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vendredi 14 août 2020
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« TV » encense la BNA et la STB, et décerne la Palme d’or en matière de crédits à l’ATB

« L’activité du crédit a poursuivi son ralentissement entamé en 2018 ». C’est ce que remarque l’analyste financier Tunisie-Valeurs (TV). Ce dernier fait en effet remarquer que le secteur a enregistré une progression modérée du volume de ses engagements de 4,2%, atteignant ainsi 68 milliards de dinars. Expliquant ce ralentissement, TV indique que « le resserrement de la politique monétaire et le plafonnement du ratio de transformation ont freiné la distribution des crédits ». Ce constat est corroboré par la dernière note de conjoncture de la BCT (de février 2020). L’institut d’émission souligne le caractère généralisé de la décélération des crédits :

– Pour les crédits aux particuliers (crédits à la consommation et au logement) : une croissance de 0,4% en 2019 contre une hausse de 5,5% en 2018,

– Pour les crédits aux professionnels (notamment les crédits aux entreprises) : une augmentation de 4,7% en 2019 contre une progression de 10,2% en 2018. Et c’est sur le deuxième semestre que la décélération des crédits a été la plus ressentie.

TV donne ensuite l’explication suivante : « La croissance des crédits était de 2,6% sur le premier semestre et s’est établie à 1,5% seulement sur la deuxième moitié de l’année. Force est de constater également, que ce sont les banques publiques qui ont tiré vers le haut la production du secteur (+9% à 27,8 milliards de dinars) », indiquait TV, estimant encore que « le secteur privé a fait preuve de sagesse, privilégiant la prudence aux volumes (+1,1% à 39,6 milliards de dinars) ».

  • La palme d’or pour l’ATB

Détaillant ensuite les performances de certaines banques tunisiennes sur le créneau du crédit, TV commence par l’ATB (Arab Tunisian Bank), pour dire que « avec une collecte plus soutenue et une production des crédits plus maîtrisée, le ratio de transformation global a enregistré une inflexion de tendance comparativement à 2018. Cet agrégat, utilisé comme benchmark pour suivre l’évolution du ratio de transformation réglementaire, s’est rétracté de 3,5 points de taux en moyenne pour s’établir à 95,1% pour l’ensemble du secteur. Autrefois limité au secteur privé, le phénomène de repli du ratio de transformation est désormais général ».

TV fait ensuite un constat, « et non des moindres, c’est l’essoufflement de la croissance des ressources spéciales. Cette catégorie de ressources a perdu de son élan (+3,8% à 5,4 milliards de dinars) après avoir inscrit une hausse moyenne de 11,4% sur la période 2016-2018. L’assèchement des liquidités sur le marché obligataire (relâchement des émissions obligataires ordinaires ou subordonnées) et le fléchissement des financements extérieurs pourraient expliquer cette tendance ».

L’analyse de TV finit ensuite par décerner la palme d’or à l’ATB en matière de production de crédit. Et d’expliquer que « après une année 2017 « morose » au niveau des crédits, la filiale du Groupe Arab Bank semble entamer une nouvelle politique commerciale plus dynamique ».

Par le chiffre, l’analyste indique que le volume des engagements de la banque a crû de 16,4% à 4,8 milliards de dinars. Et de faire remarquer, pour justifier le bon classement de l’ATB, que « malgré la progression du ratio de transformation global de 2,9 points de taux à 87,6% sur 2019, l’ATB conserve une marge d’avance comparativement à ses consœurs de taille comparable (3ème ratio de transformation le plus faible à l’échelle du secteur après BIAT) ».

  • La BNA détrône la Biat, la STB affiche une croissance vigoureuse, et la BH timide

Dans ce bon classement, que certaines banques n’ont pas apprécié, il y avait aussi la BNA. TV en dit que « cette banque étatique a vu son encours des crédits croître de 13% à 10,5 milliards de dinars, détrônant ainsi la BIAT au 1er rang dans le palmarès des crédits. Il s’agit d’une première depuis 2015. Cette politique commerciale plus active s’est faite au prix d’un ratio de transformation en expansion (+3,7 points de pourcentage) à 113,6%, soit le niveau le plus élevé à l’échelle du secteur. Une autre carence, et non des moindres au niveau des fondamentaux de la BNA; sa qualité du portefeuille encore fragile: un taux de créances classées de 16,9%, au 30 juin 2019, couvertes à hauteur de 53,8% ».

Autre bon classement, celui de la STB, dont TV met en valeur la « poursuite sur sa lancée commerciale, affichant une croissance vigoureuse des crédits pour la troisième année de suite. Le portefeuille des crédits de la banque a progressé de 10,5%, frôlant 8 milliards de dinars. La dynamique commerciale de la banque est d’autant plus à saluer qu’elle s’est accompagnée par une meilleure maîtrise du ratio de transformation (en régression de 4,8 points de taux à 102,6%). Et pour cause, la collecte soutenue et la bonne tenue des ressources spéciales (+9,7% à 312,3MDt) ».

Pour TV aussi, la « BH crée la surprise et termine l’année avec une croissance timide de 3,7% à 9,5 milliards de dinars. Le leader des crédits logement a nettement réduit les voiles sur les crédits pour « digérer » la forte croissance des dernières années (un bond annuel moyen de 17,6% sur la période 2014-2018). Cette politique a porté ses fruits au niveau du ratio de transformation qui a fléchi de 3,1 points de taux à 112,1% ». C’est TV qui le dit, et ceux parmi les DG de banques ne sont pas contents, ils rappellent que TV est désormais une «filiale » de la Biat !

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