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Le gouvernement britannique a été prévenu du manque de sécurité dans les stations balnéaires en Tunisie des mois avant l’attentat de Sousse qui a fait 30 tués parmi les touristes britanniques, selon l’enquête.

Cité mardi par le Daily Mail, un rapport officiel préparé pour le gouvernement affirme que des hôtels dans la région de Sousse disposaient de «peu de sécurité efficace» pour prévenir ou répondre à une attaque à partir d’un point d’entrée de la plage.

Le terroriste Seifeddine Rezgui qui a tué 38 personnes à la station balnéaire de Port El Kantaoui, le 26 juin, 2015, a accédé aux lieux à partir de la plage pour déverser sa folie meurtrière sur un parcours de deux miles (plus de 3 kilomètres) avant d’être abattu.

Andrew Ritchie, qui représente les familles de 20 victimes, a déclaré au deuxième jour de l’audience sur la mort de 30 touristes britanniques, qu’un touriste qui a survécu à l’attaque avait affirmé qu’un agent de voyage l’avait assuré qu’il était à «100% sûr» de se rendre à Sousse, lors de sa réservation, quelques semaines après une attaque meurtrière perpétrée contre le musée du Bardo.

L’enquête sur la mort des victimes britanniques a souligné que ledit rapport a épinglé la sécurité au niveau des accès aux plages pour quelque 30 hôtels dans trois stations balnéaires du pourtour méditerranéen. Le terroriste a tué environ 10 de ses victimes sur la plage, puis a accédé à l’hôtel haut de gamme via l’entrée sablonneuse. L’établissement hôtelier avait déjà été visé par un attentat-suicide en octobre 2013, qui s’est soldé par la mort de son auteur sans faire d’autres tués, rappelle l’enquête.

Peu de mesures de sécurité efficaces

Donnant lecture d’extraits du rapport lourdement expurgé, lors de l’audience à la Cour royale de justice de Londres, Richie a indiqué que « vu que l’attaque contre l’hôtel Riadh Palms en octobre 2013 a été lancée à partir de la plage, une attention particulière a été accordée aux points d’accès à la plage.

‘Il (le rapport) ajoute: «Malgré une bonne infrastructure de sécurité autour des hôtels et stations balnéaires, il semble qu’il y ait peu de mesures de sécurité efficaces de nature à prévenir ou répondre à une attaque (à partir de la plage)’. ‘

Les enquêtes avaient déjà souligné que selon les directives officielles pour les touristes se rendant en Tunisie, il y avait un «risque élevé de terrorisme» au moment de l’attaque Sousse.

Les directives n’ont pas été actualisées pour être portées au plus haut niveau des avertissements déconseillant tous les voyages en Tunisie en dépit d’une précédente attaque terroriste contre le musée du Bardo en mars 2015, qui a tué 24 personnes, dont 20 touristes.

Le rapport de janvier 2015 relatif à la sécurité de l’hôtel a été élaboré par une personne non désignée nommément qui se trouvait à Mumbai en Inde au moment de l’attaque terroriste qui y a été perpétrée en 2008, précise l’enquête.

Une évaluation des risques terroristes faite pour le compte du Foreign Office quelques après le bain de sang de juin en Tunisie, a également mis en cause la sécurité dans les stations balnéaires.

La Commission nationale de lutte contre le terrorisme de Tunisie avait constaté que « la sécurité des installations dans les hôtels étaient généralement de faible niveau», bien que «certains hôtels se soient dotés d’une meilleure sécurité ».

Jane Marriott, directrice à la Direction du Moyen-Orient Afrique du Nord du ministère des Affaires étrangères au moment des attaques du Bardo et de Sousse, a déclaré à l’audience que, en raison du fait que, avant la révolution de 2011, la Tunisie avait été une dictature, les Tunisiens « voyaient mal une présence policière plus envahissante », ajoutant que «cela a rendu difficile pour les autorités d’être proactives vis-à-vis de la sécurité.»

La menace de Daech était précise

Selon un extrait du procès – verbal d’une réunion entre des responsables de l’ambassade britannique et des voyagistes en Tunisie peu après l’attaque du Bardo, « le personnel de l’Ambassade a exercé de fortes pressions pour retenir les touristes en Tunisie, tout en appelant à durcir le texte du conseil voyage pour refléter la gravité de l’incident ». Marriott qui n’assistait pas cette réunion, à déclaré à l’audience que « la réaction impulsive pouvait être le lot de tout le monde, mais je ne pense pas que ce soit le cas pour les responsables britanniques ».

