Le Liban et la Syrie ont affirmé ouvrir une nouvelle page dans leurs relations lors de la visite du chef de la diplomatie syrienne, auquel Beyrouth demande de faire la lumière sur les assassinats politiques dans le pays imputés au clan Assad.
Le ministre des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani est le premier haut responsable syrien à se rendre au Liban depuis la prise du pouvoir par une coalition islamiste qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024.
Sous le clan Assad, la Syrie avait exercé sa tutelle sur le Liban pendant des décennies et était accusée de l’assassinat de nombreux responsables libanais.
« Nous avons ouvert aujourd’hui une nouvelle page dans les relations entre la Syrie et le Liban », a déclaré le ministre syrien après un entretien avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam.
Il a qualifié sa visite d’ »historique », ajoutant que Damas s’engageait à « respecter la souveraineté du Liban » et le principe de « non-ingérence » dans les affaires de son voisin.
Le président libanais Joseph Aoun, qui a également reçu le ministre syrien, a affirmé que cette visite visait à « renforcer les relations entre les deux pays frères sur la base du respect mutuel et de la non-ingérence ».
Les entretiens ont porté sur un règlement de la question des prisonniers syriens au Liban, sur les moyens d’encourager le retour des réfugiés et le contrôle de la frontière commune pour empêcher la contrebande.








