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Frères Musulmans

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A en croire Mongi Harbaoui, porte-parole et député de Nidaa Tounes, ce qu’il faut craindre le plus pour les municipales du 06 mai 2018 ce sont les listes indépendantes. Il l’a dit sans détour dans un statut publié ce matin du lundi 2 avril 2018.

«Indépendantes de quoi et pourquoi ? C’est une posture artificielle qui dans le fond ne vise que l’intérêt personnel de ses candidats, notamment les têtes de listes dont nous ne connaissons aucune position», précise Harbaoui.
Harbaoui a corsé son attaque, qui préfigure sans doute la tonalité de la campagne de Nidaa, en ajoutant que les listes en question sont composées de personnes n’ayant aucune vision ni programme communs, leur unique but est d’abattre l’aile centriste et progressiste afin d’ouvrir un boulevard aux listes du mouvement Ennahdha, d’après lui…

«Ces listes indépendantes ne peuvent être ni jugées, ni évaluées, dans la mesure où elles n’ont aucune existence réelle. Elles n’ont pas de perspectives, mis à part le fait qu’Ennahdha a fait savoir qu’il les appuierait. Ainsi, le plus grand danger vient de ces candidatures indépendantes, aux projets et idées flous. Elles ont des alliances secrètes avec Ennahdha et visent à dégager la voie pour l’Etat extrémiste défendu par les Frères musulmans», assène le porte-parole de Nidaa Tounes.

Dans le fond le parti sorti vainqueur des législatives de 2014, mais qui a perdu beaucoup de plumes depuis, a bien raison de redouter cette floraison de listes indépendantes vu sa cote de popularité à quelques semaines du scrutin. Toutefois, à en croire les sondages, toutes les formations politiques, y compris Ennahdha, ont beaucoup perdu en crédibilité, et en intentions de vote. Donc si les listes indépendantes triomphent aux municipales, ce ne sera pas une mauvaise nouvelle pour Nidaa Tounes seulement, mais aussi pour les islamistes et les autres…

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La décision prise par la Grande Bretagne dernièrement de soumettre les activités des Frères Musulmans à une enquête minutieuse

La décision prise par la Grande Bretagne dernièrement de soumettre les activités des Frères Musulmans à une enquête minutieuse, a été suivie, et vite devancée par le Canada, dont le parlement a déjà classé, la semaine dernière, les frères Musulmans comme une organisation terroriste. Ce nouveau tournant met l’Islam politique au pied du mur, et donne de la consistance aux décisions prises dans le même sens par quelques pays arabes, notamment l’Egypte et l’Arabie Saoudite, donnant lieu à une approche mondiale du phénomène islamiste qui repose sur la tolérance zéro. La Grande Bretagne hésite toujours, et s’en tient, jusque-là, à un doute sur les intentions de cette formation politique, mais le cadre de la mission d’enquête engagée sur les projets islamistes, laisse entendre que le Royaume Uni est sur le point de réviser, et de manière radicale , son approche de l’islam politique.

En fait, l’émergence des Frères Musulmans en Afrique du Nord et au Moyen-Orient correspondait à un repli américain de cette région au profit d’un redéploiement vers l’Asie, considérée par les stratèges américains comme une zone à grands enjeux économiques politiques et géostratégiques (voir notre article en arabe du 18/4/2013).

Les Frères Musulmans ont été poussés au pouvoir dans les pays de la région dans le cadre d’une nouvelle conception de la gouvernance qui s’imposait, et qui ne pouvait se réaliser sans une intégration de la mouvance islamiste dans l’échiquier politique. Cette option, qui reposait à l’origine sur une simple association de cette mouvance à la vie publique, a abouti finalement à lui confier toute la région. En contrepartie, l’Occident exigeait d’être rassuré, non seulement par le maintien du caractère modéré des choix politiques et sociétaux, mais surtout par une ligne de démarcation claire s’agissant du terrorisme dans les pays de la région et dans le monde.

En d’autres termes, le cahier des charges et la règle du jeu qui étaient en vigueur entre la région et les puissances occidentales au temps des anciens régimes qui ont succédé à l’indépendance, seront maintenus, et le jugement porté sur les nouveaux gouvernants inclura ces thèmes fondamentaux qui sont de nature à garantir des rapports clairs et prévisibles entre les deux parties.

