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Kigali

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Petite diplomatie aux côtés des ténors sur le continent africain (la Chine, la Turquie, la France, l’Italie, le Maroc…), la Tunisie joue crânement sa chance et est de tous les combats. Tunis a les ailes coupées, rabotées par des difficultés financières sans précédent et un Budget 2018 maigrichon où il n’y a que peu de place pour les dépenses liées à la diplomatie. Mais il n’y a pas que ça qui explique la faiblesse de la Tunisie dans son continent : Il y a aussi et surtout ce qu’il faut bien appeler les années de lévitation de notre diplomatie, des décennies durant lesquelles les dirigeants du pays ont regardé avec des yeux de Chimène une Union euro-méditerranéenne qui ne viendra jamais, pas plus que les efforts pour réanimer une Union du Maghreb Arabe plongée dans un coma profond ne donneront le moindre résultat. Mais même aujourd’hui, alors que ces affaires sont consommées, que les vérités sont établies et que personne ne conteste plus la place de l’Afrique sur l’échiquier économique mondial (une moyenne continentale de 5% de croissance ces 15 dernières années), la Tunisie ne fait pas ce qu’il faut pour rattraper son retard. Le Premier ministre, Youssef Chahed, reste un casanier invétéré, cloué ici à s’occuper de problèmes domestiques – comme ces bruits sur son départ – qui ne rapportent pas grand chose au pays, alors qu’il y a tant à faire et ramasser ailleurs, sur notre continent mais aussi en Asie. Chahed ne compte que deux voyages en Afrique subsaharienne (un au Soudan en mars 2017 et une tournée en avril 2017 au Niger, au Burkina Faso et au Mali), plus une visite qu’il va faire prochainement au Cameroun. Trop peu au regard des enjeux sur le continent et par rapport à la concurrence ! Mais l’espoir est permis…

La Tunisie fait ce qu’elle peut avec les maigres moyens qu’elle a. Mais même le peu qu’elle fait paye car elle appartient, et c’est une aubaine pour elle, à un continent où les possibilités sont infinies, les ressources illimitées et les chantiers innombrables. Le berceau du printemps arabe a de bonnes chances de prospérer dans le COMESA, même s’il faudra se dépatouiller avec l’Egypte, un redoutable concurrent aux appétits grandissants en Afrique. La Tunisie est également sur de bons rails pour intégrer, un jour, la CEDEAO ; son statut de membre observateur lui ouvre déjà bien des portes, alors que dire des bénéfices que va lui apporter une adhésion pleine et entière à la communauté économique ouest-africaine ? Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, qui était à la tête de la délégation tunisienne participant aux travaux de la réunion extraordinaire de l’Union africaine (UA), du 17 au 21 mars 2018, à Kigali, Rwanda, a paraphé l’accord instaurant la zone de libre-échange continentale (ZLEC). Jhinaoui a pris la place du président de la République, Béji Caid Essebsi, qui était trop occupé par son annonce sur… un simple toilettage de la loi électorale. Une annonce qui n’en était pas en fait, alors que l’essentiel était ailleurs, il était dans ce qui s’est joué au Rwanda : “La signature de cet accord, qui mettra les bases de la plus vaste zone de libre-échange au monde en nombre de pays (54), constituera une opportunité aux femmes et aux hommes d’affaires tunisiens d’accéder au marché africain“, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié mercredi 21 mars 2018.

Un géant en marche

On attend de cet espace – la ZLEC – qu’il dope littéralement le processus de développement et qu’il crée des emplois, par millions, par dizaines de millions, pour les jeunes du continent africain, dans la droite ligne des objectifs de développement durable et de l’agenda 2063 de l’UA. D’ailleurs les travaux se poursuivront après le sommet pour accorder les violons sur les dimensions légales de manière à mettre en forme et concrétiser l’accord en question, lequel entrera en vigueur après sa ratification par 22 états membres de l’UA.
A noter que le projet a été lancé en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’UA ; à terme il va englober le marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et finalement la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens.
A l’arrivée il n’y aura plus de barrières douanières entre les Etats africains, ce qui, théoriquement, n’empêchera pas les pays de définir leurs politiques commerciales nationales, tant que ça ne nuit pas au principe de libre concurrence et libre circulation des biens et personnes.
Autre objectif : Multiplier par deux le commerce intra-africain avec un gain annuel d’à peu près 35 milliards de dollars, d’ici 2021.
La ZLEC étendra ses tentacules sur un marché africain de 1,2 milliard de personnes, pesant un produit intérieur brut (PIB) de 2 500 milliards de dollars dans l’ensemble des 55 Etats membres de l’UA.
Rien que des choses très séduisantes, sur le papier. Reste à régler les problèmes conjoncturels et structurels, très nombreux, hélas.

