La fraude aux examens nationaux, notamment au baccalauréat, constitue une véritable menace pour l’avenir de la Tunisie et le principe d’égalité des chances, estime le député Hatem Labbaoui, soulignant que la lutte contre ce phénomène exige des efforts concertés de la part des différentes institutions de l’État et le renforcement du cadre juridique et technique.
Intervenant sur Express Fm, il a rappelé que la session principale du baccalauréat 2026 a enregistré 955 cas de fraude, un chiffre qui témoigne, d’une part, de l’évolution des méthodes de fraude et, d’autre part, du sérieux avec lequel les services de l’État détectent et combattent ces pratiques.
Le parlementaire a expliqué que la lutte contre la fraude exige des ressources financières et technologiques considérables. Il a souligné que le ministère de l’Éducation ne dispose actuellement pas des dispositifs de brouillage électronique nécessaires pour sécuriser pleinement les centres d’examen, ce qui a nécessité le recours à des solutions alternatives. Il a noté que l’État a consenti des sacrifices économiques en coupant l’accès à Internet pendant la période des examens afin de préserver l’intégrité du baccalauréat, considérant ces mesures comme une première étape qui devra être approfondie dans les années à venir.
Le député Hatem Labbaoui a révélé avoir déposé une proposition de loi visant à moderniser le cadre juridique relatif à la fraude aux examens et concours nationaux. Il a expliqué que le texte de loi actuellement en vigueur date d’un décret beylical de 1941, qui prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans.








