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Le manque de développement régional, l’augmentation du taux de chômage et de pauvreté, sont des phénomènes sociaux synonymes de stagnation et de situation  alarmante en Tunisie, générant un  désespoir croissant chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues. Ce ne sont plus uniquement ceux qui ont décroché de l’enseignement qui sont en proie à la frustration. Ceux qui font l’école de la République sont eux aussi touchés et qui, après des années passées à l’université, obtiennent les diplômes qui ne sont que des contrats d’embauche à durée indéterminée. Donc le désespoir touche désormais tous les jeunes du pays !

Joint au téléphone par Africanmanager, Messaoud Romdhani, président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a dressé un tableau très sombre de  la situation des jeunes tunisiens notamment ceux des régions de l’intérieur.

Il a précisé que la pauvreté s’est «confortablement» installée essentiellement dans les régions intérieures de la Tunisie comme  Kairouan, Kasserine, à Sidi Bouzid, à Gasfa….La situation s’est encore plus dégradée ces dernières années, accentuée en particulier par la précarité de l’emploi  et l’érosion du pouvoir d’achat.

Il a, dans le même cadre, souligné que l’absence d’une stratégie de développement dans les zones défavorisées explique l’augmentation des tentatives de suicide et de criminalité, ainsi que l’enrôlement des jeunes dans les réseaux de recrutement et d’envoi au djihad.

« L’investissement dans les régions marginalisées et la création d’emploi permettront sans doute de vaincre le terrorisme et de mettre un terme aux fléaux de suicide et de migration clandestine »,a-t-il noté.

 Kairouan enregistre le taux le plus élevé de pauvreté avec 34%

Le président du FTDES a précisé  que le taux de pauvreté dans le gouvernorat de Kairouan est de l’ordre de 34%. ” En Tunisie, c’est le gouvernorat de Kairouan qui enregistre le taux le plus élevé de pauvreté. Cette région  est aussi connue par la hausse vertigineuse du phénomène de suicide vu l’absence des lieux de divertissements, des plans d’investissements au profit des jeunes habitants de la région en question”, a-t-il dit.

Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale et toutes les parties concernées à revoir leur stratégie de développement et à se mettre au travail afin d’assurer prioritairement les conditions d’une vie digne à leurs citoyens essentiellement dans les zones intérieures de la République.

A vrai dire et depuis la Révolution, les Tunisiens en général et surtout ceux des régions défavorisées étaient habités par l’espoir d’une vie  meilleure. On espérait une meilleure gouvernance du pays, une répartition plus équitable des ressources et des investissements entre les régions, des mesures en faveur des plus démunis … On n’y a vu que du feu!

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Messaoud Romdhani, président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES), a déclaré ce lundi 6 novembre 2017 à Africanmanger que le projet de la loi de finances 2018, n’a pas pris en considération les revenus de la classe moyenne et pauvre en Tunisie.

Il a encore expliqué que ceci  va surtout affecter  le pouvoir d’achat des Tunisiens déjà en dégradation, affirmant dans le même contexte, que le Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux avait averti à maintes reprises les parties concernées sur les répercussions attendues de cette loi.

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Le président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES), Messaoud Romdhani a affirmé ce lundi 6 novembre 2017 à Africanmanger que le taux de pauvreté dans le gouvernorat de Kairouan est de l’ordre de 34%. « En Tunisie, c’est le gouvernorat de Kairouan qui enregistre le taux le plus élevé de pauvreté. Cette ville est aussi connue par la hausse vertigineuse du phénomène de suicide. Ceci est expliqué par de nombreux facteurs dont notamment  l’augmentation du taux de chômage de jeunes diplômés et  l’absence des stratégies de développement , a-t- expliqué.

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Lors d’une conférence de presse tenue  ce mercredi 25 octobre 2017 à Tunis, l’observatoire social tunisien relevant du forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a annoncé que 1905 mouvements de protestation (collectifs et individuels) ont été recensés dans les différentes régions du pays et ce entre les mois de juin et septembre 2017.

Ces protestations ont connu une baisse durant le mois d’août (283) en comparaison avec le mois de juin (569) et de juillet (630). D’après Abdessatar Sahbani, responsable de l’observatoire, ” au mois de septembre, 423 mouvements de protestation collectifs et individuels ont été enregistrés. Ce chiffre devra connaître une augmentation en octobre et au cours des mois à venir tant que les revendications citoyennes n’auront pas été satisfaites “, a-t-il prévu.

Les mouvements de protestation observés en septembre se répartissent en 370 protestations collectives, 52 suicides et tentatives de suicide et un mouvement de protestation individuel.

Protestations : La région de Gafsa occupe la première place

D’après les données révélées par le FTDES, les protestations ont été observées notamment dans les régions de Gafsa (71), Kasserine (69) et de Kairouan (64).

En effet, 109 mouvements de protestation avaient un caractère administratif (des revendications pour le droit d’accès à l’eau potable, les coupures d’électricité), 62 mouvements avaient un caractère éducatif (pour dénoncer l’état des écoles) et 51 protestations à caractère social (le droit à l’emploi).

