L’économiste Ezzeddine Saidane a émis l’espoir que la loi de finances pour 2023, ratifiée jeudi 22 décembre par le président de la république, ne se heurtera pas à une adéquation difficile après avoir été rejetée par l’UGTT et les avocats (les autres organisations professionnelles dont l’UTICA l’ont aussi rejetée).
L’adéquation n’est pas en effet facile pour le gouvernement, a-t-il dit, et la cause en est la crainte de retarder l’engagement de réformes économiques radicales.
Il a estimé que la loi de finances pour 2023 mise beaucoup sur l’emprunt extérieur à des chiffres énormes, disant que cette orientation n’a pas réussi dans le cadre de la loi de finances pour 2022, ce qui avait contraint l’Etat à se tourner vers l’emprunt intérieur de façon excessive.
Saidane a été d’avis que le gouvernement suit la politique de la fuite en avant au point qu’il cherche à appliquer une taxation au détriment de 2024.
Il a rappelé que la loi de finances pour 2023 doit être en osmose avec les réformes réclamées par le FMI afin que la Tunisie obtienne le prêt convenu avec cette Instance.








