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Adnane Ben Halima : « Chez Huawei, nous croyons fermement à la promotion de nos talents »

Question 1 : Pouvez-vous vous présenter ? Depuis combien de temps travaillez-vous chez Huawei et quelles sont les fonctions que vous avez occupées ?

En tant que Vice-président en charge des relations publiques de Huawei Northern Africa, pourriez-vous nous décrire vos principales missions ?

J’ai rejoint les équipes de Huawei en 2005, il y a plus de 15 ans maintenant, en tant que chef de produits Wireless pour l’Afrique du Nord. Après être passé directeur du département, j’ai intégré la partie commerciale afin de développer l’offre de Huawei au Maroc puis en Tunisie, où j’ai notamment créé un département en charge de toute la partie « business ».

En 2020, j’ai eu l’honneur d’être nommé Vice-président en charge des relations publiques de Huawei Northern Africa. Mes activités consistent à développer les relations qu’entretient Huawei avec l’ensemble de l’écosystème TIC dans la région : gouvernements et autorités publiques, organismes et institutions régionales, médias et réseaux sociaux, etc.

L’ensemble de ces activités découle d’une vraie volonté chez Huawei de travailler en collaboration avec l’ensemble des parties prenantes, dans le but de proposer des solutions adaptées qui puissent impulser les fondements d’une économie numérique juste et inclusive. Notre objectif est véritablement de construire un écosystème fondé sur la confiance pour permettre au numérique de déployer l’ensemble de ses potentialités et ainsi de dynamiser les économies de la région. C’est pourquoi nous insistons beaucoup sur la transparence des solutions que nous fournissons à nos partenaires et que nous essayons, parallèlement, de consolider les consciences de nos interlocuteurs sur les sujets de cybersécurité.

Question 2 : Quelle est votre lecture du paysage numérique en Afrique ? Quels seront, selon vous, les enjeux du numérique sur le continent dans les prochaines années ?

En Afrique, le potentiel de développement de l’économie numérique est immense. Pour le moment, elle ne constitue que 19 % des activités économiques et commerciales, contre plus de 47% sur les autres continents. Cependant, celle-ci pourrait générer près de 250 milliards de dollars US de chiffre d’affaires dans les prochaines années.

Le secteur devra cependant répondre à trois grands défis : l’éducation et la formation de la jeunesse africaine aux TICs ; le développement de l’infrastructure numérique et enfin, le développement des ressources humaines afin de faire évoluer les systèmes locaux.

D’un point de vue plus économique, l’implication des États afin de faciliter l’accès aux devises pour les populations africaines s’impose également comme une nécessité pour le développement de l’économie numérique. L’accès aux devises constitue, en effet, un prérequis majeur à la réalisation de paiements en ligne, essentiels à l’acquisition de licences ou d’espaces de stockage pour la création de start-ups et in fine de richesse.

Question 3 : Pouvez-vous revenir sur l’engagement de Huawei en faveur de la transformation numérique sur le continent africain ?

Huawei est présent sur le marché africain et plus particulièrement dans la région Northern Africa depuis 1997. Nous sommes un acteur historique sur le continent. Depuis que nous opérons sur le continent, nous œuvrons en faveur de l’inclusion numérique par la construction d’infrastructures de réseaux, y compris dans les zones les plus reculées.

Chez Huawei nous sommes véritablement engagés en faveur des populations : chaque individu doit avoir accès aux services numériques pour pouvoir bénéficier des dividendes de l’économie numérique et parallèlement participer au développement socio-économique de son continent.

Forts de cette mission que nous nous sommes fixés, nous sommes allés plus loin dans nos actions en travaillant avec l’ensemble de nos partenaires gouvernementaux et économiques. Nous avons en effet pour objectif de créer sans cesse de nouvelles opportunités qui soient en mesure de bénéficier à tout un chacun. Nous avons ainsi formé plus de 150 000 personnes à l’usage du numérique pour accompagner cette nouvelle révolution qui est en marche sur le continent.

Par ailleurs, nous considérons que les start-ups africaines sont porteuses de l’avenir de l’Afrique. C’est pourquoi nous avons créé le programme d’accompagnement au développement de start-ups, Spark. Le programme a tout d’abord été lancé l’année dernière dans la région Asie-Pacifique. Fort de sa réussite, nous avons décidé de le déployer cette année en Tunisie, au Maroc et en Égypte. Le 25 novembre, nous révélerons les 15 start-ups sélectionnées pour participer à notre programme en Tunisie. Celles-ci bénéficieront de formations et d’un accompagnement sur mesure dédié à leur développement. A l’issue de ce programme, les trois start-ups lauréates bénéficieront d’un accès à nos équipements cloud, à de nombreuses ressources gratuites fournies par Huawei ainsi qu’à notre réseau, via leur participation à l’ensemble de nos événements internationaux.

Nous sommes véritablement engagés en faveur de la jeunesse africaine, que nous soutenons et qui constitue pour nous un vivier de talents immense dont il serait dommage de priver l’Afrique.

