Joe Biden a reçu à Washington son homologue kenyan, Uhuru Kenyatta, premier chef d’Etat africain à être invité à la Maison Blanche par le président démocrate, qui en a profité pour annoncer de nouveaux dons de vaccins.
Les Etats-Unis vont ainsi envoyer 17 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson à l’Union africaine, en plus des 50 millions de doses déjà envoyées à l’organisation, a fait savoir le président démocrate, dans le Bureau ovale, avant son entretien avec son hôte.
Washington a promis de faire don au total de plus de 1,1 milliard de doses de vaccin contre le Covid-19 aux pays les plus pauvres.
« Je suis décidé à renforcer nos liens avec le Kenya et les pays d’Afrique de manière générale », a dit Joe Biden.
« Nous allons aussi parler du renforcement de la transparence financière », a dit le président américain.
Et ce peu après les révélations des « Pandora Papers ».
Cette vaste enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) affirme notamment que M. Kenyatta — qui dit vouloir combattre la corruption — possède secrètement avec six membres de sa famille un réseau de onze compagnies offshore, dont l’une possède des actifs évalués à 30 millions de dollars.
Devant les journalistes, Joe Biden a aussi indiqué vouloir parler avec le président kenyan de la manière de « renforcer la sécurité et la paix » dans la corne de l’Afrique, zone particulièrement instable du continent.
Le Kenya a pour voisins la Somalie, plongée dans le chaos depuis vingt ans et où sévissent les shebab, des jihadistes affiliés à Al-Qaïda; et l’Ethiopie, théâtre d’un sanglant conflit dans la région du Tigré.
Le président américain a aussi mentionné la volonté de discuter du changement climatique.








