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Les 26 délégations qui ont commenté aujourd’hui le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à l’Assemblée générale ont fermement appuyé le Plan d’action global commun sur le dossier nucléaire iranien.  Dans une résolution adoptée par consensus, l’Assemblée réaffirme d’ailleurs son « appui énergique » à l’Agence pour le rôle incontournable qu’elle joue en encourageant et en facilitant la mise au point et l’application pratique des utilisations de l’énergie atomique à des fins pacifiques.  Face aux appels à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a posé comme condition « le rétablissement de la confiance pour dépasser une méfiance bien enracinée entre la RPDC et les États ».

L’Iran, affirme le Directeur général, M. Yukiya Amano, dans la déclaration qu’il a fait distribuer en s’excusant de son absence, respecte tous ses engagements en vertu du Plan d’action global commun.  L’AIEA continue, dit-il, de vérifier le non-détournement des matériels nucléaires déclarés par l’Iran en vertu de l’accord de garanties et à évaluer l’absence de matériels et d’activités non déclarées en Iran.

De l’avis même de l’AIEA, a relevé aujourd’hui l’Iran, mon pays fait l’objet de la « vérification la plus stricte au monde ».  Or, s’est-il indigné, l’Administration américaine actuelle, en violation de ses engagements internationaux, s’est retiré du Plan d’action et a imposé, une nouvelle fois, ses sanctions illégales, forçant, « avec une certaine audace », les autres pays à piétiner l’accord et la résolution 2231 (2017) du Conseil de sécurité ou à subir ses foudres.

Signataire du Plan d’action, l’Union européenne a souligné sa détermination à travailler avec la communauté internationale pour le préserver.  Aussi longtemps que l’Iran respectera ses engagements, nous appuierons la mise en œuvre pleine et efficace de l’accord, a souligné l’Union européenne, qui a néanmoins réitéré son appel à l’Iran pour qu’il continue à obéir strictement à tous ses engagements nucléaires et qu’il coopère pleinement avec l’AIEA.  La ratification rapide du Protocole additionnel aux accords de garanties généralisées est « essentielle », a insisté l’Union européenne.

L’Iran a affirmé qu’il restera engagé en faveur du Plan d’action tant que tous les autres signataires honoreront pleinement et, dans les temps, leurs engagements.  Ce Plan, a-t-il souligné, reconnaît d’ailleurs son « droit discrétionnaire » de cesser d’honorer tous ses engagements ou une partie, si les sanctions levées sont réintroduites ou réimposées.  La communauté internationale a la responsabilité de préserver le Plan d’action, en rejetant les mesures unilatérales et illégales des États-Unis, a conclu l’Iran, après que la Fédération de Russie, autre signataire du Plan, a salué l’accord comme un « document équilibré qui tient compte des intérêts des différentes parties signataires » et qui mérite d’être soutenu et mis en œuvre.

En revanche, l’AIEA demeure préoccupée par le programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), dont les activités nucléaires sont une violation claire des résolutions du Conseil de sécurité.  L’Agence souligne sa disposition à jouer un rôle essentiel dans la vérification du programme coréen si un accord politique est conclu entre les pays concernés.  La RPDC a rejeté « catégoriquement » un rapport qui néglige les développements positifs de cette année et qui poursuit sur la voie « des préjugés et des distorsions ».  Cela prouve, a-t-elle tranché, que l’AIEA a perdu son impartialité d’organisation internationale et qu’elle est manipulée à des fins politiques « impures ».

La RPDC a plutôt appelé la communauté internationale à répondre aux mesures de bonne volonté qu’elle a prises.  Au Sommet du 12 juin dernier, avec le Président américain, le Président Kim Jong-un avait réaffirmé son intention de travailler à une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne, a rappelé le Japon, qui a dit attendre de la RPDC des « étapes concrètes ».  La paix et la stabilité de la péninsule coréenne, a prévenu la RPDC, ne seront garanties qu’une fois que les relations hostiles qui durent depuis plus d’un demi-siècle prendront fin et que de nouvelles relations seront établies entre la RPDC et les États-Unis, sur la base de la confiance mutuelle et de la coexistence pacifique.  « Le rétablissement de la confiance pour dépasser une méfiance bien enracinée entre la RPDC et les États-Unis doit venir avant la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », a-t-elle précisé.

L’Union européenne a exhorté cette dernière à prendre d’emblée des mesures concrètes pour s’embarquer de manière « crédible » vers une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible et à maintenir sa suspension déclarée des essais nucléaires et des missiles balistiques.  D’ici là, a prévenu l’Union européenne, nous continuerons à respecter strictement les sanctions existantes et à appeler tous les États à le faire aussi.  Pour l’Union européenne, l’AIEA joue un rôle essentiel dans la vérification du programme nucléaire de la RPDC.  La Chine a appuyé l’AIEA dans sa gestion du dossier alors que la Fédération de Russie ajoutait que même si elle ne prévoit pas de ressources pour le démantèlement des installations nucléaires, l’Agence n’en réitère pas moins sa disponibilité à améliorer les garanties dans la péninsule coréenne.

