie du secteur de l’éducation, PAQUET 2018-2030.

Pour rappel, suite à l’accompagnement initial du Partenariat mondial pour l’éducation, l’UNESCO Dakar a appuyé l’élaboration et la finalisation des CNE à travers son programme de développement des capacités pour l’éducation (CapED) avec l’appui technique de l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE) de l’UNESCO.

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Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont à nouveau été contraints de réduire leurs rations d’aide aux quelques 130.000 Burundais et Congolais réfugiés au Rwanda, ont annoncé les deux agences cette semaine.

«On a été obligé de couper les rations des réfugiés de 10 pourcent au mois de novembre, par manque de fonds, et malheureusement cette pénurie existe toujours et … nous avons dû couper encore les rations qu’ils reçoivent, donc il reçoivent maintenant 25 pourcent moins de ce qu’ils touchaient l’année dernière», a expliqué le porte-parole du PAM pour l’Afrique, David Orr, dans une interview à ONU Info.

Selon le PAM et le HCR c’est une situation très sérieuse car 90 pourcent de ces réfugiés dépendent complètement sur les rations et l’aide en espèce du PAM pour subvenir à leurs besoins nutritionnels.

Les agences onusiennes ont tiré la sonnette d’alarme.

Selon elles, si le manque de fonds persiste il pourrait y avoir des conséquences néfastes notamment sur la santé des plus vulnérables, les femmes allaitantes et enceintes, les personnes malades et les enfants de moins de 5 ans.

Le PAM et le HCR appellent les donateurs à trouver un moyen de financer leurs opérations en faveur de ces réfugiés, soulignant qu’ils ne sont pas là par choix « ils ont été chassés de leur pays par les troubles au Burundi et au Congo, et dépendent de nous pour leur survie au Rwanda ».

A part le Rwanda, trois autres pays d’Afrique de l’Est subissent un manque de fonds qui impacte l’aide apportée aux personnes réfugiées sur leur territoire, à savoir l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie.

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L‘alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a annoncé mercredi la mise sur pied d‘un fonds de capital risque qui prévoit d‘investir jusqu’à un milliard de dollars sur cinq ans, nous apprend Reuters.

Il s‘agit de la dernière illustration en date de la volonté des constructeurs automobiles de se doter de fonds liés à l‘innovation.

Les trois groupes estiment que ce fonds, évoqué par Reuters la semaine dernière, sera la plus important du genre dans le secteur automobile jusqu’à 2022.

L‘industrie automobile, dont le modèle traditionnel reposait sur la détention privée de véhicules, est désormais menacée par les nouvelles habitudes de consommation et l‘irruption de services de mobilité comme les véhicules en libre-service, les services de VTC de type Uber ou les plates-formes de covoiturage et de location de véhicules entre particuliers.

A ces nouveaux défis, viennent s‘ajouter ceux de la voiture électrique et de la voiture connectée.

Le fonds prévoit d‘investir 200 millions d‘euros au cours de sa première année d‘existence, dans des segments qui pourraient inclure l’électrification des véhicules, des systèmes de conduits autonome et l‘intelligence artificielle.

Le fonds, officialisé par Carlos Ghosn, le patron de l‘alliance, à l‘occasion du salon des technologies CES de Las Vegas, sera financé à hauteur de 40% par Renault, de 40% par Nissan et de 20% par Mitsubishi.

L‘investissement initial de 200 millions vient se rajouter au total de plus de 8,5 milliards d‘euros que les trois membres de l‘alliance consacrent ensemble par an aux investissements dans le recherche et développement.

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