Or, les Frères Musulmans ont pris le contre-pied du cahier de charges établi, et cherché, en utilisant l’extrémisme religieux, à imposer une nouvelle règle du jeu avec l’Occident. En Egypte, ils ont littéralement confisqué la révolution pour appliquer la Chariâa et mettre en pratique leur slogan préféré : « la solution c’est l’islam », en marginalisant une classe moyenne active et laborieuse , une population de plus de 10 millions de coptes et des institutions militaires et sécuritaires incontournables. En Syrie, ils ont œuvré à militariser une révolution civile à vocation démocratique, en y injectant des milliers de djihadistes d’Irak , de Tunisie , de Libye , de l’Afrique subsaharienne et du sous-continent indien. En Libye , ils ont chambardé les résultats des élections parlementaires en marginalisant les libéraux de Mahmoud Jibril ,qui étaient en tête du scrutin de juillet 2012 (avec 39 sièges sur 80 destinés aux partis politiques ), et propulsant les islamistes du parti de la Justice et de la Construction , qui étaient les grands perdants de ce scrutin (ils n’ont recueilli que 17 sièges sur 80), en activant la donne tribale. Les manœuvres islamistes ont abouti à créer de toutes pièces une alliance politique inopérante sur le terrain et qui ne répond qu’à des considérations idéologiques, ce qui a créé un vide politique et transformé le pays en une plate-forme qui a servi les groupes terroristes dans la région.

Les menées terroristes du Nord Mali, fin 2012, ont été appuyées par les diplomaties du Qatar, de la Tunisie et de la nébuleuse islamiste partout dans le monde , et l’implantation de groupes terroristes dans les hauteurs de l’Ouest tunisien et dans les quartiers populaires des grandes villes du pays n’a été découverte qu’après des mois entiers, et les efforts pour les démanteler n’ont été entamés qu’après le départ de la troïka du pouvoir .

Les observateurs, qui ont voulu minimiser cette donne, ont cherché à expliquer le désaveu de l’Occident des alliances installées à la faveur du printemps arabe, par leur incompétence dans la gestion des affaires publiques, mais cet élément n’était pas en soi un handicap et avait une base objective du fait que ces formations islamistes étaient exclues pendant des décennies de la vie publique, et l’expérience ne peut, de toutes façons, s’acquérir qu’en exerçant le pouvoir.

L’élément qui a déterminé ce désaveu politique tenait aux rapports équivoques entretenus par l’islam politique avec le terrorisme. Et l’Occident s’est vite aperçu que les Frères Musulmans ne veulent pas ériger de ligne de démarcation nette avec les groupes terroristes , et le langage qu’ils tiennent à l’égard de leurs interlocuteurs occidentaux est carrément double , disant tout haut qu’ils sont une formation modérée qui œuvre à instaurer une ligne médiane en politique et sur le plan sociétal, mais en sous main, les Frères Musulmans ne reculent devant rien pour renforcer les groupes terroristes et affermir leur présence dans la région et dans le monde . Ce qui explique les dernières décisions les classant comme organisation terroriste ou engageant les premiers pas dans ce sens.

Aboussaoud Hmidi

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La décision prise par la Grande Bretagne dernièrement de soumettre les activités des Frères Musulmans à une enquête minutieuse

La décision prise par la Grande Bretagne dernièrement de soumettre les activités des Frères Musulmans à une enquête minutieuse, a été suivie, et vite devancée par le Canada, dont le parlement a déjà classé, la semaine dernière, les frères Musulmans comme une organisation terroriste. Ce nouveau tournant met l’Islam politique au pied du mur, et donne de la consistance aux décisions prises dans le même sens par quelques pays arabes, notamment l’Egypte et l’Arabie Saoudite, donnant lieu à une approche mondiale du phénomène islamiste qui repose sur la tolérance zéro. La Grande Bretagne hésite toujours, et s’en tient, jusque-là, à un doute sur les intentions de cette formation politique, mais le cadre de la mission d’enquête engagée sur les projets islamistes, laisse entendre que le Royaume Uni est sur le point de réviser, et de manière radicale , son approche de l’islam politique.

En fait, l’émergence des Frères Musulmans en Afrique du Nord et au Moyen-Orient correspondait à un repli américain de cette région au profit d’un redéploiement vers l’Asie, considérée par les stratèges américains comme une zone à grands enjeux économiques politiques et géostratégiques (voir notre article en arabe du 18/4/2013).

Les Frères Musulmans ont été poussés au pouvoir dans les pays de la région dans le cadre d’une nouvelle conception de la gouvernance qui s’imposait, et qui ne pouvait se réaliser sans une intégration de la mouvance islamiste dans l’échiquier politique. Cette option, qui reposait à l’origine sur une simple association de cette mouvance à la vie publique, a abouti finalement à lui confier toute la région. En contrepartie, l’Occident exigeait d’être rassuré, non seulement par le maintien du caractère modéré des choix politiques et sociétaux, mais surtout par une ligne de démarcation claire s’agissant du terrorisme dans les pays de la région et dans le monde.

En d’autres termes, le cahier des charges et la règle du jeu qui étaient en vigueur entre la région et les puissances occidentales au temps des anciens régimes qui ont succédé à l’indépendance, seront maintenus, et le jugement porté sur les nouveaux gouvernants inclura ces thèmes fondamentaux qui sont de nature à garantir des rapports clairs et prévisibles entre les deux parties.

