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Tunisie-Tourisme : Une « vraie » reprise jumelée à l’entrée en lice de l’hôtellerie de luxe

Le Foreign and Commonwealth Office (ministère britannique des Affaires étrangères) vient de décider une nouvelle levée de restrictions sur les voyages en Tunisie, une initiative dont on espère qu’elle boostera encore plus les flux des touristes vers le pays. C’est que le FCO ne déconseille plus les déplacements dans la ville de Jendouba dans le Nord-ouest du pays et dans certaines zones du sud de la Tunisie, notamment les villes de Médenine, Tataouine et Douz. Il souligne, en outre, que, depuis l’attaque terroriste de Sousse en juin 2015, ciblant les touristes, le gouvernement britannique travaillait en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes pour enquêter sur l’attaque et la menace des groupes terroristes se félicitant que le gouvernement tunisien ait amélioré les dispositifs de sécurité dans les grandes villes et les centres touristiques.

Toutefois, le ministre britannique des AE avertit que «  les terroristes sont encore très susceptibles d’essayer de mener des attaques en Tunisie, y compris contre les intérêts britanniques et occidentaux. Les forces de sécurité restent en état d’alerte à Tunis et ailleurs ».

Une relance soutenue

Longtemps attendu et à maintes reprises différée, la décision de Londres ne peut être essentiellement considérée que sous l’angle du marché britannique qui comptait autrefois parmi les premiers émetteurs. Et c’est autre part qu’il importer de chercher le carburant de la reprise avec 8 millions de touristes au compteur cette année, tirée par une relance trouve ses premiers commencements en 2017. En attendant les chiffres de juin 2018, le ministère tunisien du Tourisme estime à plus de 2,3 millions le nombre d’entrées, au 20 mai 2018, soit une hausse de 21,8 % par rapport à la même période en 2017 et de 5,7 % par rapport à la même période en 2010, année de référence.

Ce retour des marchés européens traditionnels est stimulé par les meilleures dispositions des tour-opérateurs tels que le britannique Thomas Cook et l’allemand TUI, alors qu’elle est jumelée avec une bien meilleure affluence à partir de nouveaux marchés cibles, dont notamment celui de la Russie, et évidemment la régulière augmentation de la clientèle algérienne qui compte parmi les premiers et les plus massifs flux touristiques vers la Tunisie. Le bilan des autorités tunisiennes n’en fait pas moins la part belle aux autres arrivées : +45 % de Français, +42,4 % d’Allemands et +17,4 % d’Algériens, ainsi qu’une forte croissance du marché chinois et russe, en tête avec des taux respectivement de +56,9 % et +46,4 %.

S’y ajoutent les touristes locaux dont le nombre a augmenté de 23,6% sur l’année pour atteindre 2,1 millions entre janvier et mai. La ministre tunisienne du Tourisme, Selma Elloumi, a déclaré que cette augmentation était « un progrès remarquable et significatif », anticipant que l’année en cours verrait la vraie reprise du tourisme dans le pays.

L’hôtellerie de luxe entre en lice

Selon le magazine « Hotel Management » l’industrie hôtelière est impatiente de tirer parti de la reprise du tourisme en Tunisie. D’après le rapport Afrique 2018 de Knight Frank, l’un des plus prestigieux « brokers » de l’immobilier de luxe à l’international, la Tunisie compte 103 hôtels labellisés, le cinquième du continent. Le courtier a notamment attiré l’attention sur le développement de la station de villégiature Anatara de Qatari Diar dans le sud-ouest de la Tunisie comme un exemple d’augmentation de l’intérêt des investisseurs du Moyen-Orient dans la région.

Le nouveau complexe, qui devrait ouvrir l’année prochaine, comptera 93 chambres et villas, dont des villas avec piscine, une sélection de restaurants et de bars, des salles de réunion et d’affaires, des clubs pour enfants et adolescents, un club de santé et un spa Anantara.

Dillip Rajakarier, PDG de Minor Hotel Group, a déclaré qu’il espérait que la station «aidera à développer davantage le tourisme de luxe» dans la région. D’autres sont susceptibles de suivre ses progrès avec des aspirations similaires.

Déjà, la chaîne Mövenpick Hotels & Resorts a signé un accord avec la Société Touristique du Sud pour gérer l’hôtel Plaza Sfax & Spa, un établissement du centre-ville situé à proximité du centre des congrès de Sfax et à 10 kilomètres de l’aéroport de Sfax-Thyna. Lorsque l’hôtel sera lancé en tant que Mövenpick Hotel Sfax plus tard cette année, il s’agira de la quatrième propriété de l’hôtellerie suisse en Tunisie.

« Ce nouvel ajout à notre portefeuille en Tunisie étendra notre empreinte régionale, en annulant notre présence dans une nouvelle destination à fort potentiel de croissance », a déclaré Andrew Langdon, directeur du développement chez Mövenpick Hotels & Resorts.

« Sfax n’est pas seulement une ville historique au charme méditerranéen, mais aussi un centre d’affaires et de commerce dynamique où l’offre hôtelière haut de gamme est relativement limitée et où la demande des entreprises est forte. L’exploitation d’un établissement dans un emplacement central et avec une série d’installations de haute qualité nous permettra de capitaliser sur ces conditions de marché favorables. « 

 

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