Les appels de l’Union européenne à ce que la Syrie coopère avec l’AIEA pour résoudre toutes les questions en suspens lui ont valu un droit de réponse.  La Syrie a rappelé à cette dernière son statut d’observateur et l’a priée de cesser de distribuer des bons et des mauvais points aux États Membres, tout en évitant soigneusement de mentionner Israël, qui détient pourtant des « armes maléfiques ».  Beaucoup de délégations ont d’ailleurs demandé la convocation dès 2019 de la conférence internationale sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.

 L’Assemblée générale tiendra ses débats sur la réforme du Conseil de sécurité, le mardi 20 novembre, sur la situation en Afghanistan, le 6 décembre et sur le sport au service du développement et de la paix, le lundi 3 décembre.

Entretemps, elle tiendra une séance le mercredi 14 novembre, à partir de 10 heures pour nommer des membres du Corps commun d’inspection et des juges au Tribunal d’appel et au Tribunal administratif des Nations Unies.

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Monde : La Cour internationale de Justice demande aux États-Unis de lever certaines sanctions contre l'Iran

La Cour internationale de Justice (CIJ) – organe judiciaire principal de l’ONU – a demandé au gouvernement américain de lever ses sanctions à l’encontre des importations iraniennes de biens et produits humanitaires et de services liés à la sécurité de l’aviation civile. Les juges de la CIJ estiment que toutes ces restrictions peuvent avoir de graves conséquences sur la santé et la vie de la population iranienne.

Le 16 juillet 2018, l’Iran a « introduit une instance » contre des Etats-Unis auprès de la Cour siégeant à La Haye. Téhéran a fondé sa plainte sur le Traité d’amitié, de commerce et de droits consulaires signé avec Washington en 1955, à l’époque où deux États entretenaient encore des relations diplomatiques officielles.

Dans une ordonnance rendue mercredi, la Cour internationale de Justice (CIJ) a indiqué que les États-Unis « doivent lever » certaines des sanctions imposées à l’Iran à la suite du retrait de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015.

La Cour a conclu à l’unanimité que l’acquisition par l’Iran « de médicaments et de matériel médical » est un droit qui pourrait être couvert par ce traité.

Les articles relatifs aux « denrées alimentaires et produits agricoles » et aux « pièces détachées, équipements et services connexes (notamment le service après-vente, l’entretien, les réparations et les inspections) nécessaires à la sécurité de l’aviation civile », ne peuvent pas être inclus dans les sanctions de Washington.

La CIJ estime que les mesures adoptées par les États-Unis peuvent mettre en danger la sécurité de l’aviation civile en Iran et la vie de ses utilisateurs en empêchant les compagnies aériennes d’acquérir l’équipement nécessaire.

En outre, la CIJ estime que les États-Unis ont l’obligation de mettre fin aux sanctions liées aux besoins humanitaires et ordonne aux deux États de « s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver ou de prolonger le différend ». La Cour estime que les restrictions à l’achat de produits alimentaires et de médicaments peuvent avoir de graves conséquences pour la santé et la vie des personnes sur le territoire iranien.
Accord sur le nucléaire iranien

L’accord sur le nucléaire iranien a été signé en 2015 par Washington a l’époque de l’administration du Président Barack Obama. L’accord conclu avec Téhéran, ainsi qu’avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Union européenne, a imposé des limites et des inspections au programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions internationales.

Les États-Unis se sont retirés de l’accord le 8 mai dernier. La semaine dernière, Donald Trump a exhorté les États à œuvrer pour empêcher l’Iran d’acquérir la bombe nucléaire, promettant de rétablir les sanctions imposées au gouvernement iranien en raison du comportement « pervers » de ce pays, accusé de parrainer le terrorisme et les conflits liés au pétrole au Moyen-Orient lors d’une réunion du Conseil de sécurité présidée par les Etats-Unis.

En outre, le président américain a annoncé qu’il chercherait à imposer de nouvelles sanctions et a averti qu’elles seraient « plus sévères que jamais », tout en veillant à ce que tout individu ou entité qui ne se conformerait pas à ses obligations en subirait les « graves » conséquences.

Malgré le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a poursuivi ses inspections en Iran et a confirmé que le pays remplissait ses engagements en matière d’énergie nucléaire.

Les autres membres permanents du Conseil de sécurité – la France, la Chine, le Royaume-Uni et la Russie – ont exprimé leur soutien à l’accord et ont affirmé qu’il s’agissait du meilleur outil pour garantir que le programme nucléaire iranien n’avait pas d’objectif balistique.

La décision de la CIJ est juridiquement contraignante, mais son application dépend de la volonté des États et du Conseil de sécurité de l’ONU, où les États-Unis disposent du droit de veto.

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Le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a rappelé mardi les conditions dans lesquelles l’Agence continuait de s’acquitter de sa tâche d’inspection et vérification des installations nucléaires iraniennes dans le cadre de l’Accord international sur le nucléaire iranien.

Dans un communiqué, M. Amano a d’abord souligné que « le travail de l’Agence concernant la vérification des activités nucléaires est et doit toujours être impartial, factuel et professionnel ». « L’indépendance de l’Agence dans le domaine de l’exécution de ses tâches de vérification est de la plus haute importance, afin qu’elle conserve sa crédibilité », a-t-il ajouté,

« Les activités de vérification de l’Agence en Iran sont menées à bien sur la base de l’Accord global de garantie conclu avec l’Iran et du protocole additionnel que l’Iran met provisoirement en œuvre », a-t-il encore dit.

