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A défaut d’avoir fait capoter l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 et d’avoir pu convaincre la communauté internationale de le suivre dans son projet d’asphyxier Téhéran, à travers une batterie de nouvelles sanctions économiques, le président américain, Donald Trump, a une autre idée, machiavélique. En effet Washington veut inciter, par des pressions diverses, les pays qui achètent du pétrole iranien à cesser d’en importer, a confié jeudi 28 juin 2018 un responsable du département d’Etat à Reuters. “Notre préoccupation est de travailler avec les pays qui importent du pétrole d’Iran afin que le plus grand nombre possible d’entre eux ramènent leurs importations de pétrole iranien à zéro d’ici le 4 novembre“, a-t-il dit. “Nous sommes disposés à travailler au cas par cas avec les pays qui réduisent leurs importations“, a-t-il ajouté.

Dans cette optique, des émissaires de l’administration Trump ont débarqué dans des pays européens cette semaine et iront au Moyen-Orient et en Asie. Washington cherche à faire plier Téhéran pour le forcer à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Les USA sont “sincères concernant leurs efforts pour faire pression sur l’Iran afin qu’il change son comportement menaçant“, a indiqué ce responsable.
Washington veut également pousser les producteurs de pétrole du Golfe à en faire plus pour prendre la place de l’Iran sur le marché mondial, à partir de novembre.
Reste à convaincre les Chinois et les Indiens, deux des plus gros clients de l’Iran, de les suivre dans cette folle aventure. Il y a aussi la Turquie et l’Irak…

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La chef des affaires politiques des Nations Unies, Rosemary DiCarlo, a déclaré ce mercredi devant le Conseil de sécurité que l’Iran continuait de respecter les engagements inscrits dans l’accord de 2015 sur son programme nucléaire.

Depuis le début de la mise en œuvre de l’accord, le 16 janvier 2016, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) « a présenté à 11 reprises un rapport au Conseil de sécurité indiquant que l’Iran avait mis en œuvre ses engagements liés au nucléaire » dans le cadre de l’accord, le Plan d’action global conjoint (PAGC), a dit Mme DiCarlo qui présentait le rapport du Secrétaire général sur la question.

« Bien que Iran continue de respecter ses engagements dans le domaine nucléaire, l’accord est malheureusement à la croisée des chemins », a-t-elle ajouté, rappelant l’annonce du retrait américain de cet accord le 8 mai 2018.

« Le Secrétaire général regrette profondément ce revers pour le PAGC et estime que les questions qui ne sont pas directement liées au PGAC devraient être traitées sans préjudice de la préservation de l’accord et de ses réalisations », a souligné la chef des affaires politiques des Nations Unies. « Dans le même temps, le Secrétaire général appelle l’Iran à examiner attentivement les préoccupations exprimées par des États membres au sujet des activités iraniennes ».

« En ce qui concerne la mise en œuvre des dispositions relatives au nucléaire, j’ai le plaisir d’annoncer que le canal d’achat continue de fonctionner efficacement », a dit Rosemary DiCarlo.

En ce qui concerne les missiles balistiques, elle a indiqué que le rapport reflétait les informations fournies par Israël et l’Iran au Secrétaire général et au Conseil de sécurité sur deux lancements de missiles balistiques par l’Iran en janvier 2018, ainsi que les conclusions de l’ONU sur les missiles balistiques lancés par les Houthis au Yémen vers le territoire saoudien.

« Sur la base des informations et du matériel analysés, le Secrétariat évalue que les débris des cinq missiles lancés à Yanbu et Riyad depuis juillet 2017 partagent des caractéristiques de conception clés avec le missile balistique iranien Qiam-1. Nous estimons également que certaines parties des débris ont été fabriquées en Iran », a dit Mme DiCarlo.

Le Secrétariat de l’ONU a aussi examiné les armes et le matériel connexe saisis à Bahreïn après le 16 janvier 2016 et a obtenu des informations supplémentaires sur le navire chargé d’explosifs récupéré par les Émirats arabes unis. « Dans les deux cas, le Secrétariat est convaincu que certaines des armes et du matériel connexe examinés ont été fabriqués en Iran. Cependant, nous ne sommes pas en mesure de confirmer si ces articles ont été transférés d’Iran après le 16 janvier 2016 », a dit Mme DiCarlo.

