AccueilLa UNEUne  législation pour promouvoir le tourisme alternatif 

Une  législation pour promouvoir le tourisme alternatif 

La Tunisie ne manque pas d’atouts qui lui permettent de faire des  formes émergentes du tourisme un véritable moteur de développement régional et d’attirer une clientèle touristique férue de culture et tournée vers la nature et l’authenticité. Grâce à sa richesse écologique, mais également à la richesse de son patrimoine culturel, archéologique et culinaire, le pays recèle un potentiel inépuisable en matière de tourisme alternatif.
C’est dans ce contexte que l’adoption d’un code de tourisme, la simplification des procédures relatives à la gestion du tourisme alternatif et la création de projets labélisés dans ce domaine, cultivent la vocation d’aplanir les difficultés administratives et juridiques rencontrées par les professionnels du secteur du tourisme alternatif.

Des recommandations adoptées en ce sens ont été présentées, jeudi dernier, par  la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV), en partenariat avec l’association allemande des voyagistes (DRV).

Elles portent sur l’élaboration et la promulgation d’un « code du tourisme » unique comprenant un chapitre spécifique dédié au tourisme alternatif et durable “permettant de mettre fin au labyrinthe procédural actuel et de garantir une meilleure cohérence des règles et procédures à suivre par les acteurs du secteur”.

Ce code a également, pour objectif de simplifier le suivi et le contrôle de l’activité par les ministères et organismes concernés.

Une meilleure gestion de l’octroi des autorisations

Ces recommandations, contenues dans une étude élaborée pat la FTAV et la DRV, appellent à la simplification des procédures relatives à cette activité à travers la mise en place d’une plateforme regroupant tous les intervenants pour le suivi des dossiers déposés avec un droit de suivi instantané.

La simplification des procédures permettra une meilleure gestion des certifications et des procédures relatives à l’octroi des autorisations, lesquelles diffèrent  d’une région à une autre et imposent des formalités administratives disparates.

L’étude a appelé en outre, à encourager, accompagner et promouvoir le tourisme alternatif et durable en apportant un appui au niveau de la commercialisation (marketing) de manière à soutenir les projets, et en apportant un appui financier pour la mise à niveau du secteur.

D’après l’étude, il est nécessaire d’accompagner les nouveaux projets au niveau régional et local durant tout le processus de création, d’installation et de démarrage effectif de l’activité à travers la création de structures mixtes regroupant tous les acteurs concernés (ministère, structures régionales de l’ONTT, fédérations, associations, experts…).

L’étude recommande, en outre, à la création de projets labellisés et à l’application de normes dans le but de faciliter l’obtention de certifications environnementales ou de labels de qualité.

Cette démarche “contribuera par ailleurs à promouvoir la durabilité et la protection de l’écosystème tout en développant le secteur touristique de manière responsable”.
La montée des hébergements alternatifs est aussi une manifestation de l’émergence du tourisme alternatif en Tunisie. Cela fait quelques années que l’hébergement alternatif connaît une ascension fulgurante sur le marché local.

Aujourd’hui, la Tunisie compte plus de 2.000 hébergements alternatifs dont la majorité n’a pas obtenu d’autorisation auprès de l’ONTT. Une situation paradoxale qui invite à la réflexion sur les moyens de faciliter et d’assouplir les procédures d’octroi des autorisations.

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