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«Nabil-Robin des bois» avec «Kaïs-Robocop» au second tour. Que fera donc la justice ?

Ce serait donc parti, à en croire les résultats des sondages de sortie des urnes des deux instituts d’opinion, Sigma et Emrhod, dans un mois, pour un second tour pour les Présidentielles. Kais Saïed, dit «Robocop» à cause de sa diction très articulée lorsqu’il parle, et Nabil Karoui que certains ont comparé à Robin des Bois, seraient les deux candidats qui se feront face le 15 octobre prochain. A première vue, c’est un vote sanction contre tout l’establishment politique tunisien, dont les plus grosses victimes auront été le parti islamiste Ennahdha malgré toute sa machine électorale, et le chef du gouvernement, accusé par tous d’être derrière toutes difficultés du citoyen, de l’économie et des finances, au cours des deux dernières années.

Dire que ce sont deux candidats antisystème qui l’auraient remporté, ne serait pas complètement exact. Si cela peut être vrai pour Kais Saïed, l’outsider complètement inconnu sur la scène politique et qui paraît tellement anormal qu’il puisse être assimilé à un antisystème, cela n’est pas vrai pour le candidat Karoui. Ce dernier, comme nous l’avions écrit, n’est qu’une création de sa propre machine médiatique, aidé par une justice qui aurait, selon certains, mal calculé le temps judiciaire par rapport au temps politique. Karoui était dans l’ancien système de l’avant-révolution, et est issu de l’actuel système de l’après-révolution.

Force est de dire que tous les représentants de la famille politique, dite des centristes, aura essuyé un lourd revers. Ils étaient trop égoïstes et égocentristes pour accepter de liguer leurs forces et engager les combat des Présidentielles en front uni. Pour les islamistes, certains diront que c’était attendu, ayant opté pour un candidat de la dernière minute, pour pouvoir se concentrer sur les prochaines législatives où le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, brigue le perchoir.

Mais là n’est plus le problème et il reste à tous de faire comme Ennahdha et de se concentrer sur les Législatives, pour revenir sur la scène politique et éviter de connaître le sort d’Ettakattol ou du CPR en 2014.

Le vrai problème désormais, si on accepte le résultat des sondages de sortie des urnes, c’est de savoir comment va se comporter la justice vis-à-vis du candidat Nabil Karoui. Il fait l’objet d’un mandat de dépôt qui a été confirmé en cassation. Pour l’instant, il n’est qu’un accusé et pas encore définitivement inculpé et encore moins sentencié. Son dossier est encore au niveau de l’instruction. Il est interdit de voyage, ses biens gelés et détenu en prison, où des supporters sont allés le «saluer» ce soir même. La justice avait aussi refusé de lui permettre l’accès aux médias, pour sa campagne électorale. Maintenant qu’il serait passé au second tour, quel sera la position de la justice tunisienne ? Sera-t-il relâché en attendant de passer devant la justice pour un procès qui tranchera dans le vif de son dossier, où il est accusé de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale ? Restera-t-il privé sans procès et maintenu en détention, malgré son accès au second tour ? Sera-t-il jugé, et surtout pourra-t-il être jugé avant le 15 octobre 2019 ?

Ce qui certain, c’est que le cas Nabil Karoui, ou Nabil-Robin des bois, devient une première absolue dans les élections, presque dans le monde !

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1 COMMENTAIRE

  1. Quelque soit le résultat, tous les candidats qui ont proclamé leur attachement à la sauvegarde de la Tunisie doivent tenir leurs paroles et ne pas se saboter les uns les autres. Notre pays a besoin de la cohésion autour d’un programme de se sortie de crise pour un nouveau bon redémarrage. Nos ressources humaines et matérielles doivent être utilisées pour la sécurité globale des populations actuelles et futures.
    Le président à élire et les prochains élus que nous souhaitons plus sérieux, doivent se mettre à la page et apprendre le sens et les détails de l’efficacité énergétique de nos ressources, humaines et financières. Ainsi, la vision sera portée sur le travail de l’homme, de l’argent que ces derniers hommes manipulent à des diverses proportions.
    De ce fait, les prochains occupants des chaises de direction du pays doivent veiller à l’accroissement des puissances intellectuelles et corporelles des Tunisiens, à la bonne gestion de leurs temps au travail et au repos, ainsi qu’à mise en place d’ambiances sociales, économiques et environnementales qui favorisent le bon rendement de tous dans la joie de vivre.
    La Tunisie a besoin d’une cure mentale collective, quelques soient le régime politique, en vue de bien redémarrer le processus de développement global, car on ne peut pas attendre d’un pilote et de ses collaborateurs si l’engin est rouillé et ses organes de fonctionnement nécessitent diagnostic et réparation.
    Le président et les députés, confectionneurs des lois, ne feront rien de plus que les autres s’ils n’arrivent pas à changer le mental collectif pour redémarrer vers des destinations sécurisées. De ce fait ils mettent en place des moyens de lutte contre les prédateurs locaux et étrangers de la Tunisie, et ce par l’instauration d’une discipline sociale basée sur des lois applicables et un comportement collectif cohérent malgré les divergences.
    Messieurs le coureurs vers le pouvoir et vers notre mise sous vos commandes, vous devez d’abord faire abolir ou réduire au maximum les diverses frustrations d’insécurité individuelle et sociale, qui donnent naissance à la haine, à la corruption et à l’évasion de tous genre.(A suivre)

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