Un accord majeur sur la gestion des eaux du Nil vient d’entrer en vigueur, marquant un tournant dans les relations entre les pays riverains du fleuve mythique. Il s’agit de l’Accord-cadre de coopération sur le bassin du Nil (CFA), fruit de plus de dix ans de négociations.
Ratifié par cinq pays – l’Éthiopie, le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi – cet accord vise à « rééquilibrer l’accès aux eaux du Nil, longtemps dominé par les pays en aval ». Cependant, cette initiative suscite une vive opposition de l’Égypte et du Soudan, qui voient leurs intérêts menacés. Au cœur de ces tensions se trouve le barrage de la Renaissance (GERD), construit par l’Éthiopie sur le Nil Bleu. Si Addis-Abeba le considère essentiel à son développement, Le Caire y voit une menace existentielle pour son approvisionnement en eau. Le ministre égyptien de l’Irrigation, Hani Souilam, a fermement rejeté l’accord d’Entebbe, soulignant l’intransigeance de son pays sur cette question.
Un accord multinational sur le Nil est entré en vigueur malgré la vive opposition de l’Egypte
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