S’agissant des cas de suicide et tentatives de suicide, 52 cas ont été enregistrés au mois de septembre dont 34 dans la région de Kasserine (tentatives de suicide collectif d’enseignants suppléants) contre 32 cas au mois de juillet, 17 cas au mois d’août et 13 cas au mois de juin.

Les raisons de suicide ou tentatives de suicide sont généralement liées à la pauvreté, au chômage et aux conflits familiaux.

De même, quatre cas de suicide d’enfants de moins de 15 ans ont été enregistrés. En revanche, aucun cas de suicide ou de tentative de suicide n’a été enregistré chez les personnes âgées de 60 ans et plus.

71% des cas de suicide et tentatives de suicide ont été enregistrés chez la population âgée entre 26 et 35 ans et essentiellement chez les hommes (34) plus que les femmes (3).

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La vague d’immigration clandestine des jeunes Tunisiens grossit de jour en jour, vers la France et l’Italie notamment, surtout Lampedusa, une petite île italienne à mi-chemin entre la Tunisie et la Sicile connue de tous depuis la révolution tunisienne pour être la porte de l‘eldorado des migrants clandestins. Ce phénomène fait encore de nombreuses victimes et provoque de nombreux débats : Pourquoi un tel afflux d’immigrés vers l’Europe ? Pourquoi prennent-ils des risques assimilables à un suicide ? Pourquoi ? Ils se retrouvent face à un choix difficile : «Avancer, c’est mourir ; reculer, c’est mourir. Alors, mieux vaut avancer et mourir».

Récemment, au moins huit migrants sont morts noyés dans le naufrage de leur embarcation qui a heurté dimanche dernier une unité navale militaire tunisienne au large des îles de Kerkennah. Cette affaire a fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux concernant les circonstances et les causes de la collision.

C’est dans ce contexte que le procureur général de la direction de la justice militaire a fait savoir, hier mercredi, qu’il était ”trop tôt” pour déterminer les responsabilités juridiques dans l’accident en question. «L’enquête se poursuit, aussitôt informé de l’accident, le parquet militaire près le Tribunal militaire permanent de première instance de Sfax a diligenté une enquête pour déterminer les responsabilités», a-t-il dit.

Dans une déclaration accordée ce jeudi 12 octobre 2017 à Africanmanager, le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux, Messaoud Romdhani, a appelé le ministère de la Défense à ouvrir une enquête approfondie sur les circonstances de l’affaire. «Nous réclamons l’ouverture d’une enquête afin de connaitre les circonstances de cet incident et nous sommes très attachés au dévoilement de toute la vérité», a-t-il dit. Un sit-in de solidarité avec les familles des victimes et des personnes portées disparues lors de cet accident a été organisée ce jeudi 12 octobre à 17h devant le théâtre municipal de Tunis.

Sur un autre volet, il a assuré que suite aux événements de la Révolution du 14 janvier 2011, la Tunisie a connu une grosse vague de migration clandestine en direction des côtes italiennes, précisant que les difficultés que rencontrent les jeunes Tunisiens dans leur pays les poussent à préférer l’exode, même clandestin !

Aujourd’hui, il est urgent de décréter le problème de la migration clandestine comme étant une réelle priorité et de donner un signal fort sur la volonté d’apporter des solutions aux différents problèmes socioéconomiques. C’est dans ce contexte que le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’efficience du secteur privé restent aussi parmi les meilleures solutions qui pourraient contribuer efficacement à la promotion de l’emploi des jeunes.

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Quelque 1652 personnes, dont 1384 Tunisiens, ont été arrêtées pour migration non règlementaire entre janvier et septembre 2017, a révélé le rapport du 3ème trimestre de 2017 sur la migration irrégulière, réalisé par l’observatoire maghrébin des migrations relevant du forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES).
Les 164 opérations d’émigration non règlementaire interceptées de janvier à septembre 2017 représentent presque la moitié du nombre des opérations interceptées en 2011 qui se situait à 283, selon le même rapport présenté, lundi, lors d’une conférence de presse tenue au siège du FTDES à Tunis.
D’après les chiffres du ministère de l’intérieur cités dans le rapport, durant le premier semestre de 2017, 54 opérations d’émigration non règlementaire sur le sol tunisien ont été interceptées.
612 personnes ont été arrêtées dont 197 étaient de nationalité étrangère (32,2%). Les nationalités les plus fréquentes étaient le Nigeria 36,45%, la Côte d’Ivoire 25,38% et la Gambie 9,64%.
Le rapport indique que onze trafiquants ont été arrêtés durant le premier semestre de 2017, tous étaient de nationalité tunisienne.

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Abderrahmane Hedhili a annoncé, lundi, sa décision de démissionner de ses fonctions à la tête du Forum Tunisien pour les Droits Economiques et sociaux (FTDES) et de renoncer à sa qualité de membre du Comité Supérieur des droits de l’Homme et des Libertés fondamentale.
” Cette décision fait suite à la fermeture de la porte du dialogue avec le gouvernement et certains ministères concernant certains dossiers sociaux cruciaux à l’instar des mouvements sociaux et des migrants en Tunisie “, a-t-il expliqué à l’agence TAP.
Il s’est dit opposé à l’attitude ” passive” du gouvernement à l’égard des dossiers sociaux, déclarant que ” sa décision a été prise dans la volonté de préserver son organisation “.
Abderrahmane Hedhili a ajouté qu’il compte se consacrer à jouer pleinement son rôle d’activiste dans le champ social et à continuer de soutenir les protestataires.

