La tension est partiellement retombée au Tchad au lendemain d’une journée de violence inédite lors de manifestations anti-pouvoir qui ont fait une cinquantaine de morts à travers le pays, et de la suspension des activités des principales structures de l’opposition.
Plusieurs manifestations, parmi les plus meurtrières de l’histoire du Tchad, se sont déroulées dans différentes villes jeudi, notamment à N’Djamena la capitale et à Moundou (Sud), la deuxième ville du pays. Elles ont fait « une cinquantaine » de morts et « plus de 300 » blessés, selon le Premier ministre Saleh Kebzabo, qui a décrété un couvre-feu de « 18H00 à 6H du matin » à N’Djamena, Moundou et dans deux autres villes jusqu’au « rétablissement total de l’ordre ».
Les manifestants contestaient la récente extension de la période de transition politique et le maintien de Mahamat Idriss Déby Itno à la tête de l’Etat.








