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Il y a quelques jours, le Conseil d’administration du FMI (Fonds monétaire international) achevait la première revue du programme économique de la Tunisie appuyé par un accord au titre du Mécanisme Élargi De Crédit (MEDC). L’achèvement de la revue permet aux autorités tunisiennes de tirer l’équivalent de 227.2917 millions de DTS (Droits de tirages spéciaux), qui est l’unité de compte du FMI, mais dont le rendu en USD peut varier, vers le haut ou vers le bas, en fonction du taux de change du dollar américain. Pour cette tranche, déjà encaissée par la BCT, c’est environ 319 millions de dollars, représentant un peu moins de 8 jours d’importation. Le 15 juin, les avoirs nets en devises remontaient ainsi à 102 jours d’importation, contre 94 jours la semaine dernière.

En contrepartie de ce crédit, le gouvernement s’était engagé à faire les réformes nécessaires qui devraient pérenniser les capacités de la Tunisie à rembourser cette dette. Il devait ainsi «réduire le déficit budgétaire pour stabiliser la dette publique en-dessous de 70 % du PIB à l’horizon 2020, tout en augmentant les dépenses d’investissement et les dépenses sociales», comme le rappelle le dernier communiqué du FMI. Mais aussi assurer un «resserrement de la politique monétaire et un assouplissement plus accru du taux de change », des mesures qui «contribueront à contenir l’inflation, améliorer la compétitivité et préserver les réserves internationales».

⦁ Un nouveau calendrier pour les crédits du FMI

Le FMI rappelle aussi que «pour parvenir à un rééquilibrage budgétaire propice à la croissance et soucieux de la dimension sociale, il sera essentiel de mettre en œuvre les mesures fiscales prévues pour 2018 et la nouvelle Direction des Grandes Entreprises, deux initiatives qui auront pour effet de renforcer l’équité fiscale».

Deux mesures fiscales majeures devraient ainsi figurer dans la Loi de Finance 2018 et concerner la TVA et l’impôt sur la plus-value immobilière. On notera par ailleurs que le communiqué du FMI parle déjà de la LF 2018, comme s’il en connaissait déjà le contenu. Au fait, il s’agirait plutôt d’un document qui a été remis au FMI par l’ancienne ministre des Finances, qui retrace les engagements tunisiens et a été mis à jour par l’équipe de négociation.

On lit aussi dans le dernier communiqué du FMI que son Conseil d’administration a «approuvé la demande de dérogations des autorités à l’égard de la non-observation de critères de réalisation sur les réserves internationales nettes, les avoirs intérieurs nets et le déficit budgétaire primaire». Il s’agit en fait de l’accord du FMI à la Tunisie, suite au retard pris par certaines réformes.

⦁ Où iront les 319 MUSD du FMI cet été ?

 Mais le Conseil d’administration du FMI a aussi «approuvé la demande des autorités pour rééchelonner l’accès aux ressources en six versements semestriels». En fait, la tranche de crédit devant être décaissée en octobre 2016 ayant sauté, la Tunisie a demandé à en répartir le montant sur le reste du programme. A partir de mars 2018 donc, les montants semestriels que devra empocher la Tunisie à l’issue de chaque revue augmenteront et seront décaissés, si tout va bien, selon un nouveau calendrier.

Pour la somme qui sera déboursée au cours de ce mois de juin 2017 (319 MUSD représentant 775, 192 MDT au cours de ce jour), précisons d’abord qu’elle sera versée au budget de l’Etat, même si elle pourrait figurer sur le tableau des réserves en devise qu’affiche la BCT.

Nous croyons par ailleurs savoir qu’une partie devrait être «dinarisée», ou convertie en Dinars, pour donner à l’Etat les moyens de lever le pied en matière d’endettement intérieur à travers les BTA (Bons de Trésors assimilables). Une mesure qui ne devrait pas trop plaire aux banquiers, dont certaines profitent de la manne des BTA pour réaliser d’importants bénéfices hors-exploitation. La «dinarisation» ne devrait cependant pas dépasser les 200 MUSD.

Le reste devrait d’abord aller payer deux très importantes factures incontournables : D’abord celle de l’importation des céréales et l’autre pour le gaz. On ne connait pas les montants, mais on nous assure que la seule facture de gaz pour la maison Tunisie pourrait bien «bouffer» large partie du crédit en devises. Des sources évoquent aussi l’imminent remboursement d’un crédit étranger qui pourrait être aussi payé sur les fonds du FMI. A la BCT, on nous assure cependant que le montant de ce remboursement est déjà provisionné et n’aurait donc pas besoin d’être tiré sur le crédit FMI.

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Les marchés africains, on en parle beaucoup, notamment les opérateurs économiques, qui rongent leurs freins, mais du côté de l’exécutif tunisien, il n’y a pas grand chose qui est fait pour accompagner les hommes d’affaires sur le continent. La dernière initiative en date du chef du gouvernement, Youssef Chahed, modeste du reste – visiter 3 pays africains en 3 jours – a fait pschitt, et le voyage a été reporté sine die. Pendant ce temps les Marocains, les Turcs, les Chinois, les Français, les Japonnais – et bientôt les Allemands – cavalent sur le continent, ramassant des contrats très juteux par centaines. Bon, côté tunisien il y a bien les initiatives de TABC (Tunisia-Africa Business Council), sous la houlette du président du groupe Loukil, Bassem Loukil, mais ne nous leurrons pas, sans une vraie diplomatie économique incarnée au plus haut sommet de l’Etat, point de salut pour la Tunisie en Afrique. En attendant ce qui prend des allures de miracle, alors que c’est simplissime pour le roi du Maroc, Mohammed VI, la Tunisie tient peut-être un moyen de briller un peu sur le continent avec la proposition de la Banque africaine d’import-Export (Afreximbank)…

