Donald Trump n’aurait pas mâché ses mots lors d’un récent entretien avec ses conseillers, dont le secrétaire d’État Marco Rubio. Selon le Wall Street Journal, le président américain aurait exprimé sa colère contre Benjamin Netanyahou, déclarant que ce dernier « se moquait de lui ».
Cette irritation fait suite à l’attaque israélienne contre des dirigeants de Hamas à Doha la semaine dernière, une opération menée sans coordination préalable avec Washington et qui est susceptible de compromettre les négociations de cessez-le-feu, rappelle I24News.
L’administration Trump privilégie une solution négociée au conflit, tandis que Netanyahou semble désormais favoriser l’option militaire pour contraindre le Hamas à capituler. Une différence d’approche qui alimente les frustrations américaines, d’autant que l’attaque qatarie risque d’anéantir les efforts diplomatiques en cours, ajoute la même source.
Cependant, malgré ses critiques exprimées en privé, le chef de la Maison Blanche s’abstient de toute pression publique sur Israël. Cette retenue interroge les observateurs, souligne le WSJ, habitués à voir le président américain exercer un contrôle strict sur ses relations internationales.
Après l’incident qatari, le président américain s’est entretenu par deux fois avec le Premier ministre israélien, rappelle le Wall Street Journal : la première pour exprimer son mécontentement, la seconde pour discuter plus sereinement du « succès » de l’opération israélienne. Donald Trump s’est ensuite entretenu avec les dirigeants qataris pour les rassurer sur le partenariat bilatéral.
Marco Rubio s’est rendu cette semaine en Israël pour rencontrer Netanyahou, mais sans formuler de nouvelles critiques publiques, affichant une grande proximité avec le Premier ministre et réaffirmant la solidité des liens israélo-américains. Pourtant, le chef du gouvernement israélien refuse d’exclure de futures opérations contre Hamas à l’étranger, invoquant un « principe établi » de longue date.
Selon le journal américain, ces tensions révèlent un dilemme pour Trump, qui aspire au prix Nobel de la paix grâce à l’élargissement des accords d’Abraham, notamment via une normalisation avec l’Arabie saoudite. Dans cette optique, l’approche militaire de Netanyahou apparaît comme une embûche qui risque de compromettre ces ambitions.