Un géant aux pieds d’argile ?

Très souvent quand on parle de l’Afrique, on se focalise sur ses richesses, ses opportunités, ses marchés, en passant à côté de ses problèmes, ses risques, ses dangers, périls. La fin tragique de l’enlèvement des deux Tunisiens au Cameroun nous le rappelle pourtant. L’Afrique est aussi un continent où la bataille de la sécurité doit être gagnée, avant tout. Au Nigéria, pourtant 1ère économie du continent, la secte islamiste Boko Haram frappe comme bon lui semble, face à une armée complètement dépassée par les événements, et qui elle-même accentue le malheur des populations en détournant les aides qui lui sont destinées. Des islamistes qui traversent impunément la frontière et font des incursions meurtrières au Cameroun. En Afrique de l’Ouest ce sont leurs “confrères” d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) ou du GSIM (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans) qui sèment la terreur, au Mali (où les soldats sont régulièrement fauchés par dizaines), au Burkina Faso (où ils viennent de sévir pour la énième fois), en Côte d’Ivoire… Là aussi les frontières poreuses, surveillées par des unités armées sous-équipées, démotivées et corrompues, font les affaires des groupes djihadistes. On peut aussi y ajouter les remous en Afrique du Nord, en Egypte en ce moment, en Libye… Bref, l’Afrique est un continent tourmentée à ce niveau, et sans sécurité pont de salut pour l’économie.

L’autre gros problème, avant d’envisager un espace de la taille de la ZLEC, c’est de régler les problèmes structurels des organisations régionales. Dans toutes ces communautés (CEDEAO, CEEAC, COMESA…), les biens et personnes sont censés circuler en toute liberté, pourtant les tracasseries administratives sont encore d’actualité au niveau des frontières. Moult barrières se dressent encore sur la route des citoyens en transit, sans parler du racket, de la corruption, de l’insécurité. En Afrique on met souvent la charrue avant les boeufs, on annonce en grande pompe et festoie autour, comme avec l’affaire du passeport africain, alors que d’innombrables écueils sont soigneusement planqués sous le tapis. Cela ne durera pas indéfiniment. Il va bien falloir, un jour, exhumer les problèmes et les traiter, si le continent veut se donner une chance de passer, enfin, à la vitesse supérieure et en finir définitivement avec le sous-développement endémique.

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Le président de la République a chargé vendredi le ministre des Affaires étrangères de le représenter au Sommet extraordinaire des chefs d’Etat membres de l’Union Africaine (UA), qui aura lieu le 21 mars 2018 dans la capitale rwandaise Kigali, pour assister au lancement du projet de la zone de libre échange continentale (ZLEC).

La décision du lancement de la zone de libre échange continentale intervient à l’issue de la réunion des ministres du Commerce de l’UA qui s’est tenue les 8 et 9 mars 2018 à Kigali.
La décision de lancer le projet de ZLEC a été prise en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine.

La zone de libre échange continentale (ZLEC) devrait regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Cette zone devrait inclure également la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

Le projet vise à regrouper au total 54 Etats dans une zone de libre-échange.

Inscrite dans l’agenda 2063 de l’Union africaine, la ZLEC veut supprimer les barrières douanières entre les Etats africains.

Recevant au palais de Carthage le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, le chef de l’Etat a souligné l’impérieuse nécessaire de renforcer les relations de coopération avec les pays africains qui, a-t-il dit, offrent des opportunités diverses pour booster l’économie nationale, donner de nouvelles chances aux expertises tunisiennes et ouvrir des perspectives nouvelles de coopération dans plusieurs domaines vitaux.