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Requinqué par l’appui de l’ONU et de l’Union européenne, l’Iran sonne la résistance face au président américain, Donald Trump, et pose ses conditions pour rester fidèle à l’Accord sur le nucléaire paraphé à Vienne en 2015. Téhéran a établi mercredi 23 mai 2018 dans la soirée, en direction surtout des Européens, une liste de points jugés indispensables pour la survie de ce document qui avait beaucoup mobilisé le prédécesseur de Trump, Barack Obama.

Le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a dit ceci dans une allocution devant des dirigeants, dont le président Hassan Rohani, rapporte l’AFP :

Pression sur l’Europe et le Conseil de sécurité

– “Le départ des États-Unis est une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies [qui a entériné en juillet 2015 l’accord sur le nucléaire iranien conclu quelques jours plus tôt à Vienne entre Téhéran et les pays du groupe 5+1 – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne, NDLR]; les Européens doivent présenter une résolution contre les États-Unis au Conseil de sécurité pour protester contre cette action“.

Motus sur les missiles iraniens, le Hezbollah en Syrie…

– “Les dirigeants des trois pays européens (signataires de l’accord, Allemagne, France, Grande-Bretagne, ndlr) doivent s’engager et promettre de n’évoquer en aucune manière les questions des missiles iraniens et de la présence de l’Iran dans la région […] Tout le monde doit savoir que la République islamique d’Iran ne renoncera certainement pas aux éléments de sa puissance notamment en ce qui concerne sa défense“.

Tout le monde sait que l’Iran appuie le régime syrien, en lui envoyant surtout des conseillers militaires. Téhéran est aussi derrière les milices chiites et des formations politiques en Irak. On peut y ajouter le soutien au Hezbollah libanais et à des groupes palestiniens tels que le Hamas et le Jihad islamique. Il y a aussi les interventions au Yémen, face à la coalition pilotée par l’Arabie saoudite, l’ennemie historique…

Les ventes de pétrole iraniennes ne doivent pas en pâtir

– “Si les États-Unis réussissent à perturber les ventes de pétrole de l’Iran, les Européens doivent garantir l’achat de la quantité de pétrole que nous voudrions vendre” aux plus gros clients parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Japon et l’Union européenne.

Protéger les transactions commerciales

– “Les banques européennes doivent garantir” la possibilité de “transactions commerciales avec l’Iran“, alors qu’en ce moment c’est plutôt l’attentisme qui est de mise chez les ténors financiers européens, par crainte des foudres de Trump, qui pourrait facilement frapper aux Etats-Unis.

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Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi, près de leurs records de 2014, le Brent a fini pour sa part en hausse de 71 cents (+0,90%) à 79,22 dollars.
Selon Reuters, les craintes que les sanctions américaines contre l’Iran ne réduisent les exportations de brut du pays ont dopé les cours ces dernières semaines et le marché s’interroge désormais sur le risque de nouvelles sanctions à l’égard du Venezuela après la réélection de Nicolas Maduro.

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Le président américain, Donald Trump, espérait sans doute que l’Union européenne allait flancher et le suivre dans sa décision de déchirer l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, que Barack Obama a obtenu après un dur labeur. Et bien c’est raté. L’UE, par la voix de la chancelière allemande Angela Merkel, admet que l’accord “n’est pas parfait“, mais il n’est pas question de s’embarquer dans le train de Trump, terriblement inquiétant et dont la destination finale est inconnue.

Merkel a fait savoir ce jeudi 17 mai 2018 à Sofia devant la presse, au lendemain d’une réunion entre les 28 nations autour de ce sujet : “Chacun dans l’UE partage le point de vue que l’accord n’est pas parfait, mais que nous devrions rester dans cet accord et poursuivre des négociations avec l’Iran sur d’autres sujets, comme les missiles balistiques“, rapporte l’AFP.
Nous allons oeuvrer pour maintenir le cadre de l’accord de 2015 quelles que soient les décisions américaines“, a embrayé le président français, Emmanuel Macron.
Les Européens vont affirmer leur “engagement politique et faire en sorte que nos entreprises puissent rester” en Iran, a ajouté Macron. “L’accord de 2015 a besoin d’être complété par un accord sur le nucléaire après 2025, un accord sur les activités balistiques et la présence régionale“, a-t-il conclu.