Le comité de direction du FTDES avait annoncé, dans un communiqué publié, lundi, qu’il a approuvé la demande de démission d’Abderrahmane Hedhili après avoir tenté de le dissuader.
Selon le comité, il a été convenu à l’unanimité d’accorder le poste de Président à “Messaoud Romdhani.
Abderrahmane Hedhili a présidé le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux depuis sa création en 2011. Il a été parmi ses principaux fondateurs.
Le FTDES se veut une organisation non gouvernementale, neutre et indépendante des partis politiques et des institutions religieuses. Il œuvre pour le respect et la diffusion de la culture des droits économiques et sociaux à l’échelle nationale et internationale.

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L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), le forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), la ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et EuroMed droits (REMDH) dénoncent fermement la politique migratoire restrictive et inhumaine de l’Union Européenne.
Ces organisations expliquent dans un communiqué rendu public que l’UE, dans le cadre d’une gouvernance sécuritaire des migrations, se renferme de plus en plus sur elle-même, au détriment du respect de toutes les conventions internationales relatives aux droits des Migrants.
L’UE au lieu d’agir Humainement face aux flux migratoires en favorisant le sauvetage des vies et en leur offrant une protection préfère fermer ses frontières et s’engager dans un processus de refoulement des migrants irréguliers et l’encouragement au retour des migrants réguliers, précise le communiqué.

Les organisations signataires expriment tout leur soutien aux ONG de sauvetage qui se trouvent dans les eaux méditerranéennes et qui sont criminalisées par certains pays européens, lesquels veulent les réduire à l’inaction dans leur mission humanitaire de sauvetage en Méditerranée sud et laisser les migrants se noyer sans témoins.
Ces restrictions ont engendré l’arrêt de travail de trois bateaux de recherche et de sauvetage, les navires Iuventa de Jugend Rettet (arrêté et saisi le 2 août par les autorités italiennes et accusé de “favoriser l’immigration clandestine“), Prudence, affrété par Médecins Sans Frontière et Sea Eye, lesquels ont arrêté leur mission à cause de l’insécurité qui règne actuellement au sein de la Méditerranée, ajoute le communiqué.

La priorité pour les pays Européens est donc de garantir la cohésion de l’espace Schengen, en intervenant directement, dans le cadre d’une externalisation de la gestion de ses frontières, auprès des Etats Tiers afin qu’ils contrôlent ses portes. Pour y arriver, l’Europe est maintenant contrainte de se tourner vers la Libye, le pays principal à partir duquel les migrants prennent le départ pour appliquer la même démarche qu’elle a suivie avec la Turquie. Cette option risque de coûter plus cher que ce qui était prévu, mais l’UE semble prête à tout pour empêcher l’arrivée des migrants sur son territoire.

Les Organisations signataires décident de se constituer en comité de vigilance pour le suivi de cette situation dramatique et pour développer des actions de plaidoyer auprès des pays de l’UE, des Organisations internationales compétentes, de l’UA, des forces démocratiques en Libye et des autorités tunisiennes pour adopter une gouvernance basée sur les droits des migrations en Méditerranée, souligne le communiqué.
Les Organisations signataires appellent instamment les OSC en Europe à se mobiliser pour condamner les violations des droits et des réfugiés et les restrictions contraires aux normes internationales imposées aux ONG humanitaires de sauvetage en Méditerranée, tout en exprimant leur solidarité active avec ces Organisations.

Communiqué

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Le Forum Tunisien pour les Droits Economiques Sociaux (FTDES) a appelé, mardi dans un communiqué, les autorités gouvernementales à intervenir de toute urgence au profit des habitants de la délégation de Ben Guerdane (Medenine) qui observent un sit-in depuis plus de deux semaines pour protester contre la taxe imposée par la partie libyenne.
Le FTDES invite les autorités tunisiennes à négocier avec leurs homologues libyens afin de lever les taxes imposées au poste frontalier de Ras Jedir pour apaiser les tensions dans la région et rétablir une activité ordinaire au niveau du passage frontalier.
Le FTDES se dit étonné du “mutisme du gouvernement” face aux revendications des habitants de Ben Guerdane concernant l’application des accords relatifs au développement de la région ainsi que la résolution des problèmes en suspens entre les deux parties tunisienne et libyenne dans le but d’exonérer les habitants de Ben Guerdane de la taxe imposée à la frontière, lit-on de même source.
Le FTDES a dénoncé la politique d’atermoiement et d’indifférence adoptée par le gouvernement à l’égard de Ben Guerdane en dépit de la situation délicate qui prévaut dans la région dans les domaines sécuritaire et socioéconomique.
Le FTDES a réitéré son engagement à soutenir les habitants des régions défavorisées dans leur combat pour une vie digne.

