AccueilLa UNERachid Ben Dali à Africanmanager : « je n’ai jamais été saisi...

Rachid Ben Dali à Africanmanager : « je n’ai jamais été saisi de dossiers de corruption à la Steg»

Le mystère entourant les dossiers de corruption à la société tunisienne d’Electricité et de Gaz (Steg) n’est pas près de livrer ses secrets. Dans une interview accordée, ce lundi, à Africanmanager, le tout dernier PDG de la compagnie, Rachid Ben Dali a blanchi tous ses prédécesseurs de toute accusation ou de velléité de corruption. Interrogé sur les dossiers de corruption dont il est question au sein de la Steg, Ben Dali a déclaré que depuis qu’il avait pris ses fonctions à la tête de l’entreprise, il n’a été saisi d’aucun dossier de corruption hérité de ceux qui se sont succédé à ce poste. « Cela fait une année que je suis à la Steg. Je n’ai jamais été saisi ni avisé d’un dossier de corruption », a affirmé Ben Dali, expliquant que c’est à la justice de qualifier de tel une affaire au sujet de laquelle circulent des allégations de corruption. « La Steg est une entité publique dont toutes les activités sont supervisées par l’autorité de tutelle et la Commission supérieure des marchés », a-t-il dit.

Ben Dali n’a pas caché, cependant, qu’il existe des dossiers à propos desquels se posent des questions ou encore des dossiers « louches », affirmant , toutefois, qu’il n’est pas habilité à qualifier ces dossiers de corruption ou non, citant , cependant, à cet égard le cas d’un câble qui n’a pas été installé là où il devait l’être.

Il a relevé à cet égard l’existence des instances bien spécialisées en la matière ayant compétence pour déterminer s’il s’agit de corruption ou non. « On en parle dans les médias mais, moi, je ne dispose point de dossiers susceptibles d’être qualifiés de dossiers de corruption. Il n’en demeure pas moins que si tel est le cas, je dois en prendre connaissance », a-t-il dit.

Evoquant la loi sur la production d’électricité à partir des énergies renouvelables qui vient d’être adoptée par l’ANC et les mouvements de protestations auxquels elle a donné lieu, Rachid Ben Dali a indiqué que cette loi est conçue pour favoriser le secteur le privé dans l’objectif de soulager les finances publiques, estimant, à ce propos, que si la Tunisie veut se lancer seule dans tous les investissements relatifs aux énergies renouvelables, elle doit en mobiliser d’énormes dans la mesure où la Steg a l’obligation d’investir dans les énergies conventionnelles et renouvelables sachant que le budget d’investissement dans les énergies classiques est estimé à 900 millions de dinars. « Si jamais on va ajouter une enveloppe à allouer aux renouvelables, il faudra mobiliser des crédits beaucoup plus importants», a-t-il dit.

C’est ainsi qu’il a été décidé, selon lui, de solliciter le secteur privé mais moyennant des garde-fous. Le privé peut le faire mais à condition que l’économie nationale et le citoyen profitent de cette technologie. « Il faut que les coûts et les tarifs soient réduits sinon on n’aura pas besoin de cette technologie », a-t-il affirmé.

« La privatisation suscite des craintes exagérées »

S’agissant de la crainte des employés de la Steg au sujet de la privatisation à la suite de la participation du secteur privé dans la production des énergies renouvelables, Ben Dali a indiqué qu’il s’agit d’une crainte assez exagérée et que la libéralisation de la production électrique avait démarré déjà depuis l’année 1996 avec la première centrale de Radès, un projet initié par le privé. « On a essayé d’expliquer cette loi, mais la cause est maintenant entendue, la loi ayant été votée et seulement quelques correctifs seront introduits aux fins de la conformité avec la Constitution », a-t-il souligné.

Il a, dans ce contexte, expliqué que les énergies renouvelables ne sont pas constantes mais plutôt intermittents et nécessitent dans le même temps que l’on investisse dans les énergies classiques, ce qui représente un double investissement pour l’Etat.

S’agissant du retard constaté pour ce qui est de l’investissement dans les énergies renouvelables, Ben Dali a indiqué que celles-ci deviennent très compétitives surtout en ce qui concerne l’éolien contrairement à l’énergie solaire qui n’est pas compétitive parce qu’elle est de plus en plus chère. « Si ont investit dans le solaire qui va payer le reste ? le citoyen ou la compensation ? C’est pour cela qu’il faut aller dans le solaire avec vigilance en attendant que la technologie devienne moins chère », a-t-il affirmé, annonçant le démarrage cette année d’un projet de production de l’électricité à, partir de l’énergie solaire à Tozeur avec une capacité de 10 Mégawatts.

Khadija Taboubi

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -