Donald Trump a dit lundi vouloir « tâter le terrain » lors de sa rencontre prévue vendredi avec Vladimir Poutine, dont Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens redoutent qu’elle ne débouche sur une issue défavorable à l’Ukraine.
Le président américain est resté vague sur ses attentes, disant espérer une rencontre « constructive » en Alaska et soulignant au passage, sur un ton approbateur, qu’il était « très respectueux » de la part de son homologue russe de se déplacer ainsi en territoire américain.
Il a glissé une remarque propre à inquiéter le président ukrainien et ses alliés européens, en se disant « un peu contrarié que Zelensky dise +je dois avoir une autorisation constitutionnelle+ » pour céder des territoires.
« Car il y aura des échanges de territoires », a-t-il prédit, alors que l’armée russe occupe actuellement environ 20% du territoire ukrainien.
Les Européens, que Trump s’est engagé à contacter sitôt sa rencontre avec Poutine finie, s’efforcent de peser sur le président américain, à l’humeur notoirement fluctuante, d’ici vendredi.
Il a ainsi été invité à se joindre aux dirigeants de plusieurs pays européens – France, Royaume-Uni, Italie, Pologne et Finlande -, de l’UE, de l’Ukraine et de l’Otan pour une visioconférence mercredi.
Il s’agira, selon l’Allemagne, de réfléchir à d’éventuelles « actions supplémentaires » pour « exercer une pression sur la Russie » mais aussi à « la préparation de possibles négociations de paix » et aux questions « relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité » qui en découlent.
Trump espère une rencontre « constructive » avec Poutine, sous l’œil inquiet de l’Ukraine et de l’Europe
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