En d’autres mots, l’UE a choisi de s’opposer frontalement aux Etats-Unis sur le dossier iranien. On verra comment le président américain va le prendre. Mais ce qui est sûr c’est que cette bronca n’empêchera pas Trump de poursuivre sa folle et dangereuse aventure en Iran. Sa décision d’installer l’ambassade des USA à Jérusalem avait provoqué un tollé mondial, ça ne l’a nullement troublé. Idem pour Georges W. Bush (un républicain comme Trump), que les millions de manifestants dans les rues des capitales occidentales n’avaient pas dissuadé d’envahir l’Irak en 2003…

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Les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran, a affirmé mercredi le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, au lendemain de l’annonce du retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

« À ce jour, l’AIEA peut confirmer que les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran », a déclaré Yukiya Amano dans une déclaration à la presse.

Selon lui, l’Iran est soumis au régime de vérification nucléaire « le plus robuste au monde» dans le cadre du Plan d’action global conjoint (PAGC), ce qui représente « un gain de vérification significatif ».

Dans cette déclaration, M. Amano a précisé que l’AIEA vérifie et surveille la mise en œuvre par l’Iran de ses engagements dans le domaine nucléaire dans le cadre du PAGC, tel que demandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies et autorisé par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA en 2015.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est déclaré mardi profondément préoccupé par l’annonce des Etats-Unis qu’ils allaient se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (PAGC) et qu’ils allaient commencer à rétablir les sanctions américaines à l’égard de l’Iran.

L’accord sur le nucléaire iranien a été signé à Vienne, en Autriche, en juillet 2015, par huit parties prenantes : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’Allemagne, l’Union européenne et l’Iran. L’accord a pour but de faire cesser le programme nucléaire iranien et d’obtenir la levée des sanctions économiques.

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La justice iranienne a interdit l’utilisation de l’application de messagerie sécurisée Telegram pour des raisons de sécurité nationale, rapporte Reuters.

Il y a une douzaine de jours, l’Iran avait déjà interdit aux organismes de l’Etat de se servir de Telegram, application largement utilisée par les médias, le personnel politique, les entreprises mais aussi les citoyens ordinaires.

Toujours selon Reuters, Telegram avait jusqu’ici 40 millions d’utilisateurs en Iran. Le gouvernement bloque sur internet l’accès à de nombreux sites considérés comme criminels ou choquants mais beaucoup d’Iraniens contournent ce filtre en utilisant un logiciel VPN qui fournit des liens cryptés à des réseaux privés basés à l’étranger. Cela permet à l’internaute d’utiliser son ordinateur comme s’il se trouvait dans un autre pays.

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, obsédé – terrorisé est plus juste – par l’Iran et son programme nucléaire, on le savait, mais ce qui est nouveau c’est sa débauche d’énergie, à coups de vidéos, photos, graphiques et tout le toutim, pour démontrer que Téhéran est réellement dangereux et qu’il faut s’en soucier. C’est la très improbable démonstration à laquelle s’est livré Netanyahu lundi 30 avril 2018 dans la soirée. Une mise en scène qui rappelle les contorsions du secrétaire d’État américain, Colin Powell, le 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, avec sa fameuse fiole et ses photos, pour “vendre” la guerre contre Saddam Hussein, un hameçon auquel personne n’avait mordu.

Pourtant Netanyahu était de sortie ce mardi, dans plusieurs chaînes américaines, pour marteler qu’Israël ne veut pas d’une guerre contre l’Iran, rapporte Reuters. Mais peut-on le croire ?
Nul ne cherche ce genre de développement“, a-t-il déclaré sur CNN après son exposé la veille des éléments de preuve sur la réalité d’un programme nucléaire militaire clandestin en Iran.
L’Iran est le pays qui change les règles dans la région“, a-t-il indiqué. Une accusation que ne renierait pas le président américain, Donald Trump.
Le Premier ministre israélien a affirmé lundi que l’Iran ne s’est pas débarrassé de ses installations et techniques de fabrication depuis l’accord de Vienne et continue depuis juillet 2015 de hausser “son savoir-faire en matière d’armes nucléaires“.

