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Réglementation des services de Cloud Computing

Comme partout ailleurs, en Tunisie et dans l’ensemble du continent africain, le Cloud Computing ou l’informatique en nuage se développe tandis que des actions se multiplient pour mieux le vulgariser et le faire adopter par les entreprises privées et les administrations publiques.

La 6ème édition de Tunisia Digital Summit, en juin dernier à Tunis, a consacré à la question une bonne place dans son programme.

Selon une étude sur le cloud en Afrique, 75% des entreprises interrogées déclarent utiliser le cloud computing ou l’informatique en nuage sur des applications de type messagerie et autres applications de support, mais encore peu pour des utilisations plus larges.

Grosso modo, le Cloud dont l’Internet est le meilleur exemple, consiste à héberger ses données et ses services chez un tiers fournisseur ayant une grande capacité de calcul et de stockage et pouvant se trouver n’importe où. Les grandes firmes des TICs, comme Microsoft et Google, offrent des services de Cloud au monde entier, mais il y a des entreprises régionales et locales aussi, dont certaines en Tunisie, entre autres.

La même étude sur le cloud en Tunisie et en Afrique signale que 84% des entreprises ayant adopté le cloud sont des entreprises privées, contre 54% des entreprises publiques. 64% des entreprises sont satisfaites des avantages apportés par le cloud et considèrent qu’ils correspondent à leurs attentes. Parmi les principaux bénéfices du cloud figurent la rapidité de déploiement, les niveaux de service, et la gestion des risques.

Cependant, 70% des entreprises en Afrique déclarent ne pas connaître suffisamment la réglementation autour du Cloud Computing, d’où la nécessité de les accompagner en mettant en place des réglementations claires, affirment les experts.

Une loi américaine permet aux autorités américaines de saisir des données à l’étranger lorsqu’elles transitent par des fournisseurs de services cloud américains comme Microsoft.

Ainsi, par exemple, si le ministère tunisien de la santé publique héberge les données de santé tunisiennes chez un fournisseur de services cloud américain, ces données peuvent être saisies et consultées par la partie américaine, à moins qu’elles ne soient protégées techniquement.

Or, les données numérisées peuvent être protégées par des clefs nationales ou des labels nationaux de sécurité.

Les européens ont créé la notion de « cloud souverain » et de « cloud en confiance », c’est-à-dire la souveraineté en matière de données numérisées et hébergés par le mode Cloud, de manière à se prémunir contre l’utilisation américaine de leurs données stockées chez des fournisseurs américains.

 De par sa nature, le cloud ne connaît pas de frontières et il a pu gagner du terrain grâce à ses avantages. Il ressemble en quelque sorte à l’externalisation comme celle du service de nettoyage , qui permet à l’entreprise de mieux se concentrer sur les tâches de production ou de commercialisation.

Contrairement aux solutions technologiques sur site nécessitant des investissements importants, des implémentations longues et compliquées, une maintenance en continu et des dépenses supplémentaires pour les mises à jour des nouvelles versions, les solutions cloud, en revanche, offrent des modèles de consommation abordables et facturés à l’utilisation, une évolutivité instantanée, et des mises à jour automatiques permettant aux entreprises d’évoluer plus rapidement et d’être plus agiles tout en répondant aux attentes des clients.

Des rapports internationaux ont estimé que le marché mondial du Cloud Computing grimpera à 1000 milliards dollars en 2024, contre 400 milliards en 2022.

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