L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé un nombre record de retours volontaires de Tunisie en 2025. Selon un communiqué de presse publié le 7 janvier, l’organisation onusienne a indiqué avoir facilité le retour de 8 853 migrants grâce à ses programmes de retour volontaire.
Plus de 5 000 d’entre eux étaient déjà rentrés au cours du premier semestre, selon un communiqué de presse de l’OIM publié en août.
Par ailleurs, 103 réfugiés et demandeurs d’asile ont été renvoyés dans cinq pays tiers.
Ces retours ont été effectués dans le cadre de plans personnalisés pour chaque personne, adaptés à ses besoins spécifiques, a précisé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), citée par InfoMigrants. Ils s’accompagnent également d’un programme de réintégration dans le pays d’origine, visant à donner aux migrants les moyens de se réinsérer durablement et de subvenir à leurs besoins, afin de prévenir toute nouvelle tentative de migration. En avril, un jeune Guinéen ayant participé au programme a déclaré à l’OIM : « Je rêvais d’une vie meilleure à l’étranger, mais la réalité était bien différente de ce que j’avais imaginé. Après de nombreuses difficultés, j’ai compris que rentrer en Guinée avec le soutien de l’OIM n’était pas un recul, mais un nouveau départ. Choisir le retour volontaire était la décision la plus judicieuse pour moi », a expliqué Djibril Sidibé, rentré volontairement en Guinée le 24 avril 2025.
Augmentation de 25 % par rapport à 2024
Le nombre de personnes ayant recours au programme de retour volontaire a augmenté de 25 % par rapport à 2024. L’OIM a également constaté une augmentation du nombre de migrants se présentant au programme en situation de grande vulnérabilité, notamment des enfants non accompagnés ou séparés de leur famille, ainsi que des victimes de la traite des êtres humains.
Une fois de retour dans leur pays d’origine, l’OIM s’efforce de prendre en compte le parcours, les capacités et les vulnérabilités de chaque migrant, ainsi que les circonstances de son retour. Selon le communiqué de presse, cette initiative vise à autonomiser les migrants de retour, « leur permettant de prendre pleinement en main leur processus de réintégration et de décider de la meilleure façon d’utiliser l’aide qu’ils reçoivent ».
En 2025, l’OIM a aidé des migrants à retourner dans 27 pays différents. Vingt-deux vols charters ont été organisés, ainsi que 368 vols commerciaux. Le programme de retour de l’OIM est mené en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes, ainsi qu’avec les ambassades et consulats représentant les migrants de retour.
« Cette collaboration multipartite avec nos différents partenaires constitue un pilier fondamental de l’approche de l’OIM en matière de gouvernance des migrations efficace et respectueuse des droits humains », a déclaré Azzouz Samri, chef de mission de l’OIM en Tunisie.
Le programme de retour volontaire de l’OIM est soutenu par l’Union européenne ainsi que par les gouvernements de l’Autriche, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, de la République tchèque, de la Suède et du Royaume-Uni.
Face à la pression croissante exercée sur les migrants en Tunisie, des milliers d’entre eux cherchent à quitter le pays par le biais du programme de retour volontaire de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais l’agence, submergée de dossiers, peine à traiter toutes les demandes.
Rien qu’en juillet 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a facilité le « retour volontaire » de 1 096 migrants. Depuis janvier, plus de 5 000 migrants ont été rapatriés dans leur pays d’origine par l’intermédiaire de cette agence onusienne. Depuis le début de l’année, le nombre de demandes de retour au pays a augmenté.








