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Livre blanc

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Les déboires du secteur du tourisme tunisien ont émergé à partir de l’année 2010 et se sont accentués en 2011 à cause non seulement des changements et de l’instabilité politiques mais aussi des attentats terroristes qui se produits durant les années qui ont suivi la Révolution, telles que les attaques du Bardo, de Sousse et de Tunis. Ce sont quelques uns des motifs de l’aggravation de la situation des acteurs du secteur, déjà fragilisés par des problèmes conjoncturels qui sont devenus structurels. Du coup, des mesures d’urgence et une stratégie nationale pour le sauvetage et le développement du secteur touristique s’imposent, d’où l’idée de l’élaboration d’un Livre Blanc relatif à la restructuration du secteur hôtelier. Une initiative chapeautée par la Fédération tunisienne de l’hôtellerie et la Fédération professionnelle des banques (APTBEF).

Ebranlée par deux crises, à savoir le changement politique et les attentats terroristes, la destination Tunisie a été désertée par les Européens et une capacité d’accueil diminuée de plus de 15% par rapport aux chiffres de l’année 2010. Cela se traduit également par la régression du nombre de nuitées de 50% entre les années 2010 et 2016 et des recettes en recul malgré l’effet de change. Nous signalons toutefois que malgré cette situation défavorable, le secteur du tourisme n’a pas cessé de contribuer à l’économie nationale, représentant ainsi 6,6% du PIB en 2016 contre 9,8% en 2010.

Mises à part ces deux crises, le secteur touristique tunisien fait face à un problème d’endettement sans précédent et les créances des unités hôtelières sont depuis cette année un poids lourd non seulement pour le secteur du tourisme mais aussi pour les banques et l’État. Résultat : risque systématique relativement élevé à cause des créances douteuses des banques dans le secteur touristique (sur 4,3 Milliards de dinars de créances 1,6 Milliard est toujourx litigieux en 2015. Ajoutons à cela la chute des recettes en devises, l’aggravation du déficit commercial, la dépréciation du dinar, l’augmentation du déficit des banques publiques, la réduction du financement de l’investissement, la position affaiblie dans les négociations avec les bailleurs de fonds internationaux et plus de 80 mille emplois perdus depuis l’année 2010.

Les banques aussi se sont trouvées face à plusieurs problématiques dont un niveau élevé des créances classées et des provisions qui augmentent d’année en année, réduction des fonds propres et de la capacité d’octroi du crédit et pression sur les cours des actions. Les professionnels du secteur hôtelier ont également souffert de crises sociales, de créances classées et d’une incapacité à financer les investissements et l’exploitation et nouer des partenariats commerciaux et à fournir un service acceptable pour manque de liquidité. Les professionnels du secteur hôtelier ont également souffert de crises sociales, de créances classées et d’une incapacité de financer les investissements et l’exploitation et nouer des partenariats commerciaux et de fournir un service acceptable pour manque de liquidité.

Des exemples de schémas de restructuration ont été proposés dans le cadre de ce livre blanc, à savoir une restructuration”préventive” d’une dette non classée ou une restructuration d’une dette avec réévaluation de l’actif (un apport du professionnel, l’utilisation d’un seul contrat d’OCA et sans conversion). Cela nécessite en effet la mise en place d’un ensemble de mesures de soutien et des réglementations favorisant l’investissement dans le secteur touristique.

De ce fait, un ensemble des réglementations et de mesures sont toujours attendues non seulement de la part de la Banque centrale, des ministères de l’Intérieur, des Finances, du Tourisme, de la coopération internationale, de l’Équipement et des Affaires sociales mais aussi de l’APTBEF, de la FTH et des professionnels du secteur.

Pour la BCT, elle est appelée à proroger la circulaire n° 2015-12 relative aux mesures exceptionnelles pour le soutien des entreprises opérant dans le secteur du tourisme à l’année 2017, de permettre aux banques de reprofiler les dettes de classes 0 ou 1 avec la maintien de la classe risque et de consolider la dette Senior ainsi que les nouveaux concours, consentis dans le cadre d’un plan de restructuration comme étant des créances structurelles non classées. Il s’agit aussi d’identifier la classe risque de l’entité à celle de la dette supportable par le business plan qui est, désormais, devenue l’unique engagement sur lequel serait imputé la garantie réelle et pour lequel elle aura l’exclusivité du CF disponible.