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La Tunisie, notamment sa jeunesse, attend les retombées de la Conférence sur l’Investissement pour se bâtir un avenir obscurci présentement par le chômage. Ne nous leurrons pas, une très grosse partie des milliards qu’on a promis à la Tunisie sont des dettes que vont endosser les jeunes et les générations futures. Et ça va saigner pour rembourser ces emprunts colossaux, et les intérêts qui vont avec. Mais si c’est pour se donner une société plus prospère, d’une économie plus forte et génératrice d’emplois, le jeu en vaut la chandelle. Le seul hic c’est que la Tunisie de 2016 se démène, s’endette à tour de bras, s’agenouille presque devant les bailleurs de fonds du monde entier pour une catégorie de la population – les jeunes – qui voit son avenir partout sauf dans le pays. C’est ce que nous révèle l’étude coup de poing du Forum Tunisien pour les Droits Economiques Sociaux (FTDES), en collaboration avec la Fondation “Rosa Luxemburg Stiftung” (RLS)…

Cette enquête, intitulée “Les jeunes et la migration clandestine en Tunisie: Etude de terrain des stéréotypes, des pratiques et des attentes”, nous met à la face une réalité que beaucoup, en premier l’exécutif tunisien, auraient sans doute aimé planquer sous le tapis. En effet 45% des jeunes tunisiens sondés se disent prêts à prendre le large, même illégalement”. Gros malaise là. Presque la moitié des jeunes, d’après cette étude, cette frange pour qui on construit le pays et sans qui ce projet n’est pas viable, a de fortes envies d’évasion. Pire, 81% des jeunes interrogés sont disposés à financer une opération d’émigration clandestine ! Comme signe patent de la coupure très nette entre les aspirations des jeunes et leurs ainés, on peut difficilement avoir plus édifiant.

Il est important tout de même, avant d’aller plus loin sur la question, histoire aussi de couper l’herbe sous les pieds des sceptiques et autres grognards, que cette enquête est tout ce qu’il y a de plus sérieux et crédible, qu’elle est pilotée par 11 experts, dont 9 universitaires. Elle a pour but de faire la lumière sur les soubassements de la migration clandestine des jeunes tunisiens avant et après la révolution, et de cerner les raisons qui les poussent à se jeter sur les routes périlleuses de la migration, a confié à la TAP Romdhane Ben Amor, chargé de la communication au sein du FTDES.

Il faudra cravacher pour avoir des résultats

“Le FTDES ne cesse de souligner l’échec du modèle du développement tunisien qui s’illustre par l’augmentation de la migration clandestine”, a-t-il indiqué, ajoutant que près de 25 mille jeunes tunisiens ont déserté clandestinement le pays dans la seule période de la forte poussée révolutionnaire de 2011.
“Nous avons cru que les approches adoptées par les gouvernements successifs dans la gestion du dossier de la migration clandestine ont pu apporter des solutions alternatives, à part les accords signés avec l’Union Européenne, mais aucune amélioration n’a été observée dans le traitement de la situation économique et sociale des régions touchées par la migration clandestine”, a-t-il déclaré.

Le secrétaire d’Etat à la Migration, Radhouane Ayara, a affirmé hier dimanche, à Chebba, dans le gouvernorat de Mahdia, que le nombre d’émigrés clandestins tunisiens s’est situé entre 22 et 25 mille, durant les années qui ont suivi le départ précipité de Ben Ali. Il a embrayé en disant que les autorités actuelles ont pris à bras-le-corps ce fléau et ont sensiblement réduit ses proportions, jusqu’à 800 émigrés clandestins, depuis une année ou deux, grâce au concours des pays voisins. Il a tout de même reconnu que ce chiffre reste important. Et puis surtout – ça c’est Africanmanager qui le dit – ça ne veut nullement dire que, comme le démontre l’enquête du FTDES, le problème est réglé et que dans la tête des jeunes l’herbe en Tunisie est plus verte qu’ailleurs, loin de là. Nous attendons la prochaine étude pour établir des certitudes. Par ailleurs cela dépendra beaucoup de ce que fait actuellement le gouvernement pour extirper la jeunesse de son mal être. Le secrétaire d’Etat à la Migration a déclaré, dans une tribune de dialogue avec les jeunes, que prochainement le Conseil ministériel va se pencher sur un dispositif pour diriger les transferts de fonds des Tunisiens résidents à l’étranger vers les régions de l’intérieur, pour les y investir. Il a promis que des rencontres du même type seront organisées avec les jeunes tunisiens en France, Allemagne et Italie. Nous attendons de voir ce sur quoi tout cet activisme va déboucher…

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“119 suicides et tentatives de suicide ont été enregistrés au mois d’octobre 2016, un chiffre record depuis 2014”, a déclaré mercredi le sociologue Abdessatar Sahbani, responsable de l’Observatoire Social Tunisien relevant du Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES).
Lors d’un point de presse tenu au siège du FTDES à Tunis pour présenter les rapports des mois de septembre et octobre 2016 sur le suicide en Tunisie ainsi que les mouvements de protestation collectifs et individuels, Sahbani a en outre tiré la sonnette d’alarme sur l’évolution des tentatives de suicide collectif durant les mois de septembre et octobre 2016.
“Il s’agit d’une nouvelle forme de protestation faisant du suicide collectif un outil pour attirer l’attention, puisque les sit-in ne bénéficient plus d’une couverture médiatique “, a-t-il dit.