Fait inquiétant : Netanyahu a dit ce matin sur Fox News, le canal de prédilection du président américain et des républicains, qu’il est convaincu que Trump prendrait “la bonne décision“. Quelle décision ? Bombarder l’Iran ?
Le régime (iranien) avait un programme d’armes nucléaires secret et tente dans le cadre de ce très mauvais accord de se doter d’un arsenal nucléaire. Il ne devrait pas le pouvoir. Il faut vraiment un nouvel accord“, a-t-il dit, our nuancer. Mais les craintes d’une action militaire, même ponctuelle, ne sont pas dissipées pour autant, avec les risques que l’on sait pour la région et le monde. L’Iran n’est pas la Syrie !

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Un camouflet à l’ONU pour le président américain, Donald Trump. Un de plus. En effet les Nations unies ont redit ce lundi 23 avril 2018 leur appui à l’accord sur le nucléaire iranien, que l’ex-président américain, Barack Obama, avait conduit de bout en bout, non sans difficultés. Trump est donc de plus en isolé dans sa volonté d’enterrer cet accord et d’en découdre avec l’Iran. Le président français, Emmanuel Macron, en visite d’Etat à partir de ce lundi à Washington, tentera de prêcher la bonne parole auprès de Trump, rapporte Reuters.

Le Plan global d’action commun continue d’être le meilleur moyen d’assurer la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire de l’Iran et de concrétiser les bénéfices économiques tangibles promis au peuple iranien“, a indiqué la Haute-Représentante de l’Onu pour les dossiers de désarmement, Izumi Nakamitsu.
Cornel Feruta, haut responsable de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a déclaré de son côté que l’accord de Vienne a permis un contrôle effectif du programme nucléaire iranien. “L’Iran est aujourd’hui soumis au plus robuste régime de contrôle nucléaire et l’Iran applique les engagements relatifs au nucléaire contenus dans le JCPOA“, a-t-il ajouté.

En dépit de toutes ces assurances, l’envoyé américain pour la non-prolifération, Christopher Ford, n’en démord pas : L’Iran reste dangereux. Il “conserve la capacité à se positionner lui-même, d’ici plusieurs années, à un stade dangereusement proche d’une militarisation rapide“, a-t-il dit.
En face la Russie et la Chine ont choisi leur camp : Ils feront tout pour bloquer toutes les initiatives de Trump visant à torpiller l’accord avec l’Iran, conforté par une résolution du Conseil de sécurité, a affirmé le chef de la diplomatie russe ce lundi.. Après la guerre commerciale, un autre conflit entre Pékin et Washington se profile…

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Menace pour menace. Le président iranien, Hassan Rohani, requinqué pas ses succès en Syrie, aux côtés de la Russie, ne s’est pas dégonflé face aux bruits de botte du président américain. Ce lundi 09 avril 2018, il a déclaré à propos de l’Accord nucléaire que le président Barack Obama a eu tant de mal à faire signer : “Nous ne serons pas les premiers à violer l’accord mais ils (les États-Unis, NDLR) doivent impérativement savoir qu’ils le regretteront s’ils le violent“, a lâché Rohani dans une allocution à l’occasion de la Journée nationale de la technologie nucléaire.
Nous sommes bien plus préparés qu’ils ne le pensent, et ils verront que s’ils violent cet accord, en une semaine, en moins d’une semaine, ils en verront le résultat“, a-t-il ajouté, rapporte l’AFP.

Si les États-Unis “se retirent (de l’accord), cela signifiera qu’ils ne tiennent pas parole. Cela ternirait leur réputation et leur dignité sur la scène internationale“, a encore indiqué le président iranien. Et il n’a pas tort, vu la cote de popularité de Trump dans le monde.
Cela fait 15 mois que ce monsieur, arrivé au pouvoir en Amérique, lance des allégations“, a affirmé Rohani, mais “les bases (de l’accord nucléaire) sont restées solides pendant ses 15 mois de pression“. Il est vrai que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé début mars que Téhéran “remplit ses engagements“. Ce n’est pas la première fois que l’AIEA le dit du reste, mais Trump est complètement fermé aux arguments des inspecteurs de l’ONU et s’en tient à sa promesse d’avoir le peau de “l’Accord d’Obama”…