A l’issue de la rencontre, Jhinoui a déclaré avoir fait à l’intention du chef de l’Etat un bilan de la visite qu’il avait effectuée du 11 au 14 mars 2018 au Nigéria, s’agissant notamment de son entretien avec le président nigérian Muhammadu Buhari, de la 5e session de la commission mixte tuniso-nigériane et du Forum économique tuniso-nigérian.

Lors de sa visite au Nigéria, le chef de la diplomatie tunisienne avait transmis au président nigérian Muhammadu Buhari une invitation du président de la République, Béji Caïd Essebsi à se rendre en Tunisie.

L’invitation du président de la République, Béji Caïd Essebsi, a été favorablement accueillie par le président Muhammadu Buhari, qui a souligné que “sa visite en Tunisie sera préparée en concertation entre les deux pays”.

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Le Sommet sur l’Innovation en Afrique (AIS II) (www.AfricaInnovationSummit.com), qui se tiendra du 6 au 8 juin 2018 à Kigali, au Rwanda, sous le haut patronage de Son Excellence le Président Paul Kagame et Pedro Pires (ex-Président du Cabo Verde), lance un appel à candidature aux innovateurs, à travers toute l’Afrique, dont les solutions ont le potentiel de résoudre les défis du continent.

L’AIS II cherche des solutions novatrices et perturbatrices aux principaux défis auxquels sont confrontés les pays africains, notamment l’accès à l’énergie, l’eau, l’insécurité alimentaire, les systèmes de santé et la gouvernance. En tant que plateforme pour le dialogue et les actions multipartites, l’AIS II rassemblera des personnes ayant le pouvoir d’agir, de toutes les régions du continent et d’ailleurs, y compris des Chefs d’État et de Gouvernement, des Ministres, des Entrepreneurs, des Innovateurs, des Universitaires, des Chercheurs, ainsi que des Experts en politique, en science et en technologie, dans le but de construire des écosystèmes robustes pour l’innovation afin d’assurer la transformation structurelle de l’Afrique.

Dr. Olugbenga Adesida, co-Directeur de l’AIS, a indiqué que « l’AIS offre plus qu’une plateforme robuste et dynamique pour le dialogue multipartite, mais plutôt un catalyseur pour les innovations “Made in Africa” qui répondent déjà aux défis du continent, mais qui ont besoin d’aide pour prendre racine et être élargies à travers le continent. »

L’AIS a conclu un partenariat avec Enterpriseroom, un cabinet de conseil en transformation spécialisée dans le démarrage, le soutien et l’accélération des affaires, pour piloter le processus de sélection d’une cinquantaine d’Innovations à travers le continent, qui seront présentées au Sommet. Le PDG d’Entepriseroom, Tracey Webster, a déclaré : « Nous sommes ravis de nous associer à l’AIS et nous croyons que les innovations qui seront sélectionnées pour le Sommet pourront engager les parties prenantes lorsqu’il s’agira de discuter et de débloquer les blocages à l’écosystème qui empêche la mise à l’échelle des solutions ou la commercialisation des idées. ». L’AIS croit fermement que les solutions sont en Afrique et que les innovateurs doivent être associés à la création d’un environnement propice à l’innovation en Afrique.

L’AIS appelle donc tous les innovateurs africains à postuler pour cette opportunité unique. Les innovateurs sélectionnés doivent répondre aux critères suivants :

  • Connaître ou avoir une idée ou une solution innovante qui peut conduire à un changement positif en Afrique et ;
  • La solution doit être à une phase critique : soit prête à être commercialisée, soit prête à être déployer.

Les innovateurs identifiés rencontreront des personnes influentes, des décideurs et des investisseurs prêts à discuter des défis du développement de l’Afrique et des moyens de les résoudre. Ils auront également l’occasion d’intéragir avec des innovateurs africains et des agents du changement ayant la même vision, qui sont les leaders d’une nouvelle ère de changement en Afrique.

Des applications et des informations supplémentaires peuvent être trouvées sur le site internet de l’AIS : www.AfricaInnovationSummit.com/innovation-track. Les candidatures seront reçues jusqu’au vendredi 30 Mars 2018.