Le ministère de l’Intérieur doit continuer la sécurisation des zones touristiques en collaborant avec les professionnels et assurer un environnement immédiat propre aux hôtels.

Le ministère du Tourisme doit de son côté élaborer une stratégie nationale pour le tourisme avec un nouveau  positionnement de la destination Tunisie, renforcer la sécurité des zones touristiques, lever la restriction de voyage, restructurer la dette touristique

Quant au  ministère des Finances, il doit mettre en place un ensemble d’actions comme la mise en place des incitations aux investissements dans le secteur et facilitation de la restructuration des dettes touristiques, l’assouplissement des conditions pour bénéficier de l’avantage de la prise en charge des charges patronales de l’État, la mise en place d’un fonds de garantie pour le secteur touristique, y compris les sociétés de gestion des unités hôtelières, le financement de la restructuration du secteur et l’assouplissement des conditions de rééchelonnement de la dette fiscale.

D’autres actions devraient être menées tout comme la négociation d’une ligne de crédit destinée à la restructuration du secteur, soutenir les propositions de la FTH auprès du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, soutenir les conditions de rééchelonnement de la dette sociale, mettre en place une base de données afin de mieux évaluer le BP sur la base d’informations actualisées. Les professionnels doivent réaliser des plans d’affaires réalistes et réalisables, innover et garantir une bonne gouvernance et la transparence.

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“Un livre blanc sur l’endettement du secteur touristique sera élaboré, prochainement”, a annoncé la ministre du tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi Rekik.
Dans sa réponse aux interventions des députés, lors d’une séance plénière, tenue mercredi, à l’ARP pour examiner le budget du ministère du département pour l’exercice 2018, elle a ajouté que ce livre s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action élaboré en collaboration avec les différentes parties intervenantes (professionnels, banques, administration…) pour aider le secteur touristique à surmonter les difficultés et à poursuivre son activité dans de bonnes conditions.

La ministre du Tourisme a souligné les efforts déployés par son département pour redynamiser l’activité touristique, précisant que le ministère a entamé la division de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en des agences spécialisées.
Une agence de formation dans les métiers du tourisme a été créée, dans ce cadre, et aura pour mission la promotion du système de formation dans le secteur afin de répondre aux besoins réels du tourisme en compétences spécialisées.
Elloumi a rappelé que la stratégie du ministère du Tourisme pour les prochaines années repose, essentiellement, sur la diversification du produit à la faveur de la diversification des différents types de résidences touristiques.
Elle a, en outre, indiqué que le texte d’application relatif à la loi de protection des terres agricoles a été transmis à la Présidence du gouvernement pour adoption. Cette loi va permettre de construire des résidences touristiques sur des terres agricoles sans modification leur vocation.

Par ailleurs, la ministre a présenté les différents projets touristiques programmés pour l’année 20187, notamment dans les régions intérieures du pays en mettant l’accent sur la nécessité de promouvoir le tourisme de loisirs.
Elle a fait savoir que les projets de Marina Gammarth, lequel comporte 380 noeuds et celui de la Marina de Bizerte, d’une capacité de 280 noeuds, pour passer ultérieurement à 700 noeuds, entreront en exploitation en 2018. Par ailleurs, une étude sera bientôt lancée, en partenariat avec le secteur privé, pour développer le port de Sidi Bou Said.

