L’ONU a une nouvelle fois tiré vendredi la sonnette d’alarme sur la situation en Somalie, où seule la distribution d’aide humanitaire permet pour l’instant au pays d’échapper à une famine d’ampleur, et appelle à renforcer urgemment l’aide internationale.
Les humanitaires craignent le pire. La situation risque d’être pire que lors de la dernière famine de 2011 qui avait fait 260.000 morts, dont plus de la moitié d’enfants de moins de cinq ans.
Sans un accroissement rapide de l’assistance humanitaire, « la famine est attendue avant la fin de l’année », a déclaré aux journalistes à Genève la numéro deux du bureau national du Programme alimentaire mondial (PAM), Laura Turner, depuis Mogadiscio.
Après quatre saisons de pluies défaillantes depuis fin 2020 et avec une cinquième s’annonçant similaire, la Somalie s’enfonce inexorablement dans la famine.
À travers le pays, 7,8 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, sont affectées par la sécheresse, dont 213.000 sont en grand danger de famine, selon l’ONU.
Sans une action urgente, l’état de famine sera déclaré dans les régions méridionales de Baidoa et Burhakaba entre octobre et décembre, a alerté début septembre l’ONU.