« En outre, l’Agence effectue également la surveillance et la vérification des engagements pris par l’Iran en matière nucléaire dans le cadre du Plan d’action global commun » (nom officiel de l’Accord international sur le nucléaire iranien), a-t-il ajouté. « Ces activités vont se poursuivre selon qu’il conviendra, dans les conditions prévues par les décisions et résolutions pertinentes du Conseil des gouverneurs de l’AIEA et du Conseil de sécurité de l’ONU ».

« Les évaluations concernant l’absence de matériel et d’activités nucléaires non déclarés sont toujours en cours. L’Agence continue d’évaluer les déclarations de l’Iran aux termes du Protocole additionnel et s’est procuré un accès complémentaire, également aux termes de ce protocole, à tous les sites et lieux qu’elle avait besoin de visiter en Iran », conclut le communiqué.

Par cette déclaration, M. Amano répondait indirectement au Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu, qui, de la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, a accusé jeudi dernier l’Iran de n’avoir pas renoncé à acquérir l’arme nucléaire, affirmant pour la première fois en public que l’Iran disposait de deux entrepôts atomiques secrets à Téhéran.

M. Netanyahu avait accusé l’AIEA d’« inaction » après qu’Israël eut partagé avec elle des preuves concernant des plans de l’Iran pour mettre au point des armes nucléaires. Et il avait appelé M. Amano à faire rapidement inspecter les nouveaux sites prétendument découverts, avant que l’Iran ne fasse place nette.

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Attentat d'Ahvaz: l'Iran privilégie la piste séparatiste arabe

Téhéran a indiqué dimanche privilégier la piste séparatiste arabe, au lendemain de l’attentat ayant coûté la vie à 29 personnes à Ahvaz, et promis de venger “dans un avenir proche” cet acte “terroriste”.

La République islamique d’Iran a mis en cause le Front populaire et démocratique des Arabes d’Ahvaz (FPDAA), groupe séparatiste dans cette attaque perpétrée lors d’un défilé militaire.

Selon un bilan officiel, 29 personnes ont été tuées à Ahvaz, capitale de la province du Khouzestan –peuplée majoritairement d’Arabes– par un commando de quatre hommes qui a ouvert le feu sur la foule assistant à cette parade, avant d’être eux-mêmes abattus.

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La Fédération de Russie a demandé, aujourd’hui, la convocation d’une réunion du Conseil de sécurité pour faire part des résultats du sommet qui s’est tenu le 7 septembre à Téhéran entre les garants du processus d’Astana – la Russie, l’Iran et la Turquie. Le sommet, qui a réfléchi aux moyens de réduire la violence en Syrie, notamment à Edleb, a été « constructif », a affirmé la Fédération de Russie. Une position aux antipodes de celles des pays occidentaux, les États-Unis estimant que ce processus est un « échec » et promettant des « conséquences sérieuses » pour toute offensive militaire à Edleb.

La Fédération de Russie a indiqué d’emblée que le sommet de Téhéran a été un « jalon important dans le relèvement de la Syrie ». Lancé en janvier 2017, le processus d’Astana a donné lieu à l’Accord du même nom, signé le 4 mai 2017, entre les trois garants sur la création de quatre zones de désescalade, à savoir la Ghouta orientale, Deraa, Homs et à Edleb. Les trois premières zones ont été reprises par l’armée syrienne cette année.

Signalant la présence massive de combattants terroristes à Edleb, la Fédération de Russie a indiqué que les trois garants du processus d’Astana sont prêts à poursuivre des efforts énergiques pour éradiquer le terrorisme en Syrie, mettre fin aux souffrances des civils et initier un processus politique. La Fédération de Russie a fait la distinction entre les terroristes et les groupes armés disposés à s’engager dans un processus politique.

Le signal envoyé par le sommet de Téhéran doit être entendu, « maintenant que nous voyons des menaces de frappes contre des installations gouvernementales à cause de l’emploi supposé d’armes chimiques », a ajouté la Fédération de Russie qui a argué que la Syrie n’aurait aucune raison de les utiliser, car cela ouvrirait la voie aux frappes de représailles de la « troïka occidentale ». L’Iran a fustigé « ces inventions » pour justifier le recours à la force contre la Syrie.

La Turquie, un des trois garants, s’est quelque peu démarquée et a mis en garde contre une opération militaire d’envergure à Edleb, craignant une catastrophe humanitaire.  « Une opération militaire ferait le jeu des terroristes », a-t-elle prévenu.  Seul un cessez-le-feu viable permettra la création d’un environnement propice à la lutte contre le terrorisme, a asséné la Turquie.

Ces propos ont été salués par le Royaume-Uni qui a invité le Conseil à se rallier autour du plan de la Turquie, tandis que les États-Unis ont prévenu: « Nous ne laisserons pas l’Iran, derrière la façade du processus d’Astana, saboter l’avenir du peuple syrien ». La France a fustigé l’absence d’engagement ferme de la Fédération de Russie et de l’Iran à préserver la désescalade « dont ils se sont portés garants ». Elle a aussi prévenu qu’elle ne tolèrera aucun nouvel usage d’armes chimiques, et est prête, avec ses proches partenaires, « à réagir en cas d’attaque chimique », a-t-il dit, appuyée par son homologue des États-Unis. La Chine a émis le vœu que les discussions sur la création d’un comité constitutionnel, lancées par l’Envoyé spécial, M. Staffan de Mistura, constituera une première étape du processus politique.