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Le manque de préparation du parc du transport urbain des voyageurs et l’inadéquation du système portuaire aux exigences du trafic commercial, outre l’absence de mesures efficientes pour la rationalisation de l’énergie et la limitation des émanations polluantes de gaz, sont les principales problématiques évoquées dans le livre blanc du secteur du transport.
Au cours d’une conférence de presse, tenue mardi, pour présenter ledit livre, élaboré par la Banque mondiale (BM) en collaboration avec les structures du ministère, le ministre du transport Anis Ghédira a expliqué, que ce document stratégique vise à réformer la logistique du secteur du transport afin qu’elle réponde aux besoins de l’étape prochaine, à travers le diagnostic de la situation du secteur, la présentation d’un ensemble de propositions et l’élaboration d’un programme d’action à l’horizon 2030.
Le ministre a souligné, à cette occasion, le démarrage de l’exécution de certaines recommandations, depuis la parution de la première copie de ce livre en février 2016. Cela s’est traduit par l’amélioration du rendement des ports, notamment celui de Rades qui fonctionne depuis cinq ans avec zéro bateau en attente afin de renforcer la compétitivté des marchandises tunisiennes et l’exportation, en plus de la consolidation du parc des bus moyennant l’acquisition de bus usagés et la conclusion de l’accord d’achat de 1108 nouveaux bus de fabrication tunisienne devant entrer en exploitation à partir du mois de mars 2017.
IL a précisé que le ministère est à la recherche d’un investisseur pour la réalisation du projet en eaux profondes d’Enfidha au financement duquel l’Etat contribuera à hauteur de 2200 millions de dinars, indiquant que plus de 40% du budget du ministère du transport ont été consacrés aux projets ferroviaires, à l’instar du projet de liaison entre Sousse et Kasserine via Kairouan et Sidi Bouzid dont une partie sera réalisée dans le cadre du plan quinquennal de développement 2016-2020, outre le projet de la ligne ferroviaire entre Gabès et Medenine pour désenclaver les régions.
Le ministre a évoqué la possibilité du démarrage du projet du réseau ferroviaire rapide (RFR) à Tunis en octobre 2018, lequel permettra de transporter plus de 600 mille citoyens par jour, sachant que le sytème du transport en Tunisie assure le transport de 1080 millions de citoyens pendant les heures de pointe.
Le livre blanc stipule également la nécessité de créer une strucure exécutive unique pour préparer la politique générale de la sécurité des routes, la restrucutation du nouveau système de gestion et de contrôle des sociétés nationales et régionales du transport, tout en activant la publication des textes d’application de la loi 33 parue en 2004 et relative à l’organisation du transport terrestre.
La représentante de la BM à Tunis Eileen Murray a indiqué, de son côté, que le choix de la banque, s’agissant du type de projets que l’institution financière réalisera dans le secteur du transport est lié à la parution du livre blanc en 2017 et les négociations qui seront menées avec plusieurs parties qui ont montré leur intérêt pour la Tunisie au cours de la conférence internationale sur l’investissement (29 et 30 novembre 2016).
Elle a fait part du souci de la banque d’investir notamment dans les régions intérieures et d’instaurer un partenariat entre les secteurs public et privé.
Et d’ajouter que la BM soutiendra la Tunisie pour la réalisation du plan quinquennal en consacrant cinq milliards de dollars par an à l’investissement dans les différents secteurs.

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Le livre blanc visant l’amélioration du secteur de transport sera présenté mardi prochain.
La présentation sera assurée par le ministre du Transport, Anis Ghedira, en présence de représentants de la Banque Mondiale, lit-on dans le quotidien “Achourouk”.
Pour rappel, le livre blanc, préparé par la Tunisie en collaboration avec la Banque mondiale, propose un plan d’action pour la prochaine décennie (horizon 2030) dans le secteur du transport.
Elaboré sur la base de 50 études, ce livre met le cap sur la nécessité de garantir le désenclavement des régions défavorisées tout en identifiant à travers un diagnostic six déficiences majeures.

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Le livre blanc sur le projet de réforme de l’éducation nationale, rejeté d’emblée par le syndicat de l’enseignement secondaire au motif qu’il a été exclu de son élaboration, contient des éléments inquiétants. Nous vous épargnerons les tirades et autres considérations sur la baisse du niveau général des élèves, un constat unanimement partagé. Allons directement à l’essentiel : Les chiffres.

L’examen national par excellence, le plus illustre en fait, le baccalauréat, a été passé au crible. Et là, stupeur et tremblements. Dans la filière Lettres, 70% des élèves admis n’ont pas récolté 10/20 de moyenne générale dans la dernière décennie. 65,5% d’entre eux n’ont pas pu avoir 10/20 en philosophie, matière pourtant ô combien importante, et 72,6% n’ont pas décroché des notes supérieures ou égales à 10/20 en langue française. Et on se demande pourquoi la langue de Molière est en chute libre en Tunisie !

La section mathématiques se défend mieux de ce point de vue, avec 37,25% des élèves reçus au bac qui n’ont pas décroché la moyenne en maths et 26,5% qui ont eu moins de 10/20 en sciences physiques.

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La Fondation Carnegie pour la paix internationale, basée à Washington,  a récemment publié plusieurs rapports et  tribunes libres qui  sonnent l’alarme et  proposent  ce qui équivaut à un grand marchandage pour «sauver» la Tunisie.