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Renversement de situation en Syrie. La Russie et l’Iran, qui ont massivement aidé le régime de Bachar Al-Assad à se sortir d’une situation désespérée, récoltent les fruits en dictant le tempo et en façonnant l’avenir de ce pays déchiré depuis 2011. Mercredi 04 avril 2018, les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Hassan Rohani, seront à Ankara, en Turquie, pour un sommet sur la Syrie, rapporte l’AFP. La Turquie qui a gagné dernièrement ses gallons de belligérant dans le conflit en faisant incursion au Nord de la Syrie pour dicter sa loi aux Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde. Et les Occidentaux dans tout ça ? Et bien ils ne sont plus aux avant-postes. En fait la France et les USA sont plus préoccupés par le combat contre Daech, qu’ils partagent d’ailleurs avec Moscou, Téhéran et Ankara. Les Occidentaux se sont un peu détournés des questions politiques et de la configuration du futur du pays, ce qui dégage la voie à Al-Assad et ses soutiens…

La Russie, l’Iran et la Turquie ont mis sur les rails en janvier 2017 l’accord d’Astana, un dispositif qui écarte Washington et qui contrebalance ouvertement les pourparlers sous la houlette de l’ONU, avec d’ailleurs un certain succès. En effet quatre “zones de désescalade” ont vu le jour en Syrie, ce qui a permis de faire chuter les violences dans certaines zones, même si cela ne veut pas dire qu’un règlement est pour demain, en raison justement des agendas et intérêts divergents des trois protagonistes.

Pour Sinan Ulgen, président du Center for Economics and Foreign Policy (Edam), domicilié à Istanbul, les trois pays récoltent les fruits de leurs efforts militaires conséquents pour orienter le cours du conflit. “Pendant longtemps, les forces occidentales n’ont pas voulu s’engager militairement. Ainsi, la Syrie se trouve désormais divisée en différentes zones d’influence reflétant la présence militaire de ces pays“, indique ce professeur invité à Carnegie Europe.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé le 30 mars 2018 le retrait imminent de ses troupes en Syrie, vu que Daech en tant qu’organisation sera bientôt atomisé. Une annonce qu’ont dû savourer Russes et Iraniens, plus assurés que jamais d’avoir bientôt les pleins pouvoirs, en Syrie et dans toute la région…

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Pas de doute : l’Iran terrorise l’Arabie saoudite. Au point que le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed ben Salman, s’est laissé aller à une confidence terrible et irresponsable, pour un homme de son rangn des propos aux conséquences incalculables. Dans un entretien accordé à la chaine CBS et qui sera diffusé intégralement ce dimanche, ben Salman a affirmé que si Téhéran acquiert la bombe atomique, Riyad suivra ses pas “aussi vite que possible“, rapporte Reuters ce jeudi 15 mars 2018.

L’Arabie saoudite ne veut pas acquérir la bombe atomique mais il ne fait aucun doute que si l’Iran en mettait une au point, nous suivrions aussi vite que possible“, a dit le prince héritier saoudien. Voilà, maintenant on le sait : l’Arabie saoudite, qui a cassé sa tirelire dernièrement pour se payer le fameux système de défense russe, n’a pas l’intention de stopper sa course folle, à cause de la terreur que lui inspire son puissant et imprévisible voisin chiite…

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L’Iran et la Suisse ont signé un contrat d’un montant de 1,3 milliard de dollars pour la construction de 960 rames de métro destinées à l’Iran, rapporte le quotidien Financial Tribune.

L’accord a été signé entre l’Organisation pour la rénovation et le développement industriel de l’Iran et le constructeur de trains suisse Stadler Rail.

L’ambassadeur de Suisse en Iran, Markus Leitner, et le vice-ministre iranien de l’Industrie, des Mines et du Commerce, Mansour Moazzami, ont participé à la cérémonie de signature.

Stadler Rail financera le projet avec une période de remboursement s’étendant sur 14 ans. Le projet est garanti par l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation.

D’après la même source, l’accord prévoit que Stadler Rail transférera le savoir-faire technique requis à l’Iran.

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L’Union européenne a choisi son camp : celui de l’accord international (signé par les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et l’Iran) sur le nucléaire iranien, qui tient depuis 2015 et que le président américain, Donald Trump, s’est juré de démolir. La patronne de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, aux côtés des ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique, l’a clairement dit ce jeudi 11 janvier 2018 à Bruxelles, en présence du ministre iranien des Affaires étrangères. Selon le MAE français, Jean-Yves Le Drian , “cet accord de non-prolifération est essentiel et il n’y a pas d’alternative. Il est important que l’ensemble des parties prenantes respectent cet engagement commun et, en conséquence, que nos alliés américains le respectent aussi“, rapporte Euronews.