Le Conseil de sécurité a commencé la séance en observant une minute de silence à la mémoire des victimes des attaques terroristes perpétrés le 11 septembre 2001 à New York, à Washington et à Philadelphie.

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Idlib. C’est la dernière grande forteresse des djihadistes et rebelles qui tiennent encore tête au régime de Bachar Al Assad. Sa chute, manifestement imminente, sonnera le glas d’une rébellion qui était à deux doigts de venir à bout du président syrien, encerclé à Damas il y a à peine quelques mois. Mais l’aviation et l’artillerie russes, qui ne font pas dans le détail, sont passées par là, et ont renversé la situation en faveur d’Al Assad, qui soigne en retour les intérêts géostratégiques de Moscou dans la région (en accueillant des bases militaires russes dans la durée). Après Idlib, le triomphe du régime syrien sera total, ou presque, alors l’armée prépare une grande offensive pour faire déguerpir l’ennemi. Mais comme 3 millions de personnes y vivent, l’ONU craint une énorme catastrophe humanitaire. Ces questions seront sur la table cet après midi du vendredi 07 septembre 2018 à Téhéran, lors d’un sommet entre les présidents russe, Vladimir Poutine, turc, Recep Tayyip Erdogan et iranien, Hassan Rohani.

Erdogan, qui craint un afflux massif sur sa frontière, va tenter de convaincre Poutine, l’allié de Damas, qu’il faut éviter de bombarder dans le tas à Idlib. Car la population y est très dense et on est sûr que des tragédies à large échelle se produiront, peut-être même les pires depuis le déclenchement du conflit sanglant en 2011. Washington craint que l’armée d’Al Assad balance des armes chimiques sur les populations et prévient qu’il ne laisserait pas faire. Les Etats-Unis devront également gérer Moscou, impitoyable quand il s’agit de déloger ceux qu’il qualifie de terroristes. «Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes […] Et peu importe qu’ils se trouvent à Alep, à Idlib ou en d’autres points de la Syrie», a déclaré hier jeudi Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères…

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L’Iran avoue, après les révélations hier sur ses missiles balistiques et le renforcement de son dispositif militaire en Irak. Un haut cadre du ministère iranien de la Défense, cité par l’agence de presse iranienne Irna, a affirmé ce samedi 1er septembre 2018 que Téhéran va grossir son arsenal militaire, et pas que pour les missiles et pas qu’en Irak. Alors bluff ou vraie stratégie militaire ? On le saura très vite.

Améliorer nos capacités balistiques (…) et acquérir des avions de chasse de nouvelle génération, des navires gros porteurs de longue portée et des sous-marins avec diverses capacités d’armement font partie des nouveaux plans du ministère“, a déclaré Mohamed Ahadi, vice-ministre de la Défense pour les affaires internationales, rapporte Reuters.

L’Iran provoque donc ouvertement les Etats-Unis, qui viennent de corser les sanctions économiques et vont en appliquer d’autres, à cause justement de ces fameux missiles, du flou autour de l’avenir du nucléaire iranien après l’expiration de l’Accord de 2015 à Vienne et des ingérences iraniennes dans des conflits au Moyen-Orient (soutien militaire de milices chiites au Yémen, du Hezbollah au Liban et en Syrie…). En bravant les USA de la sorte, l’Iran met également ses soutiens européens dans une posture délicate, eux qui tentent de sauver l’Accord nucléaire…

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L’Iran, qui a de gros problèmes avec les USA à cause de ses missiles balistiques, a aggravé son cas en en livrant à des milices chiites alliées qui opèrent en Irak ; il se dit même, d’après une exclusivité de l’agence Reuters, que Téhéran grossit sur place sa logistique pour monter en gamme et parer à d’éventuels assauts de ses ennemis dans la région, ont confié des sources occidentales, irakiennes et iraniennes. Les engins évoqués – Zalzal, Fateh-110 et Zolfaghar – peuvent atteindre des cibles à 200-700 kilomètres, donc toucher la capitale saoudienne, Ryad ou Tel Aviv, en Israël, mais également les troupes américaines installées dans la région, s’ils sont balancés depuis les bases dans l’ouest ou le sud de l’Irak.
Si les Iraniens vont au bout de cette affaire, ils compliqueront la tâche à leurs amis européens qui tentent de faire revenir le président américain, Donald Trump, à de meilleurs sentiments sur l’Accord nucléaire entre Téhéran et les puissances occidentales, paraphé en 2015 à Vienne.

Ce que reproche Trump aux Iraniens, c’est justement ça : Livrer des missiles et technologies d’armement à des milices chiites qui s’activent en Syrie, pour épauler le régime de Bachar Al Assad, aux rebelles Houthis au Yémen et au Hezbollah libanais. Même la France, qui était jusqu’ici du côté de Téhéran dans son bras de fer avec les Etats-Unis, commence à flancher sur la question, et soutient maintenant que l’Iran devra rendre des comptes sur l’affaire des missiles (en plus de garanties sur l’avenir de son nucléaire après l’expiration de l’Accord de Vienne, en 2025 et des engagements fermes sur l’arrêt du soutien à des milices chiites dans des théâtres de guerre). Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, suggère à l’Iran d'”éviter cette tentation hégémonique qu’il manifeste“.