Le vice-président du conseil d’administration d’Afreximbank, Omar Kamel, a indiqué que la banque a besoin de l’expérience industrielle tunisienne en vue de sa mise à profit dans les pays africains qui ont besoin, aujourd’hui, des industries de transformation pour valoriser leurs produits.
“La Tunisie devra bien exploiter la croissance réalisée par quelques pays africains, lesquels enregistrent, annuellement, des moyennes de croissance respectueuses, au cours de la dernière décennie, oscillant entre 3% et 5% “, a-t-il relevé dans une déclaration à l’Agence TAP, en marge d’une conférence organisée, ce jeudi, à Tunis, par ladite banque, au profit des exportateurs et investisseurs tunisiens pour faire connaître ses services.

Kamel a précisé qu’il s’est déplacé en Tunisie, à la tête d’une délégation de cinq hauts cadres, après une réunion tenue, auparavant, entre le président de l’Afreximbank et le gouverneur de la BC, pour rencontrer des responsables du gouvernement (le gouverneur de la BCT et la ministre des finances), ainsi que des représentants du secteur privé et bancaire en Tunisie et des entreprises économiques, en vue de booster les moyens de la coopération entre les deux parties et de concrétiser les projets publics et privés à financer.

Selon le responsable, la banque s’intéresse au financement de projets de l’infrastructure et des zones industrielles ainsi que des ports commerciaux. Il a ajouté que les pourparlers sont en cours avec des responsables tunisiens pour mieux définir ces projets.
Omar Kamel a souligné que ses pourparlers avec les responsables tunisiens ont permis de prendre connaissance des principales orientations du plan de développement tunisien 2016-2020 ainsi que des projets qui pourront être financés dans ce cadre.
Et de poursuivre que la banque cible le développement des exportations des entreprises tunisiennes vers l’Afrique. La banque veut tirer profit de l’expérience tunisienne dans le domaine industriel pour que certaind pays africains puissent s’en inspirer, notamment dans le domaine des industries de la transformation, de manière à permettre aux pays africains ayant un potentiel agricole important de réaliser une valeur ajoutée.

Afreximbank repart du bon pied en Tunisie

De son côté, le directeur des relations avec la clientèle René Awambeng a relevé que l’intention est de s’orienter vers la réouverture de l’agence de la Banque (Afreximbank), en Tunisie, laquelle a fermé ses portes vu son manque de rentabilité, niant que les événements politiques de 2011 soient la principale cause de la fermeture de cette agence. La cause principale de cette fermeture est que les entreprises économiques tunisiennes opèrent principalement avec les banques commerciales locales, a-t-il expliqué.
Il a souligné que la banque a fixé, au cours de la période 2017-2021, une nouvelle stratégie d’action qui s’ ’appuie sur le développement du commerce dans les pays africains et la promotion de l’exportation, en œuvrant au développement du secteur industriel.
Il a conclu qu’en Tunisie, les investisseurs et exportateurs pourront bénéficier du réseau de la banque au niveau des relations et données, en vue de développer le secteur de l’exportation.

La Banque africaine d’import- Export a été créée en octobre 1993 et siège au Caire (Egypte). Elle dispose de trois bureaux régionaux, situés au Zimbabwe, au Nigeria et en Côte d’Ivoire. Elle opère avec 42 Etats africains.
La banque dont le capital s’élève à 5 milliards de dollars vise à promouvoir le commerce intra africain, faciliter l’accès aux sources de financement, garantir et assurer les crédits, outre l’octroi de financements aux entreprises économiques africaines voulant développer leurs activités en Afrique
La banque, dont la Tunisie figure parmi ses fondateurs, présente plusieurs services, telles que la facilitation de l’exportation aux entreprises africaines ainsi que la réalisation des études économiques et consultations au profit de pays et entreprises voulant s’implanter en Afrique.

TAP

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La balance commerciale agroalimentaire a enregistré durant les quatre

La balance commerciale agroalimentaire a enregistré durant les quatre premiers mois de l’année en cours une baisse dans le taux de couverture des importations par les exportations, pour atteindre 51% contre 76,8% durant la même période de l’année dernière.

Cette baisse est due principalement à la chute des exportations de 34% , suite à la baisse de la récolte d’huile d’olive durant la dernière saison. En effet, sans compter les recettes provenant des exportations d’huile d’olive, la valeur des exportations baissent de 6% seulement. Les importations de leur côté enregistrent un léger recul de 0,6%.

La balance commerciale agroalimentaire enregistre, de ce fait, un déficit de 616 millions de dinars contre 293,9MD durant les quatre premiers mois de l’année 2013.

Les exportations des produits agroalimentaires ont enregistré durant la quatre premiers mois de 2014, une baisse de 14% en comparaison avec la même période de 2013, et ce suite à la baisse des recettes de l’huile d’olive de 74% (en valeur), passant de 400MD à 104,2MD et de 76% (en volume), passant de 78,3 mille tonnes à 19,1 mille tonnes.

La valeur des importations agroalimentaires ont atteint durant les quatre premiers mois de l’année 2014, l’équivalent de 1256,9MD, enregistrant ainsi une stagnation par rapport à l’année dernière. Cependant, certains produits ont enregistré une hausse en termes de valeur tels que le blé dur (+26%), le sucre (+56%), l’huile d’olive (+7%), les viandes (+7,5MD contre +2,3MD), et ce suite à l’augmentation des quantités importées.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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