Sahbani a précisé qu’un total de 131 mouvements de protestation individuels a été enregistré au mois d’octobre dernier contre 113 au mois de septembre dont 103 cas de suicides et tentatives de suicide.
Au mois d’octobre, 63% des suicides ou tentatives de suicide ont été observés chez la tranche d’âge des 26-35 ans, tandis qu’au mois de septembre le plus grand taux, soit 49%, a été enregistré chez la tranche d’âge 36-45 ans, suivi de la tranche d’âge 26-35 ans qui a enregistré 34% de cas.

Deux suicides dans la tranche d’âge des plus de 60 ans (un homme de 81 ans et une femme de 90 ans) ont été également enregistrés au mois d’octobre (0 cas au mois de septembre), outre le suicide de 4 enfants âgés de moins de quinze ans durant la même période (1 seul cas au mois de septembre), a-t-il encore déploré.
S’agissant des mouvements de protestation collectifs, 855 protestations ont été enregistrées au mois d’octobre contre 674 mouvements au mois de septembre et 486 au mois d’août.
Sur ces 855 protestations collectives, 396 sont instantanées, 303 sont spontanées et 156 sont violentes.
Les mouvements de protestation se sont été essentiellement déclenchés pour des raisons administratives, éducatives et sociales au cours des deux mois de septembre et octobre.

Sahbani a, dans ce cadre, expliqué que les manifestations violentes tendent à augmenter dans le secteur éducatif tandis que les affrontements avec les forces de l’ordre ont été, d’après lui, très limités.
La région de Kairouan a enregistré le plus important nombre de protestations collectives pendant les deux mois, suivie de Sousse en octobre et Kasserine en septembre ainsi que Gafsa pour les deux mois.
L’intervenant a estimé que les solutions sécuritaires, le silence ou le détournement des réalités ne font qu’aggraver et intensifier ces mouvements.
” Le traitement de tous ces dossiers est possible par la mise en place de solutions opérationnelles et réalisables sur le court et le moyen terme “, a-t-il préconisé.

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Si ces informations se vérifiaient et parvienaient à être concrétisées, il serait juste de dire que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se serait enfin mis à appliquer la loi, à restaurer et instaurer l’autorité de l’Etat. Cela lui demandera certainement du temps, tant les procédures judiciaires seront longues et tant le risque d’un retour de bâton sera grand pour tout son gouvernement.

La première des informations a été rapportée par le FTDES (Forum tunisien des droits économiques et sociaux). Dans un communiqué, rendu public ce lundi 10 octobre 2016, le Forum dit que 9 individus devraient comparaître mercredi prochain devant le tribunal de première instance de Kasserine pour répondre de l’accusation d’entrave à la liberté de travail. L’accusation, toujours selon le communiqué qui stigmatise ce procès, fait suite à un Sit-in organisé le 3 avril 2013, par un ensemble de dits ouvriers des chantiers, des bénéficiaires de l’instrument 16 et des employés de l’hôpital de la localité de Majel Bel Abbess. Le même communiqué évoque aussi des convocations pour enquêtes judiciaires sur d’autres individus des villes de Meknassi, de Menzel Bouzaïane, de Tozeur, de Kasserine, de Sbeïtla et d’El Ayoun.

Si ces informations se vérifiaient, ce serait ainsi les premières actions de justice du genre qui seraient tentées pour faire prévaloir la liberté de travail, lutter contre les Sit-In qui entravent le déroulement d’un grand nombre de projets, économiques, d’infrastructure, publics et privés et qui ont été derrière le départ de nombre d’investisseurs étrangers de Tunisie vers des pays où les mouvements sociaux sont mieux régulés.

Une autre information qui pourrait signifier que le gouvernement de Youssef Chahed se rebifferait et exprimerait une réelle volonté de hausser le ton envers les «nouveaux Trabelsi», ces individus qui s’emparent des propriétés de l’Etat et les exploitent à des fins purement personnelles et matérielles sous couvert d’installation d’un nouveau schéma de développement, est rapportée ce lundi 10 octobre 2016 par un communiqué du ministère des domaines de l’Etat.

Réagissant en effet à la vente, publique et en présence de députés et de représentants d’au moins trois partis politiques (Ennahdha, le Front Populaire, le Parti de la bicyclette) qui applaudissaient le vol des récoltes de dattes de palmerais étatiques pour plus de 1,7 MDT, le ministère hausse en effet le ton. Le ministère, tenu par l’avocat Mabrouk Kechride, et qui considère ce qui s’est passé aux palmeraies de Jemna «nul et non avenu», affirme en effet sa détermination à «protéger les propriétés de l’Etat et à engager les poursuites civiles, pénales et administratives prévues par la loi pour poursuivre tous ceux qui ont exploité indument les biens publics par la vente ou par l’achat».

