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Tunisie : Anis Ghédira parle de la mosquée du RFR !

Lui, il est à la tête de ce qu’il appelle «le ministère des grands projets», celui du transport et qui est normalement le secteur structurant du reste de l’économie. Un ministère qui gère le plus grand nombre d’entreprises publiques. Des sociétés régionales surtout, «dont il ne reste que trois déficitaires» tient à préciser le ministre, le reste étant déjà à l’équilibre. Avec lui, Africanmanager a parlé, au départ, du RFR (Réseau ferroviaire rapide). Un projet initié par l’ancien régime et dont la réalisation tarde.; Il précise alors que «la 1ère tranche de ce projet entrera en fonction en octobre 2018». L’entreprise avance aussi à bons pas dans la mise en place de l’infrastructure nécessaire, comme les ponts et l’électrification de la voie ferrée, notamment du côté de la région de la «Gobbaa». «Ce projet a certes pris du retard, mais il est en train d’être récupéré à travers l’installation de la commission de conduite du projet présidée par le chef du gouvernement. C’est justement grâce à cette commission que des problématiques ont été surmontées, telles que l’assainissement foncier qui est à 95 % terminé». Une délégation représentant les bailleurs de fonds a d’ailleurs livré un rapport très positif sur l’avancement des travaux, nous dit-on.; La fabrication du matériel roulant a aussi débuté en Corée du Sud, dans le cadre d’un contrat, comprenant 28 rames dans une première étape pour une valeur de 400 MDT. Pour ses deux premières lignes, le coût total est estimé à 3 Milliards DT et devraient assurer une capacité de transport quotidien de 600 mille passagers, c’est-à-dire un peu plus que la moitié des 1,1 million passagers par jour de toutes les sociétés de la capitale, «ce qui représentera un saut qualitatif important dans le transport urbain en; Tunisie»; .; * On ne construit pas une nouvelle mosquée, on la remplace; Et lorsqu’on lui parle de cette «sortie de rame» en quelque sorte d’un projet, normalement dédié au transport et qu’on voit lancer un appel d’offres pour la construction d’une mosquée, le ministre du Transport sourit comme s’il s’attendait à cette question. «Il n’est pas de ses prérogatives de construire des mosquées, mais il est par contre de ses obligations de remplacer les constructions, dont la mosquée en question, qu’il a détruite dans le cadre du traçage de son itinéraire. Cela n’a d’ailleurs pas concerné que cette mosquée, mais aussi et dans le cadre de notre souci de justice, d’autres constructions dont les propriétaires ont été lésés ou expropriés».; Le transport étant aussi la SNCFT (Société des chemins de fer tunisiens), il était incontournable d’évoquer le sujet avec le ministre en charge du secteur, ainsi que les multiples défaillances et les difficultés financières qui émaillent depuis plusieurs mois la marche de cette entreprise. Magnanime, Anis Ghédira insiste pour dire que «toutes les entreprises publiques de transport ont, depuis 2011, connu des problèmes, surtout financiers».; * La SNCFT est d’utilité publique et n’a pas à être bénéficiaire; Abordant ensuite le cas de la SNCFT, le ministre tunisien du Transport rappelle que «40 % de ses recettes provenaient du phosphate dont l’arrêt de la production a commencé avec la révolution, sans oublier les augmentations salariales et l’intégration de personnes dont la productivité est nulle. Tout cela a fait qu’elle devienne déficitaire à plusieurs millions de Dinars». Il nuancera ensuite en expliquant qu’il est normal que l’entreprise perde de l’argent, «étant d’utilité publique et n’est pas obligée d’avoir un bilan bénéficiaire». Une déclaration qui nous ferait presqu’oublier le harangue du chef du gouvernement aux entreprises publiques dont il dénonce les résultats déficitaires.; Pour les projets de la SNCFT, Anis Ghédira évoque en premier lieu le métro-léger de; «qui en est aux dernières étapes des études techniques», la seconde phase du RFR, la prochaine ligne ferroviaire Gabes-; , les dossiers de faisabilité déjà prêts de la ligne Kalaa Kébira-; , les derniers préparatifs pour la ligne; -; en Algérie, le projet de 180 MDT pour remettre sur les rails toutes les lignes du Nord-ouest. «L’effort d’investissement de l’Etat est à 42 % consacré au transport sous toutes ses formes», dit avec fierté le ministre qui mettait auparavant en exergue l’importance du transport dans le désenclavement des régions intérieures.; * Le port en eau profonde restera à Enfidha; Abordant le projet de port en eau profonde, le ministre est catégorique.; ,; ,; et Enfidha demandent tous un port en eau profonde. La décision est prise, sur la base de plusieurs études techniques, concluant qu’Enfidha est le meilleur emplacement. Une société étatique d’un capital de 360 MDT sera créée, procèdera à la construction de la 1ère tranche de ce projet et qui sera l’autorité portuaire et gèrera la zone logistique». Il ajoutera que l’appel d’offres a déjà été lancé pour le choix du bureau d’étude, international et en partenariat avec un autre tunisien, qui rédigera les termes du cahier des charges de ce projet et en est déjà au stade du dépouillement des offres, alors que l’assainissement foncier avance. «Selon nos études, ce port aura un impact économique bénéfique, surtout en matière d’attractivité de l’investissement, dans un rayon de 150 kilomètres autour du port et désenclavera, par terre et par train entre; et; , toutes les régions du Centre-ouest», indique A. Ghédira.; * Ghédira tient à un nouvel aéroport; Et lorsqu’on lui demande qu’est-ce qu’il a lui-même fait, au bout de 8 mois, dans ce qu’il appelle «le ministère des grands projets», Anis Ghédira évoque l’amélioration de la qualité des services. Il cite en exemple le port de; dont il dit qu’il fonctionne désormais à zéro rade permettant une hausse de 15 % des exportations au cours des 3 derniers mois 2017. Il évoque, bien qu’étant des projets de l’ancien régime, la reprise du RFR et le port en eau profonde qui a été remis à l’ordre du jour en 2016. Il évoquera aussi les contrats pour la fabrication de 3.000 nouveaux bus, dont celle de 1.200 qui a déjà débuté dans des usines tunisiennes et certains ont été déjà livrés et se fait fier d’éradiquer le bus jaune et toute l’image négative qu’il charrie. Il annonce aussi comme «un projet pilote» la prochaine création d’une société régionale de transport à; , pour séparer; du; dans le cadre de la préparation de la gouvernance régionale. On attend seulement la décision de la Carep (Commission de restructuration des entreprises publiques).; Il évoque aussi, avec force, le projet d’un nouvel aéroport qui est «une décision stratégique, car celui de; n’honore plus la; , devient incapable de résorber l’évolution du trafic aérien». On lui oppose les informations faisant état de pressions concernant le terrain. Il affirme alors que le terrain de l’actuel aéroport est une propriété avérée de l’OACA et de nulle autre personne. On lui oppose aussi les affirmations de certains experts qui soutiennent qu’une simple extension de; -; couplée à un lien ferroviaire rapide entre; et Enfidha suffirait. Il affirme, par le chiffre, que cette option serait plus coûteuse. «L’extension coûterait 600 MDT et ne suffirait que pour 10 ans. De plus, les seuls 18,5 kilomètres du RFR nous coûteront 3.000 MDT et une telle ligne entre; et Enfidha coûterait donc nettement plus cher».

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