Les diplomates européens, qui viennent de faire une fleur à Téhéran en défiant ouvertement Washington, demandent en retour que les autorités iraniennes s’activent pour ramener un peu de calme au Proche-Orient. “En parallèle nous devrions nous concentrer sur ce que l’Iran peut faire pour résoudre la crise au Yémen, pour favoriser la paix en Syrie et pour aider à résoudre d’autres questions dans la région“, indique le patron de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Par contre, deuxième fleur faite à l’Iran : les Européens se sont abstenus de critiquer publiquement Téhéran pour la répression des dernières manifs qui a fait 21 morts…

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Une série de huit séismes d’une magnitude d’au moins 5 a touché jeudi la frontière irano-irakienne, touchant Bagdad et certaines parties de la campagne irakienne, relate l’AFP.

Elle a frappé la même région qui a été victime d’un important tremblement de terre en novembre, qui avait fait plus de 530 morts.

Selon la Commission géologique américaine (USGS), sept séismes ont eu lieu près de la ville irakienne de Mandali, et un huitième est survenu près de Mehran dans l’ouest de l’Iran. Les séismes ont eu lieu à un intervalle de moins d’une heure l’un de l’autre à partir de 06h59 GMT.

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Les autorités iraniennes, qui ont très peu apprécié l’immixtion du président américain, Donald Trump, dans les affaires du pays, lui qui a déclaré qu’il prend fait et cause pour les manifestants, ont décidé de faire face et de monter le ton. L’Organisation de l’énergie atomique iranienne (OEAI) a déclaré ce mercredi 10 janvier 2018 que le pays a la capacité d’enrichir rapidement et en quantité son uranium – entendez par là pour l’utiliser dans le processus de fabrication d’une bombe nucléaire – si les Etats-Unis, comme menace de le faire Trump, rétablissent les sanctions économiques contre le pays.

Tout allait bien depuis l’accord international de Vienne paraphé en juillet 2015, après un travail colossal de Barack Obama. L’Iran depuis n’a pas transgressé les règles du jeu et a agi sous les radars de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), laquelle a d’ailleurs dit et redit que Téhéran s’en tenait à ses engagements. Puis est arrivé Trump, qui dès ses débuts à la Maison Blanche a porté des coups de canifs à cet accord en déclarant que l’Iran trichait, sans la moindre once de preuve et malgré les dénégations des inspecteurs de l’ONU. On saura dans quelques jours si le président américain ira jusqu’au bout en décrétant le retour des sanctions sur les exportations de pétrole iranien, une inititive que bien entendu il prendrait seul, sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais ça Trump s’en moque, comme on l’a vu avec sa décision sur Jérusalem…

Si la suspension (des sanctions) n’est pas reconduite, ce sera une violation de l’accord (de Vienne) et la République islamique d’Iran, naturellement, prendra les mesures nécessaires“, a déclaration à la télévision iranienne Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’OEAI.

Nous sommes en mesure d’accélérer nos travaux dans de nombreux domaines, notamment dans celui de l’enrichissement (d’uranium) (…) Le gouvernement américain devrait bien réfléchir“, a-t-il ajouté.

Si les Etats-Unis ne respectent pas leurs engagements, (…), la République islamique d’Iran prendra des décisions qui pourraient affecter sa coopération actuelle avec l’Agence internationale de l’énergie atomique”, a indiqué pour sa part le directeur de l’OEAI, Ali Akbar Salehi.

Majid Takht Ravanchi, un conseiller du président iranien Hassan Rohani, a dit ce mercredi qu’avec un homme “imprévisible“, comme Trump, tout est possible. “Nous sommes préparés au pire des scénarios, sur le plan politique mais aussi sur le plan économique“, a-t-il conclu.

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L’Iran est dans le collimateur de la communauté internationale, suite à la répression sanglante des manifestations de la jeunesse depuis jeudi dernier. Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), Zeid Ra’ad al Hussein, a invité ce mercredi les autorités iraniennes à respecter le droit des citoyens à s’exprimer et revendiquer. Le texte évoque la vingtaine de décès depuis le début de la grogne et exige “des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales sur tous les actes de violence qui ont eu lieu“, rapporte Reuters.