Reste cependant à savoir si tout cela n’est pas un simple bavardage, des menaces sans suite et une simple manœuvre politicienne qui n’aurait d’autre objectif que de calmer les esprits de ceux qui rappellent au chef du gouvernement son engagement à respecter la loi et restaurer l’autorité de l’Etat, engagement qui avait été la cause de sa venue au pouvoir.

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Le Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a dénoncé la Fatwa annoncée, lundi, par le Mufti de la République appelant à « ne plus manifester et à se consacrer au travail et aux études ».

Dans un communiqué rendu public lundi 26 septembre 2016, le FTDES a indiqué que l’office de la Fatwa s’est immiscée dans un domaine qui ne lui revient pas de droit, estimant que ces questions sont relatives aux affaires économiques et sociales.

Le forum a par ailleurs appelé la présidence du Gouvernement à assumer ses responsabilités en matière de protection de la Constitution, garant du caractère civil de l’Etat et fondé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit.

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Le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES)organise une Conférence de presse pour présenter son rapport sur : Le suicide et tentatives

Le Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES) a rendu public son rapport relatif au mois de juin sur les mouvements sociaux, les actes de suicide et de violences. Un rapport qui semble pessimiste à tous les niveaux. S’agissant des mouvements de protestation, il en ressort  un recul important durant le mois de juin 2016. Ce recul a été accompagné par une modification des revendications et de l’architecture régionale et des acteurs de ces actes de protestations comme c’est le cas dans les gouvernorats de Gafsa, Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid.
En effet, les régions du Sud, Sud-Est et Sud-Ouest connaissent une évolution des actes de protestations contextuels vers une forme d’accumulation de protestations commençant à défragmenter les principes de la société traditionnelle et classique et faisant émerger une culture protestataire différente en forme et en nature signant l’avènement d’une étape historique.

Le seul mois de juin 2016 a enregistré une accalmie dans les mouvements de protestations collectives et une évolution sensible à la hausse des mouvements individuels enregistrant, ainsi, un taux historique de 20 % par rapport au total des protestations enregistrées par l’Observatoire Social Tunisien.

Selon le FTDES, 319 mouvements de protestations collectives ont eu lieu dans 21 gouvernorats du pays. Le gouvernorat de Sidi Bouzid a connu le plus de mouvements collectifs, suivi par ceux de Kairouan, Kasserine, Médenine, Gafsa et Jendouba. Les gouvernorats côtiers ont toutefois connu moins de mouvements collectifs que ceux de l’intérieur du pays. Le gouvernorat de Médenine a enregistré une modification dans l’architecture des mouvements de protestations ainsi que le gouvernorat de Sfax qui n’a vu aucun événement protestataire collectif. Les îles de Kerkennah continuent à être le témoin d’un climat tendu.Le secteur administratif et institutionnel a connu le plus de mouvements de protestations durant le mois de Juin 2016.

Concernant les suicides, le rapport note que le paysage des mouvements de suicides et tentatives de suicides actuel ne permet pas d’établir des règles ni de résultats anticipés puisqu’il possède la caractéristique essentielle de volatilité et de variabilité extrême aussi bien par tranches d’âge, que par genre et  par région. Un recul important a été enregistré dans les actes de suicides et les tentatives chez les enfants de moins de 15 ans avec 3 actes et ce suite à la fin de l’année scolaire.

Selon les termes du rapport, une évolution à la hausse des actes de suicide et tentatives a été notée chez les jeunes entre 16 et 25 ans et les résultats de l’épreuve nationale de baccalauréat peut en être la cause. Il en résulte également une forte régression des actes de suicides et tentatives chez les jeunes de 26-35 ans. Les adultes dans la tranche d’âge entre 46 et 60 ans ont connu le plus fort nombre de suicides, essentiellement masculins, dont la raison essentielle est la précarité socio-économique. La tranche d’âge de plus de 60 ans a gardé la même architecture que les mois précédents .

Le gouvernorat de Nabeul a connu le plus grand nombre de suicides et tentatives de suicides, suivi par les gouvernorats de Kairouan, Jendouba, Kasserine et Sidi Bouzid.

Quant aux violences conjugales, familiales et sexuelles, le rapport révèle que ces dernières continuent à être ce que l’on relève le plus souvent au sein de l’Observatoire Social Tunisien et ce, même durant le mois de Juin 2016.La violence familiale a connu une augmentation en intensité et en nature durant ce mois de juin, allant jusqu’à l’assassinant de la mère et de la grand-mère par un jeune au moment de la rupture du jeûne.

Les agressions sexuelles ont connu un recul relatif contre les enfants mais une augmentation envers les jeunes filles et les femmes.
Les violence physiques, verbales, psychologiques ont été très présentes dans les médias durant le mois de Ramadhan, ce qui a poussé la HAICA à intervenir en retardant l’horaire de diffusion d’un feuilleton télévisé sur une chaîne privée en l’obligeant à mettre une étiquette de limitation d’âge, précise la rapport.