Téhéran continue d’arguer que ses activités balistiques sont totalement défensives. L’agence de presse britannique a tenté de recueillir les réactions des responsables iraniens sur la question, ils n’ont pas souhaité s’exprimer officiellement. Même refus de la part du gouvernement et de l’armée irakiens.
Une source occidentale confirme les dizaines de missiles convoyés vers l’Irak, une manière, selon elle, d’effrayer les Américains et leurs alliés, et d’éviter que les Israéliens s’en prennent encore à des installations iraniennes en Syrie…

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Les conservateurs sont aux abois, nerveux depuis que les USA ont asphyxié l’économie (chute vertigineuse de la monnaie nationale, forte poussée de l’inflation, hausse du chômage…) en rétablissant les sanctions, et la grogne sociale monte à un niveau dangereux. Alors on cherche des boucs émissaires, et les coupables désignés sont les ministres de Hassan Rohani, qui a été malmené dernièrement au Parlement lors de son grand oral sur les difficultés économiques du pays. Deux de ses ministres sont déjà tombés, ou plutôt destitués par les parlementaires : Le ministre de l’Economie et le ministre du Travail. Ce mercredi 29 août 2019, les députés ont lancé la même opération pour le ministre de l’Education et le ministre de l’Industrie et des Mines, selon l’agence Reuters. Difficile d’y voir autre chose qu’une chasse aux sorcières pour avoir in fine la peau du président Rohani…

Les engagements sur les réformes économiques et la politique d’ouverture sur le monde n’auront pas tenu longtemps face aux coups portés par le président américain, Donald Trump. Le Guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, chef de file des conservateurs, y voit là une occasion rêvée de reprendre la main sur les réformateurs, dont il n’avait pas pu bloquer l’ascension confortée par la réélection de Rohani en 2017…

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Réponse du berger à la bergère : le président américain, Donald Trump, en dépit des foudres qu’il promet à l’Iran et à ses partenaires, n’empêchera pas Téhéran d’exporter son pétrole. C’est la réplique cinglante du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, rapportée par l’AFP ce mercredi 08 août 2018. “Si les Américains veulent garder en tête cette idée simpliste et impossible, ils devraient également en connaître les conséquences”, a dit Zarif. “Ils ne peuvent pas penser que l’Iran n’exportera pas de pétrole et que d’autres exporteront“, a-t-il ajouté.

Rappelons que  Washington ne cesse de déclarer dernièrement qu’il fera en sorte de faire tomber à zéro les exportations de pétrole de l’Iran. Le but de la manoeuvre : Tordre le bras à la République islamique pour qu’elle renégocie un nouvel accord nucléaire, qu’elle enterre définitivement tout ce qui a trait au nucléaire et aux missiles et qu’elle arrête ses immixtions dans les conflits régionaux en Syrie et en Irak.

Rappelons que les Etats-Unis ont réactivé les sanctions contre l’Iran suite à leur retrait de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien – paraphé par l’Iran, les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l’Allemagne.

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Le président américain, Donald Trump, ne se contente pas de faire vivre l’enfer aux Iraniens en rétablissant les sanctions qu’on espérait enterrer, il menace maintenant les pays qui soulagent l’Iran en commerçant avec lui. Ce mardi 07 août 2018, l’imprévisible Trump a émis une mise en garde en direction de ceux qui le défieraient en continuant d’échanger avec Téhéran, rapporte l’AFP. Il est sur l’affaire depuis quelques mois, et n’a manifestement pas l’intention d’arrêter…

Ces sanctions, que le locataire de la Maison Blanche qualifie lui-même de  mesures les “plus dures jamais” imposées, ont été décidées unilatéralement, après le retrait en mai dernier, tout aussi unilatéral, de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien paraphé en 2015 avec les grandes puissances, les USA en tête après d’âpres négociations conduites par Barack Obama.

Le président iranien, Hassan Rohani, a manifesté lundi soir sa colère et parle d’une “guerre psychologique“, tout en fermant la porte à tout dialogue sur un nouvel accord, ce qu’exige l’administration Trump. La Russie est également très remontée contre Trump et affirme qu’elle ferait “tout le nécessaire” pour la survie de l’accord nucléaire. “La communauté internationale ne doit pas accepter que des réussites importantes d’une diplomatie multilatérale soient sacrifiées par les ambitions américaines concernant un règlement de comptes avec l’Iran“, a lâché Moscou.
Même tonalité chez les Européens, qui avaient affirmé depuis le début de l’offensive de Trump qu’ils allaient “protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran“. D’ailleurs un arsenal législatif sera activé ce mardi, pourtant l’allemand Daimler a flanché devant la menace américaine et a décidé de tout stopper en Iran.

Trump a promis de remettre un gros coup en novembre et a réaffirmé que “Quiconque faisant des affaires avec l’Iran ne fera PAS d’affaires avec les Etats-Unis. Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins“, a-t-il ajouté.
A noter que les sanctions comprennent des freins sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures rudes sur les achats dans l’automobile et l’aviation commerciale.

