AccueilLa UNEOù va la diplomatie tunisienne et quels sont ses nouveaux paradigmes ?

Où va la diplomatie tunisienne et quels sont ses nouveaux paradigmes ?

Tensions mondiales obligent, la diplomatie tunisienne s’active et, parfois, met les bouchées doubles, pour défendre les causes chères au pays, moyennant, le cas échéant, des réserves voire des refus et des fins de non-recevoir. Mais dans le même temps, il arrive de plus en plus souvent à cette diplomatie de cultiver une vocation économique à l’effet d’attirer des investissements et de nouer des partenariats partout où ils s’avèrent mutuellement bénéfiques.

Toutefois, il se dégage des débats parlementaires sur le budget du ministère des Affaires étrangères que ce n’est pas toujours le cas. Maints députés se sont  interrogés sur « la faible représentation diplomatique de la Tunisie ou encore son inexistence dans plusieurs pays », critiquant la fermeture de plusieurs ambassades et consulats dans certains pays et la vacance observée dans d’autres.

Une élue a sollicité des explications  sur l’avenir des relations avec l’Union européenne en tant que partenaire économique ainsi que sur le sort du dossier des fonds spoliés au vu des tensions entre les deux parties sur à la restitution par la Tunisie d’un montant de 60 millions euros.

La parlementaire s’est également interrogée sur l’application du Le mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique et global entre l’Union européenne et la Tunisie conclu en juillet dernier ainsi que sur l’aide à long terme t de 900 millions euros que la présidente de la commission européenne avait promis de débloquer et qui a été reliée à l’accord avec le FMI. Elle a évoqué la dégradation des relations avec certains pays africains en raison de la question des migrants subsahariens en Tunisie.

Une autre a appelé à la mise en œuvre d’une stratégie de développement de la diplomatie économique pour permettre à la Tunisie de conquérir de nouveaux marchés, s’interrogeant sur les plans du ministère visant à consolider la présence du pays dans les marchés africains et internationaux et à attirer les investissements étrangers.

Parmi les questions soulevées, celle de la faiblesse des échanges commerciaux avec les pays du voisinage et le caractère limité de l’intégration économique avec l’Algérie, appelant à l’impératif de traduire dans les faits les nombreux accords conclus entre les deux pays.
Evoquant le dossier des Tunisiens établis à l’étranger, les députés ont été unanimes à souligner la nécessité d’accorder davantage d’importance à cette communauté, mettant en avant sa contribution, à hauteur de 5 pc au PIB.

L’un d’eux (Hors groupe) s’est focalisé dans son intervention sur les Tunisiens en situation irrégulière à l’étranger qui, avec les nouvelles mesures prises par les pays d’accueil, se trouvent privés de couverture sociale et de logement, en plus des contraintes sécuritaires auxquelles ils font face. Il a appelé à l’urgence de traiter la question de la migration irrégulière dans les zones qui manquent de développement et n’encouragent pas la création de petits projets.

Un de ses pairs  a  jugé insuffisant le budget accordé au département des Affaires étrangères. A ce sujet,  il  s’est interrogé sur les ressources allouées au suivi de la situation des Tunisiens à l’étranger, et à la conclusion de nouveaux partenariats et à la prospection de nouveaux marchés.

Un plan d’action pour restituer les fonds spoliés

Répondant à ces interventions et à bien d’autres, le e ministre des Affaires étrangères, de la Migration, et des Tunisiens à l’étranger Nabil Ammar a , d’abord, assuré  que la commission chargée du suivi des dossiers des fonds spoliés œuvre à la mise en place d’un plan d’action et d’une nouvelle approche efficace pour remédier aux lacunes ayant bloqué leur restitution, ajoutant qu’elle se réunit périodiquement et qu’elle soumettra son premier rapport au président de la République avant fin 2023.

Pour rappel, la commission est présidée par le ministre des Affaires étrangères. Elle regroupe les ministres de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires foncière, en plus du gouverneur de la Banque centrale et du chargé du contentieux de l’Etat.
S’agissant des relations du ministère avec les représentations diplomatiques étrangères en Tunisie, le ministre a affirmé que la Tunisie œuvre à consacrer le principe de réciprocité. Ainsi, les représentants des pays et organisations étrangères se doivent d’informer et de coordonner préalablement avec le ministère en ce qui concerne leur rencontres et réunions avec les différents ministères et structures nationales.

Sur un autre plan, le ministre des Affaires étrangères a souligné le souci de renforcer la place et le rayonnement de la Tunisie sur le double plan régional et international tout en respectant les fondements de la souveraineté nationale.
Il a assuré que la Tunisie œuvre à élargir et à diversifier ses relations de coopération et de partenariat et à s’ouvrir sur les nouvelles économies prometteuses notamment en Afrique et en Asie.

Il a dans ce sens affirmé que l’Académie diplomatique qui a été créée en 2019 est capable de donner un nouvel élan à la diplomatie tunisienne à travers les accords avec des institutions similaires et des centres de recherche à travers le monde ainsi que par la formation de diplomate étrangers. Il a ajouté que l’institution a noué des contacts avec 15 académies étrangères et assuré la formation de 50 secrétaires aux Affaires étrangères.
Le ministre des Affaires étrangères a insisté sur le rôle de la Tunisie dans la défense des justes causes dont en premier lieu la cause palestinienne ainsi que son engagement en faveur de la solidarité, la paix et la stabilité mondiale.

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