Des parents rencontrés par la journaliste de l’agence TAP devant les écoles primaires Rue des Orangers, Rue de Tazarka et Rue de Pologne,au Bardo,ont exprimé leur mécontentement, qualifiant ce mouvement de protestation d’ »irresponsable ». « La décision de grève n’a pas tenu compte de l’intérêt des élèves qui doivent passer les examens de fin d’année dans moins de trois semaines », s’est plaint l’un des parents, soulignant toutefois, qu’il « comprend parfaitement que les enseignants ont le droit de protester ». « Les élèves ne doivent en aucun cas être impliqués dans les tiraillements qui existent entre les syndicats et le ministère de l’éducation//, a –t-il ajouté.
D’autres parents ont estimé que la conjoncture économique actuelle ne permet pas de satisfaire toutes les revendications matérielles et professionnelles des enseignants au détriment des élèves, notamment avec la détérioration du niveau d’instruction dans les établissements éducatifs tunisiens.
Contacté par l’agence TAP, Mastouri Gammoudi, secrétaire général du syndicat général de l’enseignement de base relevant de l’union générale tunisienne du travail (UGTT) a fait savoir qu’une commission administrative sectorielle doit se réunir ce soir vers 18h pour évaluer la grève et décider des prochains mouvements de protestation. Il a précisé que ladite commission est ouverte à toutes les possibilités, dont une éventuelle grève administrative.
Selon le secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base, les négociations avec le ministère de l’éducation n’ont pas abouti à un résultat positif en raison du blocage au niveau de la présidence du gouvernement « qui refuse à chaque fois les propositions du syndicat ».
A noter que les instituteurs avaient observé le 15 avril 2015 une grève générale d’une journée pour protester contre la non satisfaction des revendications mentionnées dans la motion professionnelle publiée par la commission administrative sectorielle tenue en janvier 2015.








