Dix jours après le début des combats qui ont fait plus de 459 morts et plus de 4.000 blessés selon l’ONU, l’armée a visé mardi avec ses avions les positions des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui ont répondu par des rafales de mitrailleuse lourde, dans les banlieues de Khartoum, ont rapporté des témoins à l’AFP.
De nouveaux raids aériens visant des véhicules des FSR ont eu lieu en soirée dans le nord de Khartoum, d’après d’autres témoins.
Et les paramilitaires du général Mohamed Hamdane Daglo –qui s’opposent à l’armée du général rival Abdel Fattah al-Burhane, au pouvoir depuis un coup d’Etat en octobre 2021– ont affirmé avoir pris le contrôle d’une raffinerie et d’une centrale électrique à 70 km au nord de Khartoum, d’après une vidéo mardi.
L’armée, elle, a signalé sur Facebook un « important mouvement (des FSR) vers la raffinerie dans le but de profiter de la trêve pour (en) prendre le contrôle ».
Comme à chaque annonce de trêve, les FSR et l’armée se sont mutuellement accusés de la violer.
Profitant de cette potentielle accalmie, jusqu’à 270.000 personnes pourraient encore fuir au Tchad et au Soudan du Sud voisins, a alerté mardi l’ONU.
Khaled Omar Youssef, des Forces de la liberté et du changement (FLC), le bloc civil limogé par le putsch mené en 2021 par les deux généraux alors alliés, s’est félicité « d’une médiation américaine » pour « cette trêve humanitaire ».
« Elle permettra un dialogue sur les modalités d’un cessez-le-feu définitif », a-t-il déclaré à l’AFP, affirmant que les civils participent aux négociations. L’armée soudanaise a évoqué une médiation « saoudo-américaine ».