Il faut “un effort concerté des autorités pour garantir que la réponse de l’ensemble des forces de sécurité soit proportionnée et strictement nécessaire et totalement conforme au droit international“, ajoute al Hussein. Une mauvaise affaire pour le régime, qui était un peu revenu dans les bonnes grâces de l’ONU après les avancées notables de l’Accord sur le nucléaire…

Le président américain, Donald Trump, qui a fait de Téhéran son éternel ennemi, n’a pas manqué de profiter de cette agitation en Iran pour se faire oublier pendant un certain temps, lui qui était jusqu’ici le centre du monde après sa décision de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Trump s’est même payé le luxe de tirer sur le régime iranien et d’afficher sa sympathie pour le peuple iranien. Une envolée complètement tombée à plat tant elle est peu crédible.

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Neuf personnes, dont six manifestants, un enfant, un policier et un membre des Gardiens de la révolution -l’armée d’élite du régime- ont été tuées dans la nuit dans le centre de l’Iran lors de violences liées au mouvement de contestation qui secoue le pays depuis jeudi, relate l’AFP.

Les six manifestants ont été tués dans des affrontements avec les forces de l’ordre alors qu’ils tentaient de prendre d’assaut un poste de police de la ville de Qahderijan, dans la province d’Ispahan, a précisé la source.

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Dans les événements de la nuit dernière, malheureusement, une dizaine de personnes au total ont été tuées dans plusieurs villes“, a dit la télévision publique ce lundi 1er janvier 2018 au sujet des manifestations qui ont agité le pays hier dimanche 31 décembre 2017. Elle a, tout de même, chargé la barque des manifestations en mettant bien en évidence les dégâts qu’ils ont provoqués. Mais cette répression sanglante est loin d’avoir calmé les ardeurs de la jeunesse, ce lundi des appels sur les réseaux sociales appellent à poursuivre le mouvement contre le pouvoir et l’envolée des prix, rapporte l’agence Reuters.

Rappelons que des dizaines de milliers de personnes battent le pavé depuis jeudi dernier sur toute l’étendue du territoire. Ce sont les plus grosses manifs depuis celles de 2009 qui exigeaint des réformes.
Le président Hassan Rohani y est allé de son appel au calme et même de ses menaces, mais rien n’y fait. Frappés par le chômage, qui toucheraient 30% des jeunes, ulcérés par la corruption et la montée des prix, les citoyens sont décidés à se faire entendre par un pouvoir sclérosé et qui a tendance à s’emmurer dans l’archaïsme de pratiques d’un autre temps que la jeunesse, par définition plus portée vers la modernité, digère de moins en moins. Les manifestants pointent également l’appétit du pouvoir chiite pour la bataille confessionnelle contre l’Arabie saoudite, laquelle déstabilise l’Irak, la Syrie, le Liban et toute lé région…

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Retrouvailles au sommet entre deux des meilleurs ennemis des Etats-Unis : La Russie et l’Iran. Ce mercredi 1er novembre 2017, Vladimir Poutine est allé voir, à Téhéran, le gratin des dirigeants de la République islamique pour des dossiers clés : la Syrie, l’accord sur le nucléaire iranien et la consolidation des liens économique entre les deux pays, rapporte l’AFP.

La Russie est un pays ami […] et le partenaire stratégique de l’Iran“, a affirmé le président iranien, Hassan Rohani, au terme de son entretien avec Poutine.
Repris par un communiqué de la présidence iranienne, Rohani a invité à “un renforcement de la coopération bilatérale” entre Moscou et Téhéran. En Syrie, “la coopération de l’Iran et de la Russie a eu un grand effet dans la lutte contre le terrorisme” a-t-il indiqué.
D’après Rohani, l’homme fort de la Russie, et même au-delà, a garanti à l’Iran son appui pour tenir tête au président américain, Donald Trump, qui a menacé de déchirer l’accord sur le nucléaire, paraphé en 2015 au bout d’âpres négociations.

Ce qu’on sait, pour le moment, c’est que cette visite a permis au ténor russe des hydrocarbures, Rosneft (une entreprise semi-publique), de signer un accord avec la société publique pétrolière iranienne Nioc. Il est question d’une “feuille de route” pour monter des projets communs dans le secteur de la production de pétrole et de gaz en Iran.
Le patron de Rosneft, Igor Setchine, a affirmé, d’après l’agence Interfax, que “toute une série” de gisements seront exploités avec des partenaires iraniens pour un “investissement total” pouvant atteindre “30 milliards de dollars“…

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