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Le Next Einstein Forum (NEF) a présenté hier mardi 12 septembre sa seconde promotion de lauréats, 16 scientifiques, tous âgés de moins de 42 ans, pourvoyeurs et pourvoyeuses de solutions aux défis de l’Afrique et du Monde. Une initiative de l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la fondation Robert Bosch, le NEF tiendra sa deuxième Rencontre Internationale des sciences à Kigali, au Rwanda, sous le patronage de son Excellence, le Président Paul Kagame.

Au cœur de la vision du NEF, « Propulser l’Afrique sur la scène scientifique internationale », les lauréats du NEF présenteront leurs recherches révolutionnaires à l’occasion de cette Rencontre Internationale qui se tiendra du 26 au 28 mars 2018, et contribueront ainsi à l’élaboration d’une rencontre passionnante à fort impact.

« Il y a deux ans c’était mon grand honneur de présenter la promotion inaugurale des lauréats. Aujourd’hui encore, je suis heureux de vous présenter une nouvelle promotion brillante de lauréats. Les lauréats sélectionnés, dont six sont des femmes, font de la recherche de pointe en énergie renouvelable, nanomatériaux, nanotechnologie, sécurité alimentaire, médecine régénérative, systèmes cognitifs relatifs aux Fin Tech, à la cosmologie, séismologie etc. Au-delà de leur recherche purement académique, nos lauréats ont développé des technologies impressionnantes au départ de leurs travaux. Nous sommes intimement persuadés que leurs découvertes et initiatives, actuelles et à venir, résoudront les défis mondiaux en santé, énergie, changement climatique, éducation, agriculture pour n’en citer que certains », a dit Monsieur Thierry Zomahoun, Président et CEO de AIMS et Président de NEF.

Les lauréats du NEF sont sélectionnés par un prestigieux Comité du Programme Scientifique suivant une procédure rigoureuse qui prend en compte les qualifications académiques et scientifiques en ce compris de nombreuses publications, brevets, prix et les fonds de recherche recueillis de manière indépendante. Les lauréats doivent démontrer la pertinence et l’impact de leurs recherches / innovations pour la société mais également faire preuve de passion pour améliorer le profil scientifique de l’Afrique et inspirer la prochaine génération de scientifiques africains.

« J’aimerais remercier la première promotion de lauréats qui a utilisé son mandat pour publier des recherches de haute qualité, multiplier les collaborations entre jeunes chercheurs sur le continent et au-delà et guider la jeune génération. Leur participation active dans l’élaboration du programme à améliorer le programme à venir des lauréats. Ensemble avec la nouvelle promotion de lauréats, ils ont rejoint la Communauté des Scientifiques du NEF, un réseau exclusif qui offre aux membres des opportunités de consultance, des financements, des collaborations de recherche, des occasions de prise de parole et des encadrements de carrière. En retour, les membres de cette communauté participeront aux élaborations des politiques nationales et internationales, des recherches de pointes et des activités d’innovation, diriger l’engagement public autour de la science et de la technologie en Afrique, et assurer le mentorat aux jeunes scientifiques en début de carrière et aux étudiants » a dit Monsieur Zomahoun.

Voici les lauréats du NEF 2017-2019 :

* Dr. Vinet Coetzee (Afrique du Sud) travaille sur des méthodes de diagnostic abordables et non invasives permettant de dépister les insuffisances alimentaires et les maladies congénitales chez l’enfant sur base de modèles informatiques faisant le lien entre les traits physiques et ces maladies. Par exemple, l’équipe de Vinet a développé une caméra 3D à un prix abordable, c’est à dire au 10ème du prix de systèmes commerciaux comparables.

* Dr. Abdigani Diriye (Somalie) : Avec son équipe chez IBM Research Africa il développe de nouvelles approches d’exploitation, de modèles et de nombre de personnes, afin d’identifier le montant exact de crédit et les produits appropriés. L’année dernière, ils ont développé un modèle d’apprentissage-machine qui utilise de nouvelles sources de données (comportement des téléphones mobiles) pour évaluer le profil financier et la cote de crédit de millions de personnes en Afrique de l’Est.

