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Ouverture de la 8ème édition du festival de la création de l’UGTT en présence de Noureddine Tabboubi et de Hayet Guettat Guermazi

Loin des slogans des revendications et des manifestations, le Bureau régional de l’UGTT à Nabeul a pris une symphonie de couleurs et de sonorités le jeudi 25 novembre à travers un carnaval d’animation et une fresque bien colorée réalisée dans le cadre de l’ouverture hier de la huitième édition du festival de la création de l’Union générale tunisienne du travail, qui s’est déroulée en présence du secrétaire général de la centrale syndicale Noureddine Tabboubi et de la ministre des affaires culturelles Hayet Guettat Guermazi.

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L’union générale tunisienne du travail a choisi dans le cadre du festival de la création de l’UGTT qui a démarré hier pour se poursuivre jusqu’au 27 novembre, de célébrer l’écrivain Mahmoud Messadi, le fils de Tazarka, aux multiples casquettes, celles du penseur, de l’intellectuel et du syndicaliste dès lors qu’il fut l’un des pionniers du mouvement syndical en Tunisie en étant chargé de diriger la centrale syndicale après l’assassinat de Farhat Hached.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Noureddine Tabboubi, accompagné de la ministre des affaires culturelles et du directeur du festival Mourad Ridene a tenu a préciser que la centrale a oeuvré chaque année à l’organisation de ce festival pour réaffirmer l’intérêt soutenu qu’elle accorde à la culture aussi aux cotés de questions sociales et économiques et à offrir une occasion annuelle renouvelée pour toutes les régions tunisiennes afin de mettre en valeur leur héritage culturel et patrimonial.

Il a par ailleurs tenu à souligner que l’UGTT vise à travers ce genre de manifestations à renforcer le rôle de la centrale syndicale dans le rayonnement de l’image de la Tunisie, celle d’un pays de culture, de riche histoire, de création, de tolérance et d’ouverture sur les autres civilisations.

Prenant la parole, la ministre des affaires culturelles a à son tour précisé que l’organisation du festival à Nabeul constitue une occasion pour mettre en valeur la richesse et la diversité de son legs culturel et patrimonial ce qui est illustré par l’organisation du salon des petits métiers et de l’artisanat et la programmation de plusieurs rencontres littéraires et artistiques qui traduisant les multiples expériences artistiques et créatives dans la région de Nabeul.

Organisée avec le soutien du ministère des Affaires culturelles, l’édition 2021, porte le nom du célèbre écrivain et homme d’Etat tunisien Mahmoud El Messadi.

Il s’agit non seulement d’un hommage à la mémoire d’un penseur et d’un écrivain natif de la région de Nabeul mais aussi une occasion pour faire découvrir l’aspect méconnu en lui en tant que syndicaliste de grand calibre.

El Messadi est considéré comme l’un des principaux leaders du mouvement syndicaliste en Tunisie dès lors qu’il a occupé la responsabilité de diriger l’Union générale tunisienne du travail après l’assassinat du leader et fondateur de l’UGTT Farhat Hached.

Dans ce sens, le festival consacre dans sa programmation variée une conférence sur «El Messadi et son rôle dans l’édification de la Tunisie contemporaine» qui sera accompagnée de témoignages de ceux qui l’ont côtoyé de près ainsi que d’un film documentaire sur son parcours littéraire, intellectuel, politique et syndicaliste.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de l’UGTT sur la vie culturelle. C’est une manière d’exprimer que l’UGTT n’est pas synonyme de revendications ou de grèves ou de militantisme mais il s’agit d’une organisation nationale réformiste engagée dans l’investissement dans la culture et le savoir ainsi que dans les questions sociales et économiques, avait précisé le directeur du festival Mourad Ridrne.

En ce qui concerne le programme,la musique a été présente hier par un concert au centre culturel Néapolis intitulé «Parfums de Nabeul» auquel a participé une pléiade d’artistes de la région en guise d’hommage posthume aux symboles de la chanson tunisienne natifs de la région comme Naama, Youssef Temimi et Belguith Sayadi.

La chanson engagée sera présente à travers le concert «Ouyoun el kalem» d’Amel Hamrouni et Khemais El Bahri et ce, ce vendredi 26 novembre au centre culturel Néapolis de Nabeul. Ce spectacle se veut aussi un hommage posthume aux symboles de la chanson engagée de la région à savoir Zine Essafi et Hedi Guella.

Le troisième spectacle est à connotation soufie » Nandah el Asyed» de l’ensemble de Mohamed El Beskri et ce, le 27 novembre à Yasmine Hammamet.

Le théâtre est également présent avec la programmation de plusieurs pièces et représentations qui se tiennent à Korba, Tazarka, et au centre culturel universitaire et estudiantin de Nabeul.

Le volet pédagogique est marqué par l’organisation d’une série de conférences notamment sur la culture touristique et les changements climatiques ainsi que des ateliers et des workshops notamment de mosaïque, de céramique et des ateliers d’animation diverse destinés aux enfants. Des expositions photographiques sur les monuments et les sites de la région de Nabeul ainsi que sur le mouvement syndical à travers l’histoire sont également au menu.

«Avec les arts on promeut» est l’intitulé d’une exposition collective d’arts plastiques qui se tient au centre culturel Néapolis de Nabeul.

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