Or, les Frères Musulmans ont pris le contre-pied du cahier de charges établi, et cherché, en utilisant l’extrémisme religieux, à imposer une nouvelle règle du jeu avec l’Occident. En Egypte, ils ont littéralement confisqué la révolution pour appliquer la Chariâa et mettre en pratique leur slogan préféré : « la solution c’est l’islam », en marginalisant une classe moyenne active et laborieuse , une population de plus de 10 millions de coptes et des institutions militaires et sécuritaires incontournables. En Syrie, ils ont œuvré à militariser une révolution civile à vocation démocratique, en y injectant des milliers de djihadistes d’Irak , de Tunisie , de Libye , de l’Afrique subsaharienne et du sous-continent indien. En Libye , ils ont chambardé les résultats des élections parlementaires en marginalisant les libéraux de Mahmoud Jibril ,qui étaient en tête du scrutin de juillet 2012 (avec 39 sièges sur 80 destinés aux partis politiques ), et propulsant les islamistes du parti de la Justice et de la Construction , qui étaient les grands perdants de ce scrutin (ils n’ont recueilli que 17 sièges sur 80), en activant la donne tribale. Les manœuvres islamistes ont abouti à créer de toutes pièces une alliance politique inopérante sur le terrain et qui ne répond qu’à des considérations idéologiques, ce qui a créé un vide politique et transformé le pays en une plate-forme qui a servi les groupes terroristes dans la région.

Les menées terroristes du Nord Mali, fin 2012, ont été appuyées par les diplomaties du Qatar, de la Tunisie et de la nébuleuse islamiste partout dans le monde , et l’implantation de groupes terroristes dans les hauteurs de l’Ouest tunisien et dans les quartiers populaires des grandes villes du pays n’a été découverte qu’après des mois entiers, et les efforts pour les démanteler n’ont été entamés qu’après le départ de la troïka du pouvoir .

Les observateurs, qui ont voulu minimiser cette donne, ont cherché à expliquer le désaveu de l’Occident des alliances installées à la faveur du printemps arabe, par leur incompétence dans la gestion des affaires publiques, mais cet élément n’était pas en soi un handicap et avait une base objective du fait que ces formations islamistes étaient exclues pendant des décennies de la vie publique, et l’expérience ne peut, de toutes façons, s’acquérir qu’en exerçant le pouvoir.

L’élément qui a déterminé ce désaveu politique tenait aux rapports équivoques entretenus par l’islam politique avec le terrorisme. Et l’Occident s’est vite aperçu que les Frères Musulmans ne veulent pas ériger de ligne de démarcation nette avec les groupes terroristes , et le langage qu’ils tiennent à l’égard de leurs interlocuteurs occidentaux est carrément double , disant tout haut qu’ils sont une formation modérée qui œuvre à instaurer une ligne médiane en politique et sur le plan sociétal, mais en sous main, les Frères Musulmans ne reculent devant rien pour renforcer les groupes terroristes et affermir leur présence dans la région et dans le monde . Ce qui explique les dernières décisions les classant comme organisation terroriste ou engageant les premiers pas dans ce sens.

Aboussaoud Hmidi

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Plusieurs sources de presse et des sites électroniques ont fait état du rassemblement de manifestants

Plusieurs sources de presse et des sites électroniques ont fait état du rassemblement de manifestants , dans la matinée du samedi 18 janvier, devant l’hôtel EL Mouradi Gammarth pour protester contre la tenue du congrès de l’organisation internationale des Frères Musulmans à Tunis .

Ces manifestants ont scandé des slogans ” Ni Hamad(Emir du Qatar ) ni Obama (Président des EU), Notre révolution est une révolution pour la dignité”.

Des informations propagées sur les réseaux sociaux ont indiqué à partir de jeudi que les frères musulmans tiennent un congrès à Tunis , sous une couverture d’une conférence sur Jérusalem .

Une action en justice en référé a été intentée par 22 avocats réclamant l’annulation de la tenue du congrès de l’organisation internationale des frères musulmans en Tunisie .

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L’attentat contre les forces de police de Mansoura

L’attentat contre les forces de police de Mansoura, faisant 13 morts et plus de 100 blessés a été l’occasion pour le premier ministre éyptien , Hazem Bablaoui, pour déclarer l’organisation des frères musulmans organisation terroriste. Le ministre égyptien de l’intérieur, pour sa part, a accusé les frères musulmans ainsi que d’autres groupes islamistes d’être derrière l’attaque avant même que enquête qui devrait jeter la lumière sur cette affaire et les parties derrière , ne soit achevée .

Le porte-parole des frères musulmans a lui-même condamné l’attaque qu’il considère visant l’unité du peuple.

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La justice égyptienne a officiellement interdit

La justice égyptienne a officiellement interdit, lundi 23 octobre, les activités des Frères musulmans et ordonné la confiscation des biens de la confrérie. La télévision égyptienne a donné lecture de l’arrêt de la justice .

Les avoirs de la confrérie ont déjà été confisqués le 17 septembre.

Les personnalités dirigeantes de la formation politique visées par cette sanction sont essentiellement le guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie, déjà placé en détention et Khairat Al-Chater, qui passe pour être le stratège et le grand bailleur de fonds des Frères musulmans.

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