Un Livre blanc, intitulé «Entre Danger et Promesse : un nouveau cadre pour le partenariat avec la Tunisie », fournit une vue claire et convaincante des nombreux problèmes auxquels le pays fait actuellement  face à  l’intérieur comme  à  l’extérieur. “La situation en Tunisie est devenue dangereuse», préviennent  ses auteurs.

“Une combinaison de vents contraires internes et de tourmentes régionales  a douché  les espoirs des Tunisiens quant à  un nouveau contrat social consolidé. Malgré  notamment un large soutien et le consensus rhétorique, l’aide et les réformes n’ont pas pu matérialiser de manière visible pour les citoyens ordinaires, et la Tunisie a poursuivi sa descente aux enfers économiques, avec des tensions sociales, des troubles, et la montée de la radicalisation  “.

Résumant les craintes croissantes de certains Etats voisins, le rapport cite  un homme politique tunisien majeur  qui  souligne que , “si le monde ne se réengage pas maintenant sur les défis de la Tunisie,  alors que les dirigeants internationaux ne reconnaissent pas la réalité  de la crise, « peut-être que nous ne serons pas plus ici pour recevoir leur aide ». Dans ce cas,” les conséquences de la propagation de l’extrémisme, la migration clandestine vers l’Europe, et la vulnérabilité de la Tunisie aux chocs de ses voisins immédiats, la Libye et l’Algérie, se feraient  vite sentir. “

Gouverner et semer la ruine !

La solution préconisée par  Carnegie est, à certains égards, le point culminant de la grande frustration ressentie par les décideurs européens et nord – américains concernant  l’incapacité des Tunisiens à protéger leur propre pays en réformant les  structures du pouvoir de facto qui continuent de gouverner et de semer la  ruine. Comme l’un des auteurs du livre blanc, Marwan Muasher, l’a écrit dans un article avec  le président de Carnegie William J. Burns: “Bien que la révolution ait mis à niveau le  système politique de la Tunisie d’un régime autoritaire vers un gouvernement démocratique, son système opératoire  – ses institutions étatiques, ses lois, sa  bureaucratie, les tribunaux et la police – est resté en grande partie inchangée. Ils sont demeurés fidèles  à leur vocation originelle : s’emparer des  ressources de l’Etat et sans les distribuer. En conséquence, malgré les meilleures intentions de la nouvelle direction de la Tunisie, des milliards de dollars et des dizaines de projets  n’ont jamais été concrétisés, poussant les Tunisiens  dans la rue. Cela a rendu beaucoup plus difficile pour les dirigeants tunisiens  de s’assurer le soutien  du peuple  pour les nécessaires, mais douloureuses réformes économiques, ce qui  a ébranlé la confiance internationale dans le pays et sapé les efforts visant à obtenir un soutien international.

” Tout autant, les Tunisiens eux-mêmes y assument une  responsabilité importante. Trop peu a été fait pour juguler la corruption,  reconstruire la machine fragile de l’état, l’égalité  entre les sexes, venir en aide  aux régions et aux groupes traditionnellement marginalisés, et faire des progrès sur une longue liste de réformes législatives cruciales. À moins que les Tunisiens ne soient prêts à aborder ces questions frontales, aucun niveau de soutien international et aucune batterie  de gestes rassurants, n’auront d’effet durable”.

Ceci est, bien sûr, un avertissement sévère adressé à la classe politique tunisienne.

« Vous avez admirablement changé votre boîte à outils, reconnaît Carnegie. Et vous avez fait de grands progrès dans la tâche beaucoup plus difficile de forger un consensus politique entre les islamistes et leurs adversaires. Mais maintenant, vous faîtes face à la ruine et devrez avoir  le courage de réformer. Si vous faites cela, les puissances  étrangères  seront prêtes à vous aider à chaque étape du parcours. Si vous ne le faites pas, elles  ne seront probablement pas en mesure d’apporter  beaucoup d’aide dès lors que les investissements finiraient tout simplement  par être gaspillés », avertit Carnegie.

