Ce n’est pas de l’information, c’est un avis, celui d’un journaliste au bord du burnout en cette fin d’année 2022, celle de toutes les crises et du peu ou prou de solutions. Un journaliste, faisant partie d’un peuple de masochistes, qui est le comportement de quelqu’un qui semble rechercher les situations où il souffrira, ira mal, et en difficulté.
- Une situation qui se détériore, et un président à la cote
Le dernier sondage d’opinion de fin d’année 2022 du cabinet Emrhod, fait apparaître 51 % des Tunisiens interrogés qui pensent que la situation économique en Tunisie se détériore. Mais aussi 61 % de ce même peuple sondé, qui sont optimistes pour l’avenir du pays. Un pays où tout semble marcher de travers, avec un président enfermé dans le noir de ses pensées complotistes, qui ne parle que de « Fassed » pour une population où moins de 50 % croient qu’il a augmenté, qui n’aime pas les hommes d’affaires et les accuse de tous les maux économiques, qui ne sait pas parler économie et n’en réalise pas des actions (Une croissance de 0,3 %, un chômage à 18,4 % et une inflation à 6,4 % et devrait monter à 7 % en 2022), qui interprète à sa guise la Constitution pour en faire un moyen pour gouverner en roi. Un roi, mal-aimé sur la place internationale, qui crie à la souveraineté et tend la main aux donateurs de vaccin pour réaliser sa seule réussite. Un roi qui fait place nette autour de lui, dans les régions et dans le ministère de l’Intérieur et même dans tout le gouvernement. Un roi autoproclamé, qui n’entend personne et n’accepte aucun avis contraire.
Et c’est ce même président, dont 67 % des sondés par Emrhod, sont contents du rendement (Certes après 82 % en août dernier) et le mèneraient à nouveau à la présidence, mais seulement 26 % feraient confiance à son possible parti dans des législatives.

- Qui vote en Tunisie ?
Dans un Post fb, le dirigeant d’un autre cabinet de sondage, Hassen Zargouni, rapporte des informations, sur le niveau d’instruction général du peuple tunisien, selon un dernier rapport UNESCO 2021, et dans le groupe d’âge entre 25 ans et plus. On y apprend que :
- 26 % n’ont jamais été à l’école
- 29 % ont un niveau élémentaire
- 16 % ont un niveau préparatoire
- 14 % ont un niveau d’enseignement secondaire
- Seulement 15 pour cent ont un niveau universitaire
Et Zargouni d’analyser que :
- 85 % de la population économiquement active en Tunisie n’a pas étudié à l’université.
- 55 % de la population économiquement active en Tunisie a un niveau primaire ou aucun niveau.
- 71 % de la population économiquement active en Tunisie a un niveau d’éducation inférieur au secondaire.
- Et pour 4 hommes et femmes tunisiens, il y a un homme ou une femme tunisienne qui n’est pas scolarisé ou n’est pas scolarisé du tout. (Classe 25 ans et plus).
« Et l’avenir… fait peur !!! Et pourtant, c’est la Tunisie qui vote et élit. C’est la Tunisie qui commente sur les réseaux sociaux et dans les cafés. C’est la Tunisie que l’élite ne veut pas voir et ne pas en tenir compte. C’est la Tunisie qui n’aime pas les élites. Une Tunisie produit d’un sabotage systématique du système éducatif depuis 30 ans. C’est le vide culturel, cognitif, mental et conscient de la majorité de notre société. C’est notre réalité et le moyen facile pour nos politiciens de nous gouverner et de contrôler les rouages du gouvernement dans notre pays.
Allons-nous nous lever ? Allons-nous nous sauver de cette goule, la goule de l’ignorance rampante et de la fausse arrogance ? (…) Quelle est la qualité de l’éducation ? Quelles matières sont enseignées ? Un lieu de création et de créativité ? Quelles capacités et équipements ? Quel niveau général des enseignants ? Un avenir pour les compétences et un raffinement des compétences ? ».








