AccueilMondeTrump attaque le maire de Minneapolis, la "désescalade" fragilisée

Trump attaque le maire de Minneapolis, la « désescalade » fragilisée

La « petite désescalade » promise par Donald Trump à Minneapolis, où un infirmier a été tué par balles par des agents fédéraux, semble incertaine mercredi après des propos acerbes du président américain contre son maire.

La ville de quelque 400.000 habitants reste sous le choc du décès d’Alex Pretti, 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières (CBP), après celui de Renee Good, une mère de famille du même âge, le 7 janvier sous les balles de la police de l’immigration (ICE).

Et alors que l’administration républicaine a paru vouloir apaiser une situation inflammable, en ville comme dans les cercles politiques à Washington, le président a menacé mercredi l’édile de Minneapolis.

Jacob Frey avait affirmé la veille sur X qu’il « n’appliquait pas et n’appliquerait pas les lois fédérales sur l’immigration ».

« Est-ce que quelqu’un (…) pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu’il JOUE AVEC LE FEU », a lancé le chef de l’Etat sur sa plateforme Truth social.

Mais Jacob Frey a enfoncé le clou peu après en soulignant sur X: « Le travail de notre police est d’assurer la sécurité des citoyens, pas de faire respecter les lois fédérales sur l’immigration ».

La situation est désormais scrutée de près par les alliés traditionnels de Washington.

« Ce que j’ai vu est évidemment préoccupant », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, deux jours après des propos du chancelier allemand Friedrich Merz, qui jugeait « inquiétant » le « niveau de violence » aux Etats-Unis.

Mardi, la députée démocrate d’origine somalienne, Ilhan Omar, a été agressée lors d’une réunion publique. Un individu s’est précipité vers l’élue, brandissant une seringue remplie d’un liquide nauséabond non identifié, avant d’être maîtrisé.

Indemne, cette figure de la gauche américaine a poursuivi son discours, réclamant d’abolir « une fois pour toutes » la police de l’immigration ainsi que la démission de la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.

La gauche s’oppose au déploiement d’agents fédéraux chargés d’arrêter les sans-papiers, comme l’a promis Donald Trump. Elle dénonce des objectifs contraires aux principes de la démocratie américaine.

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