Des paramilitaires notoires ont annoncé avoir pris le contrôle d’un quartier général au centre de la capitale provinciale assiégée du Darfour-Nord, dernier bastion de l’armée soudanaise au Darfour.
Alors que les combats faisaient toujours rage lundi à el-Fasher, un groupe médical a indiqué que les Forces de soutien rapide (FSR) avaient tué des dizaines de civils et détruit des infrastructures médicales la veille dans la ville, où des centaines de milliers de personnes sont bloquées depuis plus d’un an.
La perte de la base de la 6e division constitue un revers majeur pour l’armée et ses alliés. Les combats se poursuivaient lundi matin autour de l’aérodrome de la base, ainsi qu’à l’ouest de la ville, selon les Comités de résistance d’el-Fasher, un groupe local qui suit la guerre. Le groupe a critiqué l’armée pour ce qu’il qualifie de manque de soutien aérien aux troupes qui tentent de repousser les attaques des FSR.
L’armée n’a pas encore commenté la prise de la base par les FSR. Cependant, des responsables militaires ont confirmé que les troupes avaient quitté la base dimanche et se repliaient sur une autre ligne de défense, sous les bombardements et les tirs d’artillerie des paramilitaires.
Le Laboratoire de recherche humanitaire de l’Université Yale (HRL) a confirmé, grâce à des images satellite, que les RSF avaient progressé dimanche jusqu’au quartier général de la 6e division, avec « des preuves significatives de combats rapprochés dans la zone ».
Dans un communiqué publié dimanche soir, le HRL a indiqué avoir identifié des activités montrant probablement des RSF faisant des prisonniers dans et autour de l’aérodrome, qui était la principale base des opérations militaires.








