La demande nationale de produits pétroliers a enregistré, entre fin novembre 2024 et fin novembre 2025, une hausse de 3 %, pour atteindre 4293 ktep, selon le rapport sur « la conjoncture économique (novembre 2025) » que vient de publier l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.
Cette évolution résulte, notamment, d’une augmentation de la consommation d’essence (+9 %) et de jet d’aviation (+19 %). En revanche, la demande de fuel a reculé de 15 %, tandis que celle du gasoil est restée quasiment stable.
La structure de la consommation des produits pétroliers n’a pas connu de changement significatif entre fin novembre 2024 et fin novembre 2025, à l’exception, de quelques produits, notamment, les essences dont la part est passée de 19% à 21 %, le gasoil dont la part est passée de 45 % à 44% et le Jet de 6% à 7 % sur la même période.
La consommation de carburants routiers a enregistré entre fin novembre 2024 et fin novembre 2025, une hausse de 3%. Elle représente 65% de la consommation totale des produits pétroliers.
Pour la consommation de GPL, elle a enregistré entre fin novembre 2024 et fin novembre 2025, une hausse de 6%. Celle de coke de pétrole a enregistré une légère baisse de 1% entre fin novembre 2024 et fin novembre 2025 (données partiellement estimées). Ce produit est utilisé, exclusivement, par les cimenteries et il est substituable par le gaz naturel et le fuel lourd.
D’autre part, la consommation de jet aviation a enregistré une hausse importante de 19% à fin novembre 2025 par rapport à la même période de l’année précédente.
La demande totale de gaz naturel, elle, a enregistré une hausse de 9% entre fin novembre 2024 et fin novembre 2025 pour se situer à 4485 ktep-pci.
Energie primaire : Hausse du déficit de 17%
Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, à fin novembre 2025, un déficit de 5,8 Mtep enregistrant, ainsi, une hausse de 17% par rapport à la même période 2024, et ce, en comptabilisant la redevance, selon la même source.
Ce faisant, le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation primaire, s’est situé à 35%, à fin novembre 2025 contre 41% à fin novembre 2024, alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 27%, à fin novembre 2025 contre 31%, durant la même période de 2024.
Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 3,1 Mtep à fin novembre 2025, enregistrant, ainsi, une baisse par rapport à la même période de l’année précédente de 9%. Cette régression est due, principalement, à la diminution de la production nationale du pétrole brut et du gaz naturel.
Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 70% de la totalité des ressources d’énergie primaire.
La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 3% des ressources primaires.
A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 12%, à fin novembre 2025 par rapport à la même période 2024.
Pour la demande d’énergie primaire, elle a enregistré entre fin novembre 2025 et fin novembre 2024 une hausse de 6%. La demande du gaz naturel a augmenté de 9%, celle des produits pétroliers a enregistré une hausse de 3% et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 12%.
La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement, en effet, la part de la demande des produits pétroliers est passé de 50% à fin novembre 2024 à 48, durant la même période de 2025. La part du gaz naturel a augmenté, par contre, de 49 %, à fin novembre 2024 à 51%, à fin novembre 2025.