* Dr. Kevin Dzobo (Zimbabwe) dirige une collaboration inter-universitaire entre le CIGGB, l’Université du Cap et l’Université de Pretoria sur le développement de pansement ou bandage de « Cellules souche-ECM » qui, quand ils seront complétement développés pourront être utilisés sur les tissus blessés.

* Dr. Jonathan Esole (RDC), alors qu’il était à Harvard, a introduit un nouvel invariant topologique connu comme la caractéristique Orientifod Euler qui est maintenant utilisée journalièrement par les physiciens travaillant sur la F-Théorie. Jonathan a aussi résolu les questions ouvertes en supergravité depuis plus de vingt ans.

* Dr. Yabebal Fantaye (Ethiopie) étudie les propriétés statistiques de l’Univers en utilisant les données du Fond de Rayonnement Cosmique (CMB) du satellite Planck. Plus particulièrement, sa recherche est centrée sur le développement d’une machine d’apprentissage et d’autres méthodes de statistiques avancées pour l’exploitation du système d’information géographiques africain SIG et la base de données pour l’extraction des renseignements exploitables pour aider l’Afrique à atteindre les objectifs développement durable.

* Dr. Aminata Garba (Niger) : Aminata est intéressée par la recherche des politiques clés, des technologies et applications pertinentes pour le développement des TIC, particulièrement dans les zones rurales et mal desservies. Elle est aussi intéressée par les méthodes qui permettent l’augmentation du débit de données des systèmes de communication en façonnant et réduisant les interférences.

* Dr. Mamadou Kaba (Guinée) : Ses projets de recherche l’ont amené à une meilleure compréhension des risques de transmission du virus de l’hépatite E (HEV) des animaux aux humains. Il mène actuellement une étude prospective longitudinale sur comment la composition des voies respiratoires et les communautés microbiennes gastro-intestinales (microbiotes) influencent le développement des maladies respiratoires chez les enfants africains.

* Dr. Rym Kefi (Tunisie) est principalement impliquée dans la recherche en troubles génétiques humains, diversité génétique en Afrique du Nord et l’impact de la consanguinité sur la santé. Elle renforce aussi la recherche sur l’ancien ADN et fait un profilage génétique pour les tests de paternité et l’identification médicolégale humaine.

* Dr. Aku Kwamie (Ghana) : Ses recherches actuelles sont dans le domaine de la gouvernance des systèmes de santé, cherchant comment et où les décisions sont prises dans les systèmes de santé en appliquant la théorie de la complexité aux problèmes de gestion et de leadership, de responsabilité et des innovations organisationnelles.

* Dr. Justus Masa (Ouganda) dirige plusieurs projets de recherches dans le domaine de l’électro catalyse et de la conversion d’énergie, centrés sur le développement des catalyseurs avancés peu onéreux et les matériaux des électrodes pour les systèmes d’énergie électrochimique, en ce compris les piles à combustible, les électrolyseurs (conversion de l’énergie électrique au gaz), les batteries métal-air rechargeables et les autres systèmes de batterie.

* Dr. Sanushka Naidoo (Afrique du Sud) : Sa recherche est consacrée à la défense des plantes dans les espèces forestières, avec un accent sur l’Eucalyptus. Elle se concentre sur les mécanismes qui peuvent conférer un large spectre, une longue résistance en disséquant les familles de gènes et les réponses aux parasites et aux pathogènes.

* Dr. Maha Nasr (Egypte) se concentre sur les technologies avancées comme la nanotechnologie basée sur les transporteurs de médicaments et les systèmes mixtes de délivrance. Elle étudie pour le moment la possibilité de création de nouveaux vecteurs pour le traitement de maladies, principalement le cancer et l’Alzheimer.

* Dr. Sidy Ndao (Sénégal) : Le groupe de recherche de Sidy a récemment développé le premier rectificateur thermique à haute température, une composante de la future Mémoire thermique à haute température et des dispositifs logiques. ex : les ordinateurs thermiques. Il est aussi le fondateur de la Pan-African Robotics Competition.