Question 4 : Quelles sont les actions déployées par Huawei Northern Africa pour retenir les talents africains sur le continent ? De même, quelles stratégies développez-vous pour accélérer le développement des compétences numériques pour ces jeunes ?

Chez Huawei, notre volonté est de donner aux talents, sur le continent, tous les outils nécessaires afin qu’ils puissent être compétitifs sur le marché de l’emploi. En Égypte, par exemple, nous avons lancé en octobre 2019 le projet de talents iTB visant à développer les talents dans le domaine des TIC parmi les jeunes diplômés. Grâce à la collaboration que nous avons nouée avec le gouvernement égyptien et les universités locales, nous avons formé plus de 16 000 étudiants entre 2019 et 2021. Cela a notamment permis de combler les postes vacants d’ingénieurs dans le pays, dans les domaines technologiques de pointe que sont l’IA, le cloud ou encore le big data.

Cet exemple souligne l’importance que nous accordons au recrutement local des jeunes talents, qui portent en eux-mêmes l’avenir numérique de leur pays et, de facto, du continent africain. Cependant, je suis convaincue que l’action seule des acteurs privés ne pourra pas suffire. Retenir les talents locaux doit, en effet, s’accompagner d’un soutien gouvernemental et fiscal.

Au sein de Huawei, l’environnement de travail est plus que propice à l’évolution en interne. Outre l’état d’esprit d’évolution positive qui nous anime, nous proposons un accès illimité à des formations et certifications, – certaines étant volontaires, d’autres obligatoires -, permettant de toujours aiguiser notre curiosité sur des sujets de pointe, tout en acquérant de nouvelles compétences. Dans notre entreprise, notre état d’esprit repose sur quatre principaux piliers : être orienté client, être dédié, persévérer sans cesse et apprendre en continu à travers le challenge. 

Question 5 : Que représente pour vous la certification Top Employer ?

La certification Top Employer représente une reconnaissance pour les engagements menés par Huawei, dont nous sommes très fiers. Nous avons, je pense, su dépasser les différences culturelles qu’une société chinoise peut avoir en Afrique. Cette certification est une reconnaissance de la contribution de Huawei au développement économique et social de la région, par les nombreux investissements financiers mais aussi humains que l’entreprise a mis – et continue de mettre – à disposition du continent, ceci afin de favoriser l’émergence de ressources humaines locales compétentes et aptes à se saisir de l’avenir numérique du continent. 

Question 6 : Quelles sont les actions RH que Huawei met en place et qui justifient la certification Top Employer que vous recevez depuis de nombreuses années maintenant ?

Chez Huawei, nous avons toujours œuvré à la construction d’un cadre prospère, en proposant à l’ensemble de nos collaborateurs d’accéder à un environnement de travail riche et passionnant.

Notre culture d’entreprise repose certes sur les résultats, mais ceux-ci constituent un prérequis au développement de la formation et des compétences en vue de faire progresser l’ensemble de nos équipes. A titre d’illustration, il existe au sein de Huawei un test qui permet d’évaluer la préparation de certains collaborateurs à occuper des postes à haute responsabilités. Même si certains s’estiment partiellement prêts, nous considérons que leurs compétences, couplées à de bonnes capacités d’adaptation, leur permettront sans difficulté d’être rapidement performants.

Nous croyons fermement à la promotion de nos talents. Les compétences sont au cœur de l’évolution de la carrière de nos collaborateurs, indépendamment de leur âge ou de leur sexe. La moyenne d’âge de nos collaborateurs est ainsi entre 27 et 28 ans en Afrique. C’est d’autant plus important pour nous que l’Afrique est un continent jeune et cette jeunesse prometteuse se doit d’être représentée au sein des entreprises.

Question 7 : Cela fait 18 ans que vous travaillez chez Huawei. Vous êtes un véritable exemple pour la nouvelle génération qui arrive sur le marché du travail. A tous ceux qui vous lisent, pourriez-vous leur expliquer la façon dont vous avez intégré l’entreprise et comment vous avez progressivement gravi les échelons ?

Lorsque l’on intègre une entreprise, je pense qu’il y a trois choses qu’il faut absolument garder à l’esprit. La première est d’être flexible et sans cesse d’entraîner ses capacités d’adaptation. Il ne faut jamais refuser ou craindre le changement car il est important de sortir de sa zone de confort. Le changement est bien au contraire quelque chose de positif. Ensuite, il faut toujours se maintenir au fait des nouveautés et alimenter son envie d’apprendre. Enfin, et je pense que ceci le plus important, il est primordial de penser au collectif. Nous n’avançons jamais seuls au sein d’une entreprise, nous travaillons ensemble et non pas dans l’adversité. L’équipe passe avant l’individu et il est nécessaire d’avoir la volonté d’en faire toujours plus pour la faire avancer et la voir évoluer dans une dynamique positive et commune. 

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