Présidentielle : Les observateurs étrangers évoquent un processus électoral calme

Présidentielle : Les observateurs étrangers évoquent un processus électoral calme

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Le Centre Carter a déployé une mission d’observation électorale en Tunisie pour observer les élections présidentielles du 15 septembre ainsi que les élections législatives du 6 octobre.
Après la révolution, le Centre a surveillé plusieurs processus législatifs et politiques au cours de la transition démocratique du pays en commençant par l’observation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante en 2011.

Cette année, l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) a invité et accrédité le Centre Carter pour observer les élections nationales.

L’équipe d’observation de longue durée conjointe est composée de 16 observateurs. Ces observateurs ont été déployés le 22 juillet par équipe de deux dans huit régions du pays pour évaluer les préparatifs électoraux aux niveaux régional et local. Les observateurs, qui ont rejoint une équipe d’experts basés à Tunis depuis le 10 juin, ont travaillé dans chacune des 27 circonscriptions électorales de Tunisie.

Selon la mission du Centre Carter pour le contrôle et l’observation des élections en Tunisie, le scrutin présidentiel s’est déroulé sans faille. Le centre  avait participé à l’observation des élections législatives et présidentielle de 2011 et 2014 et observé 108 élections dans 39 pays.

Journaliste et ancien membre du parlement italien, la deuxième responsable de la mission Tana De Zulueta a relevé une présence intensive des divers intervenants pour assurer le bon déroulement du vote.

Les observateurs du centre Carter sont déployés dans 27 circonscriptions électorales et assisteront au scrutin ainsi qu’à l’opération de dépouillement des bulletins de vote.

IRI : La Tunisie est un rare phare de la démocratie dans le monde arabe

La mission conjointe d’observation internationale des élections de l’Institut républicain international (IRI) et de l’Institut national démocratique (NDI) a publié aujourd’hui une déclaration préliminaire contenant les conclusions et recommandations de l’élection présidentielle en Tunisie. La délégation, dirigée par le président de l’IRI, Daniel Twining , ancien membre du Parlement du Parti travailliste écossais, Margaret Curran, et le directeur du NDI pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Les Campbell , a formulé des recommandations sur la nécessité de lois de campagne claires et systématiquement appliquées, de mobilisation des électeurs, et une gouvernance réactive qui puisse répondre aux préoccupations économiques et de sécurité des citoyens.

Les élections présidentielles en Tunisie ont été marquées par de nombreuses étapes démocratiques, notamment les premiers débats présidentiels télévisés dans le monde arabe et un nombre record d’électeurs inscrits. Les Tunisiens ont pu participer à des élections bien organisées malgré un calendrier électoral raccourci.

Cependant, des règlements de campagne peu clairs et appliqués de manière inégale ont empêché les électeurs de dialoguer directement avec les candidats. L’élection très disputée s’est également déroulée dans un climat de stagnation économique et de déception quant au rythme des réformes.

«La Tunisie est un rare phare de la démocratie dans le monde arabe et le pays a fait des progrès impressionnants dans la bonne direction depuis la révolution de Jasmin. Les électeurs ont eu le choix véritable dans un environnement de concurrence politique forte », a déclaré Twining. “Cependant, dans certains cas, des lois électorales peu claires et appliquées de manière arbitraire ont limité le droit des candidats à la liberté d’expression et à la possibilité de communiquer avec les électeurs.”

«Les élections ont été remarquables dans la mesure où le processus électoral s’est déroulé sans incident majeur en matière de sécurité ni irrégularité majeure», a déclaré Curran. “Cela étant dit, les citoyens méritent des conditions égales et une application cohérente des règles à tous les candidats.”

«La démocratie ne concerne pas seulement les élections», a déclaré Campbell. “Les citoyens ont exprimé le souhait d’élire un candidat qui puisse faire en sorte que la démocratie soit au rendez-vous et améliore la vie des Tunisiens ordinaires.”

Dans l’esprit de la coopération internationale, la mission conjointe  reconnaît que, finalement, ce sont les Tunisiens qui détermineront la crédibilité de ces élections.

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