Trois actions sont indispensables pour redresser le secteur du textile&habillement et lui permettre de faire jeu égal sur le marché mondial. Il s’agit de l’élimination du marché parallèle, de l’organisation du marché de la friperie et de la régularisation du marché de l’importation».
C’est le président de la Fédération nationale du Textile (FENATEX), Belhassen Gherab qui le préconise au motif que « la situation n’a jamais pu se rétablir, notamment au cours de dernières 4 années »). Dans un entretien à TAP, il a épinglé le marché parallèle et ses effets sur le marché local du TH qui ne cesse de subir des pertes depuis une vingtaine d’années.
Le marché local pâtit également des importations de TH qui demeurent problématiques, a-t-il noté notamment celles provenant de Turquie et de Chine, deux pays avec lesquels la Tunisie affiche un bilan des échanges totalement déficitaire, puisqu’on achète de ces deux pays, sans rien exporter dans ce domaine, a-t-il précisé.
Après plus de 4 ans de manque de visibilité, à la suite de la révolution (17 décembre 2010-14 Janvier 2011), le secteur du textile habillement est aujourd’hui l’un des secteurs les plus touchés de l’industrie tunisienne. Il a perdu au cours de cette période, 300 entreprises et 30 mille emplois sur les 200 mille emplois existants.
«Si on continue à importer l’habillement, la société tunisienne va devenir une société de consommation et non plus de production… alors que si on encourage la production TH tunisienne, on pourrait créer quelques milliers d’emplois dans le secteur», a- t-il relevé.
La baisse de la consommation de TH qu’il a qualifiée de flagrante est « due à une perte du pouvoir d’achat du consommateur, en raison de la cherté de la vie et d’une inflation galopante, avec des salaires stagnants qui ne sont pas en train d’augmenter au même rythme que la hausse des prix ». « Auparavant le consommateur tunisien consacrait 30% de son budget à l’habillement alors qu’aujourd’hui, avec le changement du mode de vie et l’introduction de nouvelles habitudes de consommation, il répartit son budget entre l’habillement et de nouveaux besoins tels que les nouvelles technologies (PC, téléphones portables), les loisirs.
Durant les 6 mois 2015, les importations nationales du secteur TH, ont baissé de 2,98%, par rapport à la même période de 2014, s’établissant à 1967,059 MD, alors que les importations de vêtements ont augmenté de 1,28%, à 396,299 MD. De leur côté, les exportations du Textile Habillement, ont régressé de 6,94%, à 2 616,946 MD.
L’export en repli de 8,19%
S’agissant des exportations de vêtements qui constituent 85% des exportations de TH, elles ont marqué un repli de 8,19%, à 2 215,656 MD.
La baisse sera de l’ordre de 10% pour toute l’année 2015, a estimé le président de la FENATEX. « Cette régression résulte de la crise que vit nos marchés traditionnels, essentiellement français et italien, lesquels ont vu leur consommation de TH baisser, ce qui explique la réduction de leurs achats de la Tunisie ».
Du 1er janvier au 30 juin 2015, les exportations sur les marchés français et italien ont diminué respectivement de 4,4%, à 935 MD et de 4,8%, à 695 MD.
Le repli des exportations est également, fort pour les marchés portugais avec un recul de 33%, à 10 MD, anglais, soit une diminution de 14,8%, à 104 MD et allemand qui a baissé de 9,4%, à 284 MD. «L’activité du textile habillement est un métier de partenariat alors qu’aujourd’hui on observe une réticence des donneurs d’ordre à venir en Tunisie, en raison des problèmes d’instabilité et d’insécurité dans le pays. D’ailleurs beaucoup de pays ont transféré leurs commandes destinées initialement à la Tunisie vers d’autres destinations, telles que la Turquie et le Maroc ».
Les professionnels proposent de réduire de 30 à 0% les droits de douane appliqués lors de l’importation d’articles fabriqués en Tunisie et exportés à l’étranger, pour encourager la production nationale surtout qu’aujourd’hui les sociétés préfèrent importer les produits turcs, égyptiens et marocains, au détriment du produit tunisien. Outre, ils réclament la mise en place d’un mécanisme permettant aux sociétés spécialisées en TH, de bénéficier d’un crédit d’impôt sur les trois prochaines années pour rendre le produit tunisien plus compétitif.









Ce lobby doit arrêter la manipulation des pouvoirs publics pour garder la médiocrité dans le textile tunisien. Ils ont encore l’esprit des producteurs des soieries traditionnelles et de la chéchia à force, qui à force de s’abriter dans un protectionnisme absurde et une fausse idée de la préservation de la culture tunisienne ils ont coulé en toute sérénité. Innovez et affrontez vous à l’international au lieu de chercher à éviter de vous faire une place dans le monde, prenez exemple sur vos concurrents ….car à suivre votre raisonnement on finira par ne plus introduire ni fil, ni aiguille et on se forcera à fermer les frontières pour ne produire que des vêtements recyclés. Vivez l’aventure du présent et ne recourez plus à des méthodes qui ont coulé la Tunisie par le passé.