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Le président américain, Donald Trump, concocte une autre rencontre historique, après le rapprochement avec le leader nord-coréen, Kim Jong Un. A présent il veut se réunir, sans conditions, dit-il, avec les responsables iraniens, “quand ils veulent“, rapporte l’AFP. “Je ne sais pas s’ils y sont prêts“, a déclaré lundi 30 juillet 2018 le locataire de la Maison Blanche. On est très loin de la joute verbale sans précédent de ces derniers mois…

“J’imagine qu’ils voudront me rencontrer, je suis prêt à les rencontrer quand ils veulent“, a rétorqué Trump à un journaliste. D’après lui, c’est “bon pour eux, bon pour nous, bon pour le monde entier“, surtout “si nous pouvons trouver une solution sérieuse, pas un gâchis de papier comme l’autre accord“.

Un conseiller du président iranien fait monter les enchères ce mardi en déclarant que tout dialogue avec les USA devait passer par une baisse des attaques et le respect de l’accord sur le nucléaire de 2015.
Le respect de la grande nation iranienne, la réduction des hostilités, le retour des Etats-Unis dans l’accord nucléaire… Cela ouvrira le chemin chaotique du moment“, a écrit Hamid Aboutalebi sur Twitter.

Reste à savoir ce que sera la suite, en effet Washington avait dressé une liste de 12 conditions pour parapher un nouvel accord avec l’Iran. Quand Trump affirme qu’il ne pose aucune condition pour un entretien avec Hassan Rohani, son secrétaire d’Etat Mike Pompeo indique un peu tard sur la chaîne CNBC qu’une rencontre pourrait être organisée “si les Iraniens démontrent qu’ils sont prêts à des changements fondamentaux dans leur manière de traiter leur peuple, modifient leur comportement malveillant” au Moyen-Orient et se montrent ouverts à un accord sur le nucléaire “qui empêche vraiment la prolifération“.
Puis le porte-parole du Conseil de sécurité nationale ajoute : “les Etats-Unis sont prêts à prendre des actions pour supprimer les sanctions, rétablir des relations diplomatiques et commerciales totales, permettre à l’Iran d’avoir une technologie avancée et soutenir la réintégration de l’économie iranienne dans le système économique international”.
Cependant, cet assouplissement n’est possible que s’il y a des évolutions tangibles, prouvées et durables dans les politiques de Téhéran“, a indiqué Garrett Marquis. “Jusque-là, le fardeau des sanctions ne sera que de plus en plus lourd si le régime ne change pas de voie“.

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A défaut d’avoir fait capoter l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 et d’avoir pu convaincre la communauté internationale de le suivre dans son projet d’asphyxier Téhéran, à travers une batterie de nouvelles sanctions économiques, le président américain, Donald Trump, a une autre idée, machiavélique. En effet Washington veut inciter, par des pressions diverses, les pays qui achètent du pétrole iranien à cesser d’en importer, a confié jeudi 28 juin 2018 un responsable du département d’Etat à Reuters. “Notre préoccupation est de travailler avec les pays qui importent du pétrole d’Iran afin que le plus grand nombre possible d’entre eux ramènent leurs importations de pétrole iranien à zéro d’ici le 4 novembre“, a-t-il dit. “Nous sommes disposés à travailler au cas par cas avec les pays qui réduisent leurs importations“, a-t-il ajouté.

Dans cette optique, des émissaires de l’administration Trump ont débarqué dans des pays européens cette semaine et iront au Moyen-Orient et en Asie. Washington cherche à faire plier Téhéran pour le forcer à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Les USA sont “sincères concernant leurs efforts pour faire pression sur l’Iran afin qu’il change son comportement menaçant“, a indiqué ce responsable.
Washington veut également pousser les producteurs de pétrole du Golfe à en faire plus pour prendre la place de l’Iran sur le marché mondial, à partir de novembre.
Reste à convaincre les Chinois et les Indiens, deux des plus gros clients de l’Iran, de les suivre dans cette folle aventure. Il y a aussi la Turquie et l’Irak…

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La chef des affaires politiques des Nations Unies, Rosemary DiCarlo, a déclaré ce mercredi devant le Conseil de sécurité que l’Iran continuait de respecter les engagements inscrits dans l’accord de 2015 sur son programme nucléaire.

Depuis le début de la mise en œuvre de l’accord, le 16 janvier 2016, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) « a présenté à 11 reprises un rapport au Conseil de sécurité indiquant que l’Iran avait mis en œuvre ses engagements liés au nucléaire » dans le cadre de l’accord, le Plan d’action global conjoint (PAGC), a dit Mme DiCarlo qui présentait le rapport du Secrétaire général sur la question.

« Bien que Iran continue de respecter ses engagements dans le domaine nucléaire, l’accord est malheureusement à la croisée des chemins », a-t-elle ajouté, rappelant l’annonce du retrait américain de cet accord le 8 mai 2018.

« Le Secrétaire général regrette profondément ce revers pour le PAGC et estime que les questions qui ne sont pas directement liées au PGAC devraient être traitées sans préjudice de la préservation de l’accord et de ses réalisations », a souligné la chef des affaires politiques des Nations Unies. « Dans le même temps, le Secrétaire général appelle l’Iran à examiner attentivement les préoccupations exprimées par des États membres au sujet des activités iraniennes ».

« En ce qui concerne la mise en œuvre des dispositions relatives au nucléaire, j’ai le plaisir d’annoncer que le canal d’achat continue de fonctionner efficacement », a dit Rosemary DiCarlo.

En ce qui concerne les missiles balistiques, elle a indiqué que le rapport reflétait les informations fournies par Israël et l’Iran au Secrétaire général et au Conseil de sécurité sur deux lancements de missiles balistiques par l’Iran en janvier 2018, ainsi que les conclusions de l’ONU sur les missiles balistiques lancés par les Houthis au Yémen vers le territoire saoudien.

« Sur la base des informations et du matériel analysés, le Secrétariat évalue que les débris des cinq missiles lancés à Yanbu et Riyad depuis juillet 2017 partagent des caractéristiques de conception clés avec le missile balistique iranien Qiam-1. Nous estimons également que certaines parties des débris ont été fabriquées en Iran », a dit Mme DiCarlo.

Le Secrétariat de l’ONU a aussi examiné les armes et le matériel connexe saisis à Bahreïn après le 16 janvier 2016 et a obtenu des informations supplémentaires sur le navire chargé d’explosifs récupéré par les Émirats arabes unis. « Dans les deux cas, le Secrétariat est convaincu que certaines des armes et du matériel connexe examinés ont été fabriqués en Iran. Cependant, nous ne sommes pas en mesure de confirmer si ces articles ont été transférés d’Iran après le 16 janvier 2016 », a dit Mme DiCarlo.

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Requinqué par l’appui de l’ONU et de l’Union européenne, l’Iran sonne la résistance face au président américain, Donald Trump, et pose ses conditions pour rester fidèle à l’Accord sur le nucléaire paraphé à Vienne en 2015. Téhéran a établi mercredi 23 mai 2018 dans la soirée, en direction surtout des Européens, une liste de points jugés indispensables pour la survie de ce document qui avait beaucoup mobilisé le prédécesseur de Trump, Barack Obama.

Le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a dit ceci dans une allocution devant des dirigeants, dont le président Hassan Rohani, rapporte l’AFP :

Pression sur l’Europe et le Conseil de sécurité

– “Le départ des États-Unis est une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies [qui a entériné en juillet 2015 l’accord sur le nucléaire iranien conclu quelques jours plus tôt à Vienne entre Téhéran et les pays du groupe 5+1 – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne, NDLR]; les Européens doivent présenter une résolution contre les États-Unis au Conseil de sécurité pour protester contre cette action“.

Motus sur les missiles iraniens, le Hezbollah en Syrie…

– “Les dirigeants des trois pays européens (signataires de l’accord, Allemagne, France, Grande-Bretagne, ndlr) doivent s’engager et promettre de n’évoquer en aucune manière les questions des missiles iraniens et de la présence de l’Iran dans la région […] Tout le monde doit savoir que la République islamique d’Iran ne renoncera certainement pas aux éléments de sa puissance notamment en ce qui concerne sa défense“.

Tout le monde sait que l’Iran appuie le régime syrien, en lui envoyant surtout des conseillers militaires. Téhéran est aussi derrière les milices chiites et des formations politiques en Irak. On peut y ajouter le soutien au Hezbollah libanais et à des groupes palestiniens tels que le Hamas et le Jihad islamique. Il y a aussi les interventions au Yémen, face à la coalition pilotée par l’Arabie saoudite, l’ennemie historique…

Les ventes de pétrole iraniennes ne doivent pas en pâtir

– “Si les États-Unis réussissent à perturber les ventes de pétrole de l’Iran, les Européens doivent garantir l’achat de la quantité de pétrole que nous voudrions vendre” aux plus gros clients parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Japon et l’Union européenne.

Protéger les transactions commerciales

– “Les banques européennes doivent garantir” la possibilité de “transactions commerciales avec l’Iran“, alors qu’en ce moment c’est plutôt l’attentisme qui est de mise chez les ténors financiers européens, par crainte des foudres de Trump, qui pourrait facilement frapper aux Etats-Unis.

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Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi, près de leurs records de 2014, le Brent a fini pour sa part en hausse de 71 cents (+0,90%) à 79,22 dollars.
Selon Reuters, les craintes que les sanctions américaines contre l’Iran ne réduisent les exportations de brut du pays ont dopé les cours ces dernières semaines et le marché s’interroge désormais sur le risque de nouvelles sanctions à l’égard du Venezuela après la réélection de Nicolas Maduro.

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Le président américain, Donald Trump, espérait sans doute que l’Union européenne allait flancher et le suivre dans sa décision de déchirer l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, que Barack Obama a obtenu après un dur labeur. Et bien c’est raté. L’UE, par la voix de la chancelière allemande Angela Merkel, admet que l’accord “n’est pas parfait“, mais il n’est pas question de s’embarquer dans le train de Trump, terriblement inquiétant et dont la destination finale est inconnue.

