Une compagnie Charter en devenir et des problèmes avec une compagnie Cargo....

Une compagnie Charter en devenir et des problèmes avec une compagnie Cargo. Mekki explique

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Actuellement, la Tunisie compte six compagnies agréées et certifiées (Tunisair, Nouvelair, Tunisair Express, Express Air-Cargo, Syphax, Tunisavia pour le transport à la demande). La 7ème, Jasmin Airways est en cours de certification. Ses activités devraient démarrer en août prochain. Et ce n’est pas fini !

«Un nouvel opérateur a aussi déposé demande d’agrément, pour une compagnie Charter appelée «V Flys Air». C’est Habib Mekki, DG de l’aviation civile au ministère tunisien du Transport, qui le confirme à Africanmanager.

Selon nos informations, le demandeur est Ramzi Mestiri, un ancien commandant de bord, associé avec la compagnie Victory Aviation, connue surtout en Asie. Les associés étrangers détiendront 49 % du capital de V Flys Air. Le dossier de cette prochaine compagnie Charter, qui sera basée à Enfidha, est en cours d’instruction, selon notre source.

  • Le cas Express Air Cargo

Avec le DG de l’aviation civile, Africanmanager a aussi parlé de la société «Express Air Cargo», entreprise de l’homme d’affaires Anis Riahi. La compagnie dispose de 2 avions 737-300, assez âgés, d’après la même source. L’entreprise de Riahi semble aussi avoir quelques incompréhensions avec les autorités de l’aviation civile tunisienne. Habib Mekki est pourtant ferme. «Nous n’avons de problèmes avec aucun opérateur. Nous travaillons en application des accords bilatéraux», assure le DG de l’AC, avant d’ajouter que «cette compagnie n’a peut-être pas encore accepté le fait qu’il y a des autorisations qui peuvent être données au titre de ces accords, dont l’Etat tunisien est tenu d’honorer les engagements ».

Et Habib Mekki de préciser encore que «il y a aussi la capacité du marché du fret à développer. Nous subissons pour cela une pression des exportateurs. Et lorsque, en réponse à cette pression du Cepex et du patronat, nos octroyons des autorisations, même temporaire, Express Air Cargo s’en plaint, considérant cela comme un manque à gagner pour elle. Cela est peut-être vrai, mais c’est aussi cela la concurrence dans un marché ouvert, comme le sait cette entreprise qui exerce dans le cadre de tout un système national pour développer l’économie nationale». L’abcès est ainsi crevé !

Questionné si cette compagnie respecte les réglementations et la loi, Mekki répond que «nous sommes en train d’y veiller, et nous en avons l’obligation». Puis, avec un sourire gêné lorsqu’il se retrouve obligé de nommer l’entreprise en question, il ajoute que «techniquement, nous suivons toute la flotte tunisienne et nous sévissons, lorsqu’il le faut, comme ce fut entre autres le cas pour Express Air Cargo dont nous avons temporairement, mais à deux reprises, immobilisé un avion, pour 48 heures. Il a certainement des impayés envers l’OCA, Tunisair Handling et Tunisair Technics, mais la décision d’interdiction de vol était motivée par des raisons techniques relatives à la navigabilité de l’avion. On a remarqué des défaillances et nous n’avions fait qu’appliquer la loi, dans le cadre de nos prérogatives de contrôle de toute la flotte tunisienne. Nous avons, d’ailleurs aussi, pris les mêmes mesures contre un ou deux avions de Tunisair».

  • Le cas MAS. Bénéficiaire, mais confisquée et au destin inconnu

Lancée, au début des années 80, en tant que compagnie aérienne par l’homme d’affaires Slim Zarrouk, Mas (Méditerranée Air Services) est une entreprise qui fait du magasinage. Elle fut, après 2011, confisquée à hauteur de 50 % de son capital, mais continue d’exercer. L’entreprise opère dans un secteur rentable. Elle est même bénéficiaire. Concessionnaire du terrain auprès de l’OCA, ce dernier avait décidé de résilier le contrat de concession de Mas. L’Etat étant devenu propriétaire à 50 %, l’OACA a renouvelé le contrat de concession, dans l’attente de la décision de la commission de gestion des entreprises confisquées, concernant son sort.

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