Parmi les pièces versées au dossier figure un e-mail entre un consultant en sécurité et l’opérateur de Voyage TUI le lendemain de l’attaque terroriste contre le musée du Bardo, en mars 2015 où le consultant déclare que «  nous avons eu la vidéo postée sur YouTube par Daech en décembre où l’organisation menaçait de lancer des attaques terroristes en Tunisie où elle s’employait à installer son réseau, ajoutant qu’il voyait «  dans cette attaque le début de la campagne de Daech en Tunisie ».

A la question de Richie qui lui demandait si les touristes étaient visés par l’attentat du Bardo, La directrice au foreign Office a déclaré que « c’est ce qui nous a paru être », ajoutant cependant que « étant donné que le Parlement était réuni le même jour en séance plénière, nous ne pouvons pas dire d’une façon ou d’une autre ce que telle était la cible ».

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Un Tunisien de 34 ans a écopé de quatre ans de prison, dont deux fermes, lundi. Il avait menacé le consul de Tunisie à Toulouse, Sami Sik Salem, avec une arme à feu, rapporte, ce mardi, “Ladepeche.fr”.

On rappelle que le jeune homme en question, très excité, a semé l’émoi dans les locaux du consulat de Tunisie dans le centre-ville de Toulouse.Il s’était présenté sur place afin de rencontrer le consul dans le cadre d’une procédure de regroupement familial. L’entretien s’est déroulé normalement jusqu’à ce que cet homme pète littéralement les plombs. Il s’est mis à tout casser dans le bureau et a sorti une arme à feu avec laquelle il a menacé sa victime. Le remue-ménage bruyant n’a pas échappé aux agents de sécurité du consulat qui se sont vite retrouvés sur place.

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Le président de la Chambre syndicale nationale des importateurs-exportateurs de vêtements usagés, Fethi Bazrati, a déclaré que « les commerçants de gros de vêtements d’occasion menacent d’une grève générale, si le pouvoir en place ne revient pas sur le projet de loi portant sur l’importation de vêtements d’occasion ».
Dans une interview accordée ce mardi 4 octobre, il a ajouté qu’un délai d’un mois a été donné au gouvernement pour retirer ce projet de loi. Autrement ce sera l’escalade.
La position de la chambre vient à un moment où le gouvernement a décidé de revoir l’organisation du secteur en s’orientant vers l’interdiction de l’importation des vêtements usagés à cause de la difficulté à contrôler le secteur, notamment l’organisation fiscale.
Cette décision a provoqué la colère des professionnels, qui ont déclaré que c’est une menace pour le secteur et pour le pouvoir d’achat des Tunisiens dont 90% s’approvisionnent à la fripe. D’après eux la nouvelle loi bloquera l’évolution du secteur, ce qui aura des conséquences néfastes sur le prix et la qualité des produits.

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Dans le cadre de la coopération tuniso-américaine

Le président de la Fédération nationale du textile (FENATEX), Belhassen Ghrab a déclaré que 60% des entreprises actives dans le secteur du textile sont menacées de fermeture.

Dans une interview, publiée ce mardi  4 octobre 2016, par le quotidien “Assabah”, le président de la Fenatex a justifié sa position par les problèmes confrontés également par les petites et moyennes entreprises ainsi que la pression imposée par la CNSS et les services fiscaux.
Il s’est aussi montré inquiet par rapport au retard affiché au niveau de la réaction du gouvernement qui n’a pas encore pris les mesures nécessaires pour assurer la relance du secteur déplorant ainsi la fermeture de pas moins de 300 entreprises et la perte de 40 mille emplois.  Un chiffre qui sera révisé à la hausse pour atteindre 50 mille à fin 2016, notamment au niveau des sociétés totalement exportatrices qui emploient 150 mille personnes, selon ses dires.
Dans le même contexte, Ghrab mis en garde contre la détérioration du secteur. Chiffre à l’appui, les exportations de prêt à porter ont baissé de 15% durant les quatre dernières années. De même, les importations de matières premières ont chuté de 12%. Du coup, la contribution du secteur dans la balance commerciale a reculé de 16.39%.  Idem, la contribution du secteur du textile dans le PIB a passé de 4.9% à 2.8%.

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Dans un communiqué rendu public  samedi 1er octobre 2016,  l’agence nationale de sécurité informatique (ANSI) a averti les utilisateurs de Facebook concernant une nouvelle menace sur le réseau social.

