Samia Suluhu Hassan a été investie lundi présidente de la Tanzanie, après des manifestations réprimées dans le sang contre son élection, l’opposition évoquant au moins 800 morts.
Hassan, 65 ans, avait été promue à la tête de la Tanzanie à la mort de John Magufuli en 2021. Saluée au début pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle a été accusée ensuite de réprimer ses détracteurs, notamment en amont du scrutin.
« Moi, Samia Suluhu Hassan, jure que je remplirai mes fonctions de présidente de la République (…) avec diligence et un cœur sincère », a-t-elle affirmé. La cheffe de l’Etat, qui portait un voile rouge et un long vêtement noir, a également prôné dans un discours « l’unité et la solidarité ».
Lors de son investiture, elle a regretté « les actes de violence qui ont entraîné des pertes de vies humaines », reconnaissant pour la première fois des décès, sans donner de bilan.








