À la veille de leur rencontre prévue ce jeudi 4 décembre à Washington, les présidents de la RDC et du Rwanda, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, s’apprêtent à entériner deux textes déjà signés par leurs représentants : l’accord de paix du 27 juin et le cadre d’intégration économique régionale du 7 novembre.
Cette rencontre, arrangée par les États-Unis, intervient dans un climat de défiance profonde entre les deux chefs d’État alors que la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo reste explosive. D’autres dirigeants africains ont été conviés afin de servir de témoins et, pour certains, de parties prenantes au futur dispositif régional, rapporte RFI.
L’accord du 27 juin a été signé après des discussions difficiles en présence de Donald Trump. Les deux ministres des Affaires étrangères officialisent alors ce qui est présenté comme « l’accord de paix définitif ». Mais le texte renvoie immédiatement à un second volet, jugé indispensable : le cadre d’intégration économique régionale, destiné à ancrer la paix dans une logique de coopération économique. Ce document, qui prévoit des axes de collaboration, des projets communs et un chronogramme, n’est signé que le 7 novembre.
L’accord du 27 juin a été ratifié par le Parlement rwandais. Celui du 7 novembre est aussi considéré comme applicable dans une large mesure. À Washington, il ne s’agira plus de renégocier, mais de « parapher » politiquement l’ensemble, sous l’œil de partenaires régionaux et internationaux. Des accords bilatéraux entre les États-Unis et la RDC ainsi qu’entre les États-Unis et le Rwanda doivent également être signés par la suite pour former ce que l’entourage de l’ancien président américain appelle « les accords de Washington ».