Selon l’ANSI, il s’agit d’un message qui parait être envoyé par votre ami Facebook et qui contient l’ image de votre profil avec un titre formaté de la façon suivante : « votre nom-Youtube ».
Si vous cliquez sur l’image, elle vous redirige vers une page web de phishing similaire à la page d’authentification de facebook. Cette page falsifiée informe la victime qu’elle a été déconnectée du Facebbok afin de l’inciter à saisir de nouveau son login et mot de passe facebook.
Si les victimes tombent dans ce piège, leurs comptes facebook sont utilisés à des fins malveillantes.
Par ailleurs, l’ANSI a appelé les utilisateurs de Facebook à :
*Verifier la cohérence du message reçu
*Mettre à jour la solution antivirale.Installer des plugins dans le navigateur web utilisé
*Eviter le téléchargement des fichiers malicieux et bloquer les fenêtres pop-up
*Sauvegarder régulièrement vos données sensibles sur des disques durs externes
*Activer la mise à jour automatique du système d’exploitation utilisé
*Analyser le navigateur avec l’outil de nettoyage Chrome.

L’ANSI a également recommandé l’installation des plugins suivants :
-Netcraft
– Web Of Trust
-Adblock Plus

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Dans un entretien téléphonique accordé ce lundi à Africanmanager, le directeur chargé de la communication à la Caisse Nationale d’Assurances Maladies (CNAM), Younes Ben Nejma, a déclaré que la caisse est en train d’honorer ses engagements envers les pharmacies privées, mais avec du retard.
Il a ajouté que cela est du au retard affiché au niveau du recouvrement des cotisations de la CNSS et de la CNRPS, « Ce retard a eu des effets négatifs sur la CNAM, qui demeure incapable d’honorer ses engagements dans les délais fixés », a dit Younes Ben Nejma, précisant que la caisse a besoin de liquidités à hauteur de 1600 millions de dinars pour réaliser cet objectif.
Les ministères des Affaires Sociales et des Finances ont fait des propositions dans ce sens pour solutionner la problème.
La précision de la CNAM vient à un moment où le Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées a menacé de mettre terme au conventionnement avec la CNAM, notamment la filière du médecin de famille.

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La compagnie gazière britannique Petrofac menace de quitter la Tunisie et de mettre fin à son investissement si les mouvements de protestations réclamant l’emploi et qui ont perturbé la production de gaz pendant neuf mois ne s’arrêtent pas immédiatement, selon des responsables gouvernementaux cités lundi par le magazine Newsweek Middel East.

Depuis janvier, Petrofac déplore une perturbation de sa production de gaz en Tunisie, due à des sit-ins organisés par des protestataires qui demandaient à être recrutés par l’entreprise. Des manifestations violentes ont éclaté en janvier et l’armée est intervenue pour protéger la compagnie dans l’île de Kerkennah dans le sud du pays.

” Des responsables de Petrofac nous ont informés qu’ils seront obligés d’invoquer la force majeure et d’introduire des recours auprès des tribunaux internationaux pour être dédommagés de leurs pertes si la production ne reprenait pas immédiatement”, a déclaré la ministre tunisienne de l’Énergie, Hela Cheikrouhou, lundi, sur les ondes d’une radio locale.

Un représentant Petrofac en Tunisie s’est abstenu de tout commentaire, alors qu’un autre, sous le couvert de l’anonymat, a confirmé que la compagnie se préparait à quitter le pays si les sit-ins ne cessaient pas .

La menace brandie par la société, qui fournit environ 13 pour cent des besoins en gaz naturel de la Tunisie, est un autre sérieux test pour le gouvernement de Youssef Chahed, qui a promis d’adopter une ligne dure avec les manifestations qui ont touché des secteurs clés.

Les représentants du gouvernement soulignent que l’importation de gaz en provenance d’Algérie pour compenser le manque à gagner causé par les perturbations de la production de Petrofac a coûté au gouvernement environ 100 millions de dollars pour les neuf premiers mois de cette année.

 

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Slim Chaker, ministre des Finances a déclaré que la contrebande ne cesse depuis 2011, de s’incruster dans le paysage économique et social pour devenir un réel danger qui menace l’État.

Lors d’un atelier de travail régional qui se tient actuellement à Gammarth sur ” la lutte contre la contrebande et le commerce informel”, le ministre a mis en garde contre ce phénomène qui vient en parallèle avec le terrorisme.
Slim Chaker a dans le même contexte indiqué que la lutte contre ce fléau est une responsabilité commune qui implique l’intervention de tous les acteurs, soulignant que la stratégie adoptée par son département a connu une réelle mutation pour pour pouvoir mettre fin à cette hémorragie.

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Le projet tuniso-italien de production de biocarburant à partir de la canne de Provence ou bambou dans la délégation de Sbikha à Kairouan semble cristalliser toutes les polémiques.

Depuis la signature de la convention, février dernier, avec la multinationale « ICL Italy » pour la culture de 3000 hectares de canne de Provence, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce  projet.

En effet, plusieurs chercheurs se sont prononcés contre ce projet invoquant « des dommages néfastes que causerait cette culture non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour le sol et les cours d’eau ».

Leur tollé  continue de prendre de l’ampleur surtout que la Tunisie ne dispose d’aucun cadre réglementaire pour s’opposer à cette introduction.

Pour  300MDT,  ICL Italy  promet la création de 4000 postes d’emplois

Pour le ministère du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale qui a autorisé la création de ce projet, la production de biocarburant (bio-éthanol) à partir de la canne de Provence sera destinée essentiellement à l’export.

Tout en consacrant 5% de la production à la Tunisie, ce projet de la multinationale permettra de générer entre 3000 et 4000 postes d’emplois dont 200 sont des ingénieurs et techniciens qui vont travailleur au sein de la station de transformation de la canne de Provence en biocarburant.

Pour l’étape actuelle, le propriétaire du projet est en train de chercher les terrains adéquats pour la culture de cette plante. « Les travaux de la réalisation de ce projet vont démarrer, une fois achetés  les 3000 hectares », apprend Africanmanager d’une source bien informée au  département de l’Investissement.

Mais, les dommages sont là…

En dépit de son importance et les avantages que propose « ICL Italy », le projet actuel fait l’objet d’une vague de critiques parmi maints  chercheurs. C’est le cas de Mohamed Elyes Kchouk, universitaire et chercheur au Centre de biotechnologie de Borj Cedria.

Pour lui, la canne de Provence est une plante envahissante partout dans le monde d’autant plus qu’elle présente une menace pour la diversité biologique. « Cette plante risque de boucher  les petits ruisselets dans les zones arides tout en empêchant la collecte d’eau dans les barrages collinaires et autres moyens de collecte des eaux », a-t-il expliqué.

Il a dans le même contexte rappelé que la région de Sbikha  souffrait déjà de l’introduction d’une autre espèce envahissante (la morelle jaune) et risque de détruire plus de terres, ce qui réduirait les ressources des habitants de la région.

Outre cette menace, cette culture ne présente aucun avantage en termes de création d’emplois malgré les affirmations de la société, ni de production de carburant pour la Tunisie, selon ses dires.

Le recours à une étude approfondie est une obligation

Pour le spécialiste des sciences de production fourragère à l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT), Fayçal Ben Jeddi, l’élaboration d’une étude bien approfondie est nécessaire  pour mieux examiner les effets liés à la culture de cette plante.

« Dans pareille situation marquée par une certaine polémique, le recours à des chercheurs et des spécialistes est une nécessité pour étudier davantage cette plante et son impact sur l’environnement et sur la société», a dit le spécialiste à Africanmanager.

Mais pourquoi ? C’est simple, a répondu Faycel Ben Jeddi, faisant savoir que la canne de Provence ou bambou est très demandeuse d’eau. Elle a déjà besoin de 1200 à 1700 mm d’eau par an pour sa croissance. Or, la Tunisie ne dispose  ni des moyens, ni des ressources hydrauliques nécessaires pour produire ce genre de plantes notamment à Kairouan dont la pluviométrie ne dépasse pas les 200mm/an.

 « La canne de Provence, de son nom scientifique, Arundo Donax, est certes une plante bien adaptée là ou devrait être installée, mais la pénurie de l’eau de qualité et les quantités nécessaires principalement dans le Centre du pays nous pousse à poser plusieurs interrogations sur la faisabilité de ce projet  », a-t-il  alerté.

Il a par ailleurs mis en garde contre ce « projet non durable dont les effets sont néfastes ». Toujours selon lui, la culture des milliers d’hectares de canne de Provence dans la délégation de Sbikha va certainement épuiser les nappes étant donné qu’il s’agit d’un système racinaire fibreux, a encore noté Fayçal Ben Jeddi.

Un avis partagé par un autre expert, Sghairi Mnawaer qui a jugé utile « de demander des analyses de risques avant toute introduction des plantes étrangères ».

