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Saïed veut la Une du JT, menace, et sort le petit dictateur qui dort en lui!

On ne sait pas pourquoi le chef de l’Etat répète à satiété que tous les pays qui aident la Tunisie, par terre, air et mer, le font de leur plein gré. Il y revient, chaque fois qu’il en a l’occasion, comme s’il avait peur qu’on croie qu’il serait allé demander l’aide de tous ces pays, au nom du sien pour le sortir de la crise sanitaire où il se débat.

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Et c’est encore en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État français auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie, que le chef de l’Etat tunisien criait, encore, au complot. Le ministre français aura ainsi vécu une première, celle d’un chef d’Etat qui déballe ainsi les affaires (encore fallait-il qu’elles soient véridiques) internes de son pays et qui parle de complot.

Mais J.B Lemoyne n’en était vraisemblablement pas au bout de ses surprises. « Dans le Journal télévisé d’avant-hier, ils parlaient des toisons des moutons de l’Aïd, avant d’évoquer les appels téléphoniques [Ndlr : Ceux de Kais Saïed certainement] avec des chefs d’Etats frères [Ndlr : Au fait, avec tous, sauf le roi du Maroc, que le chef de l’Etat tunisien appelle toujours le Maroc occidental, pays qui a envoyé plus de 100 tonnes d’aides, et réalisé le plus grand pont aérien de 8 avions], comme si ces toisons étaient plus importantes. Ils auraient dû, au moins, respecter les autres pays », a ainsi dit, en critique incompréhensible de la part d’un chef d’Etat qui se dit respectueux d’une Constitution qui protège la liberté de la presse et la ligne éditoriale de chaque organe de presse. Si traduction il y a eu, l’invité français a certainement beaucoup apprécié !

Et Saïed de passer ensuite directement aux menaces. « Viendra le jour où la population connaitra d’autres vérités, et beaucoup de crimes, et ils assumeront  leurs responsabilités devant la loi ». Un petit dictateur sommeillerait-il dans la tête de l’ancien universitaire ?

Faisant ensuite le lien (peut-être n’en était-il pas conscient mais le lien immédiat reste suspect), entre cette presse qu’il critiquait et ces vérités qu’elle cacherait, le chef de l’Etat tunisien enchaîne : « Vous connaissez parfaitement le grand nombre de dépassements, faits et qui continuent, pour planifier les circonstances nécessaires pour que ces lobbies puissent rester au pouvoir, et qu’ils investissent dans les droits fondamentaux du peuple ».

Toujours aussi remonté contre les médias tunisiens, manifestement à cause de la couverture des activités du chef de l’Etat encore, Kais Saïed répond à sa manière. « Il a été dit, par certains, qu’avez-vous réalisé ? Si on dénombrait ce que nous avions fait, vos programmes pourraient finir, avant qu’on ne termine d’énumérer  la liste de ce que nous avions réalisé, pour le Conseil national de sécurité, le ministère de la Santé, les relations avec nombre de pays étrangers ». Et se rattrapant, pour qu’on oublie cette dernière phrase, il insiste à dire que ces pays avaient accordé leurs aides, de façon spontanée et sans que personne, même pas lui, les y appelle. Alors, monsieur le chef de l’Etat, qu’aviez-vous fait puisque ce n’était que des ponts aériens, maritimes et terrestres … spontanés, et que tous les pays ne connaissent pas la maxime « parce que c’était lui, parce que c’était moi » qui renvoyait à l’amitié entre  Montaigne et La Boétie, comme le disait le ministre français ?

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