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Les mouvements de protestation ont enregistré une hausse importante au cours du mois de juillet dernier contre une baisse des cas de suicide, a annoncé, mercredi, Abdessatar Sahbani, responsable de l’observatoire social relevant du forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES).
Lors d’un point de presse tenu au siège du FTDES à Tunis, Sahbani a indiqué que 568 mouvements de protestation collectifs et individuels ont été enregistrés au mois de juillet 2016 contre 398 mouvements au mois de juin de la même année.
Les mouvements de protestations se répartissent entre 53 individuels et 504 collectifs et ce, en raison de la tension qui a marqué le paysage politique tunisien notamment suite au lancement par le Président de la République de l’initiative de former un gouvernement d’union nationale, selon Sahbani.
L’intervenant a ajouté que les mouvements de protestation sont dans leur majorité des mouvements spontanés (37%) contre 35% mouvements libres et 15% anarchiques.
Selon Sahbani, les coupures d’électricité dans plusieurs régions du pays, la non régularisation de la situation professionnelle de plusieurs employés, la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du taux de chômage sont les principales raisons de ces mouvements.
La même source a précisé que la région de Tunis a enregistré le plus important nombre de protestations (79), suivie de la région de Kairouan, Gafsa, Sidi Bouzid et Jendouba contre une baisse des protestations dans la région de Zaghouan qui n’a enregistré aucun mouvement de protestation pour le deuxième mois consécutif.
Par ailleurs, Sahbani a indiqué que le mois de juillet dernier a enregistré 53 cas de suicide contre 69 au mois de juin.
” Pour la première fois, le suicide a concerné la tranche d’âge 46-60 ans et principalement des mères de jeunes disparus qui avaient déjà menacé de se suicider en cas d’absence de réponse concernant le sort de leurs enfants “, a-t-il regretté.
Selon Sahbani, un autre cas de suicide a été enregistré chez une fille de 16 ans et ce, après avoir pris connaissance de ses résultats scolaires faisant savoir que le suicide chez les enfants est lié aux examens et aux résultats scolaires.
” Le suicide continue, également, à toucher les personnes âgées et ce, en raison du manque d’encadrement de cette catégorie sociale “, a-t-il ajouté.
De son côté, Massoud Romdhani, membre du FTDES a signalé la hausse des actes de violence enregistrés dans les espaces publics et privés, faisant remarquer qu’il s’agit d’un indicateur négatif de la société tunisienne.
” La violence est presque devenue une culture en Tunisie “, a-t-il prévenu.

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Le forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) pointe du doigt trois parties intervenantes dans la violation des droits économiques et sociaux de la femme travaillant dans le secteur du textile-Habillement à savoir, les chefs d’entreprises, l’Etat et la société civile, dans une étude qu’il a publiée récemment .
Les violations relatives aux employeurs concernent l’exigüité des lieux de travail, l’absence d’espaces consacrés au repas ainsi que l’absence de bonnes conditions d’hygiène, d’après une étude réalisée sur un échantillon de 28 entreprises exportatrices dans la confection, réparties dans les différentes délégations du gouvernorat de Monastir et de 260 femmes travaillant dans la confection.
En ce qui concerne les horaires du travail, l’étude a indiqué que 86% des entreprises utilisent le régime de 9 heures par jour (l’équivalent de 48 heures par semaine), dont une pose d’une demi-heure alors que 23,8% des entreprises adoptent le régime de 8 heures par jour.
Les relations employé-employeur dans le secteur sont marquées par l’absence de contrats du travail. D’après les statistiques de cette étude, 13% des entreprises emploient les femmes sans contrats de travail.
Outre, l’étude révèle l’absence des fiches de paie pour le règlement des salaires. 80% des ouvrières travaillent des heures supplémentaires, dont 42% de ces femmes ont déclaré qu’elles ne reçoivent pas une contrepartie pour ce travail.
Aussi, les ouvrières ne reçoivent pas des primes et ne sont pas adhérées à la CNSS. Le ¼ des ouvrières ne bénéficient pas de la couverture sociale
Plus que 60% des conflits dans le secteur revient à des problèmes de non règlement des salaires des employés.
90% des ouvrières considèrent que leurs salaires sont insuffisants
Les violations de l’Etat résident principalement dans le non respect des conventions relatives aux droits économiques et sociaux et le non accomplissement de la poursuite judiciaire à l’étranger lorsqu’un investisseur étranger viole les droits des ouvrières à travers la fermeture impromptue de l’entreprise.
Il s’agit également du blocage des procédures juridiques relatives à la violation de la loi liées à la couverture sociale, ce qui a causé un cumul des dettes auprès des entreprises.
En outre, l’Etat accorde plus de flexibilité aux lois régissant les sociétés à responsabilité limitée (SARL), lesquelles se contentent d’annoncer les difficultés et impacts de fermeture de leurs entités, en changeant la dénomination sociale sans garantir les droits des ouvrières.
Pour sa part, la société civile contribue de manière indirecte à la violation des droits des femmes travailleuses dans le secteur du textile. La société civile joue un faible rôle dans la défense des droits des ouvrières, qui est limité à l’action associative et syndicale dans la lutte contre les agressions.
Le nombre des ouvrières adhérant aux syndicats demeure faible soit 4 000 adhérentes parmi 56 000 ouvriers, soit moins de 10% du total des ouvriers.
L’étude a conclu que le rôle des associations dans la lutte contre ces violations est limitée et exige de ces dernières plus d’appui aux ouvrières.

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La société civile et les militants des droits de l’Homme en Tunisie ont, à maintes reprises, appelé le gouvernement à instaurer une loi pénalisant les agissements racistes. La dénégation du racisme constitue le principal obstacle entravant la lutte contre la discrimination raciale en Tunisie.

C’est dans ce contexte que le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRLDHT) et le Réseau euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme ont annoncé lors d’un point de presse tenu ce mardi 14 juin à l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) un projet de loi portant sur la criminalisation du racisme en Tunisie. Ce projet de loi visant à lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination a été déposé au bureau de l’ARP pour être discuté par l’une des commissions parlementaires, puis en plénière.

Dans une déclaration accordée ce mardi 14 juin 2016 à Africanmanager, Romdhane Ben Amor, chargé de communication du FTDES, a affirmé : « A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la discrimination raciale le 20 Mars 2016, nous avons décidé de créer une commission composée de trois associations. Cette nouvelle structure est chargée de dénoncer toute forme de ségrégation et de racisme en Tunisie. Ce matin, nous avons présenté le projet de loi portant sur la criminalisation du racisme en Tunisie à l’ARP. Ce projet est fondé sur de nouvelles approches éducatives, culturelles et judiciaires et il sera approuvé par les députés de l’ARP d’ici la fin de l’année en cours ».

Il a ajouté : « Nous incitons les décideurs et les législateurs à instaurer une loi contre le racisme et les discriminations raciales et appliquer des sanctions allant d’un mois à 3 ans de prison. Il est temps d’instaurer une loi condamnant et pénalisant la discrimination raciale. Je tiens à rappeler que le phénomène du racisme a pris de l’ampleur non seulement dans le sud tunisien mais aussi dans la capitale, nous avons reçu plusieurs plaintes sur des cas d’agressions et de violences contre des étudiants, des ressortissants africains ».

A noter que l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (AESAT) a, à maintes reprises,  alerté l’opinion publique sur le calvaire que vivent en Tunisie un certain nombre d’étudiants originaires des pays subsahariens. De nombreux étudiants ont été violemment agressés par des Tunisiens, dans l’indifférence générale des autorités tunisiennes.

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Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRLDHT) et le Réseau euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme ont annoncé lors d’un point de presse tenu ce mardi 14 juin à l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) un projet de loi portant sur la criminalisation du racisme en Tunisie.

Ce projet de loi visant à lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination devrait être déposé au bureau de l’ARP pour être discuté par l’une des commissions parlementaires, puis en plénière.

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Selon des données fournies, ce jeudi 12 mai 2016,  par le Forum Tunsien pour les Droits Economiques à Africanmanager, le mois d’avril 2016 a été marqué par 987 mouvements de protestations citoyennes dont 75 actes de suicide et tentatives de suicide et 912 mouvements collectifs, ce qui représente une augmentation assez conséquente par rapport au mois de mars de cette année.

D’après la même source, les médias tunisiens n’ont pas assuré une grande couverture médiatique de ces mouvements de protestation sociale enregistrés en avril 2016.

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Le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a critiqué, mercredi, les recommandations du dialogue national sur l’emploi organisé le 29 mars 2016, estimant qu’elles ne sont pas en mesure de résoudre la problématique du chômage en Tunisie.
Lors d’un point de presse tenu au siège du FTDES à Tunis, l’économiste Abdeljelil Bédoui a indiqué que les recommandations du dialogue national ne sont que des solutions provisoires et erronées. Il a estimé que ces mesures favoriseront la dilapidation de l’argent public à travers l’attribution de subventions financières aux
entreprises pour les inciter à embaucher les jeunes sans pour autant procéder à une évaluation.
Bédoui a signalé que le dialogue national sur l’emploi n’a pas prévu d’ateliers sur la relation entre l’emploi et le développement alors que, selon lui, la défaillance du modèle de développement est la principale cause de la hausse du taux de chômage en Tunisie qui a atteint fin de l’année écoulée 15,4%.
L’économiste a souligné que le problème du chômage nécessite l’organisation d’une conférence nationale sur le modèle de développement, indiquant que la société civile tiendra prochainement une conférence  sur ce sujet afin d’examiner les solutions susceptibles de résoudre efficacement la problématique du chômage.
De son côté, le président du FTDES Abderrahmane Hdili a mis en garde contre la prolifération des mouvements de protestation dans toutes les régions observés par une jeunesse désoeuvrée.
Il a ajouté que les autorités régionales et locales ont fermé leurs portes devant les manifestants, indiquant que cette situation ne pourrait que exacerber les tensions.
Hédhili a indiqué que le gouvernement refuse le dialogue avec les manifestants, l’appelant à ce titre à assumer pleinement ses responsabilités.

TAP

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