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En dépit de la levée de boucliers des Européens, des Américains et de l’ONU face aux violations répétées et croissantes des droits de l’Homme par les autorités turques, le président Recep Tayyip Erdogan n’en démord pas : Les médias de l’opposition et les Kurdes sont les ennemis de la nation et il faut faire feu de tout bois pour les réduire au silence… et à une totale inaction. C’est même devenu une obsession pour l’homme fort de la Turquie au point qu’il a tout bonnement menacé ce mardi les “partisans” des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de les déchoir de leur nationalité.

On le voit nettement, Erdogan n’a aucune intention, neuf mois après avoir déchiré le pacte de paix avec les Kurdes, de négocier avec le PKK. Au contraire, il élargit le cercle des adversaires à museler, en y intégrant les avocats, intellectuels, journalistes ou députés qui ont une quelconque affinité avec la cause kurde. Rien ne semble pourvoir stopper le tout puissant chef de l’Etat turc dans son combat à mort contre la population kurde.

“Pour les mettre hors d’état de nuire, nous devons prendre toutes les mesures, y compris déchoir de leur nationalité les sympathisants de l’organisation terroriste”, a dit Erdogan, droit dans ses bottes, devant un parterre d’avocats à Ankara. “Ces gens ne méritent pas d’être nos concitoyens (…) nous ne sommes pas obligés de porter sur notre dos quiconque est engagé dans une trahison à l’égard de son Etat et de son peuple”, a-t-il asséné.

Erdogan a le temps de voir venir, mais…

Ces propos d’une violence inouïe interviennent quelques jours après que l’Union européenne a concédé à la Turquie des avantages majeurs et derrière lesquels elle courait depuis un paquet d’années, comme par exemple le fait de permettre aux citoyens de circuler librement en Europe, avec un simple passeport biométrique ou le fait d’accélérer les négociations d’adhésion à l’UE, un très vieux rêve. En retour on demande aux autorités turques de soulager les Européens en les ‘débarrassant’ des Syriens qui débarquent clandestinement en Grèce en passant par la Turquie, pour ensuite venir taper à la porte des autres pays comme l’Allemagne, qui est saturée actuellement. C’est à  peu près tout ce qu’on demande à la Turquie. En plus en échange de ce travail, très ingrat, la Turquie va recevoir un chèque astronomique de 6 milliards d’euros pour l’aider à supporter les frais de l’accueil des migrants syriens.

Pour le moment l’UE attend de la Turquie qu’elle fasse le sale boulot, à sa place. Les Turcs ont certes le temps de voir venir, car les Européens n’ont pas intérêt à titiller Ankara sur ses nombreuses entorses aux droits humains, Erdogan est très susceptible là-dessus. Mais ne nous y trompons pas, tôt ou tard la question des violations des droits des opposants et des Kurdes reviendra sur le tapis. On dirait même que les Européens, qui n’ont aucune intention d’intégrer la Turquie dans l’UE, prennent un malin plaisir à laisser Ankara accumuler les sorties de route sur les droits de l’Homme pour ensuite s’en servir et les jeter à la face des Turcs comme l’obstacle majeur à leur entrée dans l’UE. Mais tout cela, Erdogan est trop aveuglé par sa haine des Kurdes et des opposants pour le voir, au risque d’entrainer tout un pays dans son aventurisme cataclysmique.

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Comme le veut la tradition

L’expert en économie Faycel Derbal a déclaré ce mardi 5 avril que les crimes financiers constituent un véritable danger pour  l’économie d’une manière génerale, mais également pour le secteur formel

Rencontré en marge d’une conférence organisée sur ” la mise en oeuvre des normes internationales contre les crimes financiers”, il a ajouté que la criminalité financière décime  l’intégrité de l’économie, et constitue une source du financement pour le terrorisme.

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Le Conseil de l’Ordre National des avocats tunisiens (ONAT) a dénoncé, jeudi, les atermoiements du gouvernement dans la réforme du secteur de la justice et menacé de recourir à des  mouvements de protestation en cas de non-satisfaction de l’ensemble de ses revendications.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue de la session ordinaire de son Conseil, l’ONAT a appelé le gouvernement à honorer ses engagements envers les avocats tunisiens, particulièrement en ce qui concerne les revendications professionnelles.

La conjoncture actuelle exige des réformes radicales englobant particulièrement les appareils judiciaire et sécuritaire et l’instauration sans délai des institutions constitutionnelles, a-t-il indiqué.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel,...

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