La confiance dans un « cercle vertueux »

Pour  éviter ce scénario, les trois auteurs du livre blanc de Carnegie – Marwan Muasher, Marc Pierini et Alexander Djerassi – proposent  que les dirigeants tunisiens poursuivent la réalisation de quelques gains rapides, de  projets pilotes et de  réformes claires (bien que très modestes), qui tous renforceraient la confiance des bailleurs de fonds extérieurs pour se réinscrire  dans un «cercle vertueux».

Le pays devrait mettre en place “un mécanisme rapide pour mettre en œuvre des projets visant à favoriser le développement économique et social et la création d’emplois», disent-ils. «Les nouvelles procédures de coordination interministérielle, les marchés publics  et la sécurité des projets de développement sont nécessaires pour traduire  le financement intérieur et extérieur en résultats concrets pour les Tunisiens, en particulier les jeunes et les couches de la populations  marginalisées.”

Une sensibilisation du public et un effort de dialogue plus inclusif pourraient également être nécessaires, ajoutent-ils, parallèlement  à un  plus grand soutien pour l’accroissement de la  capacité du Parlement (les députés ne disposent même pas de bureaux, beaucoup moins d’assistants et d’infrastructure informatique), ainsi que des «centres économiques d’excellence  qui seraient créés partout en Tunisie pour favoriser la décentralisation “.

Que des  mécanismes spécifiques finissent par être mis en place, l’essentiel demeure  le même: les Tunisiens doivent commencer à lutter contre la corruption endémique (les marchés gris et noir sont désormais considérés comme de plus grande taille que l’économie formelle) et ils doivent prendre des mesures concrètes pour commencer à s’échiner à  sortir du bourbier.” En l’absence de pareil  effort, “aucun niveau de soutien international ne sera utile».

Les  gouvernements occidentaux  ont l’obligation de lancer  un «plan Marshall»  fait de subventions et  prêts sans  intérêt, pour stimuler massivement l’économie et renforcer le secteur de la sécurité.

En d’autres termes, il est temps pour l’Occident de mettre la main à la poche  et de  laisser les Tunisiens choisir comment se  réformer.

Bien que cette approche puisse  être plus acceptable pour certains Tunisiens, elle souffre en fait du même problème qui entache le  “nouveau cadre de partenariat” de Carnegie: le sous-jacent déséquilibre structurel des faibles forces démocratiques en face des  réseaux parallèles à l’Etat  qui opèrent en toute impunité.

« Injecter de l’argent  dans un système qui a été, et est toujours, de facto contrôlé par un triangle d’airain : les  oligarques des affaires, les acteurs du secteur de la sécurité et les mafias traditionnelles (c’est-à-dire l’approche privilégiée par de nombreux nationalistes et gauchistes) ne ferait que gonfler la richesse et rentabilise celle  de ceux qui ont longtemps été prépondérants.

Après tout, l’Etat parallèle de la Tunisie est  exceptionnellement maître dans  l’art de la cooptation, de la subversion et réorientation, en particulier dans un climat de terrorisme et d’inquiétudes  européennes primordiales concernant les  flux de réfugiés, conclut Carnegie.

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Dans une déclaration accordée ce vendredi 27 mai 2016, à Africanmanager, le secrétaire général du Syndicat général de l’enseignement secondaire, Lasaad Yaacoubi, a dit ceci : «on n’est pas concerné par le livre blanc, élaboré par le ministère de l’Education”. Il a précisé que ce projet n’a pas été soumis à la Haute instance commune, chargée de la réforme éducative. Pis, ce projet n’est pas en adéquation avec les recommandations faites lors du dialogue sur « la réforme du système éducatif ».

« Le livre blanc vient confirmer les propos du ministre, Neji Jalloul, qui a déclaré que ce document est le projet de Nidaa Tounes pour la réforme éducative », a souligné Yaacoubi. Il a par ailleurs indiqué que le syndicat va rejeter toute décision qui ne proviendra pas de la Haute instance commune.

La déclaration du secrétaire général du Syndicat général de l’enseignement secondaire vient confirmer la position de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) laquelle, par la voix de son secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique, Hfaiedh Hfaiedh, a exprimé sa déception et son étonnement après que le ministre de l’Education a présenté au président de la République le “livre blanc”, qui contient les principaux points relatifs à la réforme du système éducatif. D’après lui, ce projet devait être réalisé en collaboration avec l’UGTT ainsi que les composantes de la société civile, et considère que les agissements de Jalloul nuisent à la crédibilité du dialogue national, a ajouté la même source.

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