Merkel a fait savoir ce jeudi 17 mai 2018 à Sofia devant la presse, au lendemain d’une réunion entre les 28 nations autour de ce sujet : “Chacun dans l’UE partage le point de vue que l’accord n’est pas parfait, mais que nous devrions rester dans cet accord et poursuivre des négociations avec l’Iran sur d’autres sujets, comme les missiles balistiques“, rapporte l’AFP.
Nous allons oeuvrer pour maintenir le cadre de l’accord de 2015 quelles que soient les décisions américaines“, a embrayé le président français, Emmanuel Macron.
Les Européens vont affirmer leur “engagement politique et faire en sorte que nos entreprises puissent rester” en Iran, a ajouté Macron. “L’accord de 2015 a besoin d’être complété par un accord sur le nucléaire après 2025, un accord sur les activités balistiques et la présence régionale“, a-t-il conclu.

En d’autres mots, l’UE a choisi de s’opposer frontalement aux Etats-Unis sur le dossier iranien. On verra comment le président américain va le prendre. Mais ce qui est sûr c’est que cette bronca n’empêchera pas Trump de poursuivre sa folle et dangereuse aventure en Iran. Sa décision d’installer l’ambassade des USA à Jérusalem avait provoqué un tollé mondial, ça ne l’a nullement troublé. Idem pour Georges W. Bush (un républicain comme Trump), que les millions de manifestants dans les rues des capitales occidentales n’avaient pas dissuadé d’envahir l’Irak en 2003…

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Les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran, a affirmé mercredi le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, au lendemain de l’annonce du retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

« À ce jour, l’AIEA peut confirmer que les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran », a déclaré Yukiya Amano dans une déclaration à la presse.

Selon lui, l’Iran est soumis au régime de vérification nucléaire « le plus robuste au monde» dans le cadre du Plan d’action global conjoint (PAGC), ce qui représente « un gain de vérification significatif ».

Dans cette déclaration, M. Amano a précisé que l’AIEA vérifie et surveille la mise en œuvre par l’Iran de ses engagements dans le domaine nucléaire dans le cadre du PAGC, tel que demandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies et autorisé par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA en 2015.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est déclaré mardi profondément préoccupé par l’annonce des Etats-Unis qu’ils allaient se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (PAGC) et qu’ils allaient commencer à rétablir les sanctions américaines à l’égard de l’Iran.

L’accord sur le nucléaire iranien a été signé à Vienne, en Autriche, en juillet 2015, par huit parties prenantes : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’Allemagne, l’Union européenne et l’Iran. L’accord a pour but de faire cesser le programme nucléaire iranien et d’obtenir la levée des sanctions économiques.

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La justice iranienne a interdit l’utilisation de l’application de messagerie sécurisée Telegram pour des raisons de sécurité nationale, rapporte Reuters.

Il y a une douzaine de jours, l’Iran avait déjà interdit aux organismes de l’Etat de se servir de Telegram, application largement utilisée par les médias, le personnel politique, les entreprises mais aussi les citoyens ordinaires.

Toujours selon Reuters, Telegram avait jusqu’ici 40 millions d’utilisateurs en Iran. Le gouvernement bloque sur internet l’accès à de nombreux sites considérés comme criminels ou choquants mais beaucoup d’Iraniens contournent ce filtre en utilisant un logiciel VPN qui fournit des liens cryptés à des réseaux privés basés à l’étranger. Cela permet à l’internaute d’utiliser son ordinateur comme s’il se trouvait dans un autre pays.

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, obsédé – terrorisé est plus juste – par l’Iran et son programme nucléaire, on le savait, mais ce qui est nouveau c’est sa débauche d’énergie, à coups de vidéos, photos, graphiques et tout le toutim, pour démontrer que Téhéran est réellement dangereux et qu’il faut s’en soucier. C’est la très improbable démonstration à laquelle s’est livré Netanyahu lundi 30 avril 2018 dans la soirée. Une mise en scène qui rappelle les contorsions du secrétaire d’État américain, Colin Powell, le 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, avec sa fameuse fiole et ses photos, pour “vendre” la guerre contre Saddam Hussein, un hameçon auquel personne n’avait mordu.

Pourtant Netanyahu était de sortie ce mardi, dans plusieurs chaînes américaines, pour marteler qu’Israël ne veut pas d’une guerre contre l’Iran, rapporte Reuters. Mais peut-on le croire ?
Nul ne cherche ce genre de développement“, a-t-il déclaré sur CNN après son exposé la veille des éléments de preuve sur la réalité d’un programme nucléaire militaire clandestin en Iran.
L’Iran est le pays qui change les règles dans la région“, a-t-il indiqué. Une accusation que ne renierait pas le président américain, Donald Trump.
Le Premier ministre israélien a affirmé lundi que l’Iran ne s’est pas débarrassé de ses installations et techniques de fabrication depuis l’accord de Vienne et continue depuis juillet 2015 de hausser “son savoir-faire en matière d’armes nucléaires“.

Fait inquiétant : Netanyahu a dit ce matin sur Fox News, le canal de prédilection du président américain et des républicains, qu’il est convaincu que Trump prendrait “la bonne décision“. Quelle décision ? Bombarder l’Iran ?
Le régime (iranien) avait un programme d’armes nucléaires secret et tente dans le cadre de ce très mauvais accord de se doter d’un arsenal nucléaire. Il ne devrait pas le pouvoir. Il faut vraiment un nouvel accord“, a-t-il dit, our nuancer. Mais les craintes d’une action militaire, même ponctuelle, ne sont pas dissipées pour autant, avec les risques que l’on sait pour la région et le monde. L’Iran n’est pas la Syrie !

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