Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dimanche dans la ville dévastée de Soueida dans le sud de la Syrie, où un cessez-le-feu est entré en vigueur après une semaine d’affrontements intercommunautaires qui ont fait plus de 1.100 morts selon une ONG.
Ces violences, qui interviennent après des massacres de centaines de membres de la communauté alaouite en mars sur le littoral, fragilisent encore plus le pouvoir islamiste d’Ahmad al-Chareh qui s’est pourtant engagé à protéger les minorités, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.
Les affrontements ont éclaté le 13 juillet entre des groupes druzes et des bédouins sunnites, aux relations tendues depuis des décennies, avant l’intervention des forces de sécurité et de combattants de tribus arabes venus d’autres régions syriennes qui ont pris le parti des bédouins selon des ONG et des témoins.
Des journalistes de l’AFP présents en périphérie de Soueida et dans cette ville de quelque 150.000 habitants ont fait état d’une journée calme.
Un premier convoi d’aide humanitaire est entré dans la ville sinistrée, privée d’eau et d’électricité et où les vivres commençaient à manquer.
Le convoi comprenait 32 véhicules chargés de vivres, de matériel médical, de carburant et de sacs mortuaires, selon le porte-parole du Croissant-Rouge syrien.
La morgue de l’hôpital gouvernemental de Soueida est pleine et des corps jonchent le sol à l’extérieur de l’établissement, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.
Syrie: Les violences ont fait plus de 1.100 morts FB
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