* Dr. Peter Ngene (Nigeria) a développé une stratégie qui est maintenant largement utilisée pour fabriquer des matériaux nano composites hybrides complexes pour des applications de stockage d’hydrogène réversible et des électrolytes à l’état solide pour batteries rechargeables. Il a aussi développé des senseurs d’hydrogène lisibles peu onéreux pour le diagnostic de l’intolérance au lactose via un test d’haleine à l’hydrogène.

* Dr. Tolulope Olugboji (Nigeria) : Il construit des modèles informatiques sophistiqués et conçois des nouvelles techniques d’imagerie de la sous-surface terrestres pour améliorer la compréhension de l’architecture et de la composition de l’intérieur de la terre ferme.

* Dr. Hamidou Tembine (Mali) : La recherche d’Hamidou porte sur la théorie des jeux et vise à contribuer significativement au savoir existant dans les problèmes de prise de décision interactive avec une information incomplète, et en présence des agents « self-regarding », « other -regarding », altruistes, malveillant, sensible au risque et irrationnels.

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L’Afrique, l’avionneur européen Airbus y croit, beaucoup. Il a dévoilé à Kigali, capitale du Rwanda, ses prévisions de croissance des commandes d’appareils neufs sur le continent pour les vingt prochaines années, rapporte Bloomberg. D’après Airbus, vu la hausse du trafic intra-africain, le mouvement se fera surtout au niveau des appareils moyen-courriers. L’avionneur est déjà sur les starting-blocks et surveille comme du lait sur le feu les chiffres du trafic…

Selon la IATA (International Air Transport Association), le volume des passagers africains  devrait gonfler de deux-tiers à l’horizon 2035 à 303 millions de passagers annuels. En conséquence le nombre des avions devrait donc doubler. Le constructeur européen évalue à près d’un millier les appareils neufs qu’il faudra pour satisfaire les besoins du secteur aérien, notamment des marchés qui devraient enregistrer une forte croissance tels que le Mali, le Togo, le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie et la Sierra Leone.

“Nous mettons la croissance de l’Afrique au-dessus de celle du monde”, a affirmé le jeudi 23 février Hadi Akoum, le vice-président en charge des ventes pour l’Afrique et l’Inde d’Airbus, au Forum 2017 de l’aviation de Kigali. Le concurrent direct de l’européen, l’américain Boeing, a évoqué en septembre 2016 le chiffre de 1 150 avions neufs qu’il espère commercialiser en Afrique d’ici 2035. Le continent où le taux de croissance est la plus forte à l’échelle du globe, après l’Asie, aiguise les appétits !

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Les travaux de la 27ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA),, se sont ouverts à huis-clos dimanche à Kigali (Rwanda).

La cérémonie d’ouverture officielle de la Conférence de l’UA, prévue à 14h00, verra le lancement du passeport panafricain et du rapport de la décennie de la femme africaine.

Les premiers bénéficiaires du passeport africain seront les chefs d’Etat et de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères et les représentants permanents des Etats membres de l’UA à son siège d’Addis-Abeba (Ethiopie).

Cette initiative, lancée en 2014, entre dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’UA, visant à faciliter la circulation des personnes, des biens et des services au sein de l’Union, en vue de dynamiser le commerce panafricain, l’intégration du continent et son développement économique.

Inscrit cette année sous le thème de “2016: année de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes”, le sommet se penchera également sur la protection des femmes et le droit des minorités, ainsi que sur les droits et bien-être de l’enfant.

Plusieurs autres sujets figurent à l’ordre du jour de cette rencontre continentale comme les questions de sécurité, le financement de l’UA et l’élection d’un nouveau président de la Commission de l’UA, qui remplacera la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma, en poste depuis 2012 et qui ne briguera pas un second mandat à la tête de l’instance africaine.

Le sommet sera également consacré aux questions relevant du renforcement et de la consolidation de l’action et de la place de l’organisation continentale sur la scène africaine et internationale.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA seront saisis des questions juridiques internationales touchant l’Afrique à l’instar des conclusions du procès Hissène Habré et des efforts de l’UA en matière de justice pénale internationale.

Il s’agit aussi pour les Etats membres de l’UA d’examiner le rapport sur l’appropriation du premier Plan décennal de mise en oeuvre de l’agenda africain 2063